"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

La cueillette des champignons

S’il est une pratique de cueillette sauvage qui se porte bien, c’est celle-ci.

Alibi pour se forcer à sortir, plaisir de la promenade en forêt d’automne, réactivation de l’instinct de chasse, intérêt gastronomique, piment du risque, exercice subtil de reconnaissance et… occasion rare — et relativement simple — de renouer avec nos lointains ancêtres.

Pas de doute, la cueillette des champignons est une pratique hautement recommandée par le Parti Préhistorique.

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27 Réponses

  1. Vincent

    J’ai oublié un élément important qui contribue au plaisir de cette cueillette (et à sa dimension « préhisto ») : c’est une des rares occasions où l’on peut prendre sans voler. Une des rares pratiques qui soit en dehors du système économique. En dehors même de la logique de la propriété.

    (Elle reste toutefois encadrée par la logique — implacable — du droit, puisqu’inscrite dans le Code forestier, je crois me souvenir, qui l’autorise à condition de rester dans des proportions raisonnables de consommation familiale)

    octobre 4, 2008 à 11 h 21 min

  2. Vincent

    Si mes informations sont exactes, dans la classification scientifique du vivant, les champignons sont récemment sortis du règne végétal (auquel on a au premier abord tendance à les associer) pour se rapprocher du règne animal (puisqu’ils ne produisent pas leur nourriture mais se nourrissent de matière organique provenant d’autres êtres vivants).

    Cela confirme — au besoin — l’assimilation de cette cueillette à une « chasse ».

    La propension des cueilleurs à se faire photographier auprès des plus beaux spécimens qu’ils parviennent à trouver — tels les trophées — va aussi, il me semble, dans ce sens.

    octobre 4, 2008 à 11 h 29 min

  3. 120

    Ecrit par Pierre Pelot :

    […] Les champignons, ça ne va pas sans le paysage. Sans l’ambiance. Et ils s’accompagnent aussi bien de soleil que de pluie. De soleil qui filtre à travers les feuillées et qui vous fait des taches partout, à travers lesquelles vous avancez au pas, le nez au sol, parce que je ne connais pas de promenade plus lente que celle qui sert de prétexte au ramassage des champignons. Un bâton à la main en guise de canne et de machette, pour sabrer les ronces, ouvrir le passage à travers les fougères qui peuvent surgir impromptu. Et un panier. Couteau de poche pour nettoyer le gros de la terre et des cochonneries qui collent et s’accrochent. Pas forcément pour couper le pied, plutôt que le cueillir. C’est pas en le coupant qu’il vous en repoussera un autre à la place. Le champignon est une fleur.

    Donc, y aller lentement. Je ne vous vois pas courir comme un dératé pour chercher et trouver des champignons. Les joggeurs sont ailleurs.

    Jaunirés (ou chanterelles), ceps, bises (russules), lactaires délicieux, c’est en gros ceux que je ramasse. Mon père me les a appris. J’en ai rencontré deux ou trois autres sortes, pas plus. Trompettes-des-morts et leur noires cohortes qui vous remplissent un tombereau en rien de temps. Pieds bleus, tricholomes équestres dont on dit maintenant qu’il vaut mieux ne pas les manger, après les avoir portés aux nues (c’est une histoire de quantité)…

    La pluie aussi c’est bien. Pas les mêmes couleurs, pas les mêmes odeurs. Bon, c’est sûr, ça mouille. Chez toi tu te sécheras. Il n’y a pas mieux non plus que le retour chez soi où c’est sec et chaud et à l’abri, après que tu t’es trempé dehors sous les arbres. Je te le dis. Et un chocolat chaud, tandis que tu nettoies le tas, sur la table, un grand journal étalé. […]

    (La croque buissonnière, Nil éditions, 2008)

    octobre 4, 2008 à 11 h 43 min

  4. heureux celui qui possède le savoir de les reconnaître…

    C’est tellement bon une vraie poêlée forestière !

    octobre 4, 2008 à 13 h 07 min

  5. Vincent

    Honnêtement, pour une bonne dizaine (bolets, trompettes-de-la-mort, pieds-de-mouton, girolles, etc…) c’est pas si dur. Même sans initiation familiale préalable, on s’en sort, il me semble, sans grands risques. Il y a des critères assez simples à repérer que n’importe quel guide présente assez bien.

