"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de août, 2009

Restau préhisto

A LA CARTE

Attention : pendant les périodes glaciaires, nous ne pouvons garantir à notre clientèle préhistorique l’approvisionnement en fruits et légumes. Pour la viande, certains animaux frileux sont susceptibles de migrer vers le sud.


LES ENTREES

– Salade verte (cueillie au bord de la rivière)

– Champignons frais sauce menthe (feuilles)

– Escargot en coquille

– Soupe de poissons (pêchés avec harpon ou grâce à des nasses)

– Omelette d’oeufs de lagopède à l’ail

– Assortiment d’insectes pour fine bouche (à griller ou à faire bouillir avec des pierres chaudes jetées dans l’eau)

– Oeuf cuit dur (enveloppé dans une couche d’argile et posé sur des braises)

(…/…) (suite…)


Une révolution tranquille. Chapitre 2: « Lucifer ou la vanité de la pensée »

La lecture d’un ouvrage de Jiddu Krishnamurti « Vivre dans un monde en crise » (Pocket) a fait rebond sur les réflexions suscitées par la vidéo des deux cerveaux. En effet, ce penseur singulier , parcourant le monde sa vie durant, de conférences en conférences, pratiquant une forme de maïeutique pour transmettre son message de libération, n’a eu de cesse de mettre en garde contre les séductions de Lucifer : « le porteur de lumière », la part d’ombre redoutable du processus de la pensée qui anime l’humain .

Nous décrivant par le menu tout ce qui peut nous égarer dans cette expérience pourtant salutaire et libératrice, il insiste sans cesse sur la quête d’une pensée qui soit aussi une non-pensée, c’est à dire une pensée libérée de toute projection, jouant de l’idée sans en être dupe, et totalement inscrite dans le ici et maintenant de notre présence au monde : en quelque sorte une pensée capable d’unifier nos deux modes d’appréhension du monde : cerveau droit et cerveau gauche.


Haïkus d’été

Les vacances avaient un peu air japonais cet été. Avec l’ami Pierre, je me suis amusé à tenter de pondre chaque jour mon petit haïku. Formellement, c’est tout simple : un petit poème de trois vers, si possible rythmé en 5-7-5 syllabes. Après, si on veut être puriste, ça devient plus compliqué (surtout pour un occidental) puisqu’il faut tâcher d’éviter tout lyrisme, toute métaphore, toute pensée, bref toute pesanteur « humaine trop humaine » et viser l’idéal japonais du yûgen (« mystère inefable »). Il s’agit en quelque sorte de toucher du bout de plume l’infime et l’éphémère.

Je ne prétends évidemment pas y être parvenu, mais je dois avouer que l’exercice en vaut la peine. Je ne pense pas qu’on puisse directement le qualifier de « préhisto » mais nul doute qu’il nous désoccidentalise un peu, ne serait-ce qu’en faisant travailler notre cerveau droit (revoir à ce sujet l’article d’Isi, et notamment le lien du commentaire 12).

N’hésitez donc pas à joindre les vôtres aux miens !


On n’a pas pu voir Niaux ? Poâs d’danger ! Poâs d’problème ! On a eu Vingrau !

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Cette année, point de semaine sauvage (malheureusement)… juste une petite nuit, à 6 sous la bâche en introduction à 3 semaines de vacances préhistos, dans la vallée de nos origines, à Vingrau…

Nous avions prévu un pélerinage à Niaux, nous nous étions préparés psychologiquement à fouler les effleurements laissés dans l’argile par de préhistoriques adolescents et à partager le souffle de nos ancêtres le long de galeries merveilleuses, mais las ! Nous nous sommes heurtés à un guichet fermé : Niaux se visite avec mesure… et réservations…

Qu’importe ! Nous reviendrons !