"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

L’humanité, c’est le pied !

Au plus loin de la tête, on l’oublie un peu, le néglige, le méprise même parfois. Pourtant nous lui devons tout : pas d’humanité possible, en effet, sans le pied qui, nous tenant debout, a libéré la main et la face, donc permis le développement du cerveau et la puissance de symbolisation.

C’est aussi un des cailloux dans les « choses sûres » de la théorie darwinienne de  l’évolution : quand et comment est-il apparu ? En combien de temps s’est-il formé ? Comment les étapes intermédiaires ont-elles pu être sélectionnées ?

Le chaînon entre l’aïeul quadrupède supposé et le premier bipède attesté est toujours manquant… et difficile même, il faut l’avouer, à conceptualiser.

Le fin fond de nos origines reste encore bien obscur et mystérieux. Mais va-t-on vraiment s’en plaindre ?

Publicités

19 Réponses

  1. 120

    Ecrit par André Leroi-Gourhan :
    (qui confirme)

    Le pouce du pied des anthropoïdes est opposable, c’est-à-dirre qu’il est orienté à 90° des autres doigts de manière à empoigner les branches dans la locomotion arboricole. Le pouce du pied humain n’est pas opposable, il est plantigrade et non seulement il est parallèle aux autres doigts, mais c’est mécaniquement la pièce maîtresse du squelette du pied. Etant donné que le principal avantage de la marche bipédale est la rapidité dans la poursuite ou dans la fuite, on ne voit pas bien les premiers anthropiens avec un pouce opposable qui régresserait vers les vertébrés à cinq doigts parallèles. Etant donné le caractère concomitant de la forme du pied, de l’équilibre de la colonne vertébrale, de la position du crâne sur cette dernière, du raccourcissement de la face et des caractères de la denture, il est difficile de considérer les Australanthropes comme encore pourvus d’un pouce même à demi opposable.

    Ainsi donc, dans le dispositif corporel complexe qui s’organise à travers les dizaines de millénaires, le problème du gros orteil me paraît être le plus important. Jusqu’à présent, on n’a aucune idée du sort de ce malheureux orteil, de son opposabilité, chez les futurs anthropiens. On n’admet que les ancêtres des australopithèques doivent avoir été les premiers animaux qui abandonnèrent la quadrupédie ; mais on ne sait pas à partir de quel point le pied est devenu irrésistiblement humain. Si j’ai dit que l’homme commence par les pieds, c’est une image. Mais c’est quand même une condition absolument décisive : on ne peut pas courir la campagne avec un pouce de pied qui se promène de côté… J’ai étudié la marche des primates et je crois que ce problème demeure. Les primates arboricoles — en incluant les grands anthropoïdes — ont conservé encore un pied de singe et quand on voit le peu de succès qu’a leur démarche, lorsqu’ils sont sur leurs pattes de derrière, on peut se demander ce que seraient devenus les ancêtres de l’homme s’ils avaient débuté par un stade semblable. La forme du pied conditionne aussi la longueur des jambes. Un bipède et un quadrumane n’ont pas du tout les mêmes proportions dans les os des jambes et dans le rapport entre la longueur du bras et celle de la jambe. Par le peu que l’on sait, on a le sentiment que les australopithèques avaient un bras relativement court ; or, dans ce cas ils étaient bipèdes ; et l’on n’est pas à moitié bipède : on l’est entier, ou pas. Vous voyez : du point de vue de l’évolution, il y a quelque chose de gênant, quelque chose qui grince dans la machine de l’évolution pour arriver à faire régresser ce pouce qui est sur le côté, à la faire grandir et venir s’aligner docilement à côté des quatre autres doigts. C’est une question qui a passé pour résolue par les vieux paléontologues, il y a cinquante ans au moins, quand on admettait que le races humaines primitives avaient les pouces de pied qui s’écartaient encore un peu. Or, c’est faux. Le pied du Néandertalien était un pied comme le nôtre ; et, pour le peu que l’on connaisse, avec celui des archanthropiens — c’est-à-dire des pithécanthropes et des sinanthropes –, on est dans la même ambiance : la régression est faite depuis longtemps. A la limite, on peut en arriver à se demander si les anthropiens ont jamais été quadrumanes, et s’ils n’ont pas conservé un pied d’avant les primates. Mais alors, là, nous sommes dans le rêve.

