"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Rendez-vous, jeudi 15 mai…

…à 19h45, devant les Grandes Baraques de la forêt de Chailluz (Besançon).

Le Parti Préhistorique y rencontrera la Bisontine de décroissance.

Au programme :

20h : cueillette sauvage

20h30/45 : « Pow wow » dans les bois

– cuisson, dégustation, discussion sur l’art et la manière de se nourrir de plantes sauvages comestibles.

– présentation du P.P. : son origine, ses objectifs, ses autres pratiques, etc.

Prévoir un équipement adapté : bonnes chaussures, pantalon, veste chaude, sacs ou paniers (pour transporter les récoltes), gant ou ciseaux (pour cueillir des orties), gobelet (pour goûter soupes, tisanes, etc.), éventuellement un couteau (pour couper, éplucher…) et une lampe (pour le retour au parking)

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9 Réponses

  1. S’il n’y avait pas l’élevage et l’agriculture, il n’est pas certain qu’il y aurait beaucoup d’orties. Car c’est souvent sur les lieux riches en nitrates qu’elles s’accumulent. Voilà donc une plante que les hommes préhistoriques devaient peu consommer. Il en est peut-être ainsi d’autres plantes…

    mai 13, 2008 à 22 h 05 min

  2. Amélie

    Bien vu, Bernard !

    mai 13, 2008 à 22 h 18 min

  3. 120

    Ecrit par Pierre Lieutaghi :

    « (…) Comme il est impossible de raconter toute la flore du proche voisinage des hommes, on sollicitera la grande ambassadrice des mauvaises herbes, la proverbiale, soeur Ortie. Depuis la sédentarisation des sociétés, cette gourmande de nitrates et de phosphates a vu la multiplication prodigieuse de ses terres d’élection. Auparavant, elle se contentait des sols les plus riches des fonds de vallées, aux lisières des bois frais, sur les rives fumées par les hordes d’animaux qui vont boire. En lui offrant déchets organiques et cendres, les hommes la faisaient suzeraine du pied des murs, des rigoles d’eaux usées, des fossés, des décombres. On trouve ses graines dans beaucoup de stations néolithiques et sans doute y a-t-elle été favorisée, sinon introduite volontairement, parfois. (…) »

    (La plante compagne, pratique et imaginaire de la flore sauvage en Europe occidentale, Musée d’histoire naturel de Neuchâtel, 1991)

    mai 14, 2008 à 10 h 07 min

  4. Vincent

    La « réserve » de Bernard semble donc justifiée : la sédentarisation a vraisemblablement accentué le « compagnonage » de l’Ortie.

    Toutefois :

    – Elle était bien présente dans de nombreux sites « naturels » (que l’on peut imaginer fréquentés par l’Humain).

    – Avant la sédentarisation, on peut soupçonner que nos ancêtres ne changeaient pas tous les jours de place leur campement, et qu’ils revenaient même régulièrement aux mêmes sites. Or — même si on a parfois du mal à l’admettre — ils sont eux aussi des « hordes d’animaux » qui « fument » leur espace (et favorisent de ce fait, involontairement, les plantes nitrophiles).

    – On peut penser que la pratique du « jardinage » (transformation volontaire de la composition floral d’un espace) a de loin précédé l’ « agriculture » proprement dite. Pourquoi ne pas imaginer alors que l’Ortie (qui semble profondément « attachée » à nos anciennes traditions) ait alors été ainsi favorisée ?

    Tout cela, juste pour « ajouter du doute au doute » (car en matière de nourriture préhistorique on ne pourra de toutes façons jamais rien vraiment assurer)

    mai 14, 2008 à 10 h 29 min

  5. 120

    Ecrit par Robert Harrison

    « (…) Selon la sagesse populaire, les jardins seraient apparus soit en marge de l’agriculture, soit comme une forme primitive d’agriculture. Pure spéculation ! Et quitte à spéculer sur les origines, mieux vaut se fier à l’intuition des poètes qu’à la sagesse populaire, pour une bonne raison au moins : la vocation poétique est aussi vieille que le monde, tandis que la sagesse populaire est le simple reflet des mentalités et des croyances d’une époque particulière. Ainsi, le poète William Stanley Merwin ne croit pas un instant que le jardinage soit un dérivé de l’agriculture. Selon lui, à tout prendre, ce serait plutôt l’agriculture qui dériverait du jardinage que le contraire. Faute de preuve tangible à l’appui de l’une ou l’autre hypothèse, si les jardins sont à l’agriculture ce que la poésie est à la prose, alors fions-nous au moins aux raisons analogiques pour croire avec Merwin que les jardins vinrent en premier.

    Le savant italien Pietro Laureano nous fournit d’autres raisons, plus empiriques, de croire que nos ancêtres du Paléolithique cultivaient leur jardin bien avant le développement de l’agriculture : « Les premières expériences dont dérivèrent ensuite les techniques d’élevage et de culture n’avaient pas d’objectif utilitaire. » Pourquoi ? Parce que « la domestication, la récolte et la sélection des espèces pour obtenir des variétés aux caractéristiques particulières sont des pratiques qui ne portent leurs fruits qu’après plusieurs générations et ne peuvent donc pas s’expliquer par la nécessité de se procurer des aliments ou de répondre à des besoