"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Préhistorique musique

Nous recensons les peoples qui pourraient être caractérisés comme  préhistos … Et si nous regardions du côté de la musique ?

Pour moi une musique préhistorique est une musique qui permet d’accéder à des états non accessibles au quotidien. Un peu comme les chamans entraient en transe alors voici pourquoi pas un premier exemple qui en appelle bien sûr d’autres !

Le nom du groupe d’ailleurs est dans les clous : MASS HYSTERIA 🙂

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55 Réponses

  1. Amélie

    Pour moi, le plsu préhisto de tous, celui qui me met en transe sans défaillir, c’est Prince ! Malheureusement peu de vidéos sur youtube…

    avril 6, 2009 à 11 h 59 min

  2. Sur l’ordi du boulot, je n’ai pas le logiciel qui me permettrait d’écouter la chanson mise en lien (je tâcherai de l’écouter ce soir), mais je peux tout de même réagir à sa présentation.

    Si on qualifie de « préhistorique » tout ce qui permet d’accéder —chamaniquement — à d’autres états de conscience que la conscience rationnelle de veille (option qui me semble tout à fait légitime), tout ce qui va sous le vernis moderne prendre contact avec l’archaïque en nous (notamment le pé-verbal), j’irai pour ma part jusqu’à dire que TOUTE MUSIQUE peut être qualifiée de « PREHISTORIQUE » !

    Vous souscrivez ?

    Sinon, Yasté, tu peux nous présenter en quelques mots ces Mass Hysteria ? Tu les suis depuis longtemps ?

    avril 6, 2009 à 11 h 59 min

  3. Amélie

    lui aussi !!!

    avril 6, 2009 à 12 h 01 min

  4. Amélie

    je propose qu’on fasse moins de parlote et plus de sensations sur cet article, non ? balancez plutôt ce qui vous fait oublier la tête !

    avril 6, 2009 à 12 h 08 min

  5. Amélie

    regardez : eux, une fois qu’ils sont partis, ils ont carrément la tête qui tourne !

    avril 6, 2009 à 12 h 15 min

  6. Serais-tu insensible, Amélie, aux sensations que peut procurer la « parlotte » ?

    avril 6, 2009 à 12 h 20 min

  7. Amélie

    yihihihihihihihihi !!!!

    avril 6, 2009 à 12 h 24 min

  8. juste de les avoir vu en concert. et je peux dire que c’est LE concert avec LE titre où j’ai décollé et SANS substances illicites 🙂

    avril 6, 2009 à 12 h 31 min

  9. eux aussi ! quelle claque !

    avril 6, 2009 à 12 h 33 min

  10. Amélie

    waaaarrrgh !

    avril 6, 2009 à 12 h 34 min

  11. donc pour toi, vincent, une musique d’ascensceur est aussi une musique préhistorique ?

    tu es très bon public 😀

    avril 6, 2009 à 12 h 42 min

  12. ET PAN !!

    avril 6, 2009 à 12 h 45 min

  13. Amélie

    avril 6, 2009 à 12 h 47 min

  14. Amélie

    avril 6, 2009 à 12 h 51 min

  15. Amélie

    avril 6, 2009 à 13 h 02 min

  16. Amélie

    avril 6, 2009 à 13 h 04 min

  17. Amélie

    avril 6, 2009 à 13 h 06 min

  18. Amélie

    Je me rends compte que les chansons à texte ne rentrent pas vraiment dans cette catégorie. Leur voie d’accès à moi est trop cérébrale, au détriment du reste…

    avril 6, 2009 à 13 h 07 min

  19. Amélie

    J’ai quand même laissé Brel, à cause des manifestations biologiques que son écoute entraîne…. 🙂

    avril 6, 2009 à 13 h 07 min

  20. L'elfe des ruisseaux

    Dans la catégorie « Transe mystique » :
    http://www.deezer.com/track/1236325

    avril 6, 2009 à 13 h 24 min

  21. L'elfe des ruisseaux

    Et Sainte Hildegard de Bingen, abbesse complétement barrée du XIIème siècle.
    http://www.deezer.com/track/965672
    Elle a eu ses premières visions vers l’âge 5 ans ….
    J’adore !

