"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

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Retour sur la rencontre des « cuistos sauvages » (en images et quelques mots)

Samedi 28 mai

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14 h : RDV au Jardin partagé de Tambour Battant. Départ pour les cueillettes au bord du Doubs et à la forêt de Chailluz, botaniquement guidés par Nicolas Blanche et Sothy Ly (CitronVert)

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2ème Rencontre des « cuistos sauvages »

Vous avez raté les premières (voir ici, ou ) ? Ne ratez pas les deuxièmes rencontres des « cuistos sauvages ».

Pas de montée à la Petite Echelle, cette fois, ni de « nuit sauvage » : on reste bisontin et on axe davantage sur la cuisine et le partage avec le plus grand monde.

Deux grands chamans aux commande, cette année : CitronVert et Nicolas (on le voit aussi ici)

Programme :

samedi 28 mai après-midi : cueillettes (bords du Doubs et forêt de Chailluz)

samedi 28 mai soir/dimanche 29 matin : cuisine

dimanche 29 mai midi : dégustation des préparations au Jardin Partagé de Battant

Plus de détails (horaires et lieux de RDV) ultérieurement, à ceux qui le demanderont


L’asperge des bois

Après la fin de la période de l’ail des ours commence celle de l’Ornithogale des Pyrénées, dite plus communément Asperge des bois ou Aspergette. Sa hampe florale, avant floraison, ressemble à un épi de blé vert tendre et est véritablement savoureuse crue ou légèrement cuite (blanchie une petite minute).

Bonne cueillette et bonne régalade !


A chacun son churinga !

C’est en lisant un livre d’entretiens de C.G. Jung que je découvre l’existence des churingas ou « pierres d’âme ». Je cite :

« […] j’ai lu un article sur des découvertes préhistoriques faites au lac de Burgäschi. Il s’agissait de cités lacustres, comme on les appelle, bâtis sur des marais ou marécages. Dans ce lieu, on posait simplement des couches de troncs d’arbres sur lesquelles on érigeait des huttes. Devant l’un des huttes on trouva un pavé. Chaque pierre —  ce n’étaient pas des grosses pierres, mais plus ou moins de la taille du poing — était enveloppée séparément dans des écorces de bouleau, dans du raphia de bouleau, et les pierres étaient posées de façon régulière. C’est une cache de pierres d’âme. Nous en connaissons aujourd’hui la signification, grâce aux Aborigènes vivant encore en Australie centrale. (suite…)


Lugnasad

Après Samain, Imbolc et Beltaine, voici le temps de la quatrième grande fête celte rythmant l’année : Lugnasad.

Célébrée le 1er août, Lugnasad est (d’après Wikipédia) « la fête du roi dans sa fonction de redistributeur des richesses et d’équité, sous l’autorité des druides. C’est une trêve militaire qui célèbre la paix, l’amitié, l’abondance et la prospérité du royaume. Elle est obligatoire et réunit les trois classes (sacerdotale, guerrière et artisanale) de la société celtique.

Elle est décrite comme une foire de commerce, mais aussi une occasion de régler les contentieux, de célébrer des mariages, d’entendre des poètes et des musiciens. S’il n’y a pas de sacrifice ni de cérémonie religieuse, on y fait des jeux et des courses, similaires aux Olympiades grecques. »

Je ne sais pas comment raviver cette ancestrale tradition (d’autant que la connaissance qu’on en a est assez floue).

Cette date ne me semble cependant pas sans signification : en plein coeur de l’été astronomique, elle en marque en quelque sorte la fin au niveau « phénoménologique ». Moins de lumière (le raccourcissement des jours commence à se ressentir), départ des Martinets, bref fin de la folie estivale :  nous entrons dans la saison des récoltes.

Fructueux Lugnasad, donc !


Retour sur la 1ère rencontre des « cuistos sauvages »

CitronVert l’ayant très bien fait, avec moults détails, ici, ici et , je ne reviendrai pas sur le déroulement du week-end et me concentrerai sur ce qui était pour moi le premier objectif : le partage des recettes.

Voici donc celles que nous avons pu tester

Tofu à l’aspergette (CitronVert)

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1 saladier d’aspergettes (ornithogale des Pyrénées)

200 g (environ) de tofu

1 gousse d’ail

huile neutre

sauce de soja, sauce d’huître et vin de riz

Faire frire le tofu coupé en deux dans le sens de l’épaisseur jusqu’à avoir les deux faces assez croustillantes, puis les laisser refroidir avant de le couper en morceaux carrés ou rectangulaires selon votre envie.

