"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Et si on partageait aussi son chez-soi ?

En lisant un article sur le net, je suis tombé sur le concept de « coopérative d’habitat » ou comment recycler de vieux concepts des années 70 :

L’article pointait sur une asso nommée Habicoop présentant les vertues d’une habitation collective.

Parce que je suis fainéant, je vous copie la définition qu’ils en donnent :

« Une société coopérative d’habitants regroupe des personnes qui veulent gérer et améliorer, ensemble, les logements qu’ils occupent dans un même immeuble ou sur un même terrain. Les valeurs fondamentales sont la propriété collective, la sortie du système spéculatif et la démocratie. »

On trouve plus d’infos sur leur site et surtout sur la plaquette de présentation.

Ils se basent sur plusieurs valeurs que je trouve excellentes :

  • un choix de vie à plusieurs -> devenir acteur de son habitat ;
  • vivre dans une architecture pensée pour favoriser les économies -> on fait des économies d’energie, c’est bon pour la planète et notre portefeuille, et l’argent qu’on ne dépense pas dans le logis, on peut l’épargner ou le claquer ailleurs ;
  • mutualisation de ressources -> une chambre d’amis, un atelier de bricolage, un potager, etc, ca évite d’en avoir chacun une chez soi ;
  • favoriser les liens humains -> on peut vivre avec des jeunes, des vieux, des chomeurs, etc …

Je vois pas mal d’avantages mais aussi pleins d’inconvénients comme le cocoonning et l’absence d’intimité comme en parle ce texte traduit sur le blog « dessine-moi un voisin ».

Et si, plus que les fantasmes de cabanes dans les arbres, c’était cela l’idée de l’habitat préhisto tel qu’on peut le voir aujourd’hui ?

Publicités

19 Réponses

  1. Il y a un groupe bisontin (Habiter Autrement à Besançon) qui bosse en ce sens. J’ai déjà discuté avec eux (notamment parce que l’assoc de quartier que je préside héberge leurs réunions) : ça a l’air d’une aventure passionnante !

    Je n’avais pas vraiment perçu la « préhistoritude » du projet, mais maintenant que tu le pointes…

    décembre 29, 2009 à 19 h 37 min

  2. Pascale

    C’est déjà pas facile de vivre avec seulement son mari ou sa femme et ses enfants que… non. c’est joli, mignon, « solidaire », mais non.

    décembre 29, 2009 à 22 h 48 min

  3. A ce que j’en sais, il ne s’agit pas d’abandonner toute intimité pour se fondre dans le collectif : simplement de constituer un groupe à taille humaine qui délibère et choisit ses espaces communs : laverie, atelier, salle de sports et de jeux, cuisine collective (en plus des cuisines individuelles) et « salle des fêtes », etc. et la part de l’espace total qu’ils finiront pas occuper.

    Ca paraît hyper compliqué à mettre en place (faut donc vraiment y croire et avoir envie tant l’esprit du temps n’est pas encore prêt à faire confiance à ce genre d’initiatives) mais — à mon sens du moins — beaucoup plus vivable que les banlieues pavillonaires (qui ne sont qu’une agglomération d’espaces individuels étanches sans cet espace public qui fait toute la richesse de la ville) ou les villes « étatiques » où tout passe par le « politbüro » municipal.

    décembre 30, 2009 à 0 h 11 min

  4. Pascale

    Je vois ce que tu veux dire mais j’aime trop mon intimité et le silence. Autant je suis la première à donner dans des tas d’associations, à organiser des rencontres, autant je ne suis pas prête pour ce genre de choses.

    décembre 30, 2009 à 1 h 09 min

  5. Je trouve que cette notion de communauté, de mini-village fait vraiment penser à la tribu préhisto, non ?

    Mais il y a toujours cette différence qu’eux le faisaient surement pour survivre, alors que là c’est un choix de vie.

