"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Chronique de Craô (7) : vente du siècle et collection

Prenons l’événement en apparence le plus éloigné des préoccupations du P.P., la vente dite « du siècle » de la collection Saint-Laurent/Bergé, et grattons un peu le vernis de luxe, de fric et de paillettes médiatiques.

Que trouve-t-on ?

Dans toute collection, une volonté de classer, rassembler, résumer et posséder le monde répondant à l’agoisse que son chaos éveille sans doute depuis la nuit des temps.

Dans chaque collectionneur, un chasseur traquant la pièce rare.

Dans toute vente aux enchères, surtout lorsqu’elle atteint de telles sommes, une résurgence de l’immémoriale dépense somptuaire du potlach constituant sans doute la remise en cause la plus radicale de la théorie de la valeur sur laquelle se fonde l’économie marchande.

Bref, comme toujours, même sous le vernis le plus clinquant… tonton Cro-Magnon.

Nawa !

Publicités

28 Réponses

  1. 120

    Ecrit par Pascal Quignard :

    Des pillards, ou plutôt des êtres qui triaient et mettaient en rang d’oignons des vieux trésors, tels étaient les collectionneurs. C’éaient des pirates élimés qui soustrayaient des choses à l’usage. C’étaient tout à coup des clés sans portes, des jupes sans corps, des épées sans cadavres, des montres arrêtées. C’étaient des monnaies qui n’achetaient plus rien dans l’univers. C’étaient des jouets sans enfants.

    […] Tout cela était frappé au coin de la démence. Il passait sa vie à entourer de bandelettes d’ouate ou de tarlatane des divinités qui avaient perdu le sens. Et moins on percevait leur sens, plus on les exhibait. On les mettait dans des vitrines. On blindait ces vitrines. C’était le butin du passé. C’étaient les trésors du temps.

    (Les escaliers de Chambord, Gallimard, 1989)

    février 26, 2009 à 10 h 56 min

  2. Amélie

    Tu parlais hier du chasseur en référence au collectionneur. En fait, pour moi pas du tout. Je rejoins plus Quignard sur l’aspect démence. Je ne vois pas dans la folie du collectionneur la même dignité que dans la traque du chasseur…

    février 26, 2009 à 11 h 25 min

  3. Amélie

    la traque du collectionneur évoque plus pour moi la névrose du drogué.

    février 26, 2009 à 11 h 26 min

  4. Vincent

    La démence du chasseur a un nom : le « sang noir » (cf. ouvrage de Bertrand Hell).
    Je ne sais de quelle couleur exacte est le sang de celui qui est pris de « collectionnite »… mais je l’imagine plus proche du noir que du rose pâle.

    février 26, 2009 à 11 h 45 min

  5. 120

    Ecrit par Jacques Attali :

    Collections, mode d’emploi

    L’extraordinaire engouement suscité par la vente aux enchères de la collection d’œuvres d’art d’Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé n’est pas que la marque d’une fascination pour un couple mythique, au destin si particulier. C’est aussi, et sans doute surtout, la marque de ce que représente pour chacun de nous l’idée même de collection.

    Chacun a, à un moment ou un autre de sa vie, collectionné quelque chose: des timbres, des poupées, des boîtes d’allumettes ; curieusement, presque seuls les hommes, devenus adultes, continuent de le faire. Il y a à cela des raisons très profondes.

    Chacun de nous collectionne, dès l’enfance, parce qu’il y retrouve un des fondements de la condition humaine : un désir de distinguer, de rassembler, de classer, de donner du sens, d’organiser le chaos du monde, au moins dans un domaine particulier. Mais aussi, et peut être surtout, un désir de chasser les pièces manquantes : dans une collection, c’est souvent en effet plus la chasse qui compte que le trophée ; et le collectionneur, quand il décrit ses trésors, parle en général plus éloquemment de la façon dont il a obtenu chaque pièce que de leur valeur intrinsèque. Il parle même surtout de la pièce qu’il n’a pas encore, qu’il cherchera toute sa vie ; celle qui donnera, explique-t-il, toute sa valeur à sa collection : il y a chez chaque collectionneur un capitaine Achab qui sommeille, à la recherche de son Moby Dick. Mais aussi, et peut être surtout il y a un Don Juan, qui cherche en permanence à vérifier sa capacité à séduire, à conquérir, à s’approprier.

