"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de avril, 2008

Beltaine… et autres celtitudes

On a coutume de pointer deux sources — judéo-chrétienne et gréco-latine — à notre culture, en oubliant, plus ou moins volontairement, la base celte sur laquelles celles-ci se sont établies.

Le Parti Préhistorique, dont l’une des ambitions est de reprendre contact avec nos racines, se doit donc d’approcher autant que possible cette origine quelque peu méconnue.

A cette période précise de l’année, par exemple, rappelons-nous que ces « pas si lointains » ancêtres fêtaient Beltaine, une des quatre fêtes – placées pile entre les solstices et équinoxes – qui rythmaient leur calendrier.

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le mariage, un engagement préhistorique !

On a tendance à croire que nos ancêtres préhistoriques, dans leur primitivité, s’accouplaient selon leurs seuls besoins physiologiques. Or, si l’on accorde foi aux recherches de Jean Auel, le mariage existait bel et bien. Elle raconte, notamment, sa vision de la cérémonie telle qu’elle était pratiquée chez Néanderthal.

Il y est question de totems…

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Zut ! On a raté une fête de printemps !

Le culte de Cybèle, parti d’Asie, a connu une puissante extension dans la Rome antique. On le célébrait à l’équinoxe de printemps, du 15 au 28 mars ; le coeur de ces festivités — le 24 mars — était le jour du sang, où prêtres et néophytes, au son des flûtes, des cymbales et des tambourins, se livraient à des danses sauvages, se flagellant jusqu’au sang ou s’entaillant les membres à coup de couteau. Au comble du délire, certains se castraient, offrant leurs organes en oblation à la déesse… Puis aux lamentations funèbres de la nuit succédait, le matin suivant, une explosion de joie lorsqu’on annonçait la résurrection du dieu Atys. Les festivités en l’honneur de Cybèle et d’Atys comportaient de surcroît un repas initiatique fait de pain et de vin.


Si Google s’y met …

Sous couvert de promouvoir la fête internationale de la terre, Google expose au grand jour ses affinités avec le PP. Nous ne souhaitions pas communiquer au premier abord sur notre relation avec le géant de l’internet, mais puisque l’initiative post-moderne vient de son fait, alors assumons !


La notion de symétrie

Dimanche dernier, après la traditionnelle visite au Leroy Merlin, je me disais :  » Quelle impressionnante palette d’outils disposons-nous ! Je ne savais même pas qu’il existait des écouvillons ou des pinces à avoyer … Et nos ancêtres, comment faisaient-ils ?  »

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Chronique de Craô (2) : Rendre à Césaire…

Aimé Césaire, le politicien-poète (poéticien ?) martiniquais dont on vient d’apprendre la disparition, est le créateur du concept de « Négritude ». Derrière ce terme, qu’il forgea en employa pour la première fois en 1935, il visait, en réaction à l’oppression du système colonial, à rejeter le projet français d’assimilation culturelle et cherchait à retrouver et promouvoir une Afrique opprimée et sa culture dévalorisée.

Dans ses Chants d’ombre, Léopold Sédar Senghor reprit le concept et l’approfondit en opposant la « raison hellène » à l’« émotion noire ».

Cette volonté de « retour au pays natal » (titre d’un Cahier de Césaire, paru en 1939), de se décoloniser d’une rationalité occidentale oppressante, de se ressourcer auprès d’ancestrales racines, etc., ne rejoint-elle pas – au-delà de la cause « Noire » – les objectifs du Parti Préhistorique ?

Tout individu, quelle que soit son origine, ne ressent-il pas aujourd’hui, sous son « vernis moderne », une sorte de Négritude sourde et puissante qui ne demande qu’à ressurgir ?

Nawa !


Préhistoire… made in Hollywood

Une preuve supplémentaire que le sujet est d’actualité : Hollywood s’en est emparé. Ils ont comme d’habitude mis les grands moyens : réalisateur à succès (Independance day, Le jour d’après,…), gros budget et effets spéciaux à gogo.

Le résultat est à la hauteur de ce qu’on peut attendre : un grand spectacle, étourdissant de bruit et d’images, et en fin de compte plutôt comique tant il regorge de grosses ficelles, le niaiseries et d’anachronismes.

Est-il vraiment besoin de raconter l’histoire ? C’est, comme toujours dans ce genre de saga hollywoodienne, le même scénario simplement transposé dans un passé lointain (et bien imprécis) : un quidam devient malgré lui un héros chargé d’une mission impossible. Evidemment, à la fin, après avoir franchi plein d’obstacles et chaque fois prouvé ses vertus (courage, compassion, sens du sacrifice, etc.), il se trouve confronté à un grand dilemme, l’amour d’une femme ou le salut de son peuple. Que choisit-il ?… Les deux, bien sûr !

Pas grand-chose à en dire en fin de compte, c’est le genre de film qui s’oublie vite. Son seul intérêt est peut-être de montrer le « point de vue d’Hollywood » sur la préhistoire (qui vaut son pesant de cacahuètes)


nouvelle nuit sauvage – vendredi 18 avril !

La prochaine nuit sauvage est prévue, avec enfants, aux alentours de Villars Saint Georges, dans le Doubs. D’après la carte satellite, il devrait être possible de s’isoler un peu du reste du monde…

Une cueillette est envisagée dans l’après-midi (il devrait y avoir moins de neige que lors de la précédente, dans le Haut Doubs…).

