"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

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Des préhistos parmi nous (8) : Malcolm de Chazal

En cette période de Samain, rallumons le feu en dormance du blog et saluons  l’apparition, en librairie, de deux ouvrages de Bernard Violet portant sur un poète mauricien souvent cité ici,  Malcolm de Chazal : A la rencontre de Malcolm de Chazal et Malcolm et La princesse et le dromadaire.

On y découvre un personnage hors norme, mégalomane, provocateur,  déroutant, irritant mais aussi attachant et sans nulle doute « préhisto ».  Ne se présente-t-il d’ailleurs lui-même comme « un être revenu aux origines » ?

Tâchant d’unir conscient et inconscient, rêve et réalité, il publia notamment en 1947 un étrange recueil d’aphorismes métaphoriques, drôles et percutants, Sens-Plastique, applaudi par Jean Paulhan, André Breton, Georges Duhamel, Francis Ponge, Jean Dubuffet, Georges Braque et André Gide.

Sa méthode, plutôt singulière,  teintée de mystique et d’occultisme (il était descendant d’un disciple du mystérieux comte de Saint-Germain), visait, par une sorte de somnambulisme lucide, la « fusion des cinq sens pour arriver au sixième : le sens du voyant. »

Précurseur incompris ou mystificateur génial, il développa en tout cas un art de l’image brut et percutant qui va au plus près la sorcellerie du langage.

A la fin de sa vie, il quitta les mots et poursuivit sa quête dans une peinture à l’image de sa poésie :  naïve et colorée.


Pas plus là-bas qu’ici

« […] Fiction naïve de l’innocence préservée, de la préhistoire qui dure. Si prompt à s’extasier devant l’authenticité du Peul et du Massaï, le voyageur occidental refuse de reconnaître ou d’assumer la sienne — soudain, curieusement, authenticité égale rusticité. Puis il feint d’envier le Peul et le Massaï qui n’ont pas perdu la leur et il se lamente d’appartenir, quant à lui, à une civilisation en déroute, incohérente et fausse.

Mais ce ravissement et ce refus et cette feinte et cette lamentation caractérisent précisément l’authentique voyageur occidental. […] »

(Eric Chevillard, Oreille rouge, Minuit, 2005)


Frère Escargot

Autonome (avec son abri portatif) et lent (donc résistant aux leurres et vertiges de la vitesse), l’Escargot est déjà le symbole du Parti pour la décroissance.

Archaïque et discret bien qu’omniprésent (sous le « vernis » des feuilles humides), nulle doute qu’il a sa place ici, aux côtés du Lombric, d’autant plus qu’il a sûrement constitué une grande part de la gastronomie préhistorique.

N’est-ce pas le seul animal qui se « chasse » et « cueille » en même temps ?


Primitifs vs Modernes : CLS renverse une idée reçue

L’idéologie progressiste (à forte connotation positiviste) a tendance à envisager l’histoire — notamment depuis le Néolithique — comme une lente et irrémédiable émancipation de l’Humanité.

On peut cependant voir les choses tout autrement. C’est ce qu’esquisse malicieusement Claude Lévi-Strauss dans une des trois conférences prononcées en 1986 à Tokyo que vient d’éditer le Seuil sous le titre L’anthropologie face aux problèmes du monde moderne.

Extrait :

« […] Nous savons aujourd’hui que des peuples qualifiés de « primitifs », ignorant l’agriculture et l’élevage, ou ne pratiquant qu’une agriculture rudimentaire, parfois sans connaissance de la poterie et du tissage, vivant principalement de chasse et de pêche, de cueillette et de ramassage des produits sauvages, ne sont pas tenaillés par la crainte de mourir de faim et l’angoisse de ne pouvoir survivre dans un milieu hostile.

(suite…)


L’étrangeté japonaise

Le Japon traditionnel de Tanizaki — tout comme la Chine plus ou moins mythique de François Jullien ou… la Préhistoire fantasmée du PP — joue le rôle de l’Autre permettant, en comparaison, d’un peu mieux se connaître.