    avril 6, 2009 à 13 h 31 min

  22. OUCHHH !!!

    avril 6, 2009 à 13 h 32 min

  23. AYAAAA !

    avril 6, 2009 à 13 h 33 min

  24. L'elfe des ruisseaux

    Toujours dans la série mystique barrée
    http://www.deezer.com/track/8988

    avril 6, 2009 à 13 h 34 min

  25. YEAHHH !

    avril 6, 2009 à 13 h 38 min

  26. Salut l’elfe !
    merci pour tes contributions !

    avril 6, 2009 à 13 h 38 min

  27. PING !

    avril 6, 2009 à 13 h 41 min

  28. plus calme mais pas moins intense :

    avril 6, 2009 à 13 h 43 min

  29. L'elfe des ruisseaux

    Bon, puisqu’on se lâche … dans la série « C’est l’été, je m’éclate ! »

    😉

    avril 6, 2009 à 13 h 52 min

  30. L'elfe des ruisseaux

    Breathe
    http://www.deezer.com/track/4703

    avril 6, 2009 à 14 h 11 min

  31. il lui est arrivé quoi à Sainte Hildegard de Bingen ?

    avril 6, 2009 à 14 h 17 min

  32. Amélie

    Génial d’avoir lancé ça, Yatsé !!! Visiblement ça nous fait un bien fou ! NOtre petite façon à nous de je jeter dans le printemps ! Et puis ça nous fait une belle sélection hétéroclite !

    avril 6, 2009 à 14 h 21 min

  33. Voila l’été ?

    avril 6, 2009 à 14 h 23 min

  34. Amélie

    avril 6, 2009 à 14 h 29 min

  35. quelle claque aussi king kong five !!
    ce que j’ai pu reluquer cette pochette étant jeune 😛

    avril 6, 2009 à 14 h 40 min

  36. Encore !!

    avril 6, 2009 à 14 h 44 min

  37. Amélie

    avril 6, 2009 à 14 h 47 min

  38. Amélie

    ouh laaaa… là, j’ai des frissons… toute mon adolescence…

    avril 6, 2009 à 14 h 51 min

  39. BOUM ! BING

    avril 6, 2009 à 22 h 47 min

  40. Isidore

    Allez, Youpiii !!!

    avril 7, 2009 à 7 h 51 min

  41. Isidore

    Ou alors:

    avril 7, 2009 à 7 h 56 min

  42. Isidore

    Ou carrément:

    avril 7, 2009 à 8 h 01 min

  43. quelle claque, le dernier Isi !

    avril 7, 2009 à 8 h 52 min

  44. Amélie

    Alors eux, je suis tombée sur eux à Valladolid je crois, en Espagne, en rentrant à l’aube à l’hôtel. Ils rentraient aussi. Et hop, dans le hall d’un vieil hôtel de luxe espagnol, ils se sont mis à jouer et on a dansé jusqu’à ce que le jour soit vraiment levé. Un souvenir impérissable de fête à combustion spontanée…

    avril 8, 2009 à 9 h 41 min

  45. Amélie

    J’ai passé des heures, petite, allongée sous un piano à queue, à écouter ça :

    l’autre pseudo de bardamu, c’est Peterson…

    avril 8, 2009 à 9 h 47 min

  46. Amélie

    Yatsé, tu pourrais compiler tous nos apports musicaux en une seule piste ? Dans une rubrique « préhistorithèque » ? Celle où par la suite on mettra des oeuvres écrites, peintes etc ?

    avril 8, 2009 à 11 h 51 min

  47. Valentin

    Un ptit mot après avoir a peu près tout écouté :
    mon avis quoi : est préhistorique plus ou moins toutes les musiques spontanées et sauvages comme les improvisations, les plus libéré s’en rapproche. Le ensemble de bruit nommé « noise » peuvent l’être aussi (hangedup : ensemble violon batterie, cheval de frise : ensemble guitare batterie.)
    Dans les musiques électronique a rythme souvent dit fractal, asymétrique ou autre, on y retrouve une influence tribal d’Afrique sur les rythmes (aphex twin, venetian snare).
    Ensuite dans les musiques trad’ on en retrouve. Dans de la world musique (tenhi) et quelques groupe de metal (finntroll, surtout l’album visor om slutet, dispo sur youtube).
    Et je garde mes préféré pour la fin, dans le post rock, ça monte en trans quand on se plonge dedans, impressionnant : godspeed you black emperor (détenant du titre), puis d’autre, silver mt zion, explosion in the sky etc …

    avril 8, 2009 à 19 h 17 min

  48. Isidore

    Non mais dites donc, on a à faire à un véritable spécialiste, là !