    Les hommes sont d’ailleurs plus durablement collectionneurs que les femmes ; ce qui renvoie au rapport si différent des deux sexes à la mort : les femmes donnent et transmettent la vie, collectionneuses d’enfants. Les hommes, ne pouvant se reproduire en d’autres, sont condamnés à disparaitre et, pour l’oublier, à accumuler des femmes et/ou des objets qui leur laissent l’illusion d’une éternité par la transmission de leurs collections, de génération en génération.

    Puis, cette transmission d’éternité est devenue un spectacle donné à tous ; et l’ouverture des grandes collections princières et marchandes permit la création des premiers musées, distinguant et conservant ainsi le meilleur du passé pour en faire un sujet d’admiration de l’avenir.

    Aujourd’hui, cela même semble changer : au lieu de faire d’une collection un musée, et de transmettre ainsi une mesure du beau, on préfère la disperser, en rendant les œuvres à leur vie propre. Et ce que fait, parmi d’autres, Pierre Bergé, en refusant de s’en sentir à jamais propriétaire est le signe d’un monde nouveau qui commence : Celui de l’éphémère absolu des vies privées, où ne subsistent plus comme collectionneurs d’importance que les musées d’Etat, d’où les pièces ne sortent plus. D’où l’engouement si particulier pour toutes les expositions précédant une vente aux enchères d’importance, où chacun y devine une Arche de Noé particulièrement précieuse parce que provisoire.

    C’est même, plus généralement, ce qui se joue dans la crise actuelle : En privilégiant le désir de liberté individuelle sur toute autre valeur, nous allons vers un monde où les Etats, pourtant si précaires, auront seuls la responsabilité de la protection de la définition du beau, que le marché remettra sans cesse en cause ; même si elle reste la seule définition universelle du vrai.

    (http://blogs.lexpress.fr/attali/, 23/02/09)

    février 26, 2009 à 12 h 02 min

  6. Un « truc de mec », la collection, vraiment ?
    Vous en pensez quoi les filles ???

    février 26, 2009 à 12 h 04 min

  7. Amélie

    par rapport à la définition par sexe, je pense effectivement que l’illusion de la possession est une chose dans laquelle les hommes se perdent plus que les femmes. Les femmes « transmettent » la vie. Elles ont parfaitement conscience de ce qu’elle ne donnent naissance à un enfant que pour mieux l’aider à partir. Quant au désir de possession des hommes, s’il se multiplie au point de les rendre collectionneur, c’est à mon avis parce qu’ils privilégient la quantité aux abyssales profondeurs… une crainte enfantine en quelques sortes…

    février 26, 2009 à 12 h 10 min

  8. Amélie

    D’ailleurs, si je ne me trompe, le fait de trier par forme et de donner un ordre au chaos fait partie des premières compétences qu’on acquiert en maternelle, non?

    février 26, 2009 à 12 h 11 min

  9. Amélie

    IL me semble justement qu’une « sagesse primitive ou préhistorique » consisterait à accepter et aimer le chaos, vivre dedans.

    février 26, 2009 à 12 h 14 min

  10. moi j’en connais une qui collectionne les produits de beauté sur le bord de la baignoire …

    février 26, 2009 à 12 h 23 min

  11. On n’a pas le choix de toutes façons, on est bien obligés de vivre dedans, non ?

    La collection serait simplement une des pratiques (parmi d’autres) qui permettrait aux plus angoissés d’y parvenir plus ou moins en leur donnant l’illusion de le domestiquer, ce chaos.