    (Les racines du monde, Entretiens avec Claude-Henri Rocquet, Belfond, 1982)

    janvier 17, 2009 à 11 h 55 min

  2. Ourko

    Un pied préhisto, venu du plus profond des âges :

    janvier 17, 2009 à 12 h 01 min

  3. Ourko

    Un pied post-moderne :

    janvier 17, 2009 à 12 h 03 min

  4. Vincent

    La thèse « officielle » — ou du moins dominante — sur l’apparition de la bipédie humaine peut être résumée ainsi :

    « Voici sept millions d’années, notre ancêtre vivait dans l’épaisse forêt qui couvrait tout le territoire africain, quand la Rift Valley (qui court aujourd’hui de la mer Rouge au Mozambique) a soudain basculé : ses bords ont remonté, constituant un plateau. Les pluies qui se formaient au-dessus de l’Atlantique ont alors continué à arroser l’ouest de la faille, mais de moins en moins à l’est : dans cette partie-là, les paléobotanistes le confirment, la forêt a régressé. Alors que les ancêtres de l’ouest vivaient leur vie arboricole, ceux qui se trouvaient isolés à l’est se sont vus confrontés à la savane, puis à la prairie. Ce partage en deux environnements a pu susciter, au fil des générations, deux évolutions des ancêtres communs : ceux de l’ouest auraient donné les singes actuels, les gorilles et les chimpanzés ; ceux de l’est, les préhumains puis les humains (…) Tout ce qui nous caractérise (la station debout, le développement du cerveau, l’invention de l’outil) résulterait d’une adaptation à un milieu plus sec. Un petit groupe d’ancêtres possédaient génétiquement des avantages de survie, peut-être une croissance différente du bassin, qui leur a permis de se redresser plus facilement, donc à mieux voir leurps proies. »)
    (Yves Coppens, L’Express, 18 août 1989)

    Moins connues sont ses critiques et réfutations. En voici une, parmi d’autres, qui donne — il me semble — à réfléchir :

    « Il se pourrait que M. Coppens ait surestimé le rôle de la savane, dispensatrice de tous les miracles, et d’abord du premier, la station debout. Une modification physiologique de cette importance ne peut être obtenue qu’à la suite d’un effort violent et continu. La rentabilité de l’affaire devait donc être certaine, et assez rapide. Des préhumains qui mesuraient moins d’un mètre cinquante avaient-ils intérêt à remonter leur vision de trente ou quarante centimètres ? Pour mieux voir les fauves aplatis dans les herbes ? Pour chasser ? Les éléphants sont bien gros, les gazelles bien rapides. Et avec quelles armes ? Notre ancêtre, qui vivait alors au ras du sol, du ramassage d’insectes et de petits animaux, de charognes, avait bien plutôt besoin de se baisser que de se redresser. D’autre part, on ne voit pas très clairement les raisons pour lesquelles les terrains découverts seraient plus propices que d’autres à l’invention des outils, ni à l’adoption d’un régime omnivore, alors que de telles régions se caractérisent en général par une faune et une flore réduites. Enfin, s’il avait suffi d’une savane… Elle ne devait pas être seule au monde.
    (Raymond Dumay,
    Le Rat et l’Abeille, Court traité de gastronomie préhistorique, Phébus, 1997)

    C’est bien beau de critiquer, encore faut-il pouvoir proposer ensuite autre chose. Voyons, par exemple, l’hypothèse du même Dumay :