    avril 8, 2009 à 22 h 09 min

  49. Amélie

    pour l’avoir rencontré, je peux vous dire que lui, c’est un membre du PP qui s’ignore… une demie heure avant de jouer il scannait des yeux les alentours pour trouver une forêt dans laquelle se perdre un moment…la vidéo n’est pas à la hauteur de sa prestation en live…

    avril 9, 2009 à 10 h 54 min

  50. Amélie

    avril 10, 2009 à 12 h 15 min

  51. Bon… ça y est, j’ai enfin pu écouter vos liens musicaux !

    J’apporte donc ma contribution.

    Dans la série « musiques dionysiaques » (qui font danser), puisque Prince a déjà été mentionné :

    Dans la série « musiques apolliniennes » (qui font planer), puisque Monteverdi a déjà été cité :

    Je persiste, sinon, dans l’idée que TOUTE MUSIQUE EST « PREHISTORIQUE ».
    Pas que celle des ascenseurs d’ailleurs. Celle-ci aussi, par exemple :

    Avec les « dance » et « world » musics de la modernité, il me semble en effet qu’on a quelque peu perdu une dimension importante de la musique des origines : l’enracinement dans un collectif, une tradition et un territoire.

    Ce n’est peut-être pas tant tel type de musique qui fait le « préhisto » que la façon de l’écouter. Rien ne me paraît plus éloigné du PP (mais ce n’est qu’un point de vue personnel et forcément subjectif) que la recherche continuelle de « nouveautés » musicales. Est selon moi, à l’inverse, davantage « préhisto » celui qui tourne toujours autour des deux-trois mêmes disques (qui titillent en lui davantage la réminiscence obscure d’anciens souvenirs que la curiosité culturelle plus ou moins intellectuelle, « branchée » et/ou érudite).

    avril 18, 2009 à 11 h 13 min

  52. Valentin

    C’est pas tant le fait de chercher le nouveau ou pas qui importe pour que ça soit préhistorique je pense, c’est surtout le fait de l’impulsif artistique, pas forcément improvisé bien sur, mais de suivre son besoin musical quand il arrive. Si j’arrive a me faire comprendre.
    Le primitif est celui qui utilise ce qui est dans son environnement pour créer : donc l’électronique peut être parfois sauvage et primitif.

    Je vais essayer de mettre quelques liens pour rendre plus parlant les noms de groupes cités (qualité sonore pas terrible desolé) :
    hangedup : http://www.youtube.com/watch?v=VbL9ZGNC850

    Fly pan am : http://www.youtube.com/watch?v=7_9m_BynJO4&feature=related

    Upsilon acrux que je viens de découvrir a l’instant (dodecaphonique, peut être plus ou moins improvisé) : http://www.youtube.com/watch?v=x2OWITz3Ldo&feature=related

    1-speed-bike, en style un peu plus electro rythmique : http://www.youtube.com/watch?v=yHIVBt9IlVk&feature=related

    A silver mt zion : http://www.youtube.com/watch?v=flOv4xy9E5E&feature=related

    Do make say think : http://www.youtube.com/watch?v=aywQd3YodD4&feature=related


    finntroll : http://www.youtube.com/watch?v=5rCItI__EGU&feature=related


    tenhi : http://www.youtube.com/watch?v=mu9YFMuz17U

    avril 19, 2009 à 20 h 12 min

  53. Ben dis donc, Valentin, tu nous as gâtés.
    Avant de pouvoir tout écouter…

    avril 20, 2009 à 18 h 53 min

  54. En regardant tes vidéos, Valentin, je me disais qu’elles avaient toute la scène comme point commun, et je me suis demandé si l’ « impulsion artistique primitive » que tu évoquais n’était pas plutôt celle qui n’avait pas besoin de cet artifice (tout autant culturel que… narcissique) pour s’épanouir.

