"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Le cantique de l’apocalypse joyeuse

Cette période de crise financière internationale est peut-être le moment idéal pour présenter cet ouvrage, qui fait partie de ceux qui m’ont le plus marqué cet été.

L’auteur, tout d’abord. Arto Paasilinaa est né en Laponie finlandaise en 1942. Bûcheron, ouvrier agricole, journaliste et poète, il est l’auteur d’une vingtaine de livres (pour la plupart traduits en français), tous un peu semblables — certains prétendent qu’il a inventé le genre « roman d’humour écologique » — dont le plus connu est sans doute Le Lièvre de Vatanen, ce roman-culte dans les pays nordiques narrant les extravagantes aventures d’un homme qui récupère un lièvre blessé au bord de la route et quitte soudainement tout (son épouse, son métier, sa ville) pour s’enfoncer dans les fourrés et remonter, en compagnie de l’animal, au fil des saisons, vers le cercle polaire.

Le roman, maintenant. Voilà ce qu’en dit la 4e de couverture :

Planète Terre, XXIe siècle. La fin du monde approche, le chaos est partout. Alors que l’économie s’efffondre, le pétrole vient à manquer, les communications sont coupées, les villes croulent sous les déchets et la famine s’étend, aggravée par l’explosion d’un ecentrale nucléaire russe. Des hordes de miséreux sillonnent les continents. La troisième guerre mondiale est sur le point d’éclater…

Pourtant, quelque part au fin fond des forêts du Kainuu, dans l’Est de la Finlande, un étrange havre de paix et de prospérité demeure. C’est là que, quelques années lus tôt, au seuil de la mort, un vieux communiste militant, grand bouffeur de curés, a chargé son petit-fils Eemeli Toropainen de construire sur ses terres, pour le rachat de son âme, une église en bois copiée sur un modèle du XVIIIe siècle. Autour d’elle, une communauté de joyeux et délirants Finlandais s’est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsistance de leurs ancêtres et la vie en autarcie, loin d’un monde en déconfiture.

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82 Réponses

  1. Vincent

    Pour ceux qui ont lu le livre — ou vont éventuellement le faire — voici une vue de l’église en bois de Kuortane, construite en 1777, qui a servi de modèle à Eemeli Toropainen. Ca n’a pas grande importance, mais bon… puisqu’on peut la voir sur le Net, autant affiner l’image qu’on peut s’en faire :

    octobre 8, 2008 à 10 h 18 min

  2. Vincent

    Pour préciser en deux mots l’intérêt que j’ai trouvé à cette histoire :

    J’ai souvent reproché (amicalement) aux « décroissants » de trop s’occuper de politique et d’économie — avec la vaine ambition de pouvoir vaincre et dompter la machine devenue folle. C’est à mon sens un combat d’autant plus illusoire que l' »adversaire » se renforce toujours quand on l’attaque de face. Vouloir imposer la dé-croissance, c’est — de plus — faire encore grand cas de la croissance (et, entre autre, passer son temps à se frotter à elle, l’étudier, ne serait-ce que pour parvenir à trouver ses failles). Je préconise plutôt (mais chacun, après, est libre de faire ce qu’il sent le mieux) de commencer à construire, en parallèle — sans attendre que l’ancien système cède poliment la place — et joyeusement, ce qui pourrait éventuellement venir ensuite.

    Ce livre en est, en quelque sorte, l’illustration romancée (on ne peut plus convaincante et stimulante).

    octobre 8, 2008 à 10 h 31 min

  3. Vincent

    J’ai lu ce livre pendant notre « semaine sauvage » de cet été (voir http://www.partiprehistorique.fr/2008/08/25/retour-sur-une-petite-semaine-sauvage/). Il m’a permis de percevoir que mon intérêt pour la cueillette sauvage n’était sans doute pas qu’un simple souci de contact avec nos ancêtres oubliés mais sans doute aussi — voire surtout — une préparation de l’avenir.

    octobre 8, 2008 à 13 h 03 min

  4. Vincent

    Je n’avais lu jusque-là — et depuis près de vingt ans — que des ouvrages invitant en quelque sort à un retour « autarcique » à la vie simple et frugale des pré-modernes (Le manuel de la vie sauvage d’Alain Saury, Revivre à la campagne de John Seymour, L’art de vivre au temps jadis du Reader’s Digest, Savoir revivre de Jacques Massacrier, A mains nues de Michka et Vivre ne forêt de Paul Provencher ont été — sans que je sache vraiment pourquoi — les livres de chevet de mon adolescence attardée).

    Avec ce Cantique de l’apocalypse joyeuse j’ai trouvé — au-delà de la notion d’allégresse affirmée ne serait-ce que dans le titre — l’idée de projet « collectif », qui limite les réticences suscitées par la version « individualiste » des ouvrages cités plus hauts.

    (Réticences qui ont déjà fait l’objet d’un débat sur ce blog, en commentaire de l’article du 12 mars dernier consacré au film Into the wild : http://www.partiprehistorique.fr/2008/03/12/into-the-wild/ )

    octobre 8, 2008 à 13 h 21 min

  5. Isidore

    Tout à fait intéressant et qui résonne étrangement avec certaines de mes préoccupations. Je m’intéresse aussi beaucoup aux moyens de retrouver des techniques d’autarcie relative (comme le pratiquait ordinairement la génération de mes grands parents à la campagne -paysans ou artisans).

