"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Au gui l’an neuf !

Le Parti Préhistorique souhaite à tous ses adhérents, sympathisants, opposants, détracteurs — du moins ceux qui suivent le calendrier grégorien — une excellente année 2009 !

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11 Réponses

  1. Ourko

    Des tracteurs ?
    Est-ce bien « préhisto » tout ça ?

    janvier 1, 2009 à 15 h 18 min

  2. Bonne année les ptits amis !!
    que 2009 soit surtout rock’nd roll et préhisto !

    janvier 1, 2009 à 23 h 55 min

  3. 120

    Ecrit par Pierre Desproges :

    BONNE ANNEE MON CUL

    […] Janvier est de très loin le mois le plus saumâtre, le plus grumeleux, le moins pétillant de l’année.

    Les plus sous-doués d’entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n’est pas moi qui ai commencé.

    Et qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père-Lachaise…

    Dieu merci, cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ce enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de « Bonjour à tous », j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole siffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.

    (Chronique de la haine ordinaire, Seuil, 1987)

    janvier 2, 2009 à 15 h 27 min

  4. Craô

    A part ça, quelles sont vos bonnes résolutions ?

    janvier 3, 2009 à 1 h 10 min

  5. Ourko

    Moi, j’en ai qu’une : résister justement à la tentation des « bonnes résolutions » pour 2009 !
    (mais je ne suis pas sûr de parvenir à m’y tenir)

    janvier 3, 2009 à 1 h 11 min

  6. 120

    Ecrit par Jean-Marie Gourio :

    Cette année, je refume !
    — Tu parles d’une bonne résolution…
    — Pour le tabac, elle est très bonne.

    *

    Cette année je ne souhaite pas la bonne année, parce que l’année dernière, quand j’ai souhaité la bonne année, vous m’avez mis des cacahuètes dans le cou…

    *

    Dans le désert, à minuit, les lézards se font la bise !

    *

    Moi c’est le Nouvel An qui me fout le cafard.
    — Toi, on t’a pas causé.

    *

    A NoËl tu picoles en famille, au Nouvel An tu picoles chez des amis.

    (Brèves de comptoir)

    janvier 3, 2009 à 1 h 22 min

  7. Isidore

    Une bien bonne année à vous tous, lecteurs ou acteurs du blog ! Qu’elle soit pleine d’inspiration pour le nourrir !

    janvier 3, 2009 à 11 h 26 min

  8. Pascale

    All the best à chacun pour cet an 9 !

    janvier 3, 2009 à 12 h 52 min

  9. 120

    Ecrit par Nadine Cretin :

    « Au gui l’an neuf ! »

    Les tournées des étrennes débutaient souvent par ce cri joyeux des enfants qui évoquait, disait-on, le souvenir du gui sacré des druides. Mais la formulette « Au gui l’an neuf », invention des lettrés du XVIe siècle selon le folkloriste Arnold Van Gennep, est en fait la déformation du nom dialectal de ces tournées connues dans de nombreuses régions de France : « Aguilaneu », « Aguignette », « Hoguilhaneu », « Eghinané », « Guillonné », « Guinel »… Ce nom viendrait d’une baguette écorcée avec laquelle les enfants faisaient leurs tournées, la hague en patois normand. Le rôle de la baguette qui accompagnait les voeux n’était pas punitif : symbole de fécondité, celle-ci était censée insuffler ses vertus aux jeunes femmes et aux jeunes filles à marier ; elle sert encore en Europe centrale à « fouetter » leurs mollets.

    *

    Pour certains, une formule gauloise O ghel an heu ! (« que le blé germe ! ») serait à l’origine du nom. Il est certain que ces tournées de bon augure étaient porteuses des souhaits de croissance, tant pour les familles que pour les cheptels ou pour les champs.

    (Inventaire des Fêtes de France d’hier et d’aujourd’hui, Larousse, 2003)

    janvier 5, 2009 à 22 h 34 min

  10. 120

    Ecrit par Masanobu Fukuoka :

    A la fin de l’année, le paysan de jadis qui avait un demi-hectare passait janvier, février et mars à chasser le lapin dans les collines. Bien qu’il fut appelé un paysan pauvre, il avait pourtant cette sorte de liberté. Les vacances du Nouvel An duraient environ trois mois. Graduellement ces vacances en vinrent à être réduites à deux mois, un mois et aujourd’hui le Nouvel An n’est plus qu’un congé de trois jours.

    La diminution des vacances de Nouvel An montre combien le paysan est devenu affairé et a perdu son insouciance physique et son bien-être spirituel. Dans l’agriculture moderne le paysan n’a pas le temps d’écrire un poème ni de composer un chant.

    (La révolution d’un seul brin de paille, Une introduction à l’agriculture sauvage, Guy Trédaniel, 2005)

    janvier 12, 2009 à 20 h 46 min

  11. Isidore

    Intéressant hein, le p’tit père Masanobu ? (Je n’ai malheureusement toujours pas accès à ma bibliothèque. Oui, oui, je sais, ça traîne… ça traîne…)

    janvier 13, 2009 à 10 h 51 min

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