"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Archives de novembre, 2010

Haïku de brumaire (novembre)

On a déjà tenté le journal extime puis, épisodiquement, les haïku de saison, ici ou .

Tentons de maintenir une fréquence régulière (mensuelle) aux petits poèmes de dix-sept syllabes d’inspiration japonaise.

Première salve :

Vert, jaune, rouge ou brun

Tôt, tard, chaque arbre a son style

Pour se défeuiller

*

Supplice de Sisyphe !

Chaque automne de l’arbre retombe

Ce qu’il a hissé

*

Est-il affolé

Ou ravi, l’oiseau, dans l’arbre

Quand il perd ses feuilles ?

* (suite…)


Un mythe ancestral : devenir animal

Avant qu’il ne devienne un simple objet sans âme, voire un repoussoir, l’animal était un frère, un modèle, un dieu. On cherchait davantage à incorporer  son esprit qu’à l’éliminer, à se soumettre à son pouvoir qu’à le dominer.

Une belle illustration de ce mythe païen, et de sa dimension initiatique, me semble être la fameux combat des sorciers dans la légende de Merlin l’enchanteur… et Le pays sous l’écorce, le petit chef d’oeuvre de Jacques Lacarrière, une preuve de sa subsistance sous le vernis « moderne ».

« La seule façon de rejoindre la nature profonde de l’homme, nous dit l’enseignement zen mis en exergue par Lacarrière, c’est le non-humain. »