    Ces préoccupations sont liées à la conviction (ou la simple croyance) d’un système international à la dérive qui risque d’engendrer tôt ou tard des crises majeures et incontrôlables.

    Indépendamment de ces prévisions peu réjouissantes, cet effort m’amène à découvrir et à pratiquer plein de choses passionnantes qui suffisent d’ailleurs par elles-même pour continuer d’agir dans ce sens là.

    Conscient également du goût prononcé des catastrophes de l’esprit humain, je relativise quand même cette croyance et je m’efforce d’étudier la chose sous l’angle de ce que nos proches aïeux savaient faire plutôt que d’envisager tout de suite un retour à l’ère préhistorique, car ceci me semble plus réaliste et plus en accord avec nos capacités effectives d’hommes modernes malgré tout.

    Et je pense franchement que rapidement et facilement, nous pouvons retrouver des techniques et des savoirs faire d’auto-subsistance collective efficaces capables de ne pas nous faire oublier la dimension politique essentielle à toute crise majeure.

    Car je pense aussi qu’appartiennent à un mythe contemporain tout ce qui a à voir avec ces techniques de survie en pleine nature (à la limite fort utiles et nécessaires pour des commandos, des aventuriers ou des sportifs de hauts niveaux), et qu’il est plus intéressant de s’y intéresser sous cet angle là plutôt qu’en prévision d’une éventuelle catastrophe majeure réelle où, à mon avis, elles ne nous serviraient de toute façon pas à grand chose.

    octobre 8, 2008 à 16 h 13 min

  6. Vincent

    Peux-tu nous dresser la liste de ces « choses passionnantes », steuplé ?

    octobre 8, 2008 à 19 h 04 min

  7. Vincent

    Pour la catastrophe vraiment majeure et les techniques de commando des survivants, mieux vaut se porter vers la lecture de La route de Cormac Mac Carthy. On n’en sort pas indemne.

    octobre 8, 2008 à 19 h 12 min

  8. Isidore

    Allez, une liste comme ça vient:

    – faire du pain (sans pétrissage, c’est moins fatiguant – technique biodynamique -) après avoir trouvé un producteur de bonne farine et appris à faire un beau levain.

    – s’occuper d’animaux divers et variés en échange de ce qu’ils peuvent nous offrir.

    – apprendre les techniques ancestrales de construction et de restauration des maisons, avec des produits et des matériaux naturels (bois, chaux, terre, paille, lin, chanvre, laine etc…) et s’initier aux techniques modernes concernant l’épuration des eaux usées, les problèmes d’énergie, les toilettes sèches…

    – Le jardinage

    En bref, faire le maximum de choses par soit-même, ou du moins se rendre compte qu’on est capable de les faire (parce qu’on ne va pas non plus passer tout son temps à ça, faut pas exagérer quand même, l’industrie ça a quand même du bon, aussi, quoi!)

    octobre 8, 2008 à 20 h 57 min

  9. Isidore

    Pour ma part, en fait, il s’agit simplement de retrouver les gestes et les savoirs faire de mes grands parents. C’est drôle car en même temps ça me fait automatiquement entrer dans la classification actuelle d’écolo. Ah bon, mes grands parents étaient donc des super-écolos sans le savoir… Je pense que ça leur aurait fait de bien belles jambes et ils auraient été les premiers à se tapoter la tempe avec l’index. Aaaah, idéologie, quand tu nous tiens…

    octobre 8, 2008 à 22 h 02 min

  10. Craô

    Et pour quoi faire, mon ami ? Retrouver les savoirs faire de tes grands parents ? Et puis quoi encore ? Tu veux donc refaire la lessive à la main, comme ta grand mère, atteler la jument pour aller faire tes courses ? Pourquoi pas t’éclairer à la bougie pendant que tu y es, et envoyer un pneumatique pour donner un rendez-vous à ta chérie ? Les passéistes, moi tu sais ce que je leur dis ? Eh bien allez vous faire f… chez les cannibales, de préférence ! Et je sais de quoi je parle !!!

    octobre 8, 2008 à 22 h 15 min

  11. Isidore

    Certes, certes, mon cher Crâo, mais ne t’énerve donc pas ainsi, siouplé, ça me donne de l’urticaire! Parce que tu vois, moi, ça ne me donne vraiment pas le sentiment de retourner dans le passé toute cette joie que je découvre de pouvoir faire tant de choses par moi-même, et de me rendre compte que ce n’est pas si compliqué que ça, bien au contraire et que finalement je ne suis pas si dépendant de cette grosse « machine-à-produire-et-à-consommer » que je pouvais le croire. C’est d’ailleurs peut-être pour ça qu’on cherche autant à discréditer, à ringardiser tous ceux qui trouvent que cette dépendance artificielle et névrotique, ça commence à bien faire, non? Imagine deux minutes que les gens recommencent à faire par eux-même ce que leurs Anciens (et pas très anciens d’ailleurs) faisaient si simplement, et en plus qu’ils se rendent compte que c’est bien meilleur, qu’est-ce qui restera pour décorer les rayons des Supermarchés? Non mais, tu rêves ou quoi ? Et imagine une minute qu’ils n’aient plus autant besoin de voitures… ni même d’argent tout court en apprenant à reprendre en main les échanges qu’ils pratiquent de toute façon. Aie aie aie, ça commence à craindre sérieux, non?

