"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

La peur

Certains ont peur du noir, d’autres des araignées ou encore du vide.

Certaines peurs paraissent rationnelles et d’autres pas du tout.

Il y aussi toutes sortes de contexte de peur : peur instantanée, peur longue durée, etc et de causes de peur : verbales par les menaces, physiques, de situation …

Et ce qui est marrant, c’est que  ce n’est même pas le propre de l’homme d’avoir peur puisque n’importe quel animal peut avoir peur.

On dirait que ce sentiment partagé avec tout être vivant, est l’un des plus primitifs. et curieusement aussi, c’est l’un des sentiments qu’on lit le plus facilement sur un visage …

Et vous, de quoi avez-vous peur ? l’expliquez-vous ? vous arrive-t-il d’en désacraliser certaines comme certains fêtent halloween ? ou de jouer avec celles des autres ?

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38 Réponses

  1. Vincent

    Ma plus grande trouille, sans conteste, c’est le vide. Avec l’âge, sans que je comprenne trop pourquoi*, je développe même un vertige de plus en plus hallucinant : une simple photo d’ouvrier sur les poutres de la Tour Eiffel peut me serrer le ventre et me clouer sur place.

    * Pour faire bonne figure, je dis généralement que c’est parce que je n’ai pas tué l’oiseau en moi (et sens donc fortement l’appel du vide, l’envie de sauter) mais je me doute bien que c’est autre chose qui agit. Je crois que c’est apparu à la naissance de mon fils, avec l’angoisse qu’il tombe, sans le faire exprès, de la fenêtre (qui m’a réveillé en sursaut de plusieurs siestes), mais n’en suis pas certain.

    janvier 7, 2009 à 12 h 42 min

  2. Vincent

    Tu aurais un exemple, Yatsé, de peur « pas du tout rationnelle » ?

    janvier 8, 2009 à 13 h 23 min

  3. Isidore

    Ce qui m’effraie le plus, pour ma part, c’est l’Angoisse car autant la peur me semble toute contenue dans les limites certaines du corps autant l’angoisse me paraît capable de se développer dans l’infini d’un tourment sans aucune limite. Et ça c’est vraiment terrible.

    Mais j’ai aussi l’impression que l’angoisse est une maladie de l’âme générée par un poison que l’époque moderne (comme sans doute les précédentes) sait inoculer avec une virtuosité et une férocité particulières: la Culpabilité.

    janvier 8, 2009 à 23 h 19 min

  4. La peur des autres ?

    Amélie me charge de dire que la peur est le terreau de l’instinct de survie.

    janvier 9, 2009 à 2 h 10 min

  5. Bon pris ensemble, ces deux phrases sont assez terribles 🙂

    Biensur, elles ne sont pas corrélées…

    janvier 9, 2009 à 2 h 11 min

  6. Vincent

    La distinction entre la peur et l’angoisse me paraît également importante.

    Isidore suggère que la première est « corporelle » et la seconde « psychologique ». Why not ?

    Je conçois pour ma part plutôt la peur comme la crainte d’une chose précise (le vide, les rongeurs, la mort…) et l’angoisse comme la crainte d’une chose imprécise (ce qui rend ce sentiment vraiment effrayant).

    Je pose à mon tour une question à la cantonade : faut-il avoir peur de la peur ?

    janvier 9, 2009 à 13 h 06 min

  7. Amélie

    Je rejoins évidemment isi et vincent sur la distinction peur/angoisse.En ajoutant ceci que la peur peut être salvatrice quand l’angoisse ne fait que tuer et détruire.

    janvier 9, 2009 à 14 h 02 min

  8. Amélie

    j’ajouterai ce que j’écrivais à une amie commune il y a quelques semaines : que la peur est à l’origine de beaucoup de maux humains : préjugés, agressivité gratuite, racisme, mensonges, etc. mais qu’elle est sans doute également garante de notre survie.
    En gros, que, contrairement à l’angoisse, la peur est très PP en ce qu’elle contient en elle-même toutes les essences réunies du bien et du mal ! 🙂

    janvier 9, 2009 à 14 h 04 min

  9. pour enfoncer une porte ouverte, j’ai l’impression que la peur provient de ce qu’on s’explique pas ou qu’on ne comprend pas.

    Hors nommer la peur, c’est un peu la définir, la borner.

