"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

pratique

Le Tussilage (ou « Pas d’âne »)

Espèce pionnière appréciant les sols remués, on retrouve souvent le Tussilage dans les jardins labourés où elle est malheureusement souvent étiquetée « mauvaise herbe », donc sauvagement éliminée. C’est pourtant une ancestrale compagne qui mérite une bien meilleure considération.

Les jeunes feuilles sont en effet comestibles et se mangent en salade (il suffit d’ôter, en le roulant sous le doigt, le fin duvet qui recouvre la face inférieure). Plus tard, elles deviennent caoutchouteuses et sont alors meilleures cuites. Elles font notamment d’excellents beignets !

Les fleurs, avec leur tige juteuse, sucrée et aromatique, peuvent également être consommées crues (dans les salades qu’elles décorent joliment) ou cuites. Notons qu’elles présentent la particularité d’apparaître avant les feuilles.

Brûlées et séchées, les feuilles donnent des cendres qui peuvent servir de succédané au sel. Fermentées et séchées, elles peuvent aussi remplacer le tabac. L’infusion de feuilles et de fleurs soigne enfin la toux (d’où le nom de la plante).

Nul doute que nos lointains ancêtres savaient reconnaître et apprécier toutes ces vertus. Pourquoi n’en ferions-nous pas, à notre tour tout autant ?


Joyeuses Pâques !

Entre les deux soltices, les fêtes calendaires et autres manières plus ou moins  traditionnelles et/ou spirituelles de célébrer le retour de la lumière — bref, le printemps — ne manquent pas : Epiphanie (6 janvier), Imbolc/Chandeleur (2 février), Lupercales (15 février), Matronalia (1er mars),  Carnaval/Mardi Gras (47 jours avant Pâques), Equinoxe (20 mars), Culte de Cybèle (24 mars), Changement d’heure (dernier dimanche de mars), Rameaux (dernier dimanche avant Pâques), Beltaine (1er mai), etc.

Arrêtons-nous aujourd’hui sur Pâques (dimanche qui suit la pleine lune venant après l’équinoxe de printemps). La référence à la renaissance et au retour bienheureux de la lumière est assez claire dans la célébration chrétienne de la résurrection du Christ tout autant que dans la coutume païenne des oeufs (en chocolat ou décorés).

Ces oeufs proviennent, au choix, des cloches revenant de Rome annoncer la bonne nouvelle ou d’un lapin mythique qui les « pond » la nuit. Est-il besoin de préciser quelle est l’option préférée du PP ?


Avec un peu de retard : Joyeux Imbolc !

Ca y est, on a changé de saison ! N’oubliez pas de marquer le coup, chacun à votre façon.

Pour mémoire, cliquez ici.


Et si on partageait aussi son chez-soi ?

En lisant un article sur le net, je suis tombé sur le concept de « coopérative d’habitat » ou comment recycler de vieux concepts des années 70 :

L’article pointait sur une asso nommée Habicoop présentant les vertues d’une habitation collective.

Parce que je suis fainéant, je vous copie la définition qu’ils en donnent :

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Un très vieux compagnon : l’alcool

« Quel est le liquide magique qu’on peut se procurer partout, sous l’équateur aussi bien que sous la banquise, et qui n’existe pas à l’état naturel, alors que la nature entière est à ses ordres ? Tout lui est bon : insectes, fruits, baies, l’avant-garde bientôt suivie par le gros de la troupe, les céréales, les tubercules, les bulbes, la sève, l’herbe, le lait. Les procédés de fabrication ? Ils sont si nombreux, n’importe lesquels : on écrase, on mâche, on laisse pourrir, on gèle, on chauffe. Tout réussit à partir de n’importe quoi. Dans le cycle de l’alcool, on ne rencontre guère qu’une difficulté, quand il s’agit de le faire boire. Elle n’est d’ailleurs pas si courante, et se trouve vite vaincue […].

L’alcool peut tout et il fait face à tout : il éveille et il endort, il épuise ou il nourrit, il engraisse ou il amincit, il tue ou il guérit. Jamais neutre, toujours fier et têtu. Il ne s’est jamais laissé réduire en poudre ou concentrer en pilules. Il se boit mais ne se mange pas. De la baie de genièvre au gin, de l’hydromel à l’aquavit, l’alcool a accompagné l’homme tout au long de son parcours.

[…] Aujourd’hui milliardaire en tous pays, l’alcool a mauvaise presse. N’aurait-il enchanté que des ingrats ? Vin de bouleau, de genièvre, de pomme, décoction d’ivraie, infusion de pavots… il se pourrait qu’il ait été le premier plat cuisiné, c’est-à-dire non prélevé directement sur la nature. Sans même avoir à y songer, on obtenait une transformation qui équivalait à une cuisson. Transformation, révélation. Comment en un or pur ce cuivre s’est-il changé ? L’utile complétant l’agréable, l’alcool a peut-être répondu le premier à la question : comment passer l’hiver ? Avec trois pommes on obtient une bolée de cidre qui durera toute l’année. Conserve et parfois conservateur, le vin est un aliment, comme Pasteur l’a souligné. Et, quand le feu viendra, il sera l’élément le plus dynamique de la nouvelle cuisine. »

(Raymond Dumay, Le Rat et l’Abeille, Court traité de gastronomie préhistorique, Phébus, 1997)


Samain, citrouille et… danse des morts-vivants

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Halloween, Samain, Toussaint, Fête des Morts ou simple changement d’heure, chacun sa façon de conjurer l’entrée dans la sombre saison.

La section bisontine du PP vous propose, cette année, la danse des Morts-Vivants :

http://www.dailymotion.com/swf/xb02lp&related=0


Cuisiner les glands

Hé oui… Les fruits du « Roi de nos forêts » — le Chêne — sont comestibles. Ils ont même vraisemblablement, pendant des millénaires,  servi de base alimentaire à nos ancêtres, comme ils le font encore par exemple aux Indiens de Californie. Ils sont en effet tout à la fois abondants, faciles à ramasser et riches en amidon (30 à 35 %) et protéines (4 %).

Evidemment, tels quels ils sont immangeables car ils contiennent jusqu’à 10 % de tanins amers et astringeants. Le « truc préhisto » (qui s’est perdu au fil du temps) est tout simplement de les faire cuire dans plusieurs eaux. Les tanins sont en effet solubles et disparaissent (avec une belle couleur chocolat) dans l’eau de cuisson. On obtient alors un produit assez comparable à la châtaigne.

Après quelques essais, je conseille la méthode suivante :

– Fendre les glands et les griller légèrement dans une poèle couverte afin de pouvoir ensuite les écorcer. Attention, sous la coque solide, il y a une peau, sur l’amande, à retirer également !

– Les concasser plus ou moins finement et les faire cuire dans plusieurs eaux jusqu’à ce qu’ils aient perdu leur amertume (et/ou que l’eau de cuisson soit claire). En général une à deux eaux suffisent s’ils ont été coupés fins.

– Conserver les glands tels quels ou les écraser en purée.

François Couplan propose, à partir de là, deux recettes (une salée, une sucrée) que nous avons récemment testées :

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