    octobre 8, 2008 à 22 h 36 min

  12. Parce que, vois-tu Crâo, on touche du doigt exactement un des talons d’Achille de tout ce merveilleux système qu’on a mis en place et qui ne tient malheureusement debout que tant qu’on continue à croire à ce genre d’absurdités telles par exemple qu’une vache qui donne du lait c’est ringard, comme d’ailleurs une poule qui pond des oeufs… et même aussi pendant qu’on y est un arbre qui s’obstine encore à faire des feuilles, non mais tu te rends compte, au XXI ème siècle, on croit rêver. Les délires scientistes ont donné une telle importance aux progrès techniques qu’ils ont fini par nous faire prendre des vessies pour des lanternes en exagérant largement, à mon avis, la réalité effective de ces bouleversements. Je ne pense vraiment pas qu’en profondeur nous soyons si différents de nos Aïeux. Mais par contre que nous le croyons je n’en doute pas une minute. Et c’est bien là notre malheur… mais aussi ce qui permet à la machine de tourner en dépit de toute sa part d’absurdité.

    octobre 8, 2008 à 22 h 59 min

  13. Craô

    Ouais, pas tout à fait convaincant tout ça… Il semble me rappeler quelques velléités historiques de « retour à la terre », « retour à la tradition des Anciens » soudain magnifiés, glorifiés, avec des mots d’ordre de connotation un peu suspects aujourd’hui, comme par exemple « Travail, Famille, Patrie », ça te dit quelque chose ? Et puis tu sais, les jeunesses hitlériennes elles adoraient la Nature, sac au dos, de belles marches en montagnes, apprentissage de la survie en pleine nature, la saine camaraderie de corps sains et pleins de vitalité, ça fait rêver non? Bon, tu vois où nous en sommes aujourd’hui, c’est pas si simple… et ton talon d’Achille il faut peut-être mieux quand même ne pas trop l’exposer légèrement ?
    Tu es quand même bien content d’aller te faire soigner les dents sans trop souffrir grâce à toute cette technique fruit des « délires scientistes », non? Et quand tu délires sur ton ordinateur, tu as l’air d’y trouver aussi pas mal de « joie », hein? Et puis, reconnais le franchement, la voiture, tu y renoncerais si facilement… pour aller faire un p’tit tour vite fait à Paris, hein, par exemple, au hasard ? Ou bien pour des tournées de représentations ? L’argent? Ouais, effectivement… Mais quand même, reconnais que ça te simplifie aussi certaines choses, même dans tes propres échanges que « tu maîtrises » (ou que tu crois maîtriser), il me semble. En gros, ton bel édifice me paraît tenir sur pas grand chose, ou du moins guère plus que celui que tu sembles trouver si « absurde »…

    octobre 8, 2008 à 23 h 35 min

  14. Ben tu vois, Vincent, même tout seul j’arrive à me clouer le bec. Comme quoi les idées, il n’y a rien à faire il faut quand même s’en méfier… ou alors s’efforcer à cette saine discipline de la controverse systématique que tu pratiques avec art. Ceci dit je peux continuer de monologuer avec mon double de ce soir, Crâo, et voir où ça peut mener, mais j’ai peur de vous lasser… et surtout d’arriver nul part, comme aime à nous le rappeler de temps à autre Amélie… Ou tout au moins à la constatation éternelle et désabusée que l’antagonisme des idées adverses est infini et que jamais aucun camp n’arrivera à supplanter l’autre (ce qui d’ailleurs me semble logique puisque jusqu’à preuve du contraire ce conflit dure depuis toujours et que si un camp avait enfin trouvé la « vérité absolue et universelle », ça se saurait depuis déjà longtemps). Moralité: l’essentiel se passe ailleurs… et tâchons de ne pas trop nous identifier aux idées que l’on défend car elles font partie de ces déterminismes qui dictent un peu trop facilement nos accointances, nos comportements, et surtout nos préjugés à l’égard de tout et chacun. J’aime bien la façon dont nombre d’écrivains ont résolu le problème en faisant dialoguer jusqu’à plus soif des personnages incarnant des visions radicalement opposées et aussi solides les unes que les autres. Je pense à Hermann Hess (Narcisse et Goldmund), Balzac à travers sa « Comédie humaine », Hugo (au hasard « Torquémada » dans sont théâtre), Abellio, notre merveilleux Thomas Mann et sa « Montagne magique », Dostoïevski évidemment et ses « Possédés » par exemple, etc… Ils nous font comprendre que ces grands mots de « tolérance », « différence » tant à la mode aujourd’hui passent d’abord par notre capacité à dépasser cet antagonisme irrémédiable des idées et celui de notre identification naturelle à celles que l’on défend. Ceci n’empêche d’ailleurs nullement d’avoir des convictions ni de faire des choix de comportements et d’actions (mais là on est dans la politique)… mais ça aide à la conversation et ça ouvre le champ d’une possible compréhension.

