"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de juin, 2011

L’étrangeté japonaise

Le Japon traditionnel de Tanizaki — tout comme la Chine plus ou moins mythique de François Jullien ou… la Préhistoire fantasmée du PP — joue le rôle de l’Autre permettant, en comparaison, d’un peu mieux se connaître.

Pour faire le tour des « étrangetés » japonaises, révélant par contraste les nôtres, feuilletons le petit ouvrage d’Eléna Janvier : Au Japon ceux qui s’aiment ne disent pas je t’aime (Arléa, 2011).


Eloge de l’ombre

Les éditions Verdier ont eu la bonne idée de rééditer L’éloge de l’ombre de Junichirô Tanizaki. Du coup, je m’y suis plongé. Pas de doute (du moins pour moi), c’est bien un livre « P.P. ».

Extrait :

« […] Tout bien pesé, c’est parce que nous autres, Orientaux, nous cherchons à nous accommoder des limites qui nous sont imposées que nous nous sommes de tout temps contentés de notre condition présente ; nous n’éprouvons par conséquent nulle répulsion à l’égard de ce qui est obscur, nous nous y résignons comme à l’inévitable : si la lumière est pauvre, eh bien, qu’elle le soit ! Mieux, nous nous enfonçons avec délice dans les ténèbres et nous leur découvrons une beauté qui leur est propre.

Les Occidentaux, par contre, toujours à l’affût du progrès, s’agitent sans cesse à la poursuite d’un état meilleur que le présent. Toujours à la recherche d’une clarté plus vive, ils se sont évertués, passant de la bougie à la lampe à pétrole, du pétrole au bec de gaz, du gaz à l’éclairage électrique, à traquer le moindre recoin, l’ultime refuge de l’ombre. […] »


Frère Renard

Bien avant d’utiliser des chiens pour chasser les Renards, les hommes préhistoriques les entretenaient-ils comme animaux domestiques ?

C’est ce que peut laisser penser la récente découverte d’Uyun-al-Hammam, au nord de la Jordanie : un Renard enterré avec un Humain. Cette sépulture date de 16 500 ans, soit 4 000 ans avant la première sépulture connue réunissant un Humain et son Chien.

Plus d’info : ici

Une bonne raison pour se pencher un moment (après le Corbeau, le Lombric et le Cerf) sur Maître Goupil.


Back to the trees (2) !

On a déjà, sous ce titre, évoqué la mode grandissante des cabanes dans les arbres.

Evoquons ici la simple « grimpe », si joliment décrite par Rémi Caritey dans Les vertiges de la forêt, Petite déclaration d’amour aux mousses, aux fougères et aux arbres (Transboréal, 2011) :

« […] Pour évoluer dans un arbre, sortir la tête du feuillage ou passer d’une branche maîtresse à l’autre, il faut produire une gestuelle à nulle autre pareille, une manière de saisir une prise ou de caler le pied spécifique à l’architecture végétale. J’ignore si un alpiniste se sent chez lui sur une paroi rocheuse, mais ici, dans ce royaume sylvestre, je trouve immédiatement ma place. Peut-être la gymnastique particulière de l’escalade d’un arbre éveille-t-elle une mémoire ancienne, une sorte de circuit neuronal fossile, qui confirmerait nos origines arboricoles ? En escaladant un arbre, en me frottant à la rudesse de l’écorce, en me griffant, en me hissant « à l’ours » jusqu’à une fourche où je pourrai me rétablir et poursuivre l’ascension, je me dépouille d’un vernis d’urbanité, et il ne me reste plus qu’à faire pleinement le singe. Je manifeste ainsi la persistance de ce lien ténu qui surgit de la nuit des temps et relie l’hypercivilisé à l’homme originel. […] »


Retour sur la rencontre des « cuistos sauvages » (en images et quelques mots)

Samedi 28 mai

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14 h : RDV au Jardin partagé de Tambour Battant. Départ pour les cueillettes au bord du Doubs et à la forêt de Chailluz, botaniquement guidés par Nicolas Blanche et Sothy Ly (CitronVert)

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(suite…)