"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

On « La route » again…

Le livre avait marqué tous ses lecteurs l’année dernière. Le film est sorti hier.

Allez donc y voir — et/ou y lire — et dites-nous au retour si le P.P. n’y est pas !

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33 Réponses

  1. Je n’ai pas encore vu le film mais compte bien le faire… même si je risque grandement d’être déçu tant le livre m’a marqué (et je ne vois pas comment on pourrait le sublimer).

    Une lecture vraiment bouleversante (éprouvante, même) qui pour moi se connecte immédiatement au Cantique de l’Apocalypse joyeuse de Paasilinna…
    http://www.partiprehistorique.fr/2008/10/08/le-cantique-de-lapocalypse-joyeuse/
    …que j’avais lu juste avant.

    C’est un peu la même histoire (prophétique ?) vue de part et d’autre de la montagne : versant « joyeux » pour Paasilinna, et dramatique (c’est peu dire) pour Mac Carthy.

    décembre 3, 2009 à 17 h 50 min

  2. Un article parmi d’autres :
    http://www.causeur.fr/la-route-ou-l%e2%80%99anti-2012,3384

    décembre 4, 2009 à 13 h 43 min

  3. Isidore

    Bien, je vais donc me coltiner le roman de McCarthy en attendant de voir le film. J’ai bien apprécié le roman de Paasilinna que tu m’a offert, Vincent, et je le fais lire à droite et à gauche par les amateurs de prévisions apocalyptiques et joyeuses.

    décembre 6, 2009 à 13 h 54 min

  4. Accroche ta ceinture, alors, car la route est âpre… et plus d’un a semble-t-il lâché-prise en route et regretté de l’avoir emprunté (n’est-ce pas Yatsé ? 😉 )

    Sinon, je viens d’aller voir le film : pas aussi puissant que le livre (ce serait intéressant de tenter de décrypter pourquoi) mais il s’en sort tout de même pas trop mal car c’était, il faut bien le dire, on ne peut plus casse-gueule.

    décembre 7, 2009 à 0 h 26 min

  5. Si possible (le conseil vaut dans chaque cas semblable) : ne pas voir le film avant d’avoir lu le livre.

    décembre 7, 2009 à 0 h 27 min

  6. Discussion après film (1) :

    Philippe : Je me suis demandé pourquoi Pierre m’avait offert ce livre à mon anniversaire. Jamais rien lu d’aussi lugubre, macabre, morbide.

    Pierre : Je ne suis pas d’accord, c’est pas macabre. Plutôt christique.

    120 : « C’est en plein coeur de l’hiver que je me suis rendu compte que je possédais en moi un soleil invincible » (Albert Camus, à peu près)

    décembre 7, 2009 à 0 h 33 min

  7. Aller au cinoche avec 120 : quelle idée !?!

    décembre 7, 2009 à 0 h 33 min

  8. Discussion d’après film (2) :

    Pierre : Sinon, comment tu as trouvé le jeu des comédiens ?

    Vincent : Viggo Mortenmachin, plutôt bien, mais l’enfant, moyen.

    Pierre : Je suis d’accord. Dans le livre, l’enfant est plus… moins…

    Vincent : Américain ?

    120 : « Humain, trop humain ? »

    Vincent : Oh, lache-nous un peu, toi, avec tes citations à deux balles !

    décembre 8, 2009 à 13 h 34 min

  9. « Deux balles », pourtant, c’est pile dans le sujet ! 😉

    décembre 8, 2009 à 13 h 35 min

  10. Le détail qui tue :

    Après 10 ans d’errance, la papa a un briquet à gaz qui marche toujours (sacré coup de pub pour Bic, en passant !)

    Z’auraient quand même pu les faire allumer le feu « à l’ancienne » !

    (J’ai été d’autant plus sensible à ce détail que suite à la lecture du livre, de crainte qu’il ne soit prémonitoire, par précaution, je me suis procuré justement un briquet sans gaz et… une lampe de poche à manivelle)

    décembre 8, 2009 à 14 h 01 min

  11. Pascale

    Je ne suis pas allée au bout du film, trop morbide pour moi, alors le film… disons qu’il ne me tente pas plus que ça.

    décembre 8, 2009 à 18 h 32 min

  12. Pascale

    Pardon : Je ne suis pas allée au bout du livre, trop morbide pour moi, alors le film… disons qu’il ne me tente pas plus que ça.

    décembre 8, 2009 à 18 h 33 min

  13. J’ai le souvenir d’un livre hypnotique : pas de narration fluide et structurée (en paragraphes, chapitres, etc.) mais une suite lancinante de fragments quasiment sans ponctuation. Impossible de poser le livre pour respirer avec une telle construction. Le style colle vraiment avec le sujet. Du grand art, m’a-t-il semblé, de ce côté-là.