    octobre 8, 2008 à 23 h 56 min

  15. Amélie à Isi

    Viens de me prendre 10 minutes de récré, donc forcément, j’ai lu ton dialogue à toute berzingue (ce qui te déplaît au plus haut point !).
    Je suis contente : tu as cité certains de mes auteurs « fondateurs », que j’ai absorbés pendant quelques années, et dont je sais qu’ils agissent encore quelque part en sourdine : Mann et Hesse (Zauberberg, waaaah…).
    Concernant ces techniques de survie dont tu parles. Contrairement à toi, et plus encore à Vincent, ce n’est pas tant d’un point de vue pratique et autarcique qu’elles me plaisent (même si ça participe de l’ensemble de leur attraction), mais bien plus à cause du cheminement intérieur qu’elles me font faire. Certes, j’en sors, je me rends compte encore plus inadaptée à ma vie et à ceux qui la peuplent(pour tout dire, je ne fais que surnager sans conviction depuis qu’on est sortis de notre forêt cet été ! :-/…), mais j’ai déterré des choses qui me semblent importantes en étant ramenée, l’espace de quelques jours, à des préoccupations vitales et des rapports sains, débarrassés de tout ce qui les ternit habituellement.
    La vie retirée au milieu d’une nature sauvage m’a toujours profondément attirée. J’y pense cycliquement, mais je commence à me demander s’il ne s’agit pas d’une immense allégorie finalement ! La rudesse, je sais que je m’y habituerai sans problème, le changement de régime aussi. En revanche, la solitude totale, je ne crois pas. IL y a des nourritures qui ne se cueillent pas.

    octobre 9, 2008 à 11 h 35 min

  16. Vincent

    Isidore et Craô, si je peux me permettre de m’immiscer dans votre conversation, il me semble que l’on peut concevoir deux types d’évolution :

    – une évolution linéaire, qui avance en faisant table rase de ce qui lui précède (que ce soit pour progresser ou régresser, qu’importe)

    – une évolution « cumulative » qui avance en ajoutant des éléments, sans renier les précédents.

    A cette aune, on peut donc vouloir revenir aux temps préhisto en rejetant tout ce qui est moderne ou vouloir juste retrouver des gestes et savoir-faire « primitifs » un peu oubliés en chemin par cette même modernité.

    J’aime beaucoup (fin du commentaire 12) l’idée qu’on est bien moins différents de nos aïeux qu’on le croit. Je rappelle — en passant — que l’Homo sapiens actuel est, génétiquement et sans doute éthologiquement parlant, exactement le même que le Cro-Magnon d’il y a 20 000 ans (Au-delà de ce seuil, c’est peut-être plus délicat).

    octobre 9, 2008 à 12 h 29 min

  17. Ourko

    Craô, c’est pas pour te critiquer mais au commentaire 13 tu as tout de même frôlé de près le point Godwin ! 😉

    octobre 9, 2008 à 12 h 31 min

  18. Vincent

    A la lecture de ton « dialogue », Isidore me revenait une des ces phrases sibyllines des Cahiers de Valéry qui dit à peu près (je cite de mémoire) :

    « Tout monologue est un dialogue ; tout dialogue finit souvent en monologue. »

    octobre 9, 2008 à 12 h 33 min

  19. Amélie

    On n’est pas différents : on est amnésiques…

    octobre 9, 2008 à 13 h 30 min

  20. Amélie

    Ou comme répétait souvent quelqu’un mais je ne sais plus qui : on a tendance à oublier nos fondamentaux. C’est pour ça, outre le côté vie autarcique bien pratique, que je trouve que les semaines sauvages devraient se pratiquer plus souvent : parce qu’elles nous y ramènent de façon intuitive.

    octobre 9, 2008 à 13 h 33 min

  21. Amélie

    Du coup, plutôt qu’un contact avec son inconscient, j’ai l’impression que les nuits et autres semaines sauvages sont plutôt une immersion dans la mémoire collective.

    octobre 9, 2008 à 16 h 43 min

  22. Vincent

    Ben si tu adoptes la théorie jungienne (plutôt que freudienne), c’est pas justement synonyme, inconscient et mémoire collective ?

    octobre 9, 2008 à 17 h 22 min

  23. Vincent

    Tu nous donnes ta recette du levain, steuplé, Isidore ?

    octobre 9, 2008 à 19 h 01 min

  24. Amélie

    D’après la spécialiste à côté de moi, non, c’est pas synonyme. Mais elle s’empresse d’ajouter modestement qu’il est possible qu’elle se plante ! 🙂

    octobre 9, 2008 à 19 h 45 min

  25. Vincent

    Jung a bien développé le concept d’inconscient collectif mais reste effectivement à déterminer la part de « mémoire » (plus ou moins objective) qu’il peut contenir.

    octobre 9, 2008 à 19 h 57 min

  26. Isidore

    En fait, Amélie, je partage tout à fait ton point de vue concernant la pratique d’une immersion en pleine nature… et d’ailleurs c’est aussi l’intérêt principal que j’y vois: ici et maintenant, plutôt que des vastes idées fumeuses…Quoique…

    Si une bonne âme veut bien me rappeler ce qu’est le point Godwin ? Merci d’avance.

