"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de mai, 2010

1ère Rencontre des « cuistos sauvages »

Voilà. Tout est à peu près calé. Le PP est heureux d’annoncer la 1ère Rencontre des « cuistos sauvages ».

Elle aura lieu samedi 5 juin autour du tipi de la Petite Echelle, sur les pentes du Mont d’Or.

L’invité d’honneur sera CitronVert, animateur du blog de l‘Obsédé Culinaire Notoire,  qui viendra tout exprès de la région parisienne.

La table sera rustique mais ouverte. Tout autre cuisto, néophyte ou expert, souhaitant partager ses recettes, sera évidemment le bienvenu, ainsi que les simples curieux dégustateurs. Seules conditions : prévenir (afin que nous puissions nous organiser en fonction du nombre) et venir accompagné de la « part sauvage » en soi.

Tous les détails (horaires et lieux précis des cueillettes et dégustations, matériel de cuisine mis à disposition, etc.) viendront progressivement dans les commentaires ci-dessous.

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Le Tussilage (ou « Pas d’âne »)

Espèce pionnière appréciant les sols remués, on retrouve souvent le Tussilage dans les jardins labourés où elle est malheureusement souvent étiquetée « mauvaise herbe », donc sauvagement éliminée. C’est pourtant une ancestrale compagne qui mérite une bien meilleure considération.

Les jeunes feuilles sont en effet comestibles et se mangent en salade (il suffit d’ôter, en le roulant sous le doigt, le fin duvet qui recouvre la face inférieure). Plus tard, elles deviennent caoutchouteuses et sont alors meilleures cuites. Elles font notamment d’excellents beignets !

Les fleurs, avec leur tige juteuse, sucrée et aromatique, peuvent également être consommées crues (dans les salades qu’elles décorent joliment) ou cuites. Notons qu’elles présentent la particularité d’apparaître avant les feuilles.

Brûlées et séchées, les feuilles donnent des cendres qui peuvent servir de succédané au sel. Fermentées et séchées, elles peuvent aussi remplacer le tabac. L’infusion de feuilles et de fleurs soigne enfin la toux (d’où le nom de la plante).

Nul doute que nos lointains ancêtres savaient reconnaître et apprécier toutes ces vertus. Pourquoi n’en ferions-nous pas, à notre tour tout autant ?