    En même temps, ressentir le besoin d’y aller la première fois avec un ami « spécialiste » (et de retourner le voir lorsqu’on a un doute) donne à cette pratique une dimension sociale — voire même, osons le mot, initiatique — qui participe du plaisir qu’on peut y prendre, il me semble.

    octobre 4, 2008 à 16 h 36 min

  6. 120

    Ecrit par Pascal Quignard :

    Certains champignons sont charognards.
    Ils fructifient en forme de coupes rouges sur les bois morts.
    Vautours immobiles au-dessus de la poussière.
    Vautours qui sentent l’entêtante odeur des arbres qu’ils dévorent et des feuilles mortes humides.

    (Sur le jadis, Dernier royaume II, Grasset, 2002)

    octobre 4, 2008 à 19 h 13 min

  7. 120

    Ecrit par Pierre Desproges :

    ERRATUM

    Dans notre édition d’hier, une légère erreur technique nous a fait imprimer les noms des champignons vénéneux sous les photos des champignons comestibles, et vice versa.

    Nos lecteurs survivants auront rectifié d’eux-mêmes.

    (Fonds de tiroir, Seuil, 1990)

    octobre 5, 2008 à 22 h 43 min

  8. Vincent

    Trouvé sur Wikipédia, ce lien étonnant entre cet article et le précédent :

    […] En Asie, le champignon est symbole de longévité, par exemple pour les coréens le champignon magique est l’un des 10 symboles de longévité et aussi un symbole de fertilité. Dans la peinture chinoise c’est le cerf qui apporte le champignon, tous deux sont des symboles de longue vie, la croyance chinoise voulant que le cerf vive très vieux et soit donc le seul animal capable de trouver le champignon sacré de l’immortalité. […]

    octobre 6, 2008 à 21 h 57 min

  9. 120

    Ecrit par Pierre Pelot :

    […] Couper les pieds, gratouiller la terre et les fragments de végétaux, râper les lamelles, virer les petites bêtes, les limaçons, décoller les tubes, enlever les peaux grosses des chapeaux… mais ne JAMAIS les laver ! Les essuyer, certes. Et puis c’est pas non plus parce que tu avaleras trois grains de terre que tu sera smalade, ho, ça va.

    Ensuite les cuire. Un savant mélange de goûts, panachage de ceps, chanterelles, lactaires délicieux signants qui t’auront laissé les doigts noircis et rouges, pied-de-mouton et bises coeur-de-pigeon, ils vont rendre de l’eau bouillonnante que tu laisseras s’avéporer, à moins de la verser si elle est trop importante, ensuite les envoyer se faire frire, les regarder se dorer avec l’ail, les servir avec une persillade sur des tranches de pain chaudes sorties du toaster… Les manger dans la cuisine où ils ont cuit, pour baigner dans les senteurs…

    On dit souvent omelette aux champignons. C’est possible. Pas interdit. Moi, si tu veux, alors, je dis : omelette et champignons. Tu vois ? Personne pour gâter le goût du voisin, et ça se mélange comme ça le veut bien. Mais c’est mon avis. Tu n’es pas obligé d’être d’accord.

    Et je vais te dire encore un truc, te confier un secret, tiens, une manière à moi : champignons et pain perdu.

    Ah ! putain de dieu !