    octobre 9, 2008 à 21 h 44 min

  27. Isidore

    La recette du levain ? Ben vous n’avez qu’à venir la chercher, nananananère!!!

    octobre 9, 2008 à 22 h 29 min

  28. Isidore

    A propos d’évolution cumulative (j’aurais aussi la tendance à considérer les choses de cette manière), je trouve vraiment intéressant le travail des archéologues et historiens actuels de la préhistoire qui se préoccupent, dans le détail, des techniques de l’art de la pierre taillée et autres savoirs faire et art de vivre de nos ancêtres préhistoriques. Ils nous les font connaître à travers les nombreux musées de la préhistoire qui fleurissent un peu partout. J’avais été très surpris de l’efficacité d’un éclat de silex pour couper du cuir par exemple, et fasciné par la finesse des réalisations possibles grâce à des outils en os et en silex. Je me suis aussi rendu compte de l’efficacité et de la précision d’un lancer de sagaie avec propulseur, et autres joyeusetés qui nous montrent bien que si tout cela est fort loin dans notre mémoire collective, elle procède toujours d’une même forme d’intelligence et d’habileté manuelle qui nous reste très familière, et que souvent l’enfance nous fait découvrir tout naturellement. J’ai surtout apprécié de pouvoir appréhender ces époques lointaines en les considérant comme de véritables civilisations avec leur organisation sociale, leur raffinement et leur art de vivre en rapport avec la réalité de l’époque, très loin des vieux clichés antérieurs d’êtres hirsutes, vivant comme des bêtes à l’intérieur de grottes sinistres, tels qu’on nous les présentait autrefois. J’ai pu découvrir sur des sites du Lot, des abris-sous-roche (et non pas des grottes que nul n’a jamais eu la tentation d’habiter jamais) avec leurs traces d’aménagements successifs au cours de l’histoire, depuis le magdalénien (avec sans doute de grandes peaux tendues sur la roche et en rideau de façade pour protéger du froid et décorer) jusqu’au début XIXème où des bâtis en bois principalement y étaient accolés pour les agrandir tout en bénéficiant des avantages de ces édifices naturels – des troglodytes en quelque sorte. Bref, des découvertes vraiment passionnantes que savent partager les chercheurs d’aujourd’hui. Bravo!

    octobre 10, 2008 à 8 h 02 min

  29. Vincent

    Tout sur le « point Godwin » :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

    octobre 10, 2008 à 13 h 17 min

  30. Vincent

    Ben oui, pourquoi se limiter au jardinage néolithique et ne pas remonter « aussi » jusqu’à la cueillette sauvage antérieure ?
    Pourquoi faire son pain et ne pas retrouver « aussi » les gestes ancestraux de la chasse ?
    Etc… etc…

    octobre 10, 2008 à 13 h 19 min

  31. Isidore

    Tout à fait d’accord avec toi, en effet pourquoi pas ? Je trouve ça même passionnant.

    Mais en présentant les choses comme je l’ai fait, je voulais seulement stigmatiser une tendance qui pourrait aussi exister: celle de projeter dans un passé trop lointain une quête qui peut en réalité trouver ce qu’elle cherche beaucoup moins loin de nous, avec en plus l’avantage de la rendre moins fantasmatique et plus réelle.

    Mais ceci n’enlève rien évidemment à l’intérêt d’une plongée plus antérieure… mais avec cette conscience là pour la rendre plus intégrable à notre vie de tous les jours, et lui donner un sens véritable et non pas illusoire… à mon avis.

    octobre 10, 2008 à 13 h 44 min

  32. Isidore

    Tout à fait génial ce jeu du point Godwin ! Vous en avez parlé d’autres fois mais je n’avais pas percuté. Eh bien voilà, même tout seul on arrive à clore le débat avec les même ficelles. C’est normal, remarque, elles sont tellement d’usage courant et pratiquées avec tant d’ardeur qu’il est aisé de les reproduire. Remarque, il serait intéressant de creuser un peu plus la chose en centrant le débat justement sur le tabou des tabous: le nazisme et tout ce qui tourne autour de ce point god-win (dieu-gagnant, c’est bizarre ça, non? Un peu catho. sur les bord, ou plutôt pas très païen… C’est bien encore l’Amérique puritaine qui nous a pondu un truc pareil).

    octobre 10, 2008 à 13 h 58 min

  33. Vincent

    Ceci dit j’entends bien le danger que tu pointes (la bascule dans le « spectaculaire », ou l’ « excessif », on va dire).

    Il faut dire que parfois les grands pas sont plus faciles à effectuer que les petits (« Le chemin du proche est le plus difficile » disait justement, je crois, Heidegger)

    octobre 10, 2008 à 16 h 27 min

  34. Vincent

    Histoire d’expliquer davantage la projection vers l’avenir (née de cette lecture) évoquée plus haut :

    Et si à quelques-uns on se donnait pour objectif d’acquérir un terrain dans un lieu « paumé », donc forcément préservé (si possible avec rivière, source, forêt, etc.) et de construire petit à petit (à la mesure de nos moyens, de notre temps disponible, de nos envies) un lieu de vie semblable à celui décrit dans le livre de Paasilina ?

