"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de janvier, 2009

Tonnerre et Tempête

Encore une toute récente manifestation de notre « environnement naturel » dans son expression la plus sinistre et la plus brutalement destructrice: la tempête de ces derniers jours.

Entre un regard superstitieux  et anthropomorphique qui attribue à la Nature une légitime volonté  de vengeance devant les excès destructeurs de notre espèce, et des considérations prônant l’objectivité qui s’efforcent d’étudier et d’analyser la grande mécanique universelle, qu’est ce que la postmodernité va être en mesure d’inventer pour nous préparer à affronter ces phénomènes qui semblent prendre une ampleur inquiétante et susciter un effroi toujours croissant ?

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Remythons-nous !

Isidore vient de lancer brillamment le mouvement en commentaire de l’article précédent (voir ici).

Encourageons-le à poursuivre et tentons même, autant que possible, d’en faire autant.

A l’instar de Petit-Louis qui se montrait plus fidèle à nos glorieux ancêtres en poursuivant leurs fresques que les savants qui les « universithèsent », créons nous aussi des mythes et autres contes cosmogoniques.

Ainsi donc, pour vous, le monde, il est né comment ? Il vient d’où ? Et l’Humain ? Et le feu ? Et… je ne sais quoi d’autre ?

Les temps — postmodernes — sont en effet venus d’enfin révéler la vérité !


L’humanité, c’est le pied !

Au plus loin de la tête, on l’oublie un peu, le néglige, le méprise même parfois. Pourtant nous lui devons tout : pas d’humanité possible, en effet, sans le pied qui, nous tenant debout, a libéré la main et la face, donc permis le développement du cerveau et la puissance de symbolisation.

C’est aussi un des cailloux dans les « choses sûres » de la théorie darwinienne de  l’évolution : quand et comment est-il apparu ? En combien de temps s’est-il formé ? Comment les étapes intermédiaires ont-elles pu être sélectionnées ?

Le chaînon entre l’aïeul quadrupède supposé et le premier bipède attesté est toujours manquant… et difficile même, il faut l’avouer, à conceptualiser.

Le fin fond de nos origines reste encore bien obscur et mystérieux. Mais va-t-on vraiment s’en plaindre ?


du blé aux hormones dans ta galette…

Une étude publiée le 14 décembre 2008 sur le site Nature cell biology par un laboratoire de recherche britannique, détaille le rôle de l’Auxine dans les mécanismes de croissance des racines végétales.

Si les plantes absorbent les minéraux et nutriments présents dans la terre, c’est grâce aux poils qui recouvrent leurs racines. La longueur de ces poils dépend de la fourniture d’une hormone végétale appelée auxine, par  l’intermédiaire de canaux formés par des cellules adjacentes.

Il semblerait que cette découverte puisse permettre de remplacer l’utilisation d’engrais par l’auxine, donc une hormone végétale, dans la culture du blé, de l’orge, du maïs et toutes plantes alimentaires, tout en réduisant la consommation en eau. Les sols seraient à terme moins pollués, et les réserves en eau préservées. C’est l’émergence de la notion d’ « agriculture durable »…


Berlin s’ensauvageonne…

A Berlin, depuis près de 8 ans, les sangliers reprennent progressivement possession de la ville. L’Office régional des forêts estime leur population « urbaine » de 5 à 8 000. Des « chasseurs urbains » ont été spécifiquement mandatés par les autorités municipales pour endiguer le fléau, les sangliers étant responsables de nombreux accidents de la route et de dégradations diverses (fouissage du sol, renversement des poubelles, etc). De moins en moins farouches, ils s’aventurent maintenant en bande, dans les cours d’immeubles, et même jusque dans des appartements de rez-de-chaussée !

Marc Franusch, porte parole de l’Office régional des forêts, observe avec philosophie que  » de toutes façons, on ne règlera pas la question avec la chasse. La population des sangliers augmente en flèche, le taux de reproduction tourne autour de 300%. Il faut apprendre à vivre avec eux, comme pour les renards, qui sont entre 1000 et 1500 dans Berlin. »

A Berlin, la sauvagerie reprend ses droits…


Peut-on douter de la sincérité d’un poisson qui parle ?

Un article publié dans le journal Science en juillet 2008 révolutionne l’idée que l’on se fait des poissons. Ils parlent !!! Cette faculté leur est assurée par un réseau neuronal primitif, le même qui a ensuite évolué chez nous pour nous permettre de construire le langage articulé que nous connaissons.

Dans l’état des connaissances actuelles, les poissons vocaliseraient à deux occasions : pour défendre leur territoire, ou pour faire la cour.

Si le langage est le travestissement privilégié de l’humain, quelle sincérité peut-on accorder à l’expression des sentiments d’un poisson ????

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Ciné-PP-club (1) : Préhistoire et gros sabots

Première soirée du ciné-PP-club prévue samedi 10 janvier 2008, à Besançon (au 9 avenue Charles Siffert).

La thématique : la préhistoire traitée de façon anachronique par l’humour potache.

Le programme :

18 h : La famille Pierrafeu (1994)

20 h : Partage des boissons et victuailles (plus ou moins préhisto) apportées par les convives

21 h 30 : RRRrrrr!!! (Alain Chabat, 2003)

23 h : Discussion… ou roupillon (selon inspiration)

Les enfants sont bien sûr invités. Ils pourront éventuellement être couchés sur place pendant la projection du deuxième film.

Les amis aussi, dans la mesure des places disponibles.