"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Une ‘tite cure préhisto de sève de bouleau

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La technique est toute simple (et sûrement ancestrale) : repérer un beau bouleau, creuser n’importe où dans son tronc un petit trou, y ficher une tige creuse de sureau, une paille, un tuyau ou un tube quelconque et placer dessous un récipient.

En cette période de l’année où la sève « bouillonne » dans les troncs, la récolte est étonnamment abondante et peut atteindre le litre d’eau d’arbre (potable) par jour.

Une façon de célébrer la nouvelle saison en ayant l’impression de trinquer avec nos cousins branchus !

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27 Réponses

  1. Isidore

    C’est drôle car depuis une semaine on s’adonne justement à cette activité. Il semble conseillé de déguster un verre seulement, le matin à jeun durant 3 semaines. Mais ceci ne m’a pas empêché de faire quotidiennement entorse au règlement en me sirotant de temps en temps une petite rasade. C’est impressionnant de pouvoir évaluer ainsi la quantité d’eau pompée par un seul bouleau.

    mars 28, 2009 à 8 h 51 min

  2. Isi faut que tu calmes Vincent, il est déjà tombé dans les travers de la production à échelle quasi industrielle !!

    mars 28, 2009 à 11 h 09 min

  3. Isidore

    Il ne risque quand même pas d’assécher tous les bouleaux des environs, rassure moi ?
    De toutes façons c’est passible d’un châtiment redoutable: débiter tous les arbres occis en autant de cures dents qu’ils peuvent contenir et ensuite construire des tours Eiffel miniatures pour les vendre afin de récolter des fonds supplémentaires à l’attention de Sidaction.

    mars 28, 2009 à 12 h 43 min

  4. C’est dingue quand on y songe, ce qu’on est prêt à tenter, passé un certain âge, pour espérer retrouver un soupçon d’énergie. 😉

    mars 28, 2009 à 13 h 29 min

  5. 120

    Ecrit par Jacques Brosse :

    […] Jusqu’à une époque toute récente, le Bouleau a joué un rôle de première importance chez les chamans sibériens, car c’est en l’escaladant qu’ils parvenaient, au cours de leurs transes, à pénétrer dans le séjour céleste des dieux, dont ils obtenaient la guérison des malades et la prospérité pour les hommes de leur tribu. Toutes les populations du nord de l’Europe et de la Russie vénéraient le Bouleau pour ses nombreux bienfaits.

    Depuis toujours, on a su employer son écorce qui se détache facilement pour fabriquer du papier. Les Groenlandais, les Kamtchadales et les autres peuples de Sibérie s’en nourrissaient au printemps, alors qu’elle est tendre et sucrée ; quand elle avait pris plus de consistance, mais restait souple, ils s’en faisaient des sandales nattées, ou même des pirogues incorruptibles à l’eau ; enfin, la vieille écorce, épaissie et devenue noirâtre, servait à couvrir les cabanes. On savait aussi en confectionner des cordes, des filets ou des vases. Pour ces peuples du Grand Nord, le Bouleau avait donc une importance vitale.

    Mais surtout, il servait de remède contre toutes sortes de maux : l’écorce, diurétique et fébrifuge, guérit les maladies de peau et stimule la digestion ; les bourgeons activent la sécrétion biliaire, les jeunes feuilles protègent de la goutte. Quant à la sève, recueillie au printemps et appelée « eau » ou « sang de bouleau », elle constitue encore aujourd’hui un excellent remède contre l’arthrite et les maladies des voies urinaires, car elle favorise l’élimination de l’acide urique. Son emploi jadis était beaucoup plus étendu, ou en extrayait un sucre consommé dans les pays nordiques, on en faisait aussi un vin pétillant et sucré, et même du vinaigre.

    La plupart de ces usages ont un facteur commun : blanc symbole de la lumière, le Bouleau est purificateur, il élimine les déchets de l’organisme tant au-dedans qu’au-dehors, grâce aux verges avec lesquelles on se fustige. C’est peut-être la raison pour laquelle, à Rome, les faisceaux entourant une hache que les licteurs portaient devant les magistrats revêtus de l’imperium (le pouvoir suprême) étaient formés de verges de Bouleau. Les faisceaux représentaient les châtiments que pouvaient faire infliger consuls et préteurs : la décapitation à la hache, mais aussi la flagellation, conçue comme une purification du coupable dont on faisait sortir le mal du corps. Même si les verges de Bouleau ne représentaient qu’une menace virtuelle, les licteurs en les portant purifiaient l’atmosphère devant les magistrats. Cet usage avait sans doute été emprunté à des peuples plus nordiques, les Celtes, puisque Pline précise que le Bouleau est un arbre des Gaules. Or, nous savons qu’au Moyen Age, en France, des rameaux du Bouleau, considéré comme l’ « arbre de la sagesse », formaient le sceptre des maîtres d’école. Dans toute l’Europe et de tout temps, on s’est servi de branches de Bouleau « pour calmer les agités et fouetter les délinquants, et autrefois les aliénés dans le but général de chasser les mauvais esprits ». […]