    Reste pour eux à ne pas être dupes : ne pas prendre le « symbole » pour le « réel » (quoique… qui a dit que le « préhisto » devait absolument viser la « sagesse » ?)

    février 26, 2009 à 12 h 32 min

  12. Amélie

    viser la sagesse, peut-être pas, mais apprendre à vivre dans le courant plutôt que vouloir dominer, non ?

    février 26, 2009 à 12 h 36 min

  13. Amélie

    A moins bien sûr qu’on considère que se créer des frustrations dégage une énergie positive et augmente notre puissance d’agir ?

    février 26, 2009 à 12 h 37 min

  14. Amélie

    allez, je ne résiste pas à l’envie de vous citer Scheuermann, lu hier soir :
     » (…) reconnaître comment nous nous sommes privés du sens du sacré pour créer en échange des idoles mortes. »

    février 26, 2009 à 12 h 39 min

  15. Amélie

    je trouve que ça fait écho d’une certaine façon à la discussion puisque, d’après ce que je comprends de la lecture à ce stade, la démence des hommes blancs (en opposition aux Samoas au début du siècle) est née d’un désir inextinguible et « malsain » (selon les termes du Samoa qui parle) de possession.

    février 26, 2009 à 12 h 40 min

  16. Amélie

    in : « Le Papalagui – les étonnants propos de Touiavii, chef de tribu, sur les hommes blancs. »

    février 26, 2009 à 12 h 42 min

  17. Alain

    Dans tous cela il faudrait au moins distinguer 3 notions très différentes :

    – la ou les collections du collectionneur au sens courant du terme : celui qui veux approcher ou atteindre l’exhaustivité dans un domaine donné.

    – la collection de l’amateur (d’art par exemple), où chaque pièce collectée présente un intérêt particulier, pour elle-même. La somme des intérêts particulier finissant par constituer un ensemble, un corpus, appelé « collection » par extension.

    – le cabinet de curiosités, au sens classique. Un sujet sur lequel on pourra revenir car c’est très PP, en fait.

    février 27, 2009 à 15 h 02 min

  18. C’est quoi que tu appelles « cabinet de curiosité », Alain ?

    février 28, 2009 à 11 h 04 min

  19. 120

    Ecrit par Pascal Quignard :

    Tous les collectionneurs qu’il connaissait étaient des jaloux malades. Toute leur convoitise se résumait dans ce désir d’extraire l’objet inestimable du circuit économique et du regard même de ceux qui auraient joui de le voir. Par là un appartement devenait un temple. Par là chacun devenait soi-même un prêtre, un roi assis sur son trésor. Plus encore, on devenait une part de la chair de Dieu, on était vraiment en contact avec l’objet sacré, avec la relique — quelques noms qu’on lui donnât –, c’est-à-dire avec l’objet qui avait été en contact avec le dieu lui-même, ou l’enfance, ou la pureté, ou le non-langage.

    (Les escaliers de Chambord, Gallimard, 1989)

    février 28, 2009 à 11 h 10 min

  20. alain

    « Les cabinets de curiosités désignent au XVIe et XVIIe siècles des lieux dans lesquels
    on collectionne et présente
    une multitude d’objet rares
    ou étranges représentant
    les trois règnes:
    le monde animal,
    végétal et minéral,
    en plus de réalisations
    humaines. »
    au delà de cette définition, je crois que cette tradition perdure.
    (mais j’arrive pas à coller une image dans les commentaires)

    février 28, 2009 à 19 h 19 min

  21. Isidore

    Il s’agirait de l’ancêtre des musées, en quelques sortes ?

    février 28, 2009 à 21 h 43 min

  22. 120

    Ecrit par Jean Baudrillard :