    Pain perdu, d’ordinaire c’est considéré comme un dessert, si je ne m’abuse, non ? Des oeufs battus, les tranches de pain rassis que tu passes dans le lait puis dans l’oeuf battu et ensuite à la poêle, ça dore, ça croustille, et tu vas manger ça saupoudré de sucre, non ? ça ne m’étonne pas. C’est ce qu’on entend partout. Sauf que chez moi, c’était salé. Pas un dessert, un plat. Salé, avec une salade, et du fromage. Un peu comme les beignets de pommes de terre râpées. Le pain perdu salé et en repas. Bon. Eh bien ce pain perdu-là, nappé de champignons à la poêle…

    Tu sais quoi ? L’eau à la bouche, j’en bave, tiens, rien que de prononcer les mots et de me faire des images…

    (La croque buissonnière, Nil éditions, 2008)

    octobre 6, 2008 à 23 h 08 min

  10. Isidore

    Cette pratique me paraît appartenir à l’ensemble de celles qui deviennent d’abord signes de mémoire collective, et qui dessinent cette douce, profonde et langoureuse nostalgie telle que Denis Grozdanovitch semble aimer l’évoquer dans ses écrits. Souvent reliées aux paysages de l’enfance (comme la sortie de pêche à la ligne, le jeu de pétanque du dimanche après-midi, les visites familiales obligées estivales ou dominicales, les jeux dans le foin et l’odeur de la ferme, etc…), elles relatent ce monde qu’on aime concevoir comme disparu, et nourrissent ce mythe d’une modernité antithétique et destructrice d’un paradis perdu. Qu’en est-il réellement?

    Ceci n’enlève d’ailleurs rien à ce que cette pratique de cueillette sauvage conserve de bien vivant, moderne et sans rapport avec ce que je viens d’évoquer. Mais je m’interroge toutefois sur ce phénomène de mémoire « parasitaire » qui semble toucher certaines pratiques et pas d’autres, et sur sa signification. S’agirait-il d’une réminiscence de nos ancestrales et préhistoriques pratiques? Dans ce cas toute époque a dû vivre cette forme de la Nostalgie, en opposant sa propre modernité à son passé fantasmé. Ainsi donc, notre époque fait simplement ce qui a toujours été fait en la matière. Et ceci relativise forcément la réalité d’une rupture communément admise aujourd’hui entre notre époque et sa « formidable avancée technique », et toutes les périodes antérieures.

    octobre 7, 2008 à 8 h 34 min

  11. Isidore

    J’ajoute aussi que ce phénomène me semble en rapport avec le fantasme actuel de la « nature » et de ce prétendu divorce entre l’homme et la nature, relatif à celui entre l’urbain et le rural.

    octobre 7, 2008 à 9 h 05 min

  12. Vincent

    Je suis — il me semble — pleinement en accord avec ta « relativisation » que je complèterais par la formulation inverse : la Modernité n’est qu’une utopie qui ne s’est — malgré tous ses efforts — jamais réalisée.

    octobre 7, 2008 à 13 h 00 min

  13. Vincent

    Je ne vois pas encore par quel bout commencer : mais je suis partant pour creuser — d’une façon ou d’une autre — ces questions de « mémoire parasitaire » et/ou de « fantasme de la Nature ». Quelque chose me dit qu’on y reviendra pas bredouille.

    octobre 7, 2008 à 13 h 03 min

  14. Vincent

    Je me souviens avoir entendu parler – mais je ne sais plus où, désolé – d’un homme qui avait régulièrement ingurgité des petites doses d’amanite tue-mouche (vous savez, le beau champignon rouge à points blancs) afin de s’immuniser et de pouvoir ensuite (en augmentant juste un peu les doses) l’utiliser a des fins hallucinatoires (de type chamaniques, je crois).

    Une discussion sur la cueillette des champignons d’un point de vue « préhisto » peut-elle faire l’impasse sur ces usages « politiquement incorrects »? Alors, qui a déjà consommé des champignons hallucinogènes ? Qui est tenté ? Pourquoi ? Et si « non »,pourquoi aussi ?

    octobre 7, 2008 à 16 h 48 min

  15. Amélie

    Je crois que pour faire ce genre d’expériences, il faut impérativement être « détaché ». Sinon, c’est beaucoup trop dangereux.

    octobre 7, 2008 à 17 h 29 min

  16. Vincent

    Détaché de quoi ?