Ecraser une gousse d’ail dans sa chemise et la faire frire dans de l’huile neutre à feu fort, immédiatement verser le tofu et les aspergettes ensemble, touiller et bien mélanger, verser un peu de vin de riz, de la sauce d’huître et de la sauce de soja. A feu fort trois ou quattre minutes suffisent, les aspergettes doivent rester
croquantes.

(Recette inspirée de : http://sauvagement-bon.blogspot.com/2010/05/ble-des-bois.html)

Cliquer sur Lire la suite…

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1ère Rencontre des « cuistos sauvages »

Voilà. Tout est à peu près calé. Le PP est heureux d’annoncer la 1ère Rencontre des « cuistos sauvages ».

Elle aura lieu samedi 5 juin autour du tipi de la Petite Echelle, sur les pentes du Mont d’Or.

L’invité d’honneur sera CitronVert, animateur du blog de l‘Obsédé Culinaire Notoire,  qui viendra tout exprès de la région parisienne.

La table sera rustique mais ouverte. Tout autre cuisto, néophyte ou expert, souhaitant partager ses recettes, sera évidemment le bienvenu, ainsi que les simples curieux dégustateurs. Seules conditions : prévenir (afin que nous puissions nous organiser en fonction du nombre) et venir accompagné de la « part sauvage » en soi.

Tous les détails (horaires et lieux précis des cueillettes et dégustations, matériel de cuisine mis à disposition, etc.) viendront progressivement dans les commentaires ci-dessous.


Le Tussilage (ou « Pas d’âne »)

Espèce pionnière appréciant les sols remués, on retrouve souvent le Tussilage dans les jardins labourés où elle est malheureusement souvent étiquetée « mauvaise herbe », donc sauvagement éliminée. C’est pourtant une ancestrale compagne qui mérite une bien meilleure considération.

Les jeunes feuilles sont en effet comestibles et se mangent en salade (il suffit d’ôter, en le roulant sous le doigt, le fin duvet qui recouvre la face inférieure). Plus tard, elles deviennent caoutchouteuses et sont alors meilleures cuites. Elles font notamment d’excellents beignets !

Les fleurs, avec leur tige juteuse, sucrée et aromatique, peuvent également être consommées crues (dans les salades qu’elles décorent joliment) ou cuites. Notons qu’elles présentent la particularité d’apparaître avant les feuilles.

Brûlées et séchées, les feuilles donnent des cendres qui peuvent servir de succédané au sel. Fermentées et séchées, elles peuvent aussi remplacer le tabac. L’infusion de feuilles et de fleurs soigne enfin la toux (d’où le nom de la plante).

Nul doute que nos lointains ancêtres savaient reconnaître et apprécier toutes ces vertus. Pourquoi n’en ferions-nous pas, à notre tour tout autant ?


Joyeuses Pâques !

Entre les deux soltices, les fêtes calendaires et autres manières plus ou moins  traditionnelles et/ou spirituelles de célébrer le retour de la lumière — bref, le printemps — ne manquent pas : Epiphanie (6 janvier), Imbolc/Chandeleur (2 février), Lupercales (15 février), Matronalia (1er mars),  Carnaval/Mardi Gras (47 jours avant Pâques), Equinoxe (20 mars), Culte de Cybèle (24 mars), Changement d’heure (dernier dimanche de mars), Rameaux (dernier dimanche avant Pâques), Beltaine (1er mai), etc.

Arrêtons-nous aujourd’hui sur Pâques (dimanche qui suit la pleine lune venant après l’équinoxe de printemps). La référence à la renaissance et au retour bienheureux de la lumière est assez claire dans la célébration chrétienne de la résurrection du Christ tout autant que dans la coutume païenne des oeufs (en chocolat ou décorés).

Ces oeufs proviennent, au choix, des cloches revenant de Rome annoncer la bonne nouvelle ou d’un lapin mythique qui les « pond » la nuit. Est-il besoin de préciser quelle est l’option préférée du PP ?


Avec un peu de retard : Joyeux Imbolc !

Ca y est, on a changé de saison ! N’oubliez pas de marquer le coup, chacun à votre façon.

Pour mémoire, cliquez ici.


Et si on partageait aussi son chez-soi ?

En lisant un article sur le net, je suis tombé sur le concept de « coopérative d’habitat » ou comment recycler de vieux concepts des années 70 :

L’article pointait sur une asso nommée Habicoop présentant les vertues d’une habitation collective.