    Tout objet a deux fonctions : l’une qui est d’être pratiqué, l’autre qui est d’être possédé. La première relève du champ de totalisation pratique du monde par le sujet, l’autre d’une entreprise de totalisation abstraite du sujet par lui-même en dehors du monde. Ces deux fonctions sont en raison inverse l’une de l’autre. A la limite, l’objet strictement pratique prend un statut social : c’est la machine. A l’inverse, l’objet pur, dénué de fonction, ou abstrait de son usage, prend un statut strictement subjectif : il devient objet de collection. Il cesse d’être tapis, table, boussole ou bibelot pour devenir « objet ». Un « bel objet » dira le collectionneur, et non pas une belle statuette. Lorsque l’objet n’est plus spécifié par sa fonction, il est qualifié par le sujet : mais alors tous les objets s’équivalent dans la possession, cette abstraction passionnée. Un seul n’y suffit plus : c’est toujours une succession d’objets, à la limite une série totale qui en est le projet accompli. C’est pourquoi la possession d’un objet quel qu’il soit est toujours si satisfaisante et si décevante à la fois : toute une série la prolonge et l’inquiète. C’est un peu la même chose sur le plan sexuel : si la relation amoureuse vise l’être dans sa singularité, la possession amoureuse, elle, en tant que telle, ne se satisfait que d’une succession d’objets ou de la répétition du même, ou de la supposition de tous les objets. Seule une organisation plus ou moins complexe d’objets renvoyant les uns aux autres constitue chaque objet en une anstraction suffisante pour qu’il puisse être récupéré par le sujet dans l’abstraction vécue qu’est le sentiment de possession.

    Cette organisation, c’est la collection. L’environnement habituel garde, lui, un statut ambigu : le fonctionnel s’y défait sans cesse dans le subjectif, la possession s’y mêle à l’usage, dans une entreprise toujours déçue d’intégration totale. La collection par contre peut nous servir de modèle : c’est là où triomphe cette entreprise passionnée de possession, là où la prose quotidienne des objets devient poésie, discours inconscient et triomphal.

    (Le système des objets, La consommation des signes, Gallimard, 1968)

    mars 1, 2009 à 13 h 49 min

  23. moi aussi j’ai du mal à comprendre la notion de « cabinet de curiosité » ? en quoi diffère-t-elle des deux autres définitions ?

    et vous vous collectionnez quoi ?

    mars 3, 2009 à 2 h 03 min

  24. A ce que j’ai compris, d’après le commentaire d’Alain, le « cabinet de curiosité » a la vocation de résumer le monde (en y présentant des « oeuvres » végétales, animales et humaines). C’est bien ça ?
    Tu nous prépares un ti article, Alain, pour nous permettre d’en savoir un peu plus ?

    Sinon, je ne collectionne rien, Yasté. Je ne m’autorise pas (encore ?) ce luxe.

    mars 4, 2009 à 12 h 13 min

  25. Tu ne collectionnes vraiment rien, Vincent ?
    Et les rateaux, quand tu étais adolescent, tu les as déjà oubliés ?
    Et les maladresses, aujourd’hui, les heures perdues, les occasions de te taire, etc… Tu ne les vois vraiment pas ?

    mars 4, 2009 à 12 h 14 min

  26. 120

    Ecrit par Jean Baudrillard :

    « Je suis fou de cet objet », déclarent-ils et tous sans exception, lors même que n’intervient pas la perversion fétichiste, entretiennent autour de leur collection une ambiance de clandestinité, de séquestration, de secret et de mensonge qui offre toutes les caractéristiques d’une relation coupable. C’est ce jeu passionné qui fait le sublime de cette conduite régressive et justifie l’opinion selon laquelle tout individu qui ne collectionne pas quelque chose n’est qu’un crétin et une pauvre épave humaine*.

