"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de novembre, 2008

Un petit « chaud et froid » pour les 100 ans de C.L.S.

Aujourd’hui, notre Claude Lévi-Strauss national a tout juste cent ans : BON ANNIVERSAIRE ! Afin de rendre hommage à l’auteur des Mythologiques, de La pensée sauvage, Le totémisme aujourd’hui, etc. je vous propose un extrait de son livre d’entretiens avec Didier Eribon (De près ou de loin, Odile Jacob, 1988) dans lequel il alimente notre lancinant débat sur la Modernité en opposant les sociétés « chaudes » et « froides » :

(suite…)

Publicités

Néandertal en nous ?

Certains ont peut-être vu Neandertal Code sur France5 (mardi 11 novembre à 16 h ou dimanche 16 à 21 h 30) ou lu l’info dans la presse (notamment la version française du mois de National Geographic) : après avoir révélé que Néandertal et Sapiens ont coexisté pendant des milliers d’années et que le premier n’était pas si frustre qu’on s’était plu à croire jusque là, les derniers travaux scientifiques mettent les pieds dans le plat en développant l’hypothèse osée que le robuste et glorieux ancêtre n’a peut-être pas succombé aux épidémies ou aux assauts du fier Sapiens mais se serait tout simplement « incorporé » génétiquement à lui.

Aucune preuve de l’hybridation supposée par certains n’est encore apportée mais de plus en plus de chercheurs admettent la possibilité d’accouplements entre les deux espèces. Etonnant, non ?


Néolithiquons ! ou l’apprenti jardinier

Ca m’a pris je ne sais trop comment et ne sais trop jusqu’où cela ira mais voilà… j’ai le projet de m’engager concrètement dans le jardinage. En urbain néophyte, candide mais motivé. Et d’ouvrir sur ce blog une rubrique relatant les étapes — que j’imagine laborieuses — de cet apprentissage et les réflexions que cela pourra susciter.

Une façon supplémentaire, sans doute, d’approcher nos lointains ancêtres qui, au néolithique, ont initié et développé cette pratique. Une façon aussi sûrement de mieux comprendre cette fameuse modernité qui a vraisemblablement pris naissance à cette époque.

(suite…)


Semaine des peuples premiers

Qu’on se le dise ! Du 20 au 29 novembre 2008, dans le cadre du mois du film documentaire, le coeur de la ville de Besançon battra au rythme des Amérindiens du Canada.

Une foultitude d’animations est prévue. Entre autres :

(suite…)


Pourquoi mon grand oncle se retournerait dans sa tombe

De mémoire de Craô, dans mes premiers printemps, j’étais vraiment amusé des extravagances de mon grand oncle Vania.

Après qu’Ourko ait su m’expliquer les rudiments de cet étrange moyen de communication qu’est l’internet – on arrête pas le progrès – , je suis tombé chez l’un de vos contemporains : Franck Boutonnet.

Celui-ci a illustré, grâce à sa boite à image, un événement survenu il y a de cela 5 hivers.

Je vous fournis le chemin de cette histoire et une image très représentative.

Aux arbres citoyens :

Encore un coup des progressistes pour provoquer mon grand oncle à titre posthume !!

Nawa !!


La cuisine paléolithique

Après avoir rencontré le personnage dans l’article intitulé Vivons-nous des temps cathares ?, revenons un peu sur le trop méconnu Joseph Delteil.

Rappelons qu’en 1937 l’écrivain se retire « en paléolithie » : au lieu-dit la Tuilerie de Massane, près de Montpellier. Loin de la civilisation, à l’écoute des sens, mi-poète, mi-vigneron, avec, au corps, la mémoire de ses aïeux magdaléniens qui vivaient, voilà vingt-cinq mille ans, des simples productions de la terre, il fait peau neuve et rêve de redevenir le premier homme. Nu. Innocent.

De là naîtra notamment sa provocante Cuisine paléolithique, hymne à la cuisine brute (comme il y a un art brut), au plat unique et aux recettes de grands-mères secrètement préservées, au plus loin, donc, des goûts sophistiqués de ses contemporains, dont je me délecte de copier ci-dessous un extrait de la préface (malicieusement intitulée Hors-d’oeuvre) :

(suite…)


la marche est une méditation cadencée

Bien que je la pratique trop peu, j’adore la marche.

Elle permet d’évacuer les trop pleins, de redonner une forme de liquidité à un esprit confus, saturé, bloqué, à l’arrêt. Le souffle qui modèle les joues et rafraîchit le front, le rythme qui retrouve son échelle humaine et physique, la « démarche » en elle-même qui consiste à mettre un pied devant l’autre, chacun à son tour… les images qui se succèdent, les histoires qu’on imagine, la distance qu’on s’approprie… le brouhaha silencieux parfois… les odeurs….

La promenade est souvent la bonne amie qui sait recevoir les confidences et éclaircir les doutes.

La promenade nocturne sous la pluie a ça de plus qu’elle isole et scintille.