"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

On n’a pas pu voir Niaux ? Poâs d’danger ! Poâs d’problème ! On a eu Vingrau !

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Cette année, point de semaine sauvage (malheureusement)… juste une petite nuit, à 6 sous la bâche en introduction à 3 semaines de vacances préhistos, dans la vallée de nos origines, à Vingrau…

Nous avions prévu un pélerinage à Niaux, nous nous étions préparés psychologiquement à fouler les effleurements laissés dans l’argile par de préhistoriques adolescents et à partager le souffle de nos ancêtres le long de galeries merveilleuses, mais las ! Nous nous sommes heurtés à un guichet fermé : Niaux se visite avec mesure… et réservations…

Qu’importe ! Nous reviendrons !

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36 Réponses

  1. Amélie

    Finalement, c’est aussi bien qu’on n’ait pas pu entrer à la première tentative. L’entrée de la grotte en elle-même est stupéfiante et exige qu’on en prenne pleinement la mesure :

    août 18, 2009 à 11 h 59 min

  2. Amélie

    Bien loin des abris sous roches et petites grottes « d’habitations » du style de la grotte de Tautavel, l’entrée de la grotte de Niaux l’impose comme un lieu beaucoup plus spirituel.
    Je regrette un peu l’évocation peut-être trop religieuse mais elle m’a fait l’effet d’une cathédrale.

    août 18, 2009 à 12 h 06 min

  3. Amélie

    Dès lors, et toujours très attachée à l’hypothèse selon laquelle les peintures rupestres et l’art pariétal en général étaient en fait l’oeuvre exclusive de chamanes, ou tout du moins l’expression d’une magie, je n’ai pas été surprise de la quantité de peintures et sculptures qui y ont été trouvées :

    août 18, 2009 à 12 h 17 min

  4. Amélie

    Quitte à avoir fait deux heures de route, on est restés sur place et on est allés visiter le parc préhistorique de l’Ariège, avec ses traditionnels ateliers de lancer au propulseur, fabrication du feu, habitats reconstitués etc… et on a terminé par la visite de son musée, très beau, qui reprend l’essentiel des découvertes des grottes de l’Ariège dont la Grotte de Niaux. Les peintures étonnent surtout par leur nombre – peut-être vais-je replonger dans ce bouquin de Clottes qui m’avait tant marquée. Mais ce qui m’a complètement bouleversée, et Vincent aussi je crois, ce sont les empreintes laissées par des enfants et adolescents, dans une partie humide de la grotte. Des moulages en taille réelle étaient présentés au musée, et j’en ai eu les jambes coupées :

    août 18, 2009 à 12 h 31 min

  5. Amélie

    Voilà…
    Niaux ce sera une autre fois, et sans les enfants je pense…

    août 18, 2009 à 12 h 36 min

  6. Amélie

    Et Vingrau me direz-vous ? C’est-y pas suffisamment préhisto ??? hmmm ?
    Beh si !
    Mais, entre nous, je suis originaire du village rival de Vingrau, Opoul, et quand j’étais petite, les opoulencs étaient mortellement jaloux de la découverte qui avait été faite de l’homme de Tautavel. Il était donc de bon ton de ne l’évoquer que rarement, et avec un air blasé…
    A Opoul, on a eu beau retourner les vignes et s’effondrer avec les avens, on n’a jamais rien trouvé qui donne une renommée nationale au village…

    août 18, 2009 à 12 h 39 min

  7. Amélie

    Nos enfants ayant déjà tous obtenu with flying colours le grade de petit gourdin, la nouvelle mission de la famille préhisto était cet été de découvrir « notre grotte » et « nos gorges » dans un rayon de 15 kilomètres autour de Vingrau…
    Chaque déplacement était par conséquent le prétexte à une fouille visuelle approfondie de tout – collines, falaises, petits sentiers – sauf de la route….
    On a repéré plusieurs trous dans la roche, mais peu étaient accessibles sans équipement et les petits ( Oscar déjà un peu ébranlé par la montée au Torre del Far dans une tramontane si violente qu’il avait chargé ses poches de grosses pierres et pleurait qu’il allait mourir précipité au fond d’un ravin) nous reprochaient de ne faire « que des trucs dangereux qui sont pas pour les enfants et la prochaine fois on ira en vacances avec papa ! ».
    On s’est donc contentés de repérer les failles pour une prochaine visite sans « contraintes », et de les emmener dans des endroits accessibles et donc déjà connus des enfants du village… le coup des mains ocres sur les parois les a quand même bluffés…