    (Sinon, on pourrait peut-être demander à Henri Michaux ce qu’il en pense, il a tout testé en la matière, je crois)

    octobre 7, 2008 à 18 h 06 min

  17. Amélie

    Détaché de ses sensations. Quelqu’un comme moi, par exemple, plonge trop loin dedans.

    octobre 7, 2008 à 18 h 19 min

  18. On peut aussi demander à Baudelaire, Artaud, Rimbaud et tant et tant d’autres qui sont aller explorer ces techniques hallucinatoires ou d’illumination, c’est selon ce que chacun cherche au fond. Personnellement, je ne suis pas adepte des paradis artificiels par tempérament d’abord et aussi faute d’avoir rencontré qui que ce soit capable de m’en montrer la pertinence d’une façon probante. Tous ceux que je connais qui ont touché à ces substances les ont soit quittées sans regret, soit y demeurent attachés d’une façon addictive qui ressemble plus à de l’esclavage qu’à tout autre chose. Et ceux qui savent les utiliser avec discernement dans une véritable quête spirituelle bien souvent, me semblent bien peu nombreux… et sans doute très discrets. Je n’en connais malheureusement pas. Sans doute doit-on être bien accompagné pour s’initier à ces pratiques ?

    octobre 7, 2008 à 18 h 51 min

  19. 120

    Ecrit par Kenneth White :

    Le genre d’investigation et de cheminement décrits par Hector Loaiza dans Wanu Pura appartient à tout un courant très actuel que l’on pourrait appeler la littérature de ressourcement. Cela commence, peut-être, par les Immémoriaux de Victor Segalen, livre consacré à la culture maorie, qui date de 1907, passe par Black Elk Speaks (la vie d’un chaman sioux) de John G. Neihardt (1932) et le Do Kamo de Maurice Leenhardt (1947), pour arriver, après le répertoire général que fut le Chamanisme et les techniques archaïques de l’extase de Mircea Eliade (1968), à la série des livres de Carlos Castaneda qui a débuté avec l’Herbe du diable et la petite fumée (les enseignements d’un sorcier yaqui) et qui a fait sensation.

    Etant donné leur enracinement dans le territoire latino-américain, c’est inévitablement à Carlos Castaneda et à son maître yaqui don Juan que l’on pense en lisant le récit du travail accompli par Hector Loaiza en compagnie de ses maîtres quechuas Melchor, Benito et Basilio. Sans vouloir établir une hiérarchie de valeur, car toutes les voies sont bonnes qui mènent au but, on peut insister sur la particularité de « la voie de la montagne ». Dans son appendice structuraliste, Loaiza reprend la distinction traditionnelle entre la voie humide et la voie sèche, entendant, dans ce contexte, par « voie humide » l’utilisation des plantes psychotropes (champignon, herbe, cactus) que l’on trouve dans la forêt amazonienne et jusque chez les chamans mexicains et guatémaltèques, et par « voie sèche » les pratiques chamaniques plus sobres et plus dures des hauts plateaux. Pour Loiaza, si les hallucinogènes peuvent déclencher le désir, et tel fut son cas, ils enferment la personne dans son « côté organique » et empêchent de s’élever en altitude jusqu’à « la vie dans le haut ». En fait, lors de sa dernière montée avec Basilio, Loiaza faillit compromettre toute son entreprise en absorbant de l’hebre waquey-khuro. Melchor l’avait dit dès le départ du chemin : « Quand on dirige son regard vers l’Alto, on ne doit être contaminé par rien. »