En revanche, de fortes pluies sont prévues toute la nuit… à ceux qui voudraient nous rejoindre : préparez la bâche !!!!

http://www.meteofrance.fr/FR/mameteo/prevReg.jsp?LIEUID=REG20


Journal extime (1)

On doit l’expression à Michel Tournier, qui en a fait le titre d’un de ses ouvrages (à la Musardine, en 2002). Le principe est tout simple : il s’agit de noter, jour après jour, les petits détails marquants du monde extérieur. En soi, chaque petite « touche » peut paraître insignifiante, mais associée aux autres — à la manière d’un tableau impressionniste — elle peut toutefois dessiner tout un paysage sensible, sans doute même plus « réaliste » que toute grande oeuvre conceptuelle, scientifique ou poétique.

Nul doute aussi qu’en s’habituant ainsi à noter toutes ces observations/impressions fugitives, on aiguisera notre écriture (rien n’est plus dur parfois que de cerner l’infime) mais — surtout — on exercera et affinera nos sens.

Prenons l’exemple de ce printemps naissant, pour commencer. Qu’observez-vous, donc, autour de vous ?


La rencontre des « Grands Esprits »

On a beau se tourner sur le passé — se prétendre même « préhisto » — on n’en est pas moins visionnaires au PP.

La preuve ?

Depuis notre résurgence, on vous a déjà parlé de Préhistoire, de Postmodernité, de plantes sauvages (donc de François Couplan), etc.

Et bien devinez ce qu’on trouve depuis aujourd’hui en librairie…

Extrait de la 4e de couverture :

« Devenez à votre tour un sauvage postmoderne et portez-vous mieux en suivant les conseils quotidienbs d’un grand amoureux de la Terre ! »


Chronique de Craô (1) : toucher la flamme

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Depuis l’aube des temps, tous les groupements d’individus — de la tribu à la Nation — ne peuvent se constituer, et surtout durer, qu’en instituant divers rituels de détournement de l’agressivité. Du temps où l’on savait contenir celle-ci par des systèmes d’inhibitions du meurtre, un jeu guerrier tout à fait inoffensif était fort couru : s’approcher au plus près de l’ennemi jusqu’à simplement… le toucher (ce qui revenait à le « tuer », au niveau symbolique). Les enfants (post)modernes — qui jouent naturellement à « chat » dans les cours de récréation — en ont d’ailleurs semble-t-il un excellent souvenir instinctif.

Je suis ravi de constater que des adultes réactivent aujourd’hui cette pratique ancestrale. Regardez bien ce qui se passe autour de la flamme olympique. Ne percevez-vous pas, comme moi, ce petit sourire de contentement qui, même sous les masques les plus graves et sérieux, dit : « Vous avez peut-être gagné la flamme, et le droit de la brandir triomphalement chez nous, mais nous — tralalère ! — on est parvenu à vous l’éteindre deux fois ! »

Nawa !


Le retour des âges farouches

Peut-être avez-vous lu, dans votre jeunesse, ou plus tard, les aventures de Rahan, le fils (adoptif) de Crâo… et des âges farouches.

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C’est en quelque sorte un justicier « moderne » envoyé dans les temps reculés (et forcément obscurs) pour apporter à nos frustres ancêtres nos valeurs salvatrices : rationalité, tolérance, humanisme, etc.

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Et si hier se conjuguait avec demain ?

Si je vous dis caracoureur, ca vous dit quelque chose ?

Caracoureur

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Quignardise-1

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« Curieusement je n’avais jamais regretté un monde. Je n’ai jamais ressenti le désir de vivre dans une époque qui fût ancienne. Je ne puis me désancrer des possibilités actuelles d’inventaire, de disponibilité livresque, d’idéal fracassé, de la sédimentation de l’horreur, de cruauté érudite, de recherche, de science, de lucidité, de clarté.

Jamais le spectacle de la nature sur la terre, étant devenu si rare, n’a été si poignant.

Jamais les langues naturelles ne furent à ce point dévoilées à elles-mêmes dans leur substance involontaire.

Jamais le passé n’a été aussi grand et la lumière plus profonde, plus glaçante. Une lumière de montagne ou d’abîme. Jamais le relief ne fut plus accusé. »

(Pascal Quignard, Abîmes, Dernier royaume III, Grasset, 2002)

 

 


Apocalypse snow

Petit imprévu lors de la dernière « nuit sauvage » (voir article du mois dernier). On avait imaginé rencontrer le printemps – et le célébrer comme il se doit – et on est tombé sur… une bonne couche de neige. Il faut dire qu’on était monté dans le Haut-Doubs, à plus de 900 m d’altitude.

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Du coup, la fête du printemps s’est transformé en stage improvisé de survie en conditions extrêmes.

Petit récapitulatif – en images – des techniques employées (on ne sait jamais, ça peut servir) :

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Plus qu’un mois à vivre ?

Suite aux récentes analyses des grands observatoires nationaux il semblerait qu’une météorite frappe la terre dans le courant du mois du prochain. Cette nouvelle n’est curieusement pas relayée par le gouvernement en place, celui-ci n’ayant pour l’instant pas de réelle solution pour remedier à l’impact.

Selon les scientifiques, cette météorite serait comparable à l’astroblème de Rochechouart-Chassenon tombé il y a 214 millions d’années. Le cratère laissé par la météorite mesure près de 21km et a dévasté tout sur 100km à la ronde créant des nuées de poussières sur un rayon de 450km.

Avignon serait rayé de la carte française.

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