    août 18, 2009 à 12 h 48 min

  8. Well done ! Joli résumé.

    Visite de Niaux (et des autres hauts-lieux préhistos) effectivemment en projet. Voir des peintures magdaléniennes — et ces fameuses empreintes ! — « en vrai » (avant qu’on ne nous accorde plus que des reproductions) doit en effet être un sacré moment !

    En attendant, la saison de chasse approchant, je vais tâcher de me fabriquer propulseur et sagaies.

    août 18, 2009 à 14 h 02 min

  9. Amélie

    pas facile de faire un résumé du genre de celui de l’année dernière… on a quand même été nettement moins préhistos cette année…
    et surtout, je n’arrive pas à charger les photos dans la bibliothèque !!!!!

    août 18, 2009 à 14 h 32 min

  10. Amélie

    de Dieu !

    août 18, 2009 à 14 h 42 min

  11. Amélie

    Je regrette en tous cas de ne pas en avoir pris de la famille SOBELO qui nous a rejoints pour les 3 derniers jours et dont le patriarche s’est illustré par une magnifique glissade en redescendant de la grotte de Tautavel… sans doute un hommage rituel à l’équilibre précaire du tout nouvel Erectus…
    D’ailleurs, tel que vous le voyez là, il est sur le point de se casser la gueule… au même endroit !!

    août 18, 2009 à 14 h 49 min

  12. Amélie

    A un moment, on en a eu un peu marre des récriminations des ptits préhistos. Vincent a donc essayé de les perdre dans un trou, une grotte villageoise en quelques sortes, qui, au fil des ans, tend à se transformer en véritable nécropole de petits catalans.
    « Venez les enfants ! Venez voir la jolie grotte !!! »

    août 18, 2009 à 15 h 27 min

  13. Amélie

    Mais si l’un des 4 enfants est prêt à suivre son père n’importe où, les autres ont croisé les bras en signe de refus et se sont campés fermement sur leurs jambes en attendant que Vincent remonte…
    Quand ils sont rentrés à la maison, où je nous avais déjà servi un muscat bien frais pour célébrer notre tranquillité retrouvée, mes mulets m’ont dit : « Il a voulu nous faire le coup du Petit Poucet Erectus… »

    août 18, 2009 à 15 h 46 min

  14. Sobelo

    Deuxième tentative de les perdre dans la grande mer…

    Mais le Petit Poucet Erectus sait aussi nager…

    août 18, 2009 à 15 h 51 min

  15. Sobelo

    Je me permets de rappeler que lors de la chute de l’Homo Erectus mâle, il n’y a que les deux Fama Erecta qui ont compati à la gravité de la plaie. L’autre Homo Erectus et tout les P’ti Erectus ont continué leur chemin.
    « Marche ou crève », je suis sûre que c’est antérieur à la Légion…

    août 18, 2009 à 16 h 00 min

  16. Amélie

    Les petits préhistos, y a pas à dire, ils ont la survie dans le sang…

    août 18, 2009 à 16 h 22 min

  17. Amélie

    Ah oui ?? T’as vu des fama erecta, toi ? Moi j’ai vaguement aperçu le reflet de deux déesses mortes de rire dans le reflet des lunettes de l’homo individualus…

    août 18, 2009 à 16 h 23 min

  18. Amélie

    On a fini par chercher des coins de rivière déserts et cachés… pour se baigner tout nus… et libérer les préhistos en nous !!!

    août 18, 2009 à 16 h 34 min

  19. marilor

    voici le lien pour découvrir le monument chantant Benat Achiary
    http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/improviste/emission.php?e_id=13&d_id=390000595&arch=1

    août 18, 2009 à 17 h 16 min

  20. Isidore

    Apparemmant vous êtes encore entiers, au complet (malgré les tentatives d’Amélie), en forme, et avec tout plein de choses à raconter: ça fait plaisir de vous retrouver !

