"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

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Le Néolithique : révolution ou vérolution ?

Lors de sa récente conférence à Besançon, François Couplan a eu cette formule choc : « la première graine plantée avait en germe la bombe atomique ». C’est bien évidemment un peu rapide… et excessif, mais les regards critiques sur la révolution néolithique sont trop rares — et déstabilisants — pour ne pas nous y pencher quelque peu.

Voici ce qu’on peut lire de plus étoffé dans un de ses derniers ouvrages, intitulé La nature nous sauvera, Réponses préhistoriques aux problèmes d’aujourd’hui (Albin Michel, 2008) :

« […] Pendant près de trois millions d’années, l’homme vit des présents de la nature. Puis, voici un peu plus de dix mille ans, il décide de produire sa nourriture en semant des graines de céréales et des légumineuses. Les raisons n’en sont pas vraiment claires, mais aucun manque particulier ne semble l’y avoir poussé. Certaines tribus du Moyen-Orient viennent de se sédentariser, et leurs membres ont sans doute l’idée de transporter à proximité de leur domicile quelques-unes des plantes qu’ils ont l’habitude de récolter dans la nature. A moins que les grains de ces dernières n’y aient germé spontanément. En tout cas, le résultat est concluant : l’homme dispose ainsi d’une forme d’énergie aisément stockable et se libère donc, dans une certaine mesure, des contraintes de son milieu. Mais il lui faut commencer par défricher, c’est-à-dire éliminer systématiquement ce que la nature a fait pousser. Et il devra ensuite constamment détruire les plantes qui, spontanément, se développent sans relâche — on a choisi de nommer « mauvaises herbes » ces végétaux cordialement détestés, ce qui est significatif du nouvel état d’esprit. Pour accroître sa productivité, le cultivateur invente toute une technologie qui le sépare de plus en plus de la terre : la houe, la charrue, la traction animale, le tracteur, les engrais… Et afin de mieux protéger « ses » cultures, il finit par mettre au point des pesticides capables de tuer toute vie. A force de devoir se battre contre elle, l’agriculteur en est venu à considérer la nature comme une ennemie, tandis que le cueilleur la vivait comme sa mère nourricière. […] »


L’association des trois salazes

Oulala on part 3 semaines en vacances, et voila le résultat …. un blog tout poussiéreux où l’on trouve que des articles recyclés avec des vieilles citations de viel auteur déjà maintes fois lues 😛

Heureusement que j’amène des os frais à ronger tout droit de la Réunion !

Connaissez-vous l‘association des trois salazes ?
Très certainement que non puisque celle-ci se trouve dans la descente du col du Taibit en direction de Cilaos. Ca ne vous parle toujours pas ? Pourtant des bicoques comme la leur, il en existe qu’une sur cette descente 😉

L’asso propose donc aux randonneurs des tisanes à base de plantes cultivées juste à côté. Selon le chemin du randonneur, ils proposent des concoctions nommées « descendantes » si on descend à Cilaos ou « ascensceur » si l’on monte au col. Les vertus des tisanes diffèrent en conséquence.

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Allez petit test de retour de vacances : est-ce que vous êtes capable de reconnaitre les plantes du dessus ?


La rencontre des « Grands Esprits »

On a beau se tourner sur le passé — se prétendre même « préhisto » — on n’en est pas moins visionnaires au PP.

La preuve ?

Depuis notre résurgence, on vous a déjà parlé de Préhistoire, de Postmodernité, de plantes sauvages (donc de François Couplan), etc.

Et bien devinez ce qu’on trouve depuis aujourd’hui en librairie…

Extrait de la 4e de couverture :

« Devenez à votre tour un sauvage postmoderne et portez-vous mieux en suivant les conseils quotidienbs d’un grand amoureux de la Terre ! »