    Quant à la morbidité, c’est vrai qu’elle atteint des sommets. Cela fait sans doute partie de la fascination/répulsion qu’il peut exercer sur le lecteur : un récit qui parvient, l’air de rien, à aller plus loin que le pire cauchemar. A ce point désespéré (au sens plein de « sans espoir »), on peut en effet difficilement faire mieux !

    Mais on atteint du coup (du moins est-ce ainsi que je l’ai lu) une dimension quasiment métaphysique : là où « le coeur de l’hiver » fait apparaître le « soleil invincible » de Camus, le « désespoir » rejoint la « béatitude » Comte-Sponvilesque, la « logique du pire » fait surgir la « force majeure » de Clément Rosset.

    Pour moi, ce livre est un roman initiatique : non pas en racontant une histoire de mutation inérieure (à la manière des romans de Hesse), mais en étant lui-même une épreuve opérative.

    J’en garde, en tout cas, un grand souvenir de lecture et ai l’impression d’en être sorti profondément transformé.

    décembre 9, 2009 à 1 h 02 min

  14. Je ne suis pas certain que le film parvienne à cette dimension. Sans doute un effet de l’image : on y est davantage spectateur qu’acteur.

    En tout cas, il m’a semblé qu’au cinéma j’avais « vu » l’histoire alors qu’en la lisant, je l’avais « vécue »… ce qui fait une sacrée différence.

    décembre 9, 2009 à 1 h 08 min

  15. 120

    Ecrit par Pascal Quignard :

    VIIe TRAITE
    Sur les rapports que le texte et l’image n’entretiennent pas

    A l’éditeur (il s’appelait Gervais Charpentier, c’était juin) qui le suppliait de faire de l’un de ses romans une édition illustrée, Gustave Flaubert répondit brusquement : « L’illustration est anti-littéraire. Vous voulez que le premier imbécile venu dessine ce que je me suis tué à ne pas montrer. »

    *

    […] Il n’y a pas de lien entre le texte et l’image, sinon l’image du texte même. L’écriture — comme tout mode d’expression — cherche l’intransposable, et les signes sont là, par fonction, pour suppléer l’objet qu’ils ont cessé de montrer et qui a disparu. Le propre des signes écrits est de ne pas montrer ce qu’ils désignent ; ils signifient ; ils règnent dans l’immontrable.

    *

    Toute image est à proscrire dans les livres qu’on ouvre et dans la lecture desquels on se plonge — sinon celle de l’écrit lui-même — par la simple raison qu’elle se substituerait à la lettre qui s’efforçait de suppléer à son défaut. Il est 1. contradictoire, 2. vain de demander au signe qu’ils se transporte dans l’objet à quoi il se réfère, car la signification est ce transport même ; c’est par voie de conséquence demander au signe qu’il se répudie comme signe ; c’est astreindre l’écrit à sa mort. L’image coupe l’herbe sous le ied qui est le langage. Montrer l’écrit comme spectacle : s’il apparaît, il s’anéantit ; il commence à être visible ; il cesse d’être lisible ; il est un poisson qui crève dans l’air et la lumière sans un cri. Pour reprendre le verbe dont usait Gustave Flaubert, la mise en image « tue » les mots, puisqu’elle prétend se ressaisir de ce qu’ils avaient abstrait dans l’immédiateté continue pour le réintroduire dans l’univers physique.