    Sublime, le collectionneur ne l’est pas par la nature des objets qu’il collectionne (ceux-ci varient avec l’âge, la profession, le milieu social), mais par son fanatisme. Fanatisme identique chez le riche amateur de miniatures persanes et chez le collectionneur de boîtes d’allumettes. A ce titre, la distinction qu’on fait entre l’amateur et le collectionneur, ce dernier aimant les objets en fonction de leur suite dans une série, et l’autre pour leur charme divers et singulier, n’est pas décisive. La jouissance chez l’un comme chez l’autre vient de ce que la possession joue d’une part sur la singularité absolue de chaque élément, qui en fait l’équivalent d’un être, et au fond du sujet lui-même — d’autre part sur la possibilité de la série, donc de la substitution indéfinie et du jeu. Quintessence qualitative, manipulation quantitative. Si la possession est faite de la confusion des sens (de la main, de l’oeil), d’intimité avec un objet privilégié, elle est faite tout autant de chercher, d’ordonner, de jouer et de réunir. Pour tout dire, il y a là un parfum de harem, dont tout le charme est celui de la série dans l’intimité (avec toujours un terme privilégié) et de l’intimité dans la série.

    Maître d’un sérail secret, l’homme l’est par excellence au sein de ses objets. Jamais la relation humaine, qui est le champ de l’unique et du conflictuel, ne permet cette fusion de la singularité absolue et de la série indéfinie : d’où vient qu’elle est source continuelle d’angoisse. Le champ des objets au contraire, qui est celui de termes successifs et homologues, est sécurisant. Bien entendu au prix d’une astuce irréelle, abstraction et régression, mais qu’importe. « L’objet, dit Maurice Rheims, est pour l’homme comme une sorte de chien insensible qui reçoit les caresses et les rend à sa manière, où plutôt les renvoie comme un miroir fidèle non aux images réelles, mais aux images désirées ».

    *M. Fauron, président des collectionneurs de bagues de cigares (revue Liens du Club français du Livre, mai 1964)

    (Le système des objets, La consommation des signes, Gallimard, 1968)

    mars 5, 2009 à 11 h 15 min

  27. 120

    Ecrit par Jean Baudrillard :

    L’objet est l’animal domestique parfait. C’est le seul « être » dont les qualités exaltent ma personne au lieu de la restreindre. Au pluriel, les objets sont les seuls existants dont la coexistence est vraiment possible, puisque leurs différences ne les dressent pas les uns contre les autres, comme c’est le cas pour les êtres vivants, mais convergent docilement vers moi et s’additionnent sans difficulté dans la conscience. L’objet est ce qui se laisse le mieux « personnaliser » et comptabiliser à la fois. Et pour cette comptabilité subjective, il n’y a pas d’exclusive, tout peut être possédé, investi, ou, dans le jeu collecteur, rangé, classé, distribué. L’objet est bien ainsi au sens strict un miroir : les images qu’il renvoie ne peuvent que se succéder sans se contredire. Et c’est un miroir parfait, puisqu’il ne renvoie pas les images réelles, mais les images désirées. Bref, c’est un chien dont il ne resterait que la fidélité. Et je peux le regarder sans qu’il me regarde. Voilà pourquoi s’investit dans les objets tout ce qui n’a pu l’être dans la relation humaine. Voilà pourquoi l’homme y régresse si volontiers pour s’y « recueillir ». Mais ne nous laissons pas tromper par ce recueillement et par toute une littérature attendrie sur les objets inanimés. Ce recueillement est une régression, cette passion est une fuite passionnée. Sans doute les objets jouent un rôle régulateur de la vie quotidienne, en eux s’abolissent bien des névroses, se recueillent bien des tensions et des énergies en deuil, c’est ce qui leur donne une « âme », c’est ce qui les fait « nôtres », mais c’est aussi ce qui en fait le décor d’une mythologie tenace, le décor idéal d’un équilibre névrotique.

    (Le système des objets, La consommation des signes, Gallimard, 1968)

    mars 7, 2009 à 12 h 33 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s