"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

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Primitifs vs Modernes : CLS renverse une idée reçue

L’idéologie progressiste (à forte connotation positiviste) a tendance à envisager l’histoire — notamment depuis le Néolithique — comme une lente et irrémédiable émancipation de l’Humanité.

On peut cependant voir les choses tout autrement. C’est ce qu’esquisse malicieusement Claude Lévi-Strauss dans une des trois conférences prononcées en 1986 à Tokyo que vient d’éditer le Seuil sous le titre L’anthropologie face aux problèmes du monde moderne.

Extrait :

« […] Nous savons aujourd’hui que des peuples qualifiés de « primitifs », ignorant l’agriculture et l’élevage, ou ne pratiquant qu’une agriculture rudimentaire, parfois sans connaissance de la poterie et du tissage, vivant principalement de chasse et de pêche, de cueillette et de ramassage des produits sauvages, ne sont pas tenaillés par la crainte de mourir de faim et l’angoisse de ne pouvoir survivre dans un milieu hostile.

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« Hue, a dia! »

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Et voilà, c’est parti ! Désirée et Naïa équipées des outils de maraîchage Prommata, s’initient (et nous avec) à cette ancestrale tradition agricole: la traction animale. Les ânes ayant l’avantage de l’intelligence et du calme ne se dressent pas. Ils comprennent très vite ce qu’on leur demande, et collaborent volontiers dès lors qu’on ne joue pas trop au chef avec eux. Et quel plaisir d’accompagner ainsi un tel déploiement de vigueur physique, en travaillant dans le silence, sans vibration et sans gaz d’échappement (non, non, je vous assure, à ce jour on ne déplore aucune effluve pétomaniaque intempestive !)


Le petit Eden des Holzer

Dans la famille « jardinier », je vous invite à découvrir le travail remarquable du couple Holzer,  dans une vallée des montagnes autrichiennes. Ce document d’une quinzaine de minutes (suivi d’un second pour les mordus) illustre d’une façon intéressante la notion de permaculture dont Masanobu Fukuoka, déjà évoqué lors d’un précédent article sur le jardinage, a été un grand inspirateur par sa conception et de sa pratique  de l’ agriculture naturelle .

Ce n’est d’ailleurs pas tant la permaculture en soi qui m’a interpelé (on peut trouver d’autres approches intéressantes également dans l’agriculture biodynamique par exemple) que la posture de résistance constructive de ce couple d’agriculteurs, choisissant la mise en pratique et la preuve par l’exemple à toute action exclusivement critique ou polémique.


Néolithiquons ! (1) : D’abord, labourer

C’est partiiiiii ! La copropriété a donné son accord (au moins pour que je commence les premiers travaux de nettoyage dans le jardin collectif).

Le projet est simple (il devra être validé au printemps) : garder la partie centrale du jardin engazonnée et tenter de cultiver la bordure le long des murs. Ce n’est certes pas très bien exposé, ni très grand… mais suffisant me semble-t-il pour débuter.

Première étape : enlever le lierre et autres plantes sauvages qui y poussaient, préparer la terre, l’aérer, bref… labourer. Rien de plus simple a priori, il suffit d’une pelle-bêche (8 euros) et d’un peu d’huile de coude.

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Néolithiquons ! ou l’apprenti jardinier

Ca m’a pris je ne sais trop comment et ne sais trop jusqu’où cela ira mais voilà… j’ai le projet de m’engager concrètement dans le jardinage. En urbain néophyte, candide mais motivé. Et d’ouvrir sur ce blog une rubrique relatant les étapes — que j’imagine laborieuses — de cet apprentissage et les réflexions que cela pourra susciter.

Une façon supplémentaire, sans doute, d’approcher nos lointains ancêtres qui, au néolithique, ont initié et développé cette pratique. Une façon aussi sûrement de mieux comprendre cette fameuse modernité qui a vraisemblablement pris naissance à cette époque.

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