    Ne serait-ce pas tout autant un projet passionnant… que le plus précieux héritage qu’on puisse transmettre à nos enfants ?

    octobre 14, 2008 à 13 h 04 min

  35. Actuellement il existe des groupes de personnes qui agissent dans ce sens là, en France (et ailleurs). Entre ceux qui vivent dans des tipis, des Yourtes, sur des terrains achetés, loués ou simplement occupés de fait; d’autres qui parcourent le monde en roulottes à cheval, nouveaux nomades « modernes » ou « survivants »; d’autres enfin qui modèrent leur marginalité en faisant la même chose mais avec le souci de rester en relation avec le monde conventionnel malgré tout… Bref tout existe et me paraît tout à fait passionnant, assurément.

    octobre 14, 2008 à 13 h 24 min

  36. Barbarella

    Oui mais Vincent, tu sauras te déployer tout seul un réseau ADSL ???? Tu penses tricoter ta fibre optique à base de chanvre ? Pis faut creuser après pour l’enterrer… pis pédaler en même temps qu’on tapote le clavier (rapport à l’électricité à produire…)… pas de tout repos ton plan !

    octobre 14, 2008 à 14 h 11 min

  37. Vincent

    Oui oui, je sais bien, Isidore que ces groupes existent… et existeront même vraisemblablement de plus en plus.

    On peut très bien d’ailleurs s’amuser à les recenser, présenter, critiquer ici.

    Mais mon souci était plutôt de tenter progressivement d’en monter un de groupe. Le blog ne serait plus alors — à terme — le centre de l’activité du PP mais plutôt la vitrine d’une action plus concrète et de longue haleine mise en oeuvre par une partie de ses membres et sympathisants.

    Tu vois le truc ?

    octobre 14, 2008 à 17 h 54 min

  38. Ourko

    Moi en tout cas j’vois bien l’truc.
    C’est une secte que tu veux créer, non ?
    Tu as lu Le cantique de l’apocalypse joyeuse et tu t’es identifié à Eemeli Toropainen au point de vouloir toi aussi diriger une petite communauté, c’est bien ça ?
    Allez, avoue !
    (Ca ne m’étonne pas de toi ! 😉 )

    octobre 14, 2008 à 18 h 00 min

  39. Mary

    Where is the director ????

    octobre 14, 2008 à 18 h 03 min

  40. Vincent

    Heu… D’une certaine façon, oui, sauf qu’au lieu de « diriger », ce qui m’intéresse plutôt dans cette idée c’est la création et la mise en oeuvre d’une démocratie à petite échelle (car ce n’est sans doute qu’à dimensions restreintes qu’elle est réellement réalisable).

    octobre 14, 2008 à 18 h 05 min

  41. Ourko

    Une « communauté », donc plutôt ?
    Ce qui s’est passé autour de ce fantasme des années 70 n’a donc pas suffi à épuiser l’envie ?

    octobre 14, 2008 à 18 h 08 min

  42. Je trouve le « truc » fort sympathique dans son principe… mais après, concrètement ?.. Je ne vois pas trop. Toutefois ça mérite d’y réfléchir.

    octobre 14, 2008 à 20 h 49 min

  43. Vincent

    « Concrètement », je vois pour ma part deux pistes assez simples :

    1) Commencer (tranquillement) à chercher le terrain et les personnes potentiellement intéressées. Programmer des balades dans des régions privilégiées, en parler sur ce blog comme autour de soi et… tenter de mettre un peu d’argent de côté (c’est sans doute ce qui risque d’être le plus difficile). Pas d’empressement à tout ça : la « réalisation » du projet pourrait très bien ne se faire que dans 10 ou 20 ans (et occuper nos longues retraites dorées).

    2) Compléter, en attendant, les articles un peu trop exclusivement « philosophiques » de ce blog par des articles plus « pratiques » qui recenseraient et archiveraient les divers savoir-faire à réveiller (je crois savoir, par exemple, qu’il y en a parmi nous qui élèvent par exemple des poules, des moutons, des ânes, qui jardinent, fabriquent leur pain, manient la chaux, etc.)

    octobre 15, 2008 à 9 h 38 min

  44. Isidore

    Sans oublier les travaux pratiques, bien entendu ?

    octobre 15, 2008 à 11 h 05 min

  45. Vincent

    Dans la mesure où on peut les réaliser, oui, bien sûr… car c’est en confrontant les expériences qu’on les affine.

    octobre 15, 2008 à 11 h 22 min

  46. Vincent

    En réponse — en passant — à l’argument du dentiste de Craô (commentaire 13) :

    Dans Le Cantique de l’apocalypse joyeuse, vers la fin du livre, Eemeli Toropainen subit carrément un pontage cardiaque réalisé, avec les moyens du bord, par un « chirurgien de campagne » s’étant fait la main sur un bélier puis un ours.