    « Comme beaucoup d’animaux, en particulier les fauves, l’homme a commencé par transporter ses fardeaux avec la mâchoire, ce qu’il pouvait faire assez facilement en marchant à quatre pattes. Lorsqu’il eut discerné les avantages du panier et décidé de l’utiliser, il lui fallait à la fois libérer une main et conserver l’équilibre. La station debout s’imposait. Il est probable que le panier a plutôt confirmé que créé. En tout cas son invention n’a guère fait parler d’elle. Cette modestie aurait enchanté La Fontaine. Que pour devenir grand l’homme ait eu besoin d’un vannier ! Mais toute l’histoire de l’homme n’est-elle pas relatée dans les fables ? »

    Je ne sais pas vous, mais moi j’aime beaucoup.

    janvier 17, 2009 à 13 h 16 min

  5. Isidore

    J’ai une autre théorie pour l’apparition de la bipédie humaine… tout à fait personnelle et qui demande encore l’assentiment du milieu scientifique ( et philosophique).

    Nos ancêtres quadrupèdes avaient l’habitude de se déplacer en groupe et à la queue-leu-leu de préférence pour aller à la chasse, à la cueillette ou toute autre activité nécessaire à leur survie. Il s’avérait donc fréquent qu’un ci-devant eut l’audace d’émettre inopportunément quelques nauséabonds borborygmes fessiers tandis que son ci-derrière compère s’obstinait à le suivre, précédé de quelque centimètres par son organe olfactif très développé et tout aussi performant.
    Il s’ensuivait alors ordinairement une féroce dispute qui se terminait en général par l’ablation d’une tranche de ce maudit fessier. Ceci suffisait la plupart du temps pour régler le problème.
    Or, un jour, il arriva qu’un groupe découvrit par hasard un ancêtre de nos délicieux haricots blancs, et que le trouvant fort comestible (même sans cuisson), il en fit une véritable orgie.
    Dès lors je vous laisse imaginer l’enfer olfactif qui se déploya en toute indécence lors du déplacement qui s’ensuivit.
    N’ayant pas une minute l’idée de s’éloigner les uns des autres et de mettre ainsi une distance suffisante entre les nez horrifiés et les fessiers tonitruants, une révolte interne de tout l’organisme se produisit soudainement chez tous les individus simultanément et, comme un seul nez, ils se redressèrent pour échapper à l’insoutenable atmosphère du raz du sol et se régénérer en tendant tout leur être vers l’azur pur et infini. Découvrant par la même occasion qu’un monde existait au dessus de leur tête, ils en profitèrent pour inventer Dieu comme leur sauveur et libérateur avant tout (ensuite, ils en firent ce que nous connaissons aujourd’hui mais ceci ne doit néanmoins pas nous faire oublier son origine profondément bénéfique), et il décidèrent à l’unanimité de garder cette position qui leur avait évité une guerre fratricide d’a-nez-antissement.

    janvier 18, 2009 à 21 h 32 min

  6. Amélie

    j’adhère !

    janvier 18, 2009 à 22 h 28 min

  7. Pascale à Isidore & Amélie

    J’adore et j’adhère !

    janvier 18, 2009 à 23 h 23 min

  8. Ourko

    Oh ben mince !
    Moi qui avait toujours cru que c’était pour imiter les pingouins (parce qu’ils les trouvaient bien habillés) !

    janvier 19, 2009 à 1 h 32 min

  9. Ourko

    Le « Pet-Pet », ça vous dit comment nouveau sigle pour le Parti ?

    janvier 19, 2009 à 1 h 36 min

  10. Isidore

    A propos, Jador et Jadair étaient deux personnages bien connus du temps où ces choses se passaient; c’est à dire il y a fort longtemps. Ils faisaient partie du groupe qui initia notre station verticale. Et il faut absolument que je vous précise la raison pour laquelle leur renommée s’étendit de par le monde et parvint à traverser les siècles jusqu’à nos jours.