    (Une apocalypse tranquille, crise et création dans la culture occidentale, Grasset, 1985)

    octobre 7, 2008 à 20 h 20 min

  20. Anne

    D’accord avec tous les éléments qui contribuent au plaisir de la cueillette mais absolument pas avec le piment du risque.
    Que tu aies envie de tester les champignons hallucinogènes, c’est une chose (il faut savoir doser), mais as-tu vraiment envie de prendre le risque de mourir ? Ou de te taper quelques jours à l’hôpital, avec des désordres intestinaux graves (j’aurais pu le dire plus vulgairement) ?
    Bref, attention. Je suis toujours sidérée par le nombre de personnes que je croise dans les bois, qui cueillent mais ne connaissent pas les champignons.
    Il ne suffit pas, Vincent, d’y aller une fois avec un connaisseur, ni de consulter un guide au retour des bois. Il faut impérativement savoir reconnaître les champignons mortels et les très toxiques, ou ne rien cueillir d’autres que les espèces qu’on connaît parfaitement. C’est à dire qu’on est capable de déterminer à coup sûr car on sait reconnaître l’ensemble des critères et qu’aucun risque de confusion n’est possible. Sachant que l’aspect de certains champignons varie énormément selon l’âge de l’individu, le temps qu’il fait, etc.

    Pour info : on a le droit de cueillir 2 kg par personne et par jour.

    Les champignons ne sont effectivement plus dans le règne végétal, mais dans un règne totalement à part, spécialement créé pour eux.

    octobre 8, 2008 à 22 h 31 min

  21. Amélie à Anne

    lol
    je dois sire qu’en matière (…) de désordres intestinaux, je suis servie depuis qu’on a mangé les pieds de mouton que tu nous as aidé à identifier (je ne préciserai pas comment après ton commentaire !! 🙂 )
    d’ailleurs, faut qu’j’y aille ! :o)

    octobre 9, 2008 à 11 h 51 min

  22. Vincent

    j’entends bien, Anne, et la prise de risque — car il y en a toujours une (quelle que soit la chose ingurgitée, d’ailleurs) — doit effectivement être d’autant plus mesurée qu’il y a, semble-t-il, chaque année de nombreux morts à cause des champignons.

    Mais après, quand on n’a pas été initié dans notre enfance et qu’on n’a pas sous la main un spécialiste prêt à nous trimballer chaque fois avec lui (et nous révéler du même coup ses « coins secrets »), on fait comment ? On se dit que c’est râpé pour cette vie et on attend la prochaine ?

    D’accord pour avancer doucement en la matière — à la vitesse de la cueillette, d’ailleurs — mais faut bien admettre qu’avant d’être spécialiste on ne l’est pas et que c’est donc bien en champignonant qu’on finit par un jour devenir champi(gn)on, non ?

    octobre 9, 2008 à 12 h 12 min

  23. Anne

    Si, si, Amélie, tu peux dire que je vous ai répondu par texto… la description permettait d’identifier un pied de mouton, soit Hydnum repandum, soit Hydnum rufescens. Aucune confusion possible avec une espèce toxique. Même l’écailleux Sarcodon imbricatus, bien moins ragoûtant, est comestible.
    Il y a extrêmement peu de champignons dont l’identification soit si facile (très peu de critères très déterminants).

    Je veux bien vous emmener une fois ou deux aux champignons pour une initiation. Je ferai un effort car habituellement, j’essaye d’y aller le vendredi, jour de non chasse dans le Jura.
    Sinon, il y a régulièrement des expos mycologiques dans le coin. Instructif.

    octobre 9, 2008 à 20 h 12 min

  24. Vincent

    Wahou ! Je m’inscris à une de tes sorties, Anne. Et si tu pouvais me/nous prévenir des prochaines expositions mycologiques…

    Sinon, en me limitant justement — pour l’instant et vu mon niveau — aux seuls Pieds-de-mouton (blancs avec des aiguillons), Bolets (avec des pores, en évitant le Bolet de Satan aux pores roges), Vesses-de-loup (avant qu’elles ne fasse leur poudre), Trompettes-de-la-mort et Girolles, penses-tu que je prenne des risques inconsidérés ?

    Bref j’évite soigneusement de placer dans ma poêle les champignons à lamelles.