Parce que je suis fainéant, je vous copie la définition qu’ils en donnent :

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Un très vieux compagnon : l’alcool

« Quel est le liquide magique qu’on peut se procurer partout, sous l’équateur aussi bien que sous la banquise, et qui n’existe pas à l’état naturel, alors que la nature entière est à ses ordres ? Tout lui est bon : insectes, fruits, baies, l’avant-garde bientôt suivie par le gros de la troupe, les céréales, les tubercules, les bulbes, la sève, l’herbe, le lait. Les procédés de fabrication ? Ils sont si nombreux, n’importe lesquels : on écrase, on mâche, on laisse pourrir, on gèle, on chauffe. Tout réussit à partir de n’importe quoi. Dans le cycle de l’alcool, on ne rencontre guère qu’une difficulté, quand il s’agit de le faire boire. Elle n’est d’ailleurs pas si courante, et se trouve vite vaincue […].

L’alcool peut tout et il fait face à tout : il éveille et il endort, il épuise ou il nourrit, il engraisse ou il amincit, il tue ou il guérit. Jamais neutre, toujours fier et têtu. Il ne s’est jamais laissé réduire en poudre ou concentrer en pilules. Il se boit mais ne se mange pas. De la baie de genièvre au gin, de l’hydromel à l’aquavit, l’alcool a accompagné l’homme tout au long de son parcours.

[…] Aujourd’hui milliardaire en tous pays, l’alcool a mauvaise presse. N’aurait-il enchanté que des ingrats ? Vin de bouleau, de genièvre, de pomme, décoction d’ivraie, infusion de pavots… il se pourrait qu’il ait été le premier plat cuisiné, c’est-à-dire non prélevé directement sur la nature. Sans même avoir à y songer, on obtenait une transformation qui équivalait à une cuisson. Transformation, révélation. Comment en un or pur ce cuivre s’est-il changé ? L’utile complétant l’agréable, l’alcool a peut-être répondu le premier à la question : comment passer l’hiver ? Avec trois pommes on obtient une bolée de cidre qui durera toute l’année. Conserve et parfois conservateur, le vin est un aliment, comme Pasteur l’a souligné. Et, quand le feu viendra, il sera l’élément le plus dynamique de la nouvelle cuisine. »

(Raymond Dumay, Le Rat et l’Abeille, Court traité de gastronomie préhistorique, Phébus, 1997)


Samain, citrouille et… danse des morts-vivants

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Halloween, Samain, Toussaint, Fête des Morts ou simple changement d’heure, chacun sa façon de conjurer l’entrée dans la sombre saison.

La section bisontine du PP vous propose, cette année, la danse des Morts-Vivants :

http://www.dailymotion.com/swf/xb02lp&related=0


Cuisiner les glands

Hé oui… Les fruits du « Roi de nos forêts » — le Chêne — sont comestibles. Ils ont même vraisemblablement, pendant des millénaires,  servi de base alimentaire à nos ancêtres, comme ils le font encore par exemple aux Indiens de Californie. Ils sont en effet tout à la fois abondants, faciles à ramasser et riches en amidon (30 à 35 %) et protéines (4 %).

Evidemment, tels quels ils sont immangeables car ils contiennent jusqu’à 10 % de tanins amers et astringeants. Le « truc préhisto » (qui s’est perdu au fil du temps) est tout simplement de les faire cuire dans plusieurs eaux. Les tanins sont en effet solubles et disparaissent (avec une belle couleur chocolat) dans l’eau de cuisson. On obtient alors un produit assez comparable à la châtaigne.

Après quelques essais, je conseille la méthode suivante :

– Fendre les glands et les griller légèrement dans une poèle couverte afin de pouvoir ensuite les écorcer. Attention, sous la coque solide, il y a une peau, sur l’amande, à retirer également !

– Les concasser plus ou moins finement et les faire cuire dans plusieurs eaux jusqu’à ce qu’ils aient perdu leur amertume (et/ou que l’eau de cuisson soit claire). En général une à deux eaux suffisent s’ils ont été coupés fins.

– Conserver les glands tels quels ou les écraser en purée.

François Couplan propose, à partir de là, deux recettes (une salée, une sucrée) que nous avons récemment testées :

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L’association des trois salazes

Oulala on part 3 semaines en vacances, et voila le résultat …. un blog tout poussiéreux où l’on trouve que des articles recyclés avec des vieilles citations de viel auteur déjà maintes fois lues 😛

Heureusement que j’amène des os frais à ronger tout droit de la Réunion !

