"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de février, 2009

Chronique de Craô (7) : vente du siècle et collection

Prenons l’événement en apparence le plus éloigné des préoccupations du P.P., la vente dite « du siècle » de la collection Saint-Laurent/Bergé, et grattons un peu le vernis de luxe, de fric et de paillettes médiatiques.

Que trouve-t-on ?

Dans toute collection, une volonté de classer, rassembler, résumer et posséder le monde répondant à l’agoisse que son chaos éveille sans doute depuis la nuit des temps.

Dans chaque collectionneur, un chasseur traquant la pièce rare.

Dans toute vente aux enchères, surtout lorsqu’elle atteint de telles sommes, une résurgence de l’immémoriale dépense somptuaire du potlach constituant sans doute la remise en cause la plus radicale de la théorie de la valeur sur laquelle se fonde l’économie marchande.

Bref, comme toujours, même sous le vernis le plus clinquant… tonton Cro-Magnon.

Nawa !


Donne-moi ta main…

On avait abordé le vaste sujet, en avril dernier, grâce à l’article intitulé Le mariage, un engagement préhistorique.

Et si on reprenait la discussion ?

On est en effet loin d’avoir fait le tour du sujet. De nouveaux éléments peuvent assurément être mis sur la table. Et de nouveaux intervenants se joindre aux discussions autour.

Il y en a même, à ce que j’ai cru comprendre, au coeur de la tribu, qui entre temps ont concrètement expérimenté la chose.

Sûr que leur témoignage enrichira l’échange.


Des préhistos parmi nous (1) : Gérard Depardieu

Allez, pour la nouvelle année qui s’annonce, j’inaugure une nouvelle rubrique de portraits de personnes qui, par un détail significatif ou l’ensemble de leur oeuvre, peuvent être désignées (après éventuelle discussion et accord unanime) membres d’honneur de la tribu PP.

Je soumets donc, pour commencer, à votre sagacité la candidature de Gérard Depardieu dont voici un extrait de l’entretien qui me donna l’idée de cet article :

(suite…)


Ciné-PP-club (2) : Danse avec les loups

Deuxième séance du Ciné-PP-club : Samedi 28 février. Toujours au 9, avenue Charles Siffert (Besançon). Même principe, mêmes horaires.

18 h : Danse avec les loups (première partie de la version longue du film mythique – aux 7 oscars – de Kevin Costner)

20 h : buffet

21 h 30 : Danse avec les loups (deuxième partie)

Déguisements autorisés.


Le PP a 1 an !

Et oui les ptits amis !
Si on regarde rapidement, le premier article écrit par Barbarella date du 11/02/08…

Un petit récapitulatif chiffré :
– 132 articles écrits par les allumés de la tribu ;
– 4793 commentaires rédigés par les allumés de pleins de tribus ;
– 83 69 homo sapiens différents sont venus poser leurs yeux par ici ;
– 21 237 visites, parcours, etc de ces homosapiens (allez y avait surement quelques néanderthals mais le moteur de stats n’est pas foutu de les reconnaitre …)

et l’article le plus lu en 2008 est :
le feu en poésie avec quand même une mention spéciale pour le coïtus prehistoricum qui a soi-disant la taille moyenne la plus grosse …

Longue vie au PP !


Quand le P.P. devient conseiller technique de la télé

Qui l’eut cru ?

Quand l’émission de vulgarisation scientifique e=m6 prépare une spéciale « régimes » pour l’été et en cherche des bizarres, vous savez qui ils appellent ?

Le P.P. bien sûr !

On ne sait encore trop comment ils sont venus jusqu’à nous. Toujours est-il que la semaine dernière, j’ai reçu le coup de fil d’une charmante journaliste qui m’a simplement demandé en quoi consistait le « repas préhistorique » du 08/02/08 ? (voir article inaugural).

Rassurez-vous ! Je n’ai évidemment rien révélé de sa composition secrète ni du rituel initiatique qui l’a accompagné.  Je l’ai plutôt renvoyée vers Pelot, Dumay, Delteil et surtout… Couplan.

Ouf ! Ils ne viendront donc pas (comme certains d’entre nous le craignaient un peu) capturer nos âmes avec leurs machines à images.


une expérience stupéfiante : la lecture de Georges Yemy

L’histoire : celle d’un enfant soldat albinos, en Afrique. Il a 12 ans, il vit en meute avec d’autres enfants soldats comme lui,  sous les ordres d’un sergent cynique qui les drogue avec force brassées de pilules, et il tue, viole, torture, tue encore. Quand son contingent est décimé, qu’ il est libéré de la drogue et de la meute, il entreprend de faire face aux crimes qui le hantent, sur un chemin qui semble être celui de la rédemption.

Ce roman est une expérience stupéfiante dans le sens où les mots y perdent toute forme rigide et se métamorphosent pour mieux pénétrer les profondeurs du lecteur. On plonge dans la magie du monde. Et si violents, si insoutenables parfois que soient les propos, il m’a semblé percevoir une forme d’acceptation du monde tel qu’on l’a souvent évoquée au PP, à savoir que tout est un tout. Que le mal, le bien, sont des notions absurdes. Qu’il n’y a pas forcément de début, ni de fin, plutôt un mouvement, puissamment imprégné de sacré.

Je n’ai pas trouvé le terme pour définir ce qui m’a le plus happée dans ce livre : « mysticisme » est trop pauvre, « panthéisme » aussi, et « sacré », curieusement, est réducteur. Il y a des souffles, des lumières, un jeu d’ombres…des choses qui ne sont pas exactement telles qu’on croit les voir. D’ailleurs le héros est un albinos au regard qui vacille…

J’aimerais beaucoup pouvoir parler de ce roman extraordinaire, mais les mots me manquent. Il faudrait que vous le lisiez, et que l’auteur s’exprime ici…