    Et je suis d’accord avec toi, Pascale, ca doit pas être facile tous les jours 🙂

    décembre 30, 2009 à 10 h 13 min

  6. oups je viens de voir pour l’accent circonflexe, j’essaie de le corriger ce soir !

    décembre 30, 2009 à 10 h 31 min

  7. Est-on vraiment sûr qu’ils étaient davantage dans la « survie » que nous ?
    Ca nous arrangerait bien que ce soit ainsi, du moins ça nous justifierait (et nous dédouanerait), mais jusqu’à preuve du contraire, rien ne le prouve…
    😉

    décembre 30, 2009 à 10 h 57 min

  8. Pascale

    Certes, mais ce qui est certain est qu’ils ne vivaient pas dans le même monde que nous.
    Je trouve souvent utopique (et ça entretient les rêves qui aident à supporter) toutes ces transpositions dans le temps.

    décembre 30, 2009 à 13 h 21 min

  9. oui et rien ne le prouve pas non plus 🙂

    C’est balo ce que tu dis Pascale, vu que c’est 80% des questions amenées par les articles du PP, la transposition de l’ère préhistorique à aujourd’hui …

    décembre 31, 2009 à 9 h 59 min

  10. Pascale

    Oui Yatsé, j’aime bien provoquer le maître de ces lieux 😉

    décembre 31, 2009 à 11 h 24 min

  11. Isidore

    Il existe pas mal d’initiatives dans ce sens actuellement, un peu partout en Europe et aux Etats unis, que ce soit la formule « éco-village« , « oasis en tout lieu » proche de la mouvance P. Rabhi, et autres habitats collectifs ou communautaires informels comme les campements de tipis et yourtes qui fleurissent ça et là en jonglant avec les autorisations officielles, ou même les squats urbains et autres initiatives citadines.

    On peut remarquer aussi que tout ceci ne date pas d’aujourd’hui puisque au XIXème, Godin et ses familistères(encore visitables aujourd’hui en Picardie) inspirés des phalanstères imaginés par Charles Fourier, ne faisait même pas figure de pionnier, les aspirations communautaires et socialistes ayant développé depuis déjà pas mal de temps ce type de recherches.

    Il existe une déjà longue histoire de ces initiatives communautaires plus ou moins abouties ou réussies, avec ses théoriciens, ses praticiens et ses dogmes (pensons aux Kibboutz en Israël, aux kolkhozes en ex URSS, à la communauté de travail Boimondau de Marcel Barbu à Valence, à la communauté coopérative provençale de Longo Maï,, au Cun du Larzac et sa non violence inspirée par Lanza del Vasto, et pourquoi pas aux communautés mormons ou d’autres obédiences puritaines aux Etats Unis). Je suppose même qu’on doit pouvoir remonter à la nuit des temps si on veut en trouver l’origine.

    décembre 31, 2009 à 16 h 05 min

  12. Dans je ne sais plus trop quel documentaire sur je ne sais plus quelle tribu en perdition, il était dit que les exploitants forestiers avaient trouvé le truc implacable pour assurer leur disparition : leur construire des villages sans maison commune.

    Une recette universelle ?

    janvier 5, 2010 à 0 h 12 min

  13. Ta plus grande provocation, Pascale, c’est de laisser entendre qu’il puisse y avoir un « maître de ces lieux ».

    Tu pensais à qui ?

    janvier 5, 2010 à 19 h 42 min

  14. Au cas où ce soit utile, je précise :
    Pour moi il n’y a ici qu’un seul « maître » : Craô.
    Et si je m’exprime ici plus que Lui — ou que d’autres — ce n’est que parce que j’endosse le rôle de… tâcheron. 😉

    janvier 5, 2010 à 19 h 46 min

  15. Vincent, tu m’étonnes… Vraiment, tu ne veux pas te faire maître ? 🙂

    janvier 5, 2010 à 19 h 48 min

  16. parler de quelque chose, ce n’est pas déjà le faire exister ?

    janvier 5, 2010 à 21 h 10 min

  17. sinon tes liens sont passionnants Isi !

    janvier 5, 2010 à 21 h 13 min

  18. un autre partage : celui de la terre !
    http://www.terredeliens.org/spip.php?page=accueil

    janvier 5, 2010 à 21 h 19 min

  19. Il existe aussi d’autres coopératives artisanales qui oeuvrent actuellement dans cette mouvance de recherche. Je pense à Ambiance Bois par exemple, ou Ardelaine., toutes reliées au Réseau REPAS.

    janvier 5, 2010 à 21 h 33 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s