    Jador était le petit fils de Jadair et il avait une particularité. Son fessier était particulièrement développé de telle sorte que l’entre-fesse étant tellement serré, aucune flatulence ne pouvait s’exprimer librement autrement qu’en suivant un chemin fort compliqué qui, (pour faire bref et ne pas m’appesantir sur des détails fort anodins à l’époque mais un peu choquants aujourd’hui, il faut bien le reconnaître), qui donc aboutissait systématiquement sur une région de l’anatomie où il n’est pas fréquent de voir apparaître de telles manifestations odorantes et même sonores, osons le dire: la nuque.
    Ceci avait l’avantage, lorsque la station bipède n’avait pas été découverte, de faire de Jador le meilleur compagnon-devancier possible lors de longs déplacements. Et d’autre part, ainsi, jamais il ne provoquait la moindre dispute. Aussi il était aimé comme peuvent être aimés ceux qui ne déçoivent jamais.
    Le jour où l’évènement remarquable se déroula, Jador , entraîné par l’effet de groupe, se redressa comme tout le monde et découvrit comme les autres l’infini et la pureté de l’azur au dessus de sa tête. Et il vit également la présence de Dieu libérateur et se plut aussi à l’honorer désormais en gardant la station debout.
    Malheureusement, pour lui, les choses changèrent radicalement à partir de ce jour. En effet cette nouvelle position allait désormais faire de lui quelqu’un de franchement haïssable dès lors que les organes olfactifs de ses congénères épargnés jusqu’alors de ses tonitruances fessières, se virent subitement confrontés à une toute autre réalité: Jador était en réalité un féroce pétomane qui cachait bien son jeu.
    Il fut alors haï et persécuté comme le sont ceux qui ont la malchance de décevoir et il se mit à vivre un véritable enfer.
    Il se mit à reconsidérer les choses et en particulier la nature de ce fameux Dieu vénéré par ses semblables. Et il en vint tout naturellement à l’identifier à son image opposée qu’il dénomma: le Diable.
    Et il passa le reste de sa vie à convaincre ses congénères d’honorer Dieu non plus en tendant le nez vers le ciel comme il avait été établi, mais en se mettant à quatre pattes par terre. Ce qui, le concernant était d’ailleurs parfaitement justifié, vous en conviendrez.
    Et pire que cela, en désignant par le terme Diable ce que ses semblables désignaient par le terme Dieu, il provoqua le premier schisme majeur de l’histoire de l’humanité.
    Et vous pouvez constater que nous n’en sommes pas sortis. La prosternation vers le sol étant encore la preuve de son immense influence.

    Quant à Jadair, je vous raconterai son histoire prochainement.

    janvier 19, 2009 à 14 h 44 min

  11. Amélie

    La prosternation vers le sol étant encore le signe de son immense flatulence ?

    mdrrr

    Une autre ! une autre !!!!

    janvier 19, 2009 à 15 h 18 min

  12. Pascale à Isidore & Amélie

    Génial ;-))))))))))

    La suite!