    Donc non, il ne faut pas avoir peur de la peur !

    janvier 9, 2009 à 14 h 36 min

  10. atta, l’angoisse c’est vachement bon pour les ongles, ils repoussent plus drus !

    janvier 9, 2009 à 14 h 37 min

  11. pour revenir à la primitivité du sentiment, il semble que l’instinct de survie des reptiles (premier règne animal) est justement basé sur la réaction à la peur.

    janvier 9, 2009 à 14 h 40 min

  12. Blandine

    heu … d’un point de vue physiologique, la peur, c’est juste un truc très utile qui aide à courir plus vite … accélération du rythme cardiaque, adrénaline, etc.

    pour les côtés psychologiques et culturels, voir quelques petites choses sympa sur wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Peur

    moi j’ai peur de la mort, de la déchéance et du vide

    janvier 9, 2009 à 17 h 08 min

  13. Amélie

    Toi t’es un elfe, tu peux pas avoir peur de ces trucs là !

    janvier 9, 2009 à 17 h 14 min

  14. Amélie

    A mon avis, c’est dans les rêves qu’on a les plus frappantes manifestations de nos peurs.

    janvier 9, 2009 à 17 h 16 min

  15. Barbarella

    A la naissance de Bettylou on a commencé à préparer le bloc parce qu’ils ont cru que je faisais une éclampsie (19 de tension), mais en fait non, c’est juste que j’avais peur ! :-)… là chais pas si ça a été très utile !

    janvier 9, 2009 à 17 h 17 min

  16. Craô

    Puisque Yasté ne répond pas à la question du 2e commentaire :
    Une peur non rationnelle ?
    Au pif : la phobie des souris.

    janvier 10, 2009 à 9 h 48 min

  17. 120

    Ecrit par Pascal Quignard :

    La peur de l’aïeule

    La peur des souris est la peur de l’aïeule. Il y a 4 500 espèces de mammifères.
    La forme ancestrale des mammifères est une sorte de musaraigne qui vivait à l’éocène.
    Tous les porteurs de mammelles dérivent d’une sorte de rat insectivore minuscule qui fait hurler comme le surgissement d’une sorcière ou l’apparirition d’un fantôme.
    Nous hurlons devant l’aïeule.

    (Abîmes, Dernier royaume III, Grasset, 2003)

    janvier 10, 2009 à 9 h 52 min

  18. Craô

    Mouais… c’est un peu tiré par les cheveux, mais c’est drôle (et ça fait le lien avec l’article sur « Notre plus lointain ancêtre »)

    janvier 10, 2009 à 9 h 54 min

  19. Ourko

    « Tirer par les cheveux », on a le droit, pour moi, sur le blog du Parti… Préhistorique !

    janvier 10, 2009 à 9 h 56 min

  20. Vincent

    Pour développer la « peur des autres » (comme le propose Yasté au commentaire 4) il faut, à mon sens, poser d’abord l’agressivité (la pulsion archaïque qui pousse à éliminer le congénère de notre territoire) mise en lumière par l’éthologie.

    janvier 10, 2009 à 10 h 03 min

  21. 120

    Ecrit par Pascal Quignard :
    (sur la peur)

    La peur est déterminante. C’est l’orient. « Que faites-vous ? » demanda un jour un ethnographe norvégien à une petite communauté inuit. Tous lui répondirent : « Nous avons peur. »

    (Pascal Quignard le solitaire, Rencontre avec Chantal Lapeyre-Desmaison, Les Flohic, 2001)

    *

    Si on nomme désuet ce qui date de l’âge des cavernes et qu’on prétend en éliminer le retour, alors la concupiscence, la honte, la mort, la sexualité, l’angoisse, la langue, la peur, la voix, l’envie, la vision, la pesanteur, la faim, la joie doivent être proscrites.

    (Abîmes, Dernier royaume III, Grasset, 2002)

    *

    Henry James a raconté l’histoire d’un homme qui confie à une jeune et belle femme, en Italie je crois, la terreur qui l’oppresse. Il lui dit qu’un jour il a le sentiment qu’un fait extraordinaire va surgir dans sa vie brusquement et, le prenant totalement au dépourvu, la dévastera à jamais. Il met toute son énergie à se préparer, à guetter cet événement qu’il redoute. La jeune femme l’aime, l’aide, l’incite à apprivoiser ses peurs, à apaiser ses cauchemars, l’épaule dans ses crises d’angoisse les plus terribles, le secourt des années durant, tombe malade, meurt.
    L’homme n’est pas plus ému que cela de sa disparition, il l’accompagne dans la mort, il gémit sur sa solitude, il pleure sans tristesse.
    Un jour, se rendant sur sa tombe, en la regardant, ce qu’il redoutait tant jaillit avec un extraordinaire retard, et le dévore.
    L’air n’a pas frémi au-dessus de la tombe.
    Le titre est aussi paléolithique que cette histoire : La Bête de la jungle.

    (Pascal Quignard le solitaire, Rencontre avec Chantal Lapeyre-Desmaison, Les Flohic, 2001)

    janvier 10, 2009 à 10 h 23 min

  22. Vincent

    Si l’on en croit le dernier extrait d’Abîmes (de tonton Quignard), l’angoisse se distingue bien clairement de la peur, mais n’est cependant pas moins archaïque.