Pour faire le tour des « étrangetés » japonaises, révélant par contraste les nôtres, feuilletons le petit ouvrage d’Eléna Janvier : Au Japon ceux qui s’aiment ne disent pas je t’aime (Arléa, 2011).


Eloge de l’ombre

Les éditions Verdier ont eu la bonne idée de rééditer L’éloge de l’ombre de Junichirô Tanizaki. Du coup, je m’y suis plongé. Pas de doute (du moins pour moi), c’est bien un livre « P.P. ».

Extrait :

« […] Tout bien pesé, c’est parce que nous autres, Orientaux, nous cherchons à nous accommoder des limites qui nous sont imposées que nous nous sommes de tout temps contentés de notre condition présente ; nous n’éprouvons par conséquent nulle répulsion à l’égard de ce qui est obscur, nous nous y résignons comme à l’inévitable : si la lumière est pauvre, eh bien, qu’elle le soit ! Mieux, nous nous enfonçons avec délice dans les ténèbres et nous leur découvrons une beauté qui leur est propre.

Les Occidentaux, par contre, toujours à l’affût du progrès, s’agitent sans cesse à la poursuite d’un état meilleur que le présent. Toujours à la recherche d’une clarté plus vive, ils se sont évertués, passant de la bougie à la lampe à pétrole, du pétrole au bec de gaz, du gaz à l’éclairage électrique, à traquer le moindre recoin, l’ultime refuge de l’ombre. […] »


Frère Renard

Bien avant d’utiliser des chiens pour chasser les Renards, les hommes préhistoriques les entretenaient-ils comme animaux domestiques ?

C’est ce que peut laisser penser la récente découverte d’Uyun-al-Hammam, au nord de la Jordanie : un Renard enterré avec un Humain. Cette sépulture date de 16 500 ans, soit 4 000 ans avant la première sépulture connue réunissant un Humain et son Chien.

Plus d’info : ici

Une bonne raison pour se pencher un moment (après le Corbeau, le Lombric et le Cerf) sur Maître Goupil.


Back to the trees (2) !

On a déjà, sous ce titre, évoqué la mode grandissante des cabanes dans les arbres.

Evoquons ici la simple « grimpe », si joliment décrite par Rémi Caritey dans Les vertiges de la forêt, Petite déclaration d’amour aux mousses, aux fougères et aux arbres (Transboréal, 2011) :

« […] Pour évoluer dans un arbre, sortir la tête du feuillage ou passer d’une branche maîtresse à l’autre, il faut produire une gestuelle à nulle autre pareille, une manière de saisir une prise ou de caler le pied spécifique à l’architecture végétale. J’ignore si un alpiniste se sent chez lui sur une paroi rocheuse, mais ici, dans ce royaume sylvestre, je trouve immédiatement ma place. Peut-être la gymnastique particulière de l’escalade d’un arbre éveille-t-elle une mémoire ancienne, une sorte de circuit neuronal fossile, qui confirmerait nos origines arboricoles ? En escaladant un arbre, en me frottant à la rudesse de l’écorce, en me griffant, en me hissant « à l’ours » jusqu’à une fourche où je pourrai me rétablir et poursuivre l’ascension, je me dépouille d’un vernis d’urbanité, et il ne me reste plus qu’à faire pleinement le singe. Je manifeste ainsi la persistance de ce lien ténu qui surgit de la nuit des temps et relie l’hypercivilisé à l’homme originel. […] »


Retour sur la rencontre des « cuistos sauvages » (en images et quelques mots)

Samedi 28 mai

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14 h : RDV au Jardin partagé de Tambour Battant. Départ pour les cueillettes au bord du Doubs et à la forêt de Chailluz, botaniquement guidés par Nicolas Blanche et Sothy Ly (CitronVert)

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(suite…)


2ème Rencontre des « cuistos sauvages »

Vous avez raté les premières (voir ici, ou ) ? Ne ratez pas les deuxièmes rencontres des « cuistos sauvages ».