    (A propos de poêle, as-tu des recettes particulières à conseiller ?)

    octobre 10, 2008 à 12 h 46 min

  25. Vincent

    Dans Le Cantique de l’apocalypse joyeuse de Paasilinna (voir article du 08/10/08), lors du « festin de l’ours » (page 227) : « On but de grandes quantités de bière et d’eau-de-vie. Beaucoup prisèrent de la poudre d’amanite tue-mouche, qui rend fou. »

    octobre 27, 2008 à 11 h 27 min

  26. 120

    Ecrit par Jean-Marie Gourio :
    (avec un peu de retard)

    Un champignon haut comme ça !
    — Non ?!?!?!?!
    — Avec un Schtroumpf dedans.
    — Qu’il est con ! Et moi j’l’écoute en plus !

    *

    Ils cultivent le champignon de Paris dans des souterrains, ce qui lui donne son air de prisonnier politique…

    *

    Chez les champignons t’as des mortels, mais t’as des blesseurs aussi…

    *

    Avec l’Europe, tout le monde viendra dans nos coins à champignons.

    *

    Le Français est capable de donner des Juifs pendant la guerre, mais dire un coin à champignons, ça, jamais !

    *

    Non mais t’imagines ! Dix kilos de cèpes en une heure !

    *

    Les champignons qui ont des formes bizarres avec plein de couleurs, on les ramasse pas.
    — T’as raison, c’est des merdes de clowns…

    *

    Pour les champignons faut partir le soir et dormir sur place, comme ça le matin t’es sûr d’être le premier.

    *

    De toutes façon, c’est pas les champignons qui viendront dormir chez toi !

    *

    Si tu bouffes un champignon vénéneux, on te retire deux points.

    *

    Tu trouves des champignons sans tes lunettes ? Alors ça veut dire que tu as pas besoin de lunettes. C’est une sorte d’examen ophtalmologique gratis.

    *

    Y’a pas de cèpes, cette année.
    — Moi, j’en ai trouvé.
    — Si t’en as trouvé, c’est pas des cèpes.
    — Ecoute, je m’y connais en cèpes.
    — Tu peux pas en avoir trouvé, y’en a pas !
    — Là où je vais, si !
    — Où ?
    — Dans le Limousin.
    — Dans le Limousin, y’en a encore moins qu’ailleurs à cause des cueilleurs sauvages.
    — Tu ne m’as jamais vu cueillir, moi ?! J’en suis un, moi, de cueilleur sauvage.
    — Toi ?
    — Je tape dans les fougères avec un bâton.

    *

    Le champignon a plusieurs ennemis, le promeneur, et la limace, un au-dessus si vous voulez, et un qui passe par en-dessous.
    — On dresse les cochons pour les truffes, on pourrait dresser les limaces pour les cèpes.
    — Vous y croyez, à ce que vous dites ?
    — Tout se dresse.
    — Pas les mollusques.
    — Est-ce qu’on a essayé, au moins ?
    — C’est sûr, il doit bien y avoir un laboratoire qui a essayé.
    — Ils ont que ça à faire, les laboratoires ?! Moi je parle d’éleveurs qui ont le temps d’essayer, le dimanche.
    — Il n efaut pas que ça tue le plaisir de chercher les cèpes, on n’en trouve pas, des fois on est content quand même, il ne faut pas que le gardiennage devienne une corvée.
    — De toute façon, c’est pas demain la veille.

    *

    Des tapis de girolles !
    — Menteur.
    — J’en viens ce matin, des tapis !

    *

    Moi j’en cherche pas des champignons, j’en trouve !

    *

    L’omelette aux girolles j’adore ça, j’en mangerais sur la tête d’un pouilleux !

    *

    Aux champignons je devines un vrai petit animal d’autant plus que je ne prends pas de panier.

    *

    Les champignons que tu trouves dans les grandes surfaces, qui c’est qui s’y connaît là-dedans ?

    *

    Moi je dis que les gens qui sont encore aux champignons à onze heures, c’est qu’ils en ont pas trouvé.

    *

    C’est la saison d’aller aux cèpes, c’est la saison des prix Nobel.

    (Brèves de comptoir)

    janvier 4, 2009 à 23 h 16 min

  27. Une bonne poêlée de trompettes de la mort, dimanche soir. Pour une fois que je ne rentre pas bredouille…

    septembre 21, 2010 à 16 h 55 min

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