"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

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Bienvenue au PP nouveau cru !

Et bien voilà, le PP a changé de vêtements, grâce à l’initiative de Yatsé, et il débute une nouvelle vie.  Simple continuation de la précédente ? Ou alors nouveau visage, encore inconnu à ce jour mais qu’on découvrira au fil du temps ? En tout cas, il demeure pour moi ce laboratoire d’où a su jaillir une matière féconde pour mon travail de création artistique, et je suis très curieux, après cette première période qui semble avoir épuisé l’élan initial qui m’entraînait, de découvrir ses nouvelles promesses, son  habit tout neuf éveillant un nouveau désir, stimulant de nouveaux rêves… Et puis cette conversation avec Vincent qui me trotte dans la tête: le PP aussi comme scène de théâtre, avec ces personnages que nous animons et qui se frictionnent de temps en temps, douloureusement parfois… La vie quoi, et pas si virtuelle qu’elle veut bien paraître sur l’écran du web…   Isidore

(au trapèze: Jennifer François)


Service public

Voici la lettre que je viens d’envoyer à la Banque Postale suite à la quasi-suppression de mon autorisation de découvert:

« Objet : réclamation au Responsable du Service Clients

Madame, Monsieur,

Quelle ne fut pas ma surprise en recevant ce matin votre courrier du 15/12/2010 m’annonçant la réduction de mon découvert autorisé qui passe ainsi de 700 € à 100 € à partir du 17/01/2011. Les raisons de ma consternation sont les suivantes :

1. Si vous suivez mon compte depuis son ouverture en 1997, vous constaterez que j’ai toujours respecté les règles de fonctionnement concernant le découvert autorisé.
2. Outre la somme que je prête gratuitement ne l’oublions pas, chaque fois que mon compte est créditeur, j’ai aussi prêté des sommes non négligeables à la Banque Postale grâce à l’argent placé sur mes comptes épargnes depuis 1997, avec des taux d’intérêt très faibles en comparaison de ceux pratiqués pour les découverts autorisés (15%).
3. Je n’ai jamais pu bénéficier de prêt de la part de la Banque Postale.

Je constate donc aujourd’hui que le seul service que la Banque Postale me rend en échange de l’argent que je lui prête, à savoir celui de m’octroyer des avances de trésorerie dans la modeste limite de 700 € pour 30 jours à un taux de 15% minimum, va être supprimé au bénéfice d’une simple autorisation de 100 €, une quasi-aumône. Et ce service qui ne coûte en réalité pas grand-chose à la banque m’est par contre très utile.

Lorsque j’ai choisi de prêter mon argent à la Banque Postale, je me suis félicité de soutenir un organisme qui participait encore de l’esprit du service public comme notre république avait su le mettre en œuvre selon la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». N’oublions pas que la Banque Postale privée bénéficie par ses infrastructures postales publiques, du bénéfice de la solidarité collective que constituent nos impôts. Elle a donc en retour un devoir de service public.

Je constate donc, en cette période où la régression sociale précipite de plus en plus de personnes dans la pauvreté sous les coups de boutoir d’un système financier international à la dérive n’ayant plus d’autre finalité que celle d’accaparer toute la richesse commune, je constate donc qu’en ces temps où l’esprit de Service Public (et de service tout court) reste un dernier rempart à l’effondrement social collectif, la Banque Postale qui est née et a bénéficié pourtant de cet esprit pour sa propre existence, rechigne à rendre le service minimum qui légitime encore l’existence des banques, à savoir, l’obtention d’avances de trésorerie et de prêts aux particuliers ainsi qu’aux entreprises, et se laisse séduire par les sirènes de l’ultra-libéralisme.

Je considère donc cela comme une véritable trahison et j’éprouve une immense déception, d’autant plus que les relations avec votre organisme m’avaient été très satisfaisantes jusqu’alors, autant dans le contact avec les conseillers financiers rencontrés au fil des ans qu’avec votre Centre financier de Dijon qu’il m’est arrivé plus d’une fois de contacter.

Je vous demande donc de reconsidérer votre décision, la trouvant à la fois peu commerciale et de peu de considération pour la clientèle prêteuse, quasi-insultante lorsqu’on ose ainsi proposer une autorisation de découvert de 100 €, et donc, de maintenir les 700 € précédents.

Pour conclusion je tiens à dire que vous me voyez très fâché de telles méthodes et j’espère que vous saurez faire renaître la considération que j’ai portée jusqu’alors à la Banque Postale. Dans le cas contraire je préfère ne plus cautionner une telle politique de mépris à l’égard des gens et prêter désormais mon argent à d’autres organismes plus éthiques, les aléas de la fortune étant imprévisibles comme chacun sait. Ce sera avec tristesse que je verrai s’effondrer un pan de plus du Service Public à la française, héritage de nos aïeux dont nous pouvions pourtant être fiers.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer mes sincères salutations. »


La névrose chrétienne: fondement de la modernité occidentale


Et si on abordait la modernité occidentale sous l’angle pathologique de la névrose en se disant que finalement toutes les difficultés qu’elle rencontre aujourd’hui (et depuis pas mal de temps) sont celles de tout névrosé; et même osons remarquer que la névrose est le choix existentiel le mieux adapté à cette modernité. En somme l’injonction de la modernité occidentale est la suivante: « Pour réussir dans la vie sois névrosé, mon enfant ! »


Beaux nénés et meilleurs jeux pour 2010


La Crise, c’est fini ?

Je viens de tomber sur un entretien de Daniel Mermet avec Frédéric Lordon, économiste et directeur de recherche au CNRS. Penseur radical, il nous donne un point de vue sur la crise financière actuelle … et prochaine, qu’il m’a semblé bon de partager… et de commenter.

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Une révolution tranquille. Chapitre 2: « Lucifer ou la vanité de la pensée »

La lecture d’un ouvrage de Jiddu Krishnamurti « Vivre dans un monde en crise » (Pocket) a fait rebond sur les réflexions suscitées par la vidéo des deux cerveaux. En effet, ce penseur singulier , parcourant le monde sa vie durant, de conférences en conférences, pratiquant une forme de maïeutique pour transmettre son message de libération, n’a eu de cesse de mettre en garde contre les séductions de Lucifer : « le porteur de lumière », la part d’ombre redoutable du processus de la pensée qui anime l’humain .

Nous décrivant par le menu tout ce qui peut nous égarer dans cette expérience pourtant salutaire et libératrice, il insiste sans cesse sur la quête d’une pensée qui soit aussi une non-pensée, c’est à dire une pensée libérée de toute projection, jouant de l’idée sans en être dupe, et totalement inscrite dans le ici et maintenant de notre présence au monde : en quelque sorte une pensée capable d’unifier nos deux modes d’appréhension du monde : cerveau droit et cerveau gauche.


Une révolution tranquille. Chapitre 1: AVC ou le mystère des deux cerveaux

En guise de premier chapitre d’ « Une révolution tranquille », je vous propose de visionner cette vidéo (18 mn, pas plus…)
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