"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de décembre, 2008

Notre plus lointain ancêtre

Non, non, nous ne descendons pas, comme on l’a dit longtemps, du singe mais plutôt du… rat. Au nom bizarre en plus : Purgatorius. C’est sûr, l’information n’est pas glorieuse. Peut-être est-ce pour cela qu’elle n’est pas bien diffusée.

Ses restes (des dents et un bout de mâchoire) ont été découverts il y a plus de quarante ans, en 1965 exactement, dans les montagnes Rocheuses. C’est tout bonnement le premier primate reconnu par les paléontologues, l’ancêtre donc des hominiens.

On aimerait bien savoir ce qu’il pense quand il observe sa descendance. Oserez-vous, à travers les millénaires, affronter son regard ?

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Soirée at’homique

En exclusivité, ce soir, à Besançon, le Parti Préhistorique a le plaisir de vous inviter à la représentation à domicile du récital musical et poétique — écrit et interprété au piano par Emmanuel Rey — intitulé :

Le jardin, la nuit…
et autres histoires à dormir debout

« Il s’agit d’une simple promenade au gré de mots, de musiques capables d’enchanter des rencontres ordinaires ou parfois extraordinaires, sinon même extravagantes, osons le dire, et qui n’a d’autre but que de dire tout haut ce que la poésie suggère tout bas. Quelques petites histoires, gaies ou tristes comme la vie de tous les jours, qui nous rappellent que si tout finit en chanson c’est bien à cause de l’amour finalement. »

N’hésitez donc pas à venir à 19 h (pétantes) au 9 avenue Charles Siffert. Le spectacle — tout public — durera environ 1 h 30 et l’entrée sera gratuite (mais un chapeau circulera à la sortie).

Si vous apportez en plus de quoi boire et manger, cela pourra se poursuivre par un petit apéro dînatoire… et plus si affinités.


Frère Corbeau

Il semble nous tourner autour depuis quelque temps.

C’est d’abord l’oiseau de saison, choisi pour illustrer l’hiver aussi bien par Guillevic, Verhaeren et le Mirliton (voir les commentaires de l’article consacré à cette saison).

C’est aussi l’oiseau magique qui inspira les chamans et les Celtes… et parle encore à certains (notamment Isidore si on se réfère à son commentaire 34 de l’article commémorant le centenaire de CLS).

C’est enfin un militant fidèle du Parti, qui clame bien haut le nom de notre chroniqueur préhisto : Craô !

Il mérite donc bien ce petit article, comme une branche sur laquelle il pourra faire son nid.


Joyeux Noël (joli bordel) !

La fête de Noël, quand on se penche un peu sur ses origines, paraît un peu complexe ; un beau mélange — postmoderne — d’antiques traditions plus ou moins remises au goût du jour :

La commémoration de la naissance de l’enfant Jésus, par exemple, date du IVe siècle. Le pape Jules 1er christianisa alors d’antiques fêtes païennes (les Perses et les Romains sacrifiaient en effet à cette date un jeune taureau, les Egyptiens fêtaient le soleil renaissant, etc.) et fixa donc à cette période de l’année hautement symbolique la date hypothétique du Sauveur chrétien.

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L’hiver

A 12 h 04 précises nous — habitants de l’hémisphère Nord — sommes entrés en hiver.

Bienvenue, donc, dans la saison froide… ou des jours qui rallongent (selon votre humeur ou votre point de vue) !


Néolithiquons ! (1) : D’abord, labourer

C’est partiiiiii ! La copropriété a donné son accord (au moins pour que je commence les premiers travaux de nettoyage dans le jardin collectif).

Le projet est simple (il devra être validé au printemps) : garder la partie centrale du jardin engazonnée et tenter de cultiver la bordure le long des murs. Ce n’est certes pas très bien exposé, ni très grand… mais suffisant me semble-t-il pour débuter.

Première étape : enlever le lierre et autres plantes sauvages qui y poussaient, préparer la terre, l’aérer, bref… labourer. Rien de plus simple a priori, il suffit d’une pelle-bêche (8 euros) et d’un peu d’huile de coude.

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Chronique de Craô (6) : Démocratie moderne ou primitive ?

On le sait, la démocratie est le plus beau fleuron de la modernité : né dans la Grèce antique, elle s’épanouit depuis la fin de l’Ancien Régime dans les pays les plus civilisés. Ces derniers en sont d’ailleurs si fiers qu’ils n’hésitent généralement pas à prendre les armes pour l’imposer à leurs voisins archaïques.

Rappelons le principe, en quelques mots, du « moins mauvais de tous les systèmes » comme on se plaît souvent à le qualifier :

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