    janvier 19, 2009 à 22 h 28 min

  13. Isidore

    Mais tout ceci n’aurait jamais eu les conséquences que nous connaissons encore aujourd’hui dans l’immense confusion que nous pouvons observer entre Dieu et le Diable, sans l’intervention de Jadair, le grand père de Jador. Il me faut donc vous raconter son histoire.
    Tout d’abord, ce nom de Jadair lui fut attribué bien plus tard. A l’origine il portait un nom bien plus ordinaire comme « Framboise » ou « Cassoulet », je ne me souviens plus vraiment. Mais vous allez comprendre pourquoi la postérité finalement se souvint de lui sous cette appellation de Jadair.
    Or donc, Jadair, dont la fille était la mère de Jador (une fille-mère… situation très fréquente à l’époque suite à une révolte des femmes contre la fâcheuse habitude des hommes de les tirer par les cheveux pour un oui ou pour un non) eut la douleur de perdre sa fille suite à une banale dispute durant laquelle elle se fit arracher une petite tranche de fesse, comme ça se produisait très fréquemment lors des déplacements en groupe. Mais du fait d’un fessier un peu particulier (dont hérita son fils) et assez mal vascularisé, une infection se développa assez rapidement et dégénéra en septicémie foudroyante. Il est cruel de songer que si Pasteur avait pu naître à ce moment là, le cours de l’histoire aurait été profondément modifié.
    Bref, il se retrouva donc seul à élever Jador et remarqua rapidement sa singularité anatomique. Il ne s’en soucia pas plus que ça, étant donné les avantages que le petit en tirait tout naturellement et l’immense sympathie dont il bénéficiait.
    Le jour où se produisit l’événement décisif de notre histoire humaine, Jadair fut le premier à comprendre ce qui allait advenir de son petit-fils et fit tout son possible pour prévenir la catastrophe. Il envisagea même de lui faire suivre un régime spécial pour éviter toute fermentation intestine inopportune et délétère. La solution qu’il imagina, à savoir: boucher l’orifice avec de la glaise introduite durant le sommeil, s’avéra finalement impraticable , Jador dormant systématiquement sur le dos.
    Il se vit donc dans l’incapacité de contrecarrer la fatale destinée de son Jador et assista impuissant à son martyre. Il en souffrit tellement qu’un jour, hurlant dans la forêt parmi les loups et les framboises sauvages, l’idée lui vint subitement de fonder un parti, le premier parti préhistorique de l’histoire de l’humanité et d’inventer la politique en l’associant avec la publicité et la propagande pour susciter une telle confusion entre le bien, le mal, Dieu, les framboises, le cassoulet, les tonitruances fessières (et langagières), le diable, l’âge du capitaine et les affaires humaines, que s’ouvrit définitivement l’ère des civilisations telles que nous les connaissons aujourd’hui encore avec l’investiture de B. Obama. Merci Jadair.

    Voilà il me semblait important de rappeler cet épisode fondateur de l’histoire humaine et d’apporter ainsi un nouvel éclairage à l’avènement de notre nouvel empereur du monde. C’est pas l’pied, ça ?

    janvier 20, 2009 à 12 h 21 min

  14. Amélie

    isi… faut que tu en fasses un spectacle !

    janvier 20, 2009 à 13 h 13 min

  15. Pascale

    Ah que c’est drôle! Merci Isidore pour la tranche de rire!

    janvier 20, 2009 à 16 h 50 min

  16. pfiou oui!
    allé tonton isi, une autre, une autre ! 😀

    janvier 20, 2009 à 18 h 26 min

  17. ET bien chouette!! je vois que Vincent a eut l’idée de suggérer de nouveaux développements mytho-cosmogoniques aptes à éclairer nos contemporains à l’aube de ces temps troubles et confus… dans cet élan impulsé, en réalité, par Dumay (com.4). Rendons à César ce qui appartient à César !

    janvier 21, 2009 à 0 h 08 min

  18. Et en plus vous êtes bon public, c’est gentil et ça stimule l’imagination…Si, si, j’vous assure !

    janvier 21, 2009 à 0 h 12 min

  19. Vincent

    Dans son excellent ouvrage (dont je suis loin d’avoir tiré tous les fruits tant il foisonne), Raymond Dumay pointe malicieusement le fait que l’inventeur de la science préhistorique, Boucher de Perthes, était douanier de son état et que cela se ressent jusque chez ses lointains successeurs qui ne cessent d’« oeuvrer en garde-frontières soupçonneux, en comptables tatillons doués pour les saisies et inventaires mais peu enclins à prendre en compte les simples plaisirs de l’existence. »

    Avant de développer sa fable du Rat et de l’Abeille (voir le résumé sur http://www.partiprehistorique.fr/2008/12/31/notre-plus-lointain-ancetre/) il ajoute :

    « Si la révélation de la préhistoire avait frappé un poète de cour plutôt qu’un douanier, notre idée de la naissance de l’homme, c’est sûr, en serait bien changée. Au lieu de ces additions contre nature de cailloux et d’ossements, nous garderions le souvenir de rencontres imprévues mais amicales, de modestes creux d’estomac comblés par des cueillettes somptueuses — tempérées par quelques échecs –, d’humbles avancées dont chacune était le déguisement d’un petit miracle. »

    Poètes donc (ou similis), laissez divaguer votre imagination… et réjouissez-nous !

    janvier 21, 2009 à 10 h 47 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s