    Bonjour à Marilor que je n’ai pas encore la chance de connaître (mais ça viendra sûrement).

    Pour ma part la tournée inter cosmique s’est limitée à quelques jours de farniente au bord de la méditerranée, histoire d’attraper un magnifique coup de soleil et d’éblouir ainsi ma petite famille d’une façon convaincante.

    A part ça, quelques km2 à désherber dans la joie et la félicité sous les regards attendris de Désiré et Naïa, nos ânesses de service… mais quelle magnifique récolte, les aminches!!! Finalement avec assez peu de travail, on est parvenu à une production plus qu’honorable puisqu’en plus de la consommation de l’été on va se retrouver avec pas mal de provisions pour l’hiver… à condition que la conservation se fasse bien dans notre cave. Et tout ça sans compter les fruits du verger en abondance cette année. Y’a pas à dire, la nature est vraiment généreuse!
    De plus, tous ces épinards sauvages (comestibles de surcroît) qui s’obstinent à vouloir se développer inconsidérément là où je les exhorte pourtant mais en vain, de ne pas le faire, vont faire le régal des ânesses une fois la récolte de patates achevée. Hop, un petite clôture et le tour est joué. Et rehop, quelques heures de désherbage en moins, c’est pas beau la vie ?

    Quand je pense que pas plus tard qu’hier j’ai encore lu dans un de nos journaux que selon d’éminents spécialistes avérés et au terme d’une étude incontestable ainsi qu’indiscutable, la production maraîchère industrielle était finalement équivalente nutritivement et en qualité (surtout gustative je présume) à celle obtenue sans produits chimiques, je rigole, je rigole… Il y a à peine un an, la non moins éminente FAO disait très officiellement le contraire… mais on a déjà sans doute oublié.

    On vous attend donc tous à la maison pour une dégustation historique (plutôt que préhistorique) des bienfaits de la nature, faute de grottes à explorer (on a quand même de magnifiques tranchées avec des tas de vestiges de la première guerre mondiale, ici en Picardie, Verdun, le Chemin des Dames, etc. sans oublier des milliers d’obus prêts à l’emploi et de balles de fusil encore toutes fraîches à découvrir dans les forêts alentours: c’est autre chose que des sagaies et autres pointes de flêches et poignards en os ou en silex).

    On vous attend, donc!

    août 19, 2009 à 8 h 32 min

  21. Salut Isi.

    Deux petites questions anodines à la lecture de ton commentaire :

    1) Tu étais de quel côté de la Méditerranée ?

    2) Les épinards sauvages, tu ne les récoltes pas ? (et s’agit-il de Chénopode « blanc » ou « Bon-henri » ?)

    août 19, 2009 à 9 h 48 min

  22. (…et merci pour l’invit’)

    août 19, 2009 à 9 h 49 min

  23. De quel côté de la Méditerranée ? Oh juste à Montpellier, pas plus loin…

    Quant aux épinards sauvages, je pense qu’il s’agit de chénopode blanc. Je ne les cueille pas simplement pour me venger de leur abondance sauvage qui se contrefout de nos efforts à cultiver d’autres plantes à la sueur de nos fronts. Je ne vais pas me laisser narguer sans rien dire, quand même !

    Ceci dit c’est à réfléchir pour les années prochaines. A part le chiendent et le rumex qui ne m’inspirent franchement guère, il serait peut être encore plus simple de récolter uniquement la production sauvage: épinards, armoise, camomille, oseille, coquelicots, chardons, roses trémières, bourraches et des tas d’autres trucs dont j’ignore les noms et les vertus. Mais je n’en suis pas encore là étant conditionné sinon formaté à ne récolter que le fruit de mon travail (aussi minimum soit il).

    août 19, 2009 à 10 h 14 min

  24. Ben alors, vincent, tu ne parles pas à isi de la nôtre, de récolte ??? hmmmm ???

    août 19, 2009 à 10 h 31 min

  25. Amélie

    en tous cas, isi, ça me fait drôlement plaisir de te retrouver ! dommage que tu n’aies pas de portable : on aurait pu t’organiser une petite soirée à Vingrau, dans le cadre de ta tournée ( ce n’était pas si loin…).

    août 19, 2009 à 10 h 54 min

  26. Allez, raconte, Amélie, raconte ! Votre récolte ?

    août 19, 2009 à 11 h 52 min

  27. Couplan vient justement de sortir un ouvrage sur la culture des plantes sauvages (enfin j’imagine, je ne l’ai ni lu ni feuilleté) : « Jardiner au naturel ».

    Je vais essayer de me le procurer (voire même de l’expérimenter) et je vous en dirai des nouvelles.

    Quant à nos récoltes, à part les amandes et le romarin, je ne vosi pas à quoi Amélie fait allusion.

    août 19, 2009 à 12 h 03 min

  28. Amélie

    Bon… on va passer sous silence l’état de nos tomates, carottes et autres plantations… :-)))

    août 19, 2009 à 12 h 41 min

  29. Amélie

    en attendant, les courges ont l’air de tenir bon…

    août 19, 2009 à 12 h 42 min

  30. Non, non, je suis sûr que sous les orties et autres délicieuses plantes sauvages se dissimulent de merveilleux légumes qui implorent d’être découverts et récoltés… avec amour.

    août 19, 2009 à 12 h 45 min

  31. Amélie

    hahaha
    y a pas d’orties mais un max de liseron, et les tiges des tomates sont toutes blanches et desséchées… quant aux carottes, ben elles ont de jolies fleurs mais pas de racine…
    heureusement le basilic a survécu !!!!

    🙂

    août 19, 2009 à 12 h 55 min

  32. Amélie

    tu saurais nous faire le cri du légume qui appelle l’amuuuuuur ?

    août 19, 2009 à 12 h 56 min

  33. Dommage que le mildiou ne soit pas un champignon qui se mange, car on aurait fait de sacrées omelettes !!!

    août 19, 2009 à 13 h 02 min

  34. Tu veux que je te fasses le cri du légume qui appelle l’amour ? Facile. Ecoute bien !
    …..
    ….
    Tu as entendu ? J’y ai mis tous mes poumons… C’est beau, hein ? Tiens, d’ailleurs voici une flopée de carottes qui arrivent à toute allure… Pourtant j’étais persuadé d’avoir fait le cri de la tomate. Mais bon, il faut sans doute que je m’entraîne davantage…

    août 19, 2009 à 14 h 07 min

  35. Amélie

    waaaaaaaah…

    août 19, 2009 à 15 h 38 min

  36. J’ai écouté ce matin l’émission mise en lien par marilor.

    Je dois avouer que je ne suis pas fan des prestations scéniques de Benat Achiary : trop « performance » à mon goût. Trop « free » aussi, mais surtout trop « regardez tout ce que je sais faire avec ma voix ! » (histoire de justifier, sans doute, sa place sur la scène et le prix du billet).

    Mais bon… ce qu’il dit est ‘achement intéressant (et sans nul doute « préhisto ») sur le « chant fondamental », la culture basque du « chant de tous les jours » et le lien entre « tradition » et « création ». Pas mal aussi l’image du chanteur comme simple « arbre fruitié visité par des oiseaux chanteurs ».

    Il faudra creuser davantage, un de ces quatre, sur la mélopée (un mode de chant qui « sonne » préhisto). Sur la langue basque aussi, sûrement, qui peut en effet — plus qu’une autre — être qualifiée de « monument le plus ancien ».

    août 20, 2009 à 12 h 46 min

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