    J’aurais tendance à partager ce point de vue.

    janvier 10, 2009 à 10 h 26 min

  23. Ourko

    « Tonton Quiqui » pour les intimes ! 😉

    janvier 10, 2009 à 10 h 27 min

  24. Vincent

    Ne connaissant que son visage et ses mots (donc la partie « publique » de l’iceberg) je ne me considère pas comme son intime.
    Le connaîtrais-tu autrement ?
    Nous raconteras-tu ?

    janvier 10, 2009 à 10 h 29 min

  25. Vincent

    Je viens de tomber là-dessus (sur le blog d’Assouline).
    Ca me paraît dans le sujet :
    http://fr.youtube.com/watch?v=qt8l1CVN3rw
    Qu’en dites-vous ?

    janvier 13, 2009 à 21 h 44 min

  26. le film est trop vieux pour vraiment faire peur je trouve.

    Les films récents ont repris toutes les ficelles des films anciens en allant toujours plus loin dans le réalisme et les ingrédients pour faire peur.

    Du coup, celui-ci semble un peu fade …

    janvier 14, 2009 à 0 h 37 min

  27. la peur pas rationnelle que je proposais était bien celle des autres en fait

    janvier 14, 2009 à 0 h 37 min

  28. et vous trouvez pas ca étonnant qu’on arrive à lire la peur sur un visage d’homme ou d’animal ?

    moi, je trouve ca fascinant autant que le rire d’ailleurs 🙂

    janvier 14, 2009 à 0 h 39 min

  29. Amelie

    Justement, yatsé, je trouve un film comme Shining insoutenable de tensions et d’horreurs ! Bien plus que des plus récents plus réalistes… sauf que justement là, ça revient à la frontière entre peur et angoisse, et que c’est le manque de détails, la simple densité de l’atmosphère, qu rendent The Shining presqu’impossible à regarder…

    janvier 14, 2009 à 12 h 21 min

  30. Amelie

    Il me semble qu’on arrive à tout lire, sur un visage, comme sur un corps. pas plus la peur qu’autre chose…
    enfin, sur les poissons c’est plus dur…

    janvier 14, 2009 à 12 h 22 min

  31. Amelie

    Moi le truc qui me rend hystérique de trouille, ce sont les gens qui ne sont pas ce qu’ils paraissent être. (peut-être pur ça que Shining fonctionne bien sur moi). Mes pires cauchemars sotn ceux où un ou une amie souriant et paisible tourne la tête un moment et quand il/elle se retourne vers moi, il est métamorphosé en une sorte de monstre, mais sans rien laisser paraître…

    janvier 14, 2009 à 12 h 24 min

  32. Amelie

    J’ai eu la phobie des souris aussi, mais c’est passé avec les nuits sauvages au milieu des mulots !

    janvier 14, 2009 à 12 h 25 min

  33. yatsé

    ce qui me donne des sueurs froides, c’est la peur de ne pas arriver à résoudre un problème (informatique, relationnel, etc)

    janvier 14, 2009 à 13 h 20 min

  34. Vincent

    Ce que tu décris au commentaire 31, Amélie, me semble assez bien résumer ce qui est, je crois, le mécanisme de ce qui provoque la peur panique : que les choses ne soient en réalité pas ce qu’on croit qu’elles sont. Le soleil qui ne revient pas au bout de la nuit, le sol qui se dérobe sous nos pieds, un enfant qui parle comme un adulte (ou le contraire), un mort-vivant, un ami qui nous veut soudainement du mal, un écrivain qui en fait n’écrit pas, etc… Tous ces ressorts ont été utilisés par le cinéma d’horreur et fonctionnent à chaque fois car ils sabotent le principe d’identité (« une chose est une chose et pas une autre ») qui est le fondement sur lequel repose ce fragile outil qu’est notre pensée.

    janvier 14, 2009 à 16 h 36 min

  35. 120

    Ecrit par Clément Rosset :

    N’importe quel objet peut devenir terrifiant ; il lui suffit pour cela de troubler un instant la certitude avec laquelle nous tenons généralement pour assuré qu’un pot est un pot et un chat un chat. « J’ai peur des murs, des meubles, des objets familiers », écrit Maupassant dans « Lui ? ». « Qu’est-ce que c’est ? » et « qui est-ce ? » sont les deux grandes questions de la peur. La simple formulation de telles questions implique un tremblement du réel annonçant tous les fantasmes du double, tous les symptômes de la dissociation caractéristiques de la schizophrénie : soit de cette « dé-composition » de l’âme par laquelle Maupassant définit justement la peur. Mais cette incertitude de la peur — incertitude quant à soi et quant à toute chose — est au fond celle de toute imagination, et particulièrement de l’imagination la plus ordnaire du réel, celle qui anticipe sans cesse la réalité au fur et à mesure que celle-ci se réalise, devient présente.