    (Je suggèrerai bien à 120, à l’occas’, de nous citer le passage)

    octobre 16, 2008 à 23 h 36 min

  47. Ourko

    Heu… C’est écrit en tout petit, certes, sur la couverture, mais regarde bien, Vincent, il y a marqué « Roman ». Désolé de te décevoir, mais tu ne sembles pas avoir compris qu’il s’agit là d’une oeuvre de… fiction. Si, si ! Reviens sur terre !

    octobre 16, 2008 à 23 h 39 min

  48. Amélie

    Si 120 cite le passage, il gâchera le plaisir d’éventuels lecteurs en tuant le suspense…

    octobre 17, 2008 à 12 h 06 min

  49. Vincent

    Plus « concret », il y a le fameux Walden ou la vie dans les bois de Thoreau, qui est souvent considéré comme le premier ouvrage prônant ce genre de « retour aux origines ». Le philosophe américain y raconte en effet les deux années qu’il a effectuées dans une cabane, près d’un étang, au milieu des bois… et les divers réflexions qui lui sont venues au cours de cette expérience.

    Une grosse différence toutefois entre les deux histoires (au-delà du fait que l’une soit vraie, l’autre fictionnelle) : l’expérience de Thoreau est solitaire, celle racontée par Paasilinaa, collective (et c’est, à mon sens, ce qui en fait tout l’intérêt).

    octobre 17, 2008 à 12 h 21 min

  50. Amélie

    je serais assez d’accord pour investir un endroit à plusieurs. Je crains cependant que l’argent ne rende le projet difficile… Comment faire ?

    octobre 17, 2008 à 13 h 14 min

  51. Ourko

    J’ai une idée : le premier de nous qui hérite ou fait une plus-value en vendant un logement (bref, qui touche de l’argent qu’il n’a pas véritablement « gagné ») le met à disposition du PP. Ca vous va ?

    octobre 17, 2008 à 16 h 26 min

  52. Amélie

    Ouais. tu commences ?

    octobre 17, 2008 à 16 h 30 min

  53. Pascale

    Sans moi… si je touche le gros lot vous n’entendez plus parler de moi. Je fous le camp, je voyage au bout du monde jusqu’à épuisement du bas de laine!

    octobre 17, 2008 à 18 h 35 min

  54. Craô

    C’est donc pas avec des gens comme toi qu’ils vont réussir à la monter leur secte… Pffff !

    octobre 17, 2008 à 18 h 42 min

  55. Pascale

    Je n’aime pas les sectes.

    octobre 17, 2008 à 18 h 57 min

  56. Pascale

    Par contre, j’aime les hommes.

    Je relis « Rimbaud » de Michon en attendant les garçons sur Paris. Au coin du feu. Le chat dans le cou en coussin. J’entends leurs voix échanger, loin puis près, puis ça y est, ils sont là, entrent et claironnent : salut Calou ! Bonsoir Maman ! Je n’ai pas le temps de me lever que M. m’offre un bouquet de dix roses coquelicot ! Je reste stupéfaite. Merci M., viens que je te fasse un bisou, mais… pourquoi… ? Parce que c’est toi, me répond-il en souriant. Je suis la plus heureuse des Mamans! T’as vu l’amour, ton fils m’offre un bouquet de roses, lui ! Oui, t’es contente, hein ? Ça me fait très plaisir. T’as vu, ton fils m’offre des roses, lui ! Oui, j’ai compris, reste devant, admire-les toute la soirée !
    Ah, ces hommes, que ferais-je sans eux…

    octobre 18, 2008 à 19 h 05 min

  57. Amélie

    même juste une brindille, moi, ça me fait rosir les joues si on me l’offre…

    octobre 20, 2008 à 15 h 57 min

  58. Pascale

    Merci chère Amélie, je savais que sur ce blog d’intello tu allais être la seule à réagir à cette déclaration d’amour… C’est pour toi que je l’ai mise, et tu es au RDV. Merci. Rien de plus beau qu’un geste gratuit.

    octobre 20, 2008 à 16 h 19 min

  59. Amélie

    Ouais moi chuis pas une intello. Moi je cours toute nue dans les bois quand il neige, je m’enroule dans des bras aimés pour me réchauffer, je me pâme devant une petite brindille esseulée qu’on m’offre, et je plonge dans toutes les extases la bouche ouverte…

    octobre 20, 2008 à 17 h 20 min

  60. moi aussi j’ai offert des roses à ma Yatsette la semaine dernière !!

    mais pas de mérites, en fait :/ j’avais été tellement pas dispo pendant tellement de temps 🙂

    octobre 20, 2008 à 18 h 25 min

  61. et désolé, Pascale sur le billet du spam, je ne voulais pas te vexer, ni personne d’ailleurs 🙂 pour ca que j’arrete de faire causer le faux Abel 😉

    octobre 20, 2008 à 18 h 26 min

  62. Ourko

    Ah bon ? Il n’existait pas Abel ? Merci de nous le dire maintenant…

    Sinon, Amélie, sans vouloir (trop) t’embêter, si y’a bien (selon moi) un critère simple pour reconnaître les vrais intellos, c’est qu’ils sont toujours persuadés de ne pas l’être.

    Pascale, enfin, sache qu’il y en a (je ne dirais cependant pas qui) qui ont simplement réagi à ton commentaire… autrement qu’avec des mots !

    Et toc !
    😉

    octobre 20, 2008 à 18 h 52 min

  63. Isidore

    Ah chouette, Yatsé, j’ai donc gagné avec mon 1er avril !!!

    octobre 20, 2008 à 20 h 35 min

  64. Pascale

    Yatsé, pas le moins du monde vexé, et je savais que c’était un poisson 🙂
    Ourko, pas toc mais tant mieux!

