"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Raymond

Modernité sucrée

La consommation annuelle de sucre en France est aujourd’hui de trente-sept kilos par personne, soit un peu plus de vingt morceaux par jour. Elle était de dix-neuf kilos en 1920 et de deux kilos seulement au milieu du XIXe siècle *.

Cette augmentation soudaine de sucre dans l’alimentation n’est pas sans conséquences. Diabète, obésite et caries dentaires, bien sûr, mais aussi — c’est moins connu — hypertension, calvitie masculine, avancement des premières règles, accroissement de la stature, acné, myopie et cancers des cellules épithéliales (sein, prostate, colon) *. Tout autant de tares et maladies dont ne souffraient vraisemblablement pas nos pas-si-lointains ancêtres qui n’avaient à disposition que le sucre saisonnier et limité des fruits et du miel.

Quant aux effets de cet excès — moderne — de sucre sur l’esprit, aucune étude ne prouve de lien avec le développement de la mièvrerie et de la bien-pensance, mais rien n’empêche de faire des hypothèses…

(*source : Cro-Magnon toi-même !, Petit guide darwinien de la vie quotidienne, de Michel Raymond, Seuil, 2008)

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