    (Les arbres de France, Histoire et légendes, Plon, 1987)

    mars 28, 2009 à 15 h 15 min

  6. 120

    Ecrit par François Couplan :

    Sèves

    La sève des plantes est riche en sucres et en sels minéraux.
    Il est possible de recueillir pour la consommer celle d’un nombre d’arbres beaucoup plus important qu’on ne le pense. Tout le monde connaît l’utilisation de la sève d’érable à sucre dans l’Est du Canada et dans le Nord-Est des Etats-Unis, mais la liste ci-dessous pourra ouvrir des horizons. Cependant, si tous les arbres cités peuvent donner de la sève, elle est souvent peu abondante ou peu sucrée. Pour obtenir un meilleur résultat, il faut opérer tout au début du Printemps — c’est-à-dire à la montée de la sève — dans un climat qui joigne à des nuits glaciales des journées chaudes et ensoleillées. Ainsi obtiendra-t-on qualité et quantité. Ce n’est le cas chez nous ni dans la zone atlantique, ni dans la zone méditerranéenne. Seules les régions les plus continentales pourraient convenir.
    Le rapport dépend aussi de l’essence considérée et de l’âge de l’arbre.

    Pour récolter la sève, on fore un trou dans le tronc au moment adéquat. Il n’est pas besoin de pénétrer très profondément. A l’intérieur de ce trou, on enfonce un tube en bois creux, par exemple en Sureau, muni d’une encoche à sa partie supérieure afin d’y pouvoir suspendre un seau qui recueillera la sève s’écoulant par le tube — ou bien le seau est posé dessous.
    Telle quelle, la sève fournit une boisson agréable. Mais si elle contient suffisamment de sucre, on peut en faire un sirop en la faisant bouillir très doucement et très longtemps, en remuant régulièrement dès que le liquide s’épaissit afin que le fond ne brûle pas. Au bout de quelques heures, on obtient un sirop brun qui peut être mis en bouteilles dès qu’il est refroidi ; ou bien on peut continuer l’opération, à feu très doux et en remuant de plus en plus, jusqu’à obtenir une masse concentrée que l’on versera dans des moules : après refroidissement on aura un sucre roux excellent.
    Il faut cependant prévoir que le taux de sucre obtenu par rapport à la sève initiale est extrêmement bas et que le produit obtenu sera un luxe rare.

    Les Indiens d’Amérique du Nord employaient une autre technique pour concentrer le sucre de la sève : ils laissaient geler cette dernière pendant la nuit et chaque matin retiraient la couche de glace superficielle qui s’était formée, donc une partie de l’eau, ce qui laissait à chaque fois une plus forte concentration de sucre. Mais à un certain degré de concentration du sucre, le liquide ne gèle plus. On n’obtient donc ainsi qu’un sirop léger.
    Ils utilisaient parfois aussi l’ébullition en jetant des pierres chauffées dans le liquide qui se mettait assez rapidement à bouillir. Cette méthode était employée chaque fois qu’ils voulaient faire chauffer un liquide (soupe, tisane, bouillie…). Elle est efficace lorsqu’on ne possède pas de casserole allant au feu.

    Il est possible de laisser fermenter spontanément la sève fraîche dans un récipient en verre. Si elle ne contient pas assez de sucre, les résultats seront meilleurs en y ajoutant un peu de miel et de levure. Après quelques jours de fermentation, on obtient une « bière » légère qui se transformera en vinaigre si on la laisse à l’air.

    Noyer
    La sève contient du sucre et peut produire du sirop par ébullition prolongée, mais le rendement est très faible.
    On en préparait du sucre dans le Caucase.

    Bouleau blanc
    La sève de Bouleau est parfois encore récoltée au printemps. On la boit ainsi ou on la laisse fermenter naturellement, mais si on désire en faire du vin, il est préférable d’y ajouter un peu de miel ou de sucre afin d’assurer une meilleure fermentation. Le vin de Bouleau pétille légèrement.
    La sève était parfois conservée en y mettant des clous de Girofle.