Connaissez-vous l‘association des trois salazes ?
Très certainement que non puisque celle-ci se trouve dans la descente du col du Taibit en direction de Cilaos. Ca ne vous parle toujours pas ? Pourtant des bicoques comme la leur, il en existe qu’une sur cette descente 😉

L’asso propose donc aux randonneurs des tisanes à base de plantes cultivées juste à côté. Selon le chemin du randonneur, ils proposent des concoctions nommées « descendantes » si on descend à Cilaos ou « ascensceur » si l’on monte au col. Les vertus des tisanes diffèrent en conséquence.

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Allez petit test de retour de vacances : est-ce que vous êtes capable de reconnaitre les plantes du dessus ?


Restau préhisto

A LA CARTE

Attention : pendant les périodes glaciaires, nous ne pouvons garantir à notre clientèle préhistorique l’approvisionnement en fruits et légumes. Pour la viande, certains animaux frileux sont susceptibles de migrer vers le sud.


LES ENTREES

– Salade verte (cueillie au bord de la rivière)

– Champignons frais sauce menthe (feuilles)

– Escargot en coquille

– Soupe de poissons (pêchés avec harpon ou grâce à des nasses)

– Omelette d’oeufs de lagopède à l’ail

– Assortiment d’insectes pour fine bouche (à griller ou à faire bouillir avec des pierres chaudes jetées dans l’eau)

– Oeuf cuit dur (enveloppé dans une couche d’argile et posé sur des braises)

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Une révolution tranquille. Chapitre 2: « Lucifer ou la vanité de la pensée »

La lecture d’un ouvrage de Jiddu Krishnamurti « Vivre dans un monde en crise » (Pocket) a fait rebond sur les réflexions suscitées par la vidéo des deux cerveaux. En effet, ce penseur singulier , parcourant le monde sa vie durant, de conférences en conférences, pratiquant une forme de maïeutique pour transmettre son message de libération, n’a eu de cesse de mettre en garde contre les séductions de Lucifer : « le porteur de lumière », la part d’ombre redoutable du processus de la pensée qui anime l’humain .

Nous décrivant par le menu tout ce qui peut nous égarer dans cette expérience pourtant salutaire et libératrice, il insiste sans cesse sur la quête d’une pensée qui soit aussi une non-pensée, c’est à dire une pensée libérée de toute projection, jouant de l’idée sans en être dupe, et totalement inscrite dans le ici et maintenant de notre présence au monde : en quelque sorte une pensée capable d’unifier nos deux modes d’appréhension du monde : cerveau droit et cerveau gauche.


« Sauvage » l’épinard !

L’épinard sauvage est l’autre nom du Chénopode, qu’il soit blanc (Chenopodium album), en plaine, ou Bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus), en altitude.

C’est une des « mauvaises herbes » les plus courante tout en étant à la fois excellente (crue ou cuite), nutritive (protéines complètes, acides aminés, vitamine C, etc.) et extrêmement facile à reconnaître (notamment grâce à ses minuscules billes blanchâtres sous les jeunes feuilles qui donnent au toucher la sensation d’humidité).

Des fouilles archéologiques ont montré qu’il est consommé depuis des millénaires (au moins 10 000 ans). Un vrai légume « préhisto », donc. A redécouvrir ! Que ce soit pour consommer ses feuilles ou ses jeunes inflorescences.


Pousses d’épicéa

A cette période de l’année, apparaissent à l’extrémité des rameaux d’épicéas des jeunes pousses toutes tendres, d’un vert clair qui tranche sur le vert foncé des anciennes aiguilles.

Ces jeunes pousses, extrêmement riches en vitamine C, sont acidulées, avec un goût citronné et une légère astringence. Elles ont jadis servi pour aromatiser la bière. Elles peuvent aujourd’hui être ajoutées crues aux salades (et y remplacer le citron), ou cuites à divers plats auxquels elles apporteront une note résineuse et printanière. On peut en faire également de savoureuses décoctions (à l’instar de Jacques Cartier qui sauva ainsi ses marins du scorbut lorsqu’ils remontèrent le Saint-Laurent) ou un sirop (encore traditionnel dans certaines régions) non seulement délicieux mais doué de vertus expectorantes et efficace contre les affections pulmonaires.

Attention toutefois à ne pas vous tromper d’arbre. Les pousses du sapin sont beaucoup plus amères mais surtout celles de l’if sont extrêmement toxiques.


Fête du Parti Préhistorique

Allez, on va dire que c’est calé :

La grande fête annuelle du PP aura lieu cette année le samedi 23 et dimanche 24 mai, à la Petite Echelle (ce qui ne nous empêchera évidemment pas d’aller dans la « Cage à Goux Goux » le week-end suivant ni de refaire un ti kekchose le 21 juin).