    J’ai en tout cas l’intuition que dans les tribus paléolithiques la musique ne se déroulait pas ainsi (d’où ma référence à cette forme désuette mais peut-être plus proche de cette musique originelle : le folk)

    avril 25, 2009 à 11 h 17 min

  55. 120

    Ecrit par Jean Baudrillard :
    (rebondissant sur le commentaire 51)

    Un autre krach nous guette, celui de la surproduction culturelle. On veut nous faire croire que sur le marché de la culture la demande excède l’offre pour longtemps encore (donc un boom assuré sur toutes les valeurs). Mais déjà nous avons affaire, dans l’économie culturelle du citoyen moyen, à un excès sensible de l’offre. La créativité déchaînée excède dès aujourd’hui la capacité d’absoption. L’individu n’a presque plus le temps de consommer ses propres produits culturels, encore moins ceux des autres. Le public fait de son mieux : il court dans les expositions, dans les festivals mais il est à la limite de sa force de travail. Le taux d’aliénation culturelle est en train de rejoindre le taux de servitude volontaire en politique. On dit qu’il en veut plus encore et que la culture, il n’y en a jamais trop pour tout le monde. Alors là, c’est une colossale illusion de perspective. Car, ou bien la culture est un rite ou un idiome, et dans ce cas il n’y en a jamais eu ni trop ni trop peu, ou bien elle est ce qu’elle est devenue : un marché, avec tous les effets de pénurie artificielle, de dumping et de spéculation, et ce qui se profile alors, c’est le même renversement que celui de 1929 dans la production matérielle : surproduction, priorité de l’offre sur la demande, fin des postulats « naturels » de l’économie, devenue spéculative, à l’image des échanges et des capitaux flottants, et d’une circulation exponentielle. C’est exactement ce qui guette le marché culturel et, de même qu’on a connu le jeudi noir de Wall Street, on pourrait bien connaître le dimanche noir de la culture.

    Objecter qu’il n’y a pas de limites à la culture parce qu’elle opère sur des signes relève de l’idiotie sémiologique. Tout signe est aujourd’hui produit, et doit donc se reproduire le plus vite possible, y compris la culture, mais il y a une limite à cette prolifération, qui est celle de la crise (alors qu’il n’y a pas de limite à la dépense sacrificielle).

    L’expansion de la production culturelle dépasse largement celle de la production matérielle, et ce qui s’ensuit est un embouteillage encore plus monstrueux dans le champ culturel que dans celui de l’économie ou du trafic automobile. Car du geste, du texte, de la couleur, du signe, chacun peut en produire spontanément et indéfiniment, par une sorte de transit intestinal ininterrompu. Le temps de l’exégèse et du plaisir disparaît, chacun mettant en scène sa performance dans l’indifférence des autres. Et si on a réussi à conjurer la crise économique par l’ouverture des marchés culturels, qui nous délivrera de la surproduction culturelle lorsque ce marché sera saturé à son tour ? Qu’y a-t-il au-delà des biens immatériels, pour relancer la demande ? Il faudra bien procéder à une saignée, à une destruction massive de ces biens pour sauver la valeur-signe, comme on détruisait la café dans les locomotives pour sauver la valeur d’échange. Déjà la plupart des biens immatériels suivent le destin des biens matériels : production forcée, publicité forcée, recyclage accéléré, obsolescence intégrée. L’art se fait éphémère, non pour traduire l’éphémérité de la vie, mais pour s’adapter à celle du marché. Il s’aligne sur le destin physique du monde dégradable. En fait, il n’y a plus de biens immatériels du tout. Après le passage de tous les biens matériels à la valeur-signe (le procès de formalisation) nous assistons maintenant à l’immersion de toute forme dans la circulation immanente de la matière pure, de la lumière pure, de l’énergie infinitésimale. Une métarialité totale, un jeu physique de particules, tel est le destin de notre culture, de nos signes culturels même plus investis de la valeur-signe, désinvestis et travestis, pur et simple travertissement matériel, jeu de différenciation de produits dégradables.

    (Cool Memories II, Galilée, 1990)

    mai 3, 2009 à 15 h 49 min

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