    *

    […] Une telle impossibilité n’a pas à être levée, mais affirmée avec toute la force possible. L’image est proprement « l’interdit » du dire. De là, si on veut conserver à cette impossibilité sa vieille et fondatrice énergie, il semble qu’on ne puisse ni lire à haute voix ni traduire en images ou en film ou en dessins ou sous une forme théâtrale quelque livre qui ait été écrit au monde. On dit qu’il n’y aurait qu’une solution visuelle envisageable : elle consisterait à montrer le livre lui-même à l’écran. Même cette solution est fallacieuse. Elle doit être repoussée. Car le livre en aucune manière ne peut être distinct de sa lecture. Or, les conditions que suppose la lecture d’un livre ne correspondent en rien à celles que requiert le spectacle d’un film. Pour reprendre la phrase que Gorgias prononça à Athènes : ce que l’oeil voit, la bouche ne peut le prononcer ; ce que la bouche prononce, la main ne peut le toucher ; ce que la main étreint et palpe, le nez ne peut le sentir etc. En d’autres termes, les significations que les lettres couchent par écrit sont incommunicables aux représentations que les images dressent devant nos yeux.

    *

    Littérature et image sont immiscibles. Nombreux sont les peintres et les écrivains qui ont tenté de fondre ces deux expressions. Ce ne sont qu’erreurs. Ce sont autant d’occasions de fou rire. Prétention de fous. Ces deux expressions ne peuvent pas être juxtaposées. Jamais elles ne sont appréhendées ensemble quelque rêve que nourrisse celui qui se saisit de ce genre de livres. Quand l’un est lisible, l’autre n’est pas vu. Quand l’un est visible, l’autre n’est pas lu. A quelque contiguïté qu’on s’efforce, ces deux media demeurent parallèles, et il faut dire, pour l’éternité, ces mondes sont impénétrables l’un à l’autre. Même dans le sein de Dieu, l’image et la lettre demeurent séparées, et insupperposables. L’iconoclastie byzantine en a proposé d’irréfragables arguments. Le système spinoziste en a fourni une théorie péremptoire. un mode d’expression ne se transpose en un autre qu’à la condition de sa perte.

    *

    Le lecteur et le spectateur ne seront jamais le même homme au même moment, penché en avant dans la même lumière, découvrant la même page.

    *

    Le lecteur ne sera jamais un spectateur. Le spectateur ne sera jamais un lecteur.

    *

    Le livre est la seule icône aniconique.

    (Petits traités I, Maeght, 1990)

    décembre 9, 2009 à 14 h 14 min

  16. Isidore

    J’avoue pour ma part une certaine déception après avoir lu « la route », ces deux derniers jours. Trop d’invraisemblances et des clichés trop prévisibles pour satisfaire mon imaginations et rendre crédible l’expérience de la catastrophe absolue, telle décrite par le scénario. On a l’impression qu’il pleut tout le temps (lorsqu’il ne neige pas) et cette surenchère de situations cafardogènes et déprimantes (contrebalancées uniquement par deux moment de vrai répit lorsqu’ils découvrent enfin des vivres et parviennent à se refaire une santé) est à mon avis beaucoup moins efficace (et réaliste) que la représentation de l’horreur sous son visage le plus banal et ordinaire, sous un merveilleux ciel bleu, par exemple. On me rétorquera que la tonalité grise permanente est certainement due aux suites de la catastrophe initiale qu’on perçoit en toile de fond au travers de cette poussière de cendre omniprésente. Mais désolé, sans soleil plus de vie tout court, donc plus de roman non plus. Et je suis même certain que le contraste offrirait une vision plus profonde et moins fantasmée de la catastrophe évoquée. Même chose pour le manichéïsme latent et récurrent. Il rend les choses tout bonnement irréelle et invraisemblable. Il ne suffit d’ailleurs pas que le papa se comporte de temps à autre avec une férocité digne des « méchants » pour sortir de ce manichéïsme et introduire une vision plus complexe (et plus réelle) des rapports humains. j’ai vraiment préféré la vision délirante et joyeuse de Paasilinna qui s’offre comme une simple fable mais qui, aussi et grâce à cela, parvient à ouvrir notre imaginaire à cette réalité non moins délirante de la catastrophe absolue.

    décembre 10, 2009 à 9 h 00 min

  17. Arfff… Désolé de t’avoir fait espéré en vain.

    J’entends bien tes critiques… et essaie de percevoir pourquoi ces « limites » que tu pointes ne m’ont pas gêné.

