"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

comique

Nous, les singes

Même si nous rechignons souvent à l’admettre, nous sommes des primates. Des super-primates, certes, mais rien de plus et sûrement pas des anges déchus ou on ne sait quelle fiction du genre. C’est ce qui explique tout bonnement que nous soyons si curieux,  inventifs, bavards, paresseux, peureux, passionnés, infidèles, grégaires, etc. et si peu confiants, autonomes, tolérants, propres, etc.

Bien entendu, tout serait autrement si nous descendions de la fourmi, de l’éléphant, du chat, des aigles ou de n’importe quel autre animal.

L’humoriste américain Clarence Day a fait de cette réflexion un petit bijou d’humour et de pertinence en 1920 : This Simian World (que Phébus édite en poche depuis 2007 sous le titre Nous, les singes, pour à peine 7 euros).

En voici ce qui me semble être la morale :

« […] Notre problème n’est pas de découvrir comment nous devrions nous comporter si nous étions différents, mais comment nous devons nous comporter, étant ce que nous sommes. Nous pouvons imaginer jusqu’à plus soif des êtres différents de nous ; mais ils n’existent pas, et quand bien même ils existeraient, impossible de certifier qu’ils seraient meilleurs. […] Trop de moralistes fondent leur morale sur leur dégoût de la réalité : leur dégoût des hommes tels qu’ils sont. Libre à eux de ne pas les apprécier, mais pas d’être en même temps des moralistes. Leur attitude les conduit à ignorer ce qui devrait être une obligation pour tous les enseignants, « découvrir le meilleur de ce que l’homme peut accomplir, et non lui imposer des buts impossibles en lui disant qu’il sera damné s’il ne les atteint pas. » L’homme peut être modelé – considérablement – et il est souhaitable qu’il ait des aspirations. Mais il a tendance à s’empresser d’accepter n’importe quel idéal sans se demander s’il est adapté à un usage primate. […] »

Je me demande si, sous ses aspects légers, ce n’est pas un des livres les plus profonds qu’il m’ait été donné de lire ces derniers temps.


Noël au bistrot…

Avec Jean-Marie Gourio, on y boit pas que de l’eau, c’est peut-être moins intello, mais tellement plus rigolo. Donc tout autant « préhisto ».

Allez ! Santé ! C ‘est le PP qui paye la tournée !

BREVES DE COMPTOIR :

Avec tous ces Pères Noël dans les rues, moi je tiens mon portefeuille…

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La Noël, c’est une fête de famille.
— Nous, on réveillonne en famille.
— C’est la seule fête de famille où toute la famille est malade en même temps.

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Ça me rappelle quand j’étais petit.
— Quoi ?
— Tous ces cons avec des paquets.

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La Noël, j’ai toujours le cafard.
— C’est pas fait pour des gens comme nous… nous, on a notre arrivée du beaujolais nouveau.
— Le beaujolais nouveau, j’ai toujours le cafard.
— Alors toi, tu vieillis mal !

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Sur les images, ils feraient bien de remplacer les rennes du Père Noël par des fusées.
Des rennes qui volent, à mon avis, c’est beaucoup plus moderne que des fusées en fer.

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On redevient tous des enfants.
— Pas moi !

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Jésus est né le jour de Noël.
— C’est con, parce que ça lui fait le même jour la Noël et son anniversaire.

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Silex and the city

Dans la série « préhistoire traitée de façon anachronique » (donc humoristique), on a déjà abordé le cinéma et aperçu, dans le domaine littéraire,  le fameux Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis).

Dans le rayon BD, est sorti cette année Silex and the city, de Jul.

« C’est la crise ? Investissez dans l’Âge de pierre ! », nous conseille le 4e de couverture. On ne saurait mieux le dire… et vous le conseiller à notre tour.

Vous ferez notamment connaissance avec la famille Dotcom : le grand-père Julius (ancien de Mai 68 000 avant JC), le père Blog (prof de chasse et « Homo erectus qui se lève tôt »), la mère Spam (prof de Préhistoire-Géo en Zone d’Evolution Prioritaire), la fille Web (Dolto-Sapiens et Fashion-victim) et le fils Url (alter-darwiniste radical : anti-fourrure, anti-chasse et anti-feu).

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Haïkus d’été

Les vacances avaient un peu air japonais cet été. Avec l’ami Pierre, je me suis amusé à tenter de pondre chaque jour mon petit haïku. Formellement, c’est tout simple : un petit poème de trois vers, si possible rythmé en 5-7-5 syllabes. Après, si on veut être puriste, ça devient plus compliqué (surtout pour un occidental) puisqu’il faut tâcher d’éviter tout lyrisme, toute métaphore, toute pensée, bref toute pesanteur « humaine trop humaine » et viser l’idéal japonais du yûgen (« mystère inefable »). Il s’agit en quelque sorte de toucher du bout de plume l’infime et l’éphémère.

Je ne prétends évidemment pas y être parvenu, mais je dois avouer que l’exercice en vaut la peine. Je ne pense pas qu’on puisse directement le qualifier de « préhisto » mais nul doute qu’il nous désoccidentalise un peu, ne serait-ce qu’en faisant travailler notre cerveau droit (revoir à ce sujet l’article d’Isi, et notamment le lien du commentaire 12).

N’hésitez donc pas à joindre les vôtres aux miens !


Silex et Menhir

Et voilà remise en branle la réflexion sur l’origine de l’érection des menhirs !

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La chasse au mammouth

Un document d’époque vient d’être retrouvé et relance toutes les hypothèses sur les techniques de chasse ancestrales. Il a fallu plus de temps qu’on imagine généralement, semble-t-il, avant de trouver la « bonne » méthode !

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Les besoins préhistos ou…

Dans la série « Retrouvons le préhisto en nous et réactivons ses gestes ancestraux« , c’est bien beau de peaufiner la consommation de plantes sauvages mais pourquoi ne pas aller jusqu’au bout du processus.

Que faire, donc, une fois qu’elles sont digérées ?

N’y a-t-il pas là aussi, comme le suggère Kathleen Meyer, un « art perdu » à retrouver ? (suite…)