    Tilleul
    La sève est bonne à boire. Elle contient un peu de sucre et on a pu en obtenir du sirop et même du sucre par ébullition lente et prolongée. Mais le rendement est très faible.

    Peuplier
    On peut récolter et boire la sève de ces arbres au printemps. Elle pourrait être concentrée en sirop, mais les quantités de sève et de combustible nécessaire seraient exagérées par rapport au résultat.

    Vigne
    La sève exsude de l’extrémité des tiges au printemps. On peut en récolter davantage en coupant un eportion de la tige et en laissant s’écouler la sève dans un récipient, mais ce procédé brutal peut tuer le pied.

    Erable
    On a utilisé en Europe la sève de l’Erable plane et de l’Erable faux-platane pour en préparer du vin et du sirop puis du sucre. Mais le rendement est faible.
    C’est surtout dans le Nord-Est des Etats-Unis du Canada que l’on extrait la sève des Erables à sucre pour en préparer par longue ébullition du sirop et du sucre, vendus dans le commerce à des prix élevés. Une des espèces les plus recherchées est d’ailleurs l’Erable negundo.

    (La cuisine sauvage, Comment accomoder mille plantes oubliées, Encyclopédie des plantes sauvages de l’Europe, Volume 2, Equilibres, 1989)

    mars 28, 2009 à 19 h 26 min

  7. Vincent

    Ne percevant guère le sucre dans la sève de Bouleau, je viens d’effectuer la réduction préconisée par Couplan et confirme qu’il y en a bien… et que ce n’est pas d’un rendement bien intéressant : avec l’équivalent de trois grands verres de sève j’ai récupéré une cuillère à café d’une mélasse claire au goût semblable au sirop d’érable.

    La question que je me pose maintenant est celle-ci : d’où peut donc venir ce sucre, vu que la sève qu’on récupère est l’eau « minérale » captée par les racines et qu’il n’y a pas encore de feuilles susceptibles de produire de sucre par photosynthèse ?

    Un vrai mystère pour moi. Du coup, j’ai posé la question par mail à Couplan. Je vous transmettrais son éventuelle réponse (à moins que quelqu’un n’apporte la réponse avant).

    mars 28, 2009 à 22 h 38 min

  8. 120

    Ecrit par Pierre Lieutaghi :

    Le bouleau est arbre féminin dans la tradition européenne des arbres. La Lune et Vénus le gouvernent et lui octroient sa blancheur. En mars, une extrême abondance de sève atteste sa parenté avec les esprits des eaux. Si l’on perce alors dans le tronc un trou de la taille d’un crayon, auquel on adapte un tuyau de roseau, on peut tirer à peu près un litre de suc par jour d’un arbre adulte, parfois beaucoup plus. Tous les peuples des bouleaux ont récolté cette eau de bois, l’ont bue en cure printanière de jouvence (elle a des vertus diurétiques, dépuratives, antirhumatismales), en ont fait un « vin » mousseux par fermentation, l’ont réduite en sirop par évaporation prolongée.

    […] Mais c’est surtout son écorce qui vaut au bouleau un statut d’arbre civilisateur. C’est l’un des matériaux les plus étonnants du Règne végétal. Elle est constituée de nombreuses couches liègeuses très minces, ocre rosé avec de nombreuses lenticelles horizontales, mates, douces au toucher. A la surface du tronc, elle pèle en feuillets soyeux et translucides qu’une substance résineuse, le bétulinol (dit autrefois « camphre de bouleau »), colore en blanc chez beaucoup d’espèces. Cette structure lui confère une souplesse et une ténacité remarquables. Les composés résineux, associés à une huile essentielle et à du tanin, la rendent à peu près imputrescibles : on voit souvent en forêt des bouleaux tombés dont seul subsiste un cylindre d’écorce bien conservé quand le bois a complètement disparu.

