"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

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Frère Escargot

Autonome (avec son abri portatif) et lent (donc résistant aux leurres et vertiges de la vitesse), l’Escargot est déjà le symbole du Parti pour la décroissance.

Archaïque et discret bien qu’omniprésent (sous le « vernis » des feuilles humides), nulle doute qu’il a sa place ici, aux côtés du Lombric, d’autant plus qu’il a sûrement constitué une grande part de la gastronomie préhistorique.

N’est-ce pas le seul animal qui se « chasse » et « cueille » en même temps ?


Redevenir chasseur

Certes, nous avons déjà traité du sujet ici ou , voire même ici, mais nous sommes loin de l’avoir épuisé.

Encore une couche, donc… car un blog « préhisto » peut difficilement ne pas en faire un thème récurrent.

« […] Parce qu’elle est la plus archaïque des passions ; parce qu’elle porte la mémoire génétique de nos lointains ancêtres ; parce qu’elle submerge l’homme dans le mystère formidable de la nature et qu’elle rend hommage à ce qui est transcendant dans la loi naturelle ; parce qu’elle incarne le dernier espace de liberté dans un univers normalisé ; parce qu’en elle se réconcilient la sauvagerie et la culture, la chasse est peut-être bien ce recours vers lequel nos sociétés en proie à la perte de leurs identités et à l’érosion de leur mémoire pourraient se tourner. Comme un modèle de survie en temps de désastres. […] »

(Bruno de Cessole, Le petit roman de la chasse, du Rocher, 2010)


Les deux chasses

Puisque la saison s’ouvre — et que c’est un des domaines au programme du PP (si l’on s’en tient au texte inaugural du 20 décembre 2007) — tentons d’aborder le vaste sujet de la chasse.

Commençons peut-être déjà par distinguer les deux modes de chasse, véhiculant deux logiques opposées, pratiquées aujourd’hui : la battue et le pirsch.

La première est bien connue car elle est largement majoritaire en France ainsi que dans les pays d’Europe méridionale (globalement dans la zone de langue romane). Collective, bruyante et populaire, c’est une chasse de type « cueillette » (aléatoire) aux modalités fortement « démocratiques » (territoire de chasse collectif, partage du gibier équitable, etc.).

La seconde est essentiellement pratiquée en Allemagne et en Europe centrale (globalement dans la zone de langue germanique). Individuelle, silencieuse et élitiste, c’est une chasse de type « récolte » (culte du trophée) aux modalités beaucoup plus « aristocratiques » (vaste territoire pour un seul bénéficiaire, rituels complexes, etc.).

Les deux ont sans nul doute des origines plus que lointaines. Bien malin celui qui pourrait prétendre que l’une est plus « préhisto » que l’autre.

Y’en a-t-il cependant une qui vous attire plus (ou vous répugne moins) que l’autre ?