Vous pourrez loger dans le tipi ou les deux yourtes (« nature »), si vous vous y prenez à temps pour réserver, ou dans les prés ou bois alentours (avec ou sans tente).

Le programme précis (à supposer qu’on en établisse un) sera défini plus tard, en fonction des participants et de leurs suggestions. On essaye déjà d’y faire venir Sammy Decoster ? On prévoit aussi la possibilité d’une séance de ciné-PP-club (Les Dieux sont tombés sur la tête, ou autre chose) , si possible en plein air ?

L’am’Isidore sera absent le samedi (il jouera son spectacle dans le Jura) mais nous rejoindra le dimanche matin. Si certains le souhaitent, il pourra éventuellement venir jouer aussi à la Petite Echelle le vendredi soir.

Quoi d’autre ?

Pour trouver l’emplacement de la petite echelle :

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Modernité sucrée

La consommation annuelle de sucre en France est aujourd’hui de trente-sept kilos par personne, soit un peu plus de vingt morceaux par jour. Elle était de dix-neuf kilos en 1920 et de deux kilos seulement au milieu du XIXe siècle *.

Cette augmentation soudaine de sucre dans l’alimentation n’est pas sans conséquences. Diabète, obésite et caries dentaires, bien sûr, mais aussi — c’est moins connu — hypertension, calvitie masculine, avancement des premières règles, accroissement de la stature, acné, myopie et cancers des cellules épithéliales (sein, prostate, colon) *. Tout autant de tares et maladies dont ne souffraient vraisemblablement pas nos pas-si-lointains ancêtres qui n’avaient à disposition que le sucre saisonnier et limité des fruits et du miel.

Quant aux effets de cet excès — moderne — de sucre sur l’esprit, aucune étude ne prouve de lien avec le développement de la mièvrerie et de la bien-pensance, mais rien n’empêche de faire des hypothèses…

(*source : Cro-Magnon toi-même !, Petit guide darwinien de la vie quotidienne, de Michel Raymond, Seuil, 2008)


Une proposition indécente

Dans Le moment fraternité de Régis Debray (voir article précédent) je lis, pages 286-287  :

« L’union des coeurs n’a pas de presse-bouton, soit, mais le flirt a ses travaux d’approche, qu’on retrouve à l’âge du silicium comme à celui du bronze. Il n’y a pas mille façons de faire du nous avec du on. Il y en a quatre, à valeur de constantes : la fête, le banquet, la chorale et le serment (elles peuvent se combiner et parfois ne faire qu’un). Telles sont les scènes primitives de l’effusion, les ritournelles de l’esprit d’ensemble — dont on trouve les traces archéologiques (depuis que traces il y a) dans l’histoire longue des cités, de Sumer à Mexico, et les traces littéraires, du Banquet de Platon au dernier volume des Hommes de bonne volonté. »

Je me dis du coup, que le PP et ses membres (ou sympathisants) gagneraient sûrement — fraternellement parlant — à organiser, en plus des multiples micro-événements déjà en cours, ne serait-ce qu’une fête annuelle, rituelle, autour d’un repas plus ou moins musical.

Je proposerais volontiers tous les 21 juin (ou le week-end le plus près) à la Petite Echelle. Vous en pensez quoi ?


« Hue, a dia! »

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Et voilà, c’est parti ! Désirée et Naïa équipées des outils de maraîchage Prommata, s’initient (et nous avec) à cette ancestrale tradition agricole: la traction animale. Les ânes ayant l’avantage de l’intelligence et du calme ne se dressent pas. Ils comprennent très vite ce qu’on leur demande, et collaborent volontiers dès lors qu’on ne joue pas trop au chef avec eux. Et quel plaisir d’accompagner ainsi un tel déploiement de vigueur physique, en travaillant dans le silence, sans vibration et sans gaz d’échappement (non, non, je vous assure, à ce jour on ne déplore aucune effluve pétomaniaque intempestive !)


L’ail des ours

En cette période de l’année, les forêts commencent à se couvrir de tapis d’une plante à forte odeur d’ail au nom mystérieux : l’ail des ours.

Sans craindre d’énerver un plantigrade ronchon, on peut en cueillir les feuilles lancéolées et les consommer crues, hachées menues, en condiment des salades, ou cuites en soupes ou comme les épinards.

Et c’est partiiiiiii pour une nouvelle saison de cueillettes sauvages !