    décembre 10, 2009 à 12 h 53 min

  18. A brûle-pourpoing (non pas pour tenter de te convaincre, hein ?, mais juste pour comparer nos lectures) :

    Sur la « surenchère cafardogène ».
    Comparé aux livres (ou films) catastrophes habituels, où les destructions s’enchaînent généralement de façon toujours plus spectaculaire et anxiogène, j’ai plutôt trouvé (et apprécié) que là, le décor n’avait plus le premier rôle. Dix ans après l’effondement, il n’y a plus de « surenchère » car il n’y a plus rien à perdre. Tout a déjà disparu jusqu’au monde « réel » en quelque sorte (d’où l’irréalisme que tu pointes mais qui me semble être justement le point de départ de la fable).
    Après d’accord avec toi : l’horreur est pire dans sa banalité et sous un ciel bleu. Mais l’horreur n’est justement pas, en soi, ce qui est visé ici, me semble-t-il. Bien au contraire (d’où le terme « christique » employé par l’ami Pierre).

    Sur le « manichéisme latent et récurrent ».
    D’accord avec toi pour condamner cette tendance lourdingue : le « walt-disneyisme » qui représente le monde en noir et blanc, en bons méchants. Je suis généralement assez prompt à le faire moi-même. Mais bizarrement, là, s’il est bien présent (« on restera des good guys, papa ? Hein ? » Quoiqu’il arrive ? »), il ne m’a pas gêné : comme si j’étais prêt à admettre qu’il était, sinon justifié, du moins indépassable, dans les situations hyper-critiques (ce qu’après réflexion je serai assez prêt à défendre).

    décembre 10, 2009 à 13 h 19 min

  19. Isidore

    Avant de creuser les directions que tu pointes, j’aimerais savoir ce que tu entends par « initiatique » (post 13) et si tu peux témoigner de cette transformation intérieure opérée par ce roman.

    décembre 10, 2009 à 18 h 46 min

  20. Si tu permets, je vais d’abord reprendre des termes déjà employés : la béatitude est de l’autre côté du désespoir, l’allégresse au bout de la logique du pire ou le soleil intérieur en plein coeur de l’hiver.

    C’est en quelque sorte la morale de la fable racontée mais aussi — et surtout (me semble-t-il) — ce que vit le lecteur qui la lit : s’il parvient à franchir ce mur rebutant qu’est l’ambiance glauque et morbide de ce livre (non pas simplement en acceptant de le lire, mais en s’y laissant prendre), il peut atteindre la dimension « christique » dont il est porteur. Du moins, c’est comme ça que ça m’a semblé fonctionner (même si j’admets volontiers ça fait un peu cucul, exprimé ainsi).

    Rien de bien neuf, me diras-tu. Pour ce qui me concerne, en tout cas, je n’étais encore jamais allé aussi loin (pychologiquement parlant) dans le désespoir. Et d’avoir perçu cette « force majeure » (non pas à la simple fin, qui ne paraît encore trop « espérante », mais tout au long de la lecture), même là, me donne l’impression de m’avoir profondément « rassuré » (ancré dans je ne sais quelle confiance un peu aveugle qui me permet d’oser le terme « initiatique »).

    décembre 10, 2009 à 20 h 04 min

  21. En d’autres termes :
    Ce livre m’a fait découvrir une cave que je ne connaissais pas sous ma maison et, en acceptant d’y entrer, malgré l’obscurité humide et froide, j’ai eu la sensation d’être encore « chez moi ». J’en ressors donc comme agrandi.

    décembre 10, 2009 à 20 h 14 min

  22. Isidore

    Encore une question, stp. Tu peux préciser ce que tu entends par « christique »? Mais surtout n’y vois pas malice en imaginant une tentative d’enfermement « spiritualiste » de ma part, car ta façon d’aborder le sujet a le mérite de dépasser largement tout clivage de cet ordre et d’ouvrir d’autres pistes autrement plus intéressantes, à mon avis.

    décembre 10, 2009 à 21 h 27 min

  23. En fait, je ne sais pas trop ce que j’entends par « christique ». J’ai repris ce terme à Pierre (qui l’a employé au sortir du film) car il me semblait bien trouvé, mais j’admets qu’il est flou (et m’a peut-être plu justement pour cela).