Pas de montée à la Petite Echelle, cette fois, ni de « nuit sauvage » : on reste bisontin et on axe davantage sur la cuisine et le partage avec le plus grand monde.

Deux grands chamans aux commande, cette année : CitronVert et Nicolas (on le voit aussi ici)

Programme :

samedi 28 mai après-midi : cueillettes (bords du Doubs et forêt de Chailluz)

samedi 28 mai soir/dimanche 29 matin : cuisine

dimanche 29 mai midi : dégustation des préparations au Jardin Partagé de Battant

Plus de détails (horaires et lieux de RDV) ultérieurement, à ceux qui le demanderont


L’asperge des bois

Après la fin de la période de l’ail des ours commence celle de l’Ornithogale des Pyrénées, dite plus communément Asperge des bois ou Aspergette. Sa hampe florale, avant floraison, ressemble à un épi de blé vert tendre et est véritablement savoureuse crue ou légèrement cuite (blanchie une petite minute).

Bonne cueillette et bonne régalade !


Le retour du sauvage (1)

Réintroductions du loup et de l’ours, stages de survie ou de cueillette des plantes sauvages, néo-paganisme (plus ou moins ambigu), raves et autres teknivals extatiques, réveil des fêtes traditionnelles, engouement populaire pour les arts premiers, thérapie régressives, développement de la chasse et de la nourriture à base de gibier, attrait pour le nomadisme, etc… Le P.P. est loin d’être un cas à part, marginal : le « retour du sauvage » est un véritable phénomène d’époque.

Simple effet de mode ou changement de paradigme marquant l’entrée dans la « postmodernité » ?

Sergio Dalla Bernardina, professeur d’ethnologie, explore la question dans un petit bijou de pertinence et d’ironie publié aux Presses Universitaires de Rennes : Le retour du prédateur, mises en scène du sauvage dans la société post-rurale.

Je résumerais son étude ainsi : beaucoup de posture, de mise en scène et de fantasme dans cette « envie (urbaine) de sauvage » qui semble tout de même marquer la fin d’une civilisation rurale, issue du néolithique comme du christianisme, et notamment basée sur la claire distinction du domestique et du sauvage, assimilés au Bien et au Mal.

Mais prôner l’ensauvagement, n’est-ce pas dans le même temps une façon de vouloir le domestiquer, donc de lui ôter toute sa substance, un nouvel avatar de « la maladie qui se prend pour le remède » en quelque sorte ?


A chacun son churinga !

C’est en lisant un livre d’entretiens de C.G. Jung que je découvre l’existence des churingas ou « pierres d’âme ». Je cite :

« […] j’ai lu un article sur des découvertes préhistoriques faites au lac de Burgäschi. Il s’agissait de cités lacustres, comme on les appelle, bâtis sur des marais ou marécages. Dans ce lieu, on posait simplement des couches de troncs d’arbres sur lesquelles on érigeait des huttes. Devant l’un des huttes on trouva un pavé. Chaque pierre —  ce n’étaient pas des grosses pierres, mais plus ou moins de la taille du poing — était enveloppée séparément dans des écorces de bouleau, dans du raphia de bouleau, et les pierres étaient posées de façon régulière. C’est une cache de pierres d’âme. Nous en connaissons aujourd’hui la signification, grâce aux Aborigènes vivant encore en Australie centrale. (suite…)


Le rire

Idéologie moderniste oblige, on nous présente plus souvent nos lointains ancêtres mourant de faim, de peur ou de froid que riant aux éclats.

C’est pourtant bien une activité « préhisto » que le rire. Tout y est : son ancrage instinctif (le rire ne s’apprend pas plus qu’il ne se contrôle) et grégaire (on rit davantage en groupe que seul) tout autant que  sa face obscure, inquiétante, presque diabolique (le sourire, en comparaison, paraît bien plus sage et moral).