    Matériau préhistorique de première importance, l’écorce de bouleau a souvent survécu en milieux favorables (tourbières, sédiments acides des lacs) et témoigne de techniques multi-millénaires. Un gisement mésolithique anglais (Yorkshire), daté d’environ 9 500 avant le Présent, a livré les restes d’une plate-forme d’accostage édifiée sur une assise de fagots de bouleau (procédé qui sera repris jusqu’à nos jours pour les barrages et les digues), et des rouleaux d’écorce serrés sur eux-même, flotteurs de filets de pêche ou récipients à résine. Au musée archéologique de Neuchâtel sont conservés des galets à lester les filets, emballés dans de l’écorce de bouleau (Néolithique Moyen d’Auvernier-Pont)

    Couverture des huttes et des maisons, tente d’été des Amérindiens, modelable en récipients et en boîtes de toute sorte, succédané de cuir et de tissu, substance tannante, conduites d’eau, cordes très solides et résistantes à l’eau (on en voyait dans les puits au XVIIIe siècle, en France ; dans l’Himalaya, Betula utilis sert à faire des ponts suspendus), trompe musicale en Suisse comme en Finlande : l’écorce de bouleau a revêtu la vie, protégé ses dons, aidé à la culture difficile des joies. Ce matériau qu’on pourrait croire de second ordre a permis l’une des plsu belles prouesses techniques de l’artisanat des forêts : les canots indiens du Canada, construits avec des plaques de la belle écorce blanc-crème de Betula papyrifera, plaques cousues avec des radicelles de thuya et calfatées à la résine se sapin baumier, Abies balsamea. […]

    (La plante compagne, Pratique et imaginaire de la flore sauvage en Europ occidentale, Musée d’histoire naturelle de Neuchâtel, 1991)

    mars 29, 2009 à 0 h 22 min

  9. Isidore

    Je vous signale en passant un produit que l’on peut trouver dans les boutiques indiennes: le kithul treacle (sirop de sève de palmier) qui ressemble au sirop d’érable… mais pour un prix beaucoup plus modique. C’est délicieux pour sucrer des yaourts ou du fromage blanc par exemple.

    mars 29, 2009 à 10 h 09 min

  10. Valentin

    Ötzi portait avec lui une petit boite faite d’écorce de bouleau, très bien conservée, comme lui quand il est mort dans les montagnes des alpes.
    Je crois que le bouleau à une importance capitale aussi dans les pays nordiques car il est très souvent associée (comme parfois l’est le sapin) aux champignons tue-mouche, qui, si vous vous intéressé à la culture chamanique, vous le savez, est la clef de voute du système chamanique de ces régions : un puissant altérateur de conscience qui offrait de véritables « pouvoirs magiques » aux chamanes qui connaissaient les techniques d’ingestions particulières. Je n’en sais pas beaucoup plus.

    mars 29, 2009 à 10 h 27 min

  11. Merci pour l’info, Isidore.
    Reste maintenant le plus dur : trouver une boutique indienne !
    😉

    mars 30, 2009 à 11 h 59 min

  12. J’ai déjà entendu parle de cette utilisation de l’Amanite Tue-mouche, Valentin mais n’ai pas plus d’info sou sla main.
    Ca demande à être creusé… voire testé ! Qui s’y colle ?

    mars 30, 2009 à 12 h 01 min

  13. Bon, Couplan n’a pas l’explication de la présence de sucre dans la sève brute. Il m’a renvoyé vers un autre botaniste dont j’attends la réponse.

    mars 30, 2009 à 12 h 52 min

  14. Allez, une hypothèse (la seule qui me semble plausible) en attendant l’avis des spécialistes :
    L’arbre ferait pendant la belle saison des réserves de sucre dans ses racines avec la sève élaborée venant des feuilles. Ce sucre remonterait ensuite, la saison suivante, avec l’eau minérale de la sève brute pour donner un coup de fouet aux bourgeons.

    Cela pourrait se vérifier (en partie) en mesurant le taux de sucre au fil des jours : s’il s’agit bien de réserves stockées dans les racines, il devrait réduire avec le temps (à mesure qu’elles s’épuisent).

    Cela soulève toutefois une question tout aussi énigmatique : comment le sucre passe-t-il du liber à l’aubier (des « tuyaux de sève élaborée qui descend » aux « tuyaux de sève brute qui monte ») ?

    mars 30, 2009 à 19 h 11 min

  15. Valentin

    En fait si j’en sais un peu plus. C’est le seul hallucinogène qui pousse dans le froid. Seul les chamanes pouvaient le consommer (en le mangeant cru) mais ils pouvait transmettre le pouvoir à ceux qui buvait leurs urines, sans rires, car l’alcaloïde passait dans les urines, ce qui est très rare voir unique à ma connaissance. Je sais aussi que c’est la plante qu’utilisaient les berserks, guerrier fou viking. Mais c’est pas très préhisto, quoi que dans le genre rustres y avait pas mieux : mélangé a l’alcool, il était pris d’une sorte de rage meurtrière et étaient anesthésié. Du coup, vêtu d’une peau d’ours et nu dessous, il partait jusqu’à leur mort affronté l’ennemi, ignorant la douleur … faut pas en rencontrer.

