"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

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Petite théorie du moi branchu

Ce week-end, en me baladant en forêt, j’admirais l’architecture des arbres que me permettait encore d’observer l’absence de feuilles lorsque me revint à l’esprit la discussion menée sur ce blog autour de nos quêtes personnelles.

M’est alors apparue comme une évidence que l’image usuelle du chemin — plus ou moins scabreux, consciemment orienté vers un but programmé ou serpentant au gré du hasard et des circonstances — n’était pas la plus pertinente pour illustrer la réalité comme le ressenti de nos existences.

L’arbre m’a en effet soudainement semblé bien plus adapté, avec son tronc initial lancé comme une enfance canalisée par ses contingences, puis ses multiples branches explorant à peu près simultanément plusieurs directions.

La question de l’aboutissement de nos vies, sur laquelle me semble-t-il nous achoppions, se résolvait alors en substituant à l’idée de destination celle de l’épanouissement.

J’étais content de ma petite trouvaille d’autant plus qu’elle me semblait bien « préhisto ». Et puis, on a bien développé, en son temps, une théorie audacieuse du « moi-peau », alors pourquoi ne pas tenter de faire germer ici celle, à mon sens tout aussi séduisante, du « moi branchu » ?


Une ‘tite cure préhisto de sève de bouleau

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La technique est toute simple (et sûrement ancestrale) : repérer un beau bouleau, creuser n’importe où dans son tronc un petit trou, y ficher une tige creuse de sureau, une paille, un tuyau ou un tube quelconque et placer dessous un récipient.

En cette période de l’année où la sève « bouillonne » dans les troncs, la récolte est étonnamment abondante et peut atteindre le litre d’eau d’arbre (potable) par jour.

Une façon de célébrer la nouvelle saison en ayant l’impression de trinquer avec nos cousins branchus !


Pourquoi mon grand oncle se retournerait dans sa tombe

De mémoire de Craô, dans mes premiers printemps, j’étais vraiment amusé des extravagances de mon grand oncle Vania.

Après qu’Ourko ait su m’expliquer les rudiments de cet étrange moyen de communication qu’est l’internet – on arrête pas le progrès – , je suis tombé chez l’un de vos contemporains : Franck Boutonnet.

Celui-ci a illustré, grâce à sa boite à image, un événement survenu il y a de cela 5 hivers.

Je vous fournis le chemin de cette histoire et une image très représentative.

Aux arbres citoyens :

Encore un coup des progressistes pour provoquer mon grand oncle à titre posthume !!

Nawa !!