Bref… chaque éclat de rire est un retour direct vers la plus lointaine préhistoire.


Haïku de nivôse (janvier)

Petit haïku

Pointe discrètement son nez

Le dégel, déjà ?


Redevenir chasseur

Certes, nous avons déjà traité du sujet ici ou , voire même ici, mais nous sommes loin de l’avoir épuisé.

Encore une couche, donc… car un blog « préhisto » peut difficilement ne pas en faire un thème récurrent.

« […] Parce qu’elle est la plus archaïque des passions ; parce qu’elle porte la mémoire génétique de nos lointains ancêtres ; parce qu’elle submerge l’homme dans le mystère formidable de la nature et qu’elle rend hommage à ce qui est transcendant dans la loi naturelle ; parce qu’elle incarne le dernier espace de liberté dans un univers normalisé ; parce qu’en elle se réconcilient la sauvagerie et la culture, la chasse est peut-être bien ce recours vers lequel nos sociétés en proie à la perte de leurs identités et à l’érosion de leur mémoire pourraient se tourner. Comme un modèle de survie en temps de désastres. […] »

(Bruno de Cessole, Le petit roman de la chasse, du Rocher, 2010)


…le divin enfant !

Il est né… et a fait de Yatsé un papa ! Félicitations !

(Belle période de l’année pour venir au monde)


La décence ordinaire

L’expression « common decency » est initialement de George Orwell (photo ci-dessus). Elle est aujourd’hui au coeur des réflexions détonantes de cet OVNI qu’est Jean-Claude Michéa et Bruce Bégout y a consacré tout un ouvrage en 2008.

Pour tenter l’expliquer en quelques mots, disons que cela désigne le savoir-vivre populaire, un mélange naturel de dignité, de sens de l’égalité, de simplicité et de solidarité des gens ordinaires, une sorte de morale instinctive profondément  (ancestralement ?) ancrée dans les moeurs de tout un chacun.

C’est surtout, à mon sens, un concept éclairant et structurant, peut-être même, comme l’affirme Brice Bégout, « l’unique espoir de la rénovation politique et sociale de l’Occident »?

Cela fait des mois que j’ai le projet d’en parler ici (ou du moins d’inviter 120 à donner la parole à Orwell, Bégout et Michéa) sans trop  savoir dans quel sens l’aborder.

Je saisis donc l’occasion de la discussion engagée suite à l’article précédent d’Isidore pour l’amener au débat… en espérant que vous y trouverez toute la pertinence et la fertilité qu’elle me semble recéler.

120, à toi de jouer !


Haïku de frimaire (décembre)

Dur d’imaginer

Les automnes-hivers avant

L’invention du feu

*

Milliers de moucherons

Sous le lampadaire virevoltent

Ah non ! Juste : il neige !

*

La neige tombe toujours

Face blanche, pure, dessus ; côté

Sale, boueux, dessous.

*

Un redoux, hélas !

Les pas sur la neige passent de

« crrr… crrr… » à « splaouch » !

*


Ciné-PP-club (7) : Autres figures de l’ensauvagement

Avec ces longues nuits propices aux histoires et aux veillées, c’est le moment de relancer ce bon vieux « Ciné-PP-club ».

Au programme de ce samedi 4 décembre (toujours au même endroit) :

19h30 : Dead Man (1995) de Jim Jarmusch avec Johnny Depp

22h30 : Jeremiah Johnson (1972) de Sydney Pollack avec Robert Redford.

Bref, deux histoires de fugitifs  s’enfonçant… into the wild

A bon entendeur…


Haïku de brumaire (novembre)

On a déjà tenté le journal extime puis, épisodiquement, les haïku de saison, ici ou .

Tentons de maintenir une fréquence régulière (mensuelle) aux petits poèmes de dix-sept syllabes d’inspiration japonaise.