    Dans le flou artistico-mystique qu’il déploie, je perçois tout de même une forme que je vais tâcher de décrire :

    Dans cette fable, non seulement chacun ne « tient » que par la présence de l’autre (le père « pour » son fils, le fils « par » son père), mais l’enfant, par sa candeur naturelle et l’espoir d’avenir (qu’il porte en lui intrinsèquement… et presque malgré lui), a une dimension qui le transcende et irradie autour de lui (ce que le film ne parvient pas à montrer autant que le livre, me semble-t-il : d’où la remarque sur le « trop humain… ou américain » du com 8). Il est en quelque sorte l’enfant-sauveur.

    Encore une fois, je précise : la fin choisie par MacCarthy (à peine trop explicite de cette symbolique à mon goût) n’est pas utile pour donner au personnage de l’enfant cette dimension qu’il porte à mon sens suffisamment (et plus « concrètement ») tout au long du récit.

    décembre 10, 2009 à 22 h 46 min

  24. Isidore

    La clarté et la simplicité de tes réponses m’impressionnent. Je vais les méditer.

    décembre 10, 2009 à 23 h 08 min

  25. Je fais décanter, de mon côté aussi, ce que tu m’as fait dire, notamment cette histoire de « manichéisme vital » aux moments limites.

    Je ne l’avais pas forcément perçue (du moins consciemmet) au premier abord mais il est possible que ce soit un des fruits que je tire de ce livre/film : autant l’art de la nuance est possible, bienvenu et heureux dans le confort, autant, dans les moments-limites, s’impose un brutal mais nécessaire manichéisme (je franchis ou non la limite : du suicide, du meurtre, du tabou, du « Mal », etc.).

    Le ressort de la décision est alors à la fois très profond et obscur : qui (ou quoi) décide en fin de compte dans ces moments-là ?

    décembre 11, 2009 à 13 h 02 min

  26. Qui décide en nous dans les moments-limites ?

    Peut-être juste : le « préhisto » en nous !

    Maintenant, est-ce un « moi profond », un « instinct animal », un « surmoi archaïque » ou je-ne-sais-quoi du genre ? Je pencherais volontiers pour simplement : quelque chose de réfractaire à la mise en mots.

    décembre 11, 2009 à 13 h 07 min

  27. quand j’étais petite, ce qui décidait en moi, on l’appelait le Hihihaha.

    décembre 11, 2009 à 13 h 20 min

  28. Isidore

    C’est joli, ça, le Hihihaha. Raconte, Amélie !

    décembre 11, 2009 à 15 h 36 min

  29. Oui, très joli.
    Qui est ce « on » qui l’appelait Hihihaha ? Ta famille ?

    décembre 11, 2009 à 17 h 21 min

  30. Mon père. Ce n’était pas moi qui faisait des bêtises de mon plein gré : c’était le Hihihaha à l’intérieur de moi…

    décembre 12, 2009 à 22 h 59 min

  31. 120

    Ecrit par Eric Chevillard :

    La fin du monde nous débarrassera d’un coup de tant de pénibles crétins qu’il serait injuste de n’y voir qu’une sombre menace.

    (750, http://l-autofictif.over-blog.com/, 16 décembre 2009)

    décembre 16, 2009 à 11 h 57 min

  32. 120

    Ecrit par Jean Baudrillard :

    (un dernier pour « La route » : sur le choix d’écriture fragmentaire de Mac Carthy)

    Promesse des fragments : c’est qu’eux seuls survivront à la catastrophe, à la destruction du sens et de la langue — comme les mouches dans le naufrage de l’avion, seules rescapées parce qu’ultralégères. Comme les épaves dans le maëlstrom d’Edgar Poe : les plus légères tombent le plus lentement au fond du gouffre. C’est à elles qu’il faut s’accrocher.

    (Cool Memories III, Galilée, 1995)

    décembre 28, 2009 à 11 h 27 min

  33. Dans la même veine que La route, y’a Sukkwan Island de David Vann qui est en train de faire le buzz.

    Un père et son fils, encore. Qui vont passer un hiver dans une île au large de l’Alaska. Tout va lentement dégénérer. Haletant et hallucinant. Incroyable pour un premier roman (à moitié autobiographique).

    C’est l’occasion de signaler cette superbe petite maison d’édition, Gallmeister, qui s’est spécialisée dans dans le « nature writing » des grands espaces américains.

    février 13, 2010 à 16 h 44 min

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