    mars 30, 2009 à 21 h 39 min

  16. Vincent

    J’ai le souvenir vague d’un type (aperçu à la TV je ne sais plus quand) qui s’entraînait à en consommer régulièrement à petites doses. Mais je ne sais plus trop pourquoi.

    mars 30, 2009 à 22 h 08 min

  17. Merci Vincent : ça c’est du commentaire intéressant !
    🙂

    mars 30, 2009 à 22 h 10 min

  18. Ca y est, j’ai la réponse (d’un certain Francis Hallé, botaniste, conseillé par Couplan) !

    J’étais pas si loin que ça, finalement. Voici ce qu’il m’a écrit :

    […] Le sucre, dans un arbre, ne peut provenir que de la photosynthèse. Il en provient directement si l’arbre a des feuilles ; s’il est en phase défeuillée, le sucre provient de l’hydrolyse des réserves mises en place l’année d’avant et stockées dans le bois et notamment au niveau de la souche. […]

    Pour plus d’info sur Francis Hallé :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Hall%C3%A9

    mars 31, 2009 à 16 h 53 min

  19. Vincent

    Pour info :
    Dès que les bourgeons se sont mis à « débourrer », la production de sève s’est quasiment arrêtée.

    avril 18, 2009 à 11 h 19 min

  20. Depuis hier, les bouleaux du voisin redonnent (enfin !) de la sève.

    mars 28, 2010 à 16 h 05 min

  21. Isidore

    Je viens d’en boire aussi ce matin…tchin tchin !!!

    avril 1, 2010 à 13 h 17 min

  22. Planter un simple tube dans un arbre et récolter chaque jour un bon litre d’eau fraîche (et sûrement pure), j’avoue que c’est un truc qui me bluffe au plus haut point.

    S’ajoute sans doute à ce sentiment le fait que la montée de sève est un phénomène scientifiquement inexplicable : la seule cause possible est en effet la pression osmotique, or elle semble bien incapable de faire monter une telle quantité (plusieurs centaines de litres par jour pour les grands chênes en plein été) par sa seule force.

    Quoi d’autre alors ? D’où vient cette eau ? Qui l’aspire (ou la pousse) dans le tuyaux ?

    En attendant de le savoir, je ne peux m’empêcher de la boire comme un breuvage magique.

    avril 6, 2010 à 10 h 27 min

  23. Isidore

    C’est vrai que cette sève de bouleau jaillie en abondance, comme ça, lors du réveil du printemps produit un effet assez sidérant. On se demande bien par quel prodige cette source surgit ainsi aussi aisément et abondamment…

    avril 6, 2010 à 20 h 19 min

  24. Près de 5 litres de sève de bouleau récoltée aujourd’hui. Youpiiii, c’est repartiiiii !

    mars 4, 2011 à 19 h 55 min

  25. Isidore

    Et bien, tu ne perds pas de temps! C’est parti pour une bonne cure ?

    mars 5, 2011 à 9 h 59 min

  26. Noche

    On dirait que la partie entre guillemets n’apparaît pas… La revoici :

    <>

    mars 27, 2014 à 16 h 50 min

  27. Noche

     » On explique généralement l’ascension de la sève dans le tissu très rigide du xylème, ensemble de vaisseaux qui, dans le bois, transportent la sève brute, par la transpiration et l’évaporation au niveau des feuilles. Celles-ci aspirent la colonne d’eau, qui se retrouve sous tension par un simple effet de capillarité.
    Mais comment expliquer alors que la sève coule au niveau des zones de taille avant l’apparition des feuilles ? C’est grâce aux racines.
    En effet, certaines cellules des racines transfèrent des ions ainsi que des sucres, dans les cellules du xylème. Ces ions, par exemple du potassium ou du nitrate, se retrouvent plus concentrés dans le xylème que dans le sol : il y a un déséquilibre osmotique. Pour compenser cette différence de concentration, l’eau présente dans le sol pénètre dans le xylème. La sève, sous pression, monte alors dans les vaisseaux de la tige. L’entrée des ions dans la racine est un phénomène actif.
    Les deux mécanismes, évapo-transpiration et poussée racinaire, interviennent à des périodes différentes. La poussée racinaire se produirait avant l’apparition des feuilles ou bien la nuit. « 

    mars 27, 2014 à 16 h 59 min

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