Première salve :

Vert, jaune, rouge ou brun

Tôt, tard, chaque arbre a son style

Pour se défeuiller

*

Supplice de Sisyphe !

Chaque automne de l’arbre retombe

Ce qu’il a hissé

*

Est-il affolé

Ou ravi, l’oiseau, dans l’arbre

Quand il perd ses feuilles ?

* (suite…)


Un mythe ancestral : devenir animal

Avant qu’il ne devienne un simple objet sans âme, voire un repoussoir, l’animal était un frère, un modèle, un dieu. On cherchait davantage à incorporer  son esprit qu’à l’éliminer, à se soumettre à son pouvoir qu’à le dominer.

Une belle illustration de ce mythe païen, et de sa dimension initiatique, me semble être la fameux combat des sorciers dans la légende de Merlin l’enchanteur… et Le pays sous l’écorce, le petit chef d’oeuvre de Jacques Lacarrière, une preuve de sa subsistance sous le vernis « moderne ».

« La seule façon de rejoindre la nature profonde de l’homme, nous dit l’enseignement zen mis en exergue par Lacarrière, c’est le non-humain. »


Nous, les singes

Même si nous rechignons souvent à l’admettre, nous sommes des primates. Des super-primates, certes, mais rien de plus et sûrement pas des anges déchus ou on ne sait quelle fiction du genre. C’est ce qui explique tout bonnement que nous soyons si curieux,  inventifs, bavards, paresseux, peureux, passionnés, infidèles, grégaires, etc. et si peu confiants, autonomes, tolérants, propres, etc.

Bien entendu, tout serait autrement si nous descendions de la fourmi, de l’éléphant, du chat, des aigles ou de n’importe quel autre animal.

L’humoriste américain Clarence Day a fait de cette réflexion un petit bijou d’humour et de pertinence en 1920 : This Simian World (que Phébus édite en poche depuis 2007 sous le titre Nous, les singes, pour à peine 7 euros).

En voici ce qui me semble être la morale :

« […] Notre problème n’est pas de découvrir comment nous devrions nous comporter si nous étions différents, mais comment nous devons nous comporter, étant ce que nous sommes. Nous pouvons imaginer jusqu’à plus soif des êtres différents de nous ; mais ils n’existent pas, et quand bien même ils existeraient, impossible de certifier qu’ils seraient meilleurs. […] Trop de moralistes fondent leur morale sur leur dégoût de la réalité : leur dégoût des hommes tels qu’ils sont. Libre à eux de ne pas les apprécier, mais pas d’être en même temps des moralistes. Leur attitude les conduit à ignorer ce qui devrait être une obligation pour tous les enseignants, « découvrir le meilleur de ce que l’homme peut accomplir, et non lui imposer des buts impossibles en lui disant qu’il sera damné s’il ne les atteint pas. » L’homme peut être modelé – considérablement – et il est souhaitable qu’il ait des aspirations. Mais il a tendance à s’empresser d’accepter n’importe quel idéal sans se demander s’il est adapté à un usage primate. […] »

Je me demande si, sous ses aspects légers, ce n’est pas un des livres les plus profonds qu’il m’ait été donné de lire ces derniers temps.


Des préhistos parmi nous (7) : Maurice Rheims

A première vue, cela peut paraître étrange : académicien, historien d’art, commissaire-priseur, Maurice Rheims semble au plus loin de Cro-Magnon. Pourtant, ses mémoires, intitulées Une mémoire vagabonde, la préhistoire que nous vivons (Gallimard, 1997), révèlent qu’il était hanté par les temps les plus anciens.

Comment ne pas accorder le précieux label PP à celui qui n’hésitait pas à écrire « je suis un homme préhistorique » tout autant que « je suis resté un primitif » et nous aide, à sa façon, à penser nos origines.

120, on compte sur toi pour nous aider à en savoir davantage.