    N’ai pas répondu hier car j’ai passé ma soirée avec le danois Jorn Riel et les Inuits, c’était merveilleux…

    octobre 21, 2008 à 11 h 10 min

  65. Vincent

    Ah oui, Jorn Riel, mon libraire me l’a conseillé aussi. Il fait partie des nombreux qui sont en attente…

    Dis Pascale, ça ne te dirait pas de nous proposer de temps en temps des petites chroniques littéraires sur le thème (vague et large) du PP ?

    Alleeeeez, steuplé !

    octobre 21, 2008 à 11 h 55 min

  66. Amélie

    moi c’est « la faille » qui me fait envie, de lui.
    J’ai eu une époque auteurs des pays du froid, il y a quelques temps. J’en avais lu plein dont les noms comportaient des lettres barrées ou des trucs exotiques du genre… Mais je n’ai pas encore lu celui-ci.

    octobre 21, 2008 à 12 h 00 min

  67. Barbarella (à pascale,la bouche en coin)

    un peu fastoche la sortie d’Ourko, tu ne trouves pas ? ça ressemble aux : « J’ai oublié de t’appeler pour ton anniversaire, mais j’y ai pensé, hein… ».

    octobre 21, 2008 à 12 h 06 min

  68. Barbarella, les bras croisés sur la poitrine, à Ourko

    Et donc, on peut savoir comment tu as réagi, toi ? hmmm ?

    octobre 21, 2008 à 12 h 11 min

  69. Craô

    En tout cas, moi, ça m’a ouvert l’appétit… Alors, j’ai aussitôt crié: « Femme, j’ai faim !!! »

    octobre 21, 2008 à 12 h 23 min

  70. Barbarella, qui ricane comme une hyène...

    … c’est donc ça cette grosse masse de chair bleue enflée sur une bonne partie de ton visage ?…

    octobre 21, 2008 à 12 h 27 min

  71. Craô

    Non! non! Barbarella, ça c’est quand au paroxysme de nos amusements, on a décidé de jouer à tappe-cul, et qu’elle a mal visé !.. Je sais, c’est un peu bête, mais quand on s’amuse on ne réfléchit pas toujours…

    octobre 21, 2008 à 12 h 36 min

  72. Barbarella, envieuse...

    oooooooooooooh !….

    octobre 21, 2008 à 12 h 39 min

  73. Craô

    Mais surtout, ne t’inquiète pas, j’ai su avoir du répondant ! Je t’l’ai tirée par les cheveux par terre… t’aurais vu ça, elle en rigole encore !!!

    octobre 21, 2008 à 12 h 46 min

  74. Barbarella

    c’est depuis ce jour là que la femme de Craö s’appelle Craette ?

    octobre 21, 2008 à 13 h 10 min

  75. Craette

    Comment tu sais ça, toi ? C’est mon p’tit nom, juste entre nous deux… Ha ha ha , mon gaillard, j’ai subitement quelques doutes… Crâo, mon chéri ? Tu as deux minutes ?…

    octobre 21, 2008 à 13 h 15 min

  76. Pascale ( à Vincent)

    « Dis Pascale, ça ne te dirait pas de nous proposer de temps en temps des petites chroniques littéraires sur le thème (vague et large) du PP ? »

    Le plus simple serait que tu t’abonnes à ma lettre d’info car je n’ai pas le temps, et puis, de plus en plus marre d’écrire… je préfère lire…

    octobre 21, 2008 à 13 h 25 min

  77. Mouyo

    Je ne vous dis pas le ptit nom de mon amoureuse, c’est trop … érotique !

    octobre 21, 2008 à 14 h 15 min

  78. Vincent (à Pascale)

    La lettre d’infos, c’est la même chose que le billet d’humeur, ou autre chose ?

    octobre 23, 2008 à 18 h 02 min

  79. Pascale ( à Vincent)

    C’est autre chose, le billet d’humeur c’est juste un papier, la lettre est plus riche. Demande à Amélie qui la reçoit, je crois.

    octobre 24, 2008 à 11 h 49 min

  80. Pascale ( à Vincent)

    Je lis un livre qui devrait te plaire: « Le guide du chasseur de nuages » de Gavin Pretor-Pinney. Passionnant (et je ne pense pas écrire dessus). Editions Point 2008, traduit par Judith Coppel (la femme de D.G.).

    octobre 25, 2008 à 18 h 08 min

  81. Vincent

    Je l’avais repéré dans la liste des ouvrages conseillés par l’ami Denis. Je suis déjà en train de lire (à petites doses) l’excellent L’importance de vivre de Yutang LIN. Promis, j’enchaîne dès que je peux par celui-ci et on en reparle éventuellement ici.

    octobre 26, 2008 à 12 h 18 min

  82. Pascale ( à Vincent)

    Lin Yutang… j’aime tous ses essais, particulièrement celui-là (en ligne chez moi). Finalement, je pense écrire sur les nuages… et j’ai hâte d’avoir ton avis.

    octobre 26, 2008 à 12 h 22 min

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