    (Le philosophe et les sortilèges, Minuit, 1985)

    janvier 15, 2009 à 8 h 53 min

  36. Amelie

    C’est une des (nombreuses) raisons pour lesquelles je tiens le mensonge en horreur…

    janvier 15, 2009 à 10 h 48 min

  37. 120

    Ecrit par Clément Rosset :
    (sur la peur du réel dans sa proximité)

    De ce que l’épreuve de la peur se confond avec l’appréhension du réel — de ce qu’il y a en lui de constitutionnellement imprévisible et par conséquent d’inconnu –, il s’ensuit que la peur intervient toujours de préférence lorsque le réel est très proche : dans l’intervalle qui sépare la sécurité du lointain de celle de l’expérience immédiate. Quand on est très loin, rien n’est encore à craindre, l’événement à venir étant trop éloigné pour être ressenti comme redoutable, quoi qu’il puisse être. Quand on est arrivé, rien n’est plus à craindre, l’événement redoutable ayant déjà eu lieu. La peur n’a de raison d’être qu’un peu avant l’arrivée : quand le réel n’est ni lointain ni présent, mais tout près. Il en va de même pour les avions de ligne, qui n’encourent guère de risque en vol ou au sol, lorqu’ils sont déjà loin de la terre ou déjà à terre, mais passent par une courte phase critique au moment du décollage ou de l’atterrissage, lorsqu’ils sont à proximité immédiate de la terre.

    *

    Qu’y a-t-il donc de si redoutable dans la dimension du « tout près » qu’on puisse y déceler, de manière générale, la dimension même de la peur ? Rien assurément, hormis le simple fait de la proximité qui, pour n’être ni tout à fait loin ni tout à fait ici, suffit à engendrer l’incertitude : expression géographique de l’ambiguïté ontologique où gît toute peur. Tout objet terrifiant est un objet ambigu, dont on vient à douter s’il est ceci ou cela, le même ou un autre ; mais aussi — car cela revient au même — s’il est ici ou là, présent ou absent : or c’est là le cas de tout objet proche.

    *

    Le cinéma d’épouvante exploite souvent, quelquefois avec bonheur, ce ressort de la peur fondé moins sur l’atrocité d’un danger que sur sa proximité, son imminence. Ainsi dans un film récent, Terreur sur la ligne : une jeune baby-sitter garde des enfants le soir, dans une villa de la périphérie immédiate, les parents dînant en ville. Tandis que les enfants dorment à l’étage, la jeune fille restée au salon reçoit une série d’appels téléphoniques inquiétants : un homme à la voix blanche lui répète qu’il est tout près d’elle et qu’il se dispose à tuer tous les habitants de la villa. Elle avise la police, qui d’abord se rebiffe, puis finit par opérer un contrôle téléphonqiue de routine. Survient alors un dernier et terrifiant appel téléphonique, qui émane cette fois non du tueur mais de la police : « Soyez sur vos gardes — nous arrivons immédiatement –, nous avons identifié la ligne : ces coups de téléphone viennent de chez vous. » A la faveur d’une double ligne, l’assassin se trouve n’être ni dans les alentours de la villa, ni dans la pièce même, mais quelque part dans la maison. Voilà qui illustre bien la peur et son objet : une réaction de panique à l’égard de quelque chose qui n’est ni loin ni ici mais loge dans une indéterminable proximité.

    *

    C’est le sort de toute réalité que d’être potentiellement terrifiante en tant qu’elle est proche dans le temps et dans l’espace, sans être encore présente ni visible. On peut certes être plus ou moins sûr de ce qui va se passer, s’appuyer sur les prévisions les plus sensées pour anticiper raisonnablement ; il faudra pourtant toujours attendre l’épreuve du réel en personne, ici et maintenant, pour lever quelque dernier et secret doute, attendre son appréhension en chair et en os pour dissiper les appréhensions de l’imagination. Un joueur de bridge, si sûr soit-il de ses calculs, ne respire absolument à l’aise que lorsque la paire adverse reconnaît sa défaite et abat ses cartes ; de même un joueur d’échecs, lorsque son adversaire abandonne. Nul n’est jamais tout à fait assuré, ni par conséquent rassuré, du côté de l’avenir.

    (Le philosophe et les sortilèges, Minuit, 1985)

    janvier 16, 2009 à 0 h 03 min

  38. Amélie

    Raison pour laquelle il vaut sans doute mieux affronter les choses que les craindre, les yeux fermés. L’imminence qu’on imagine est bien la pire des chose !

    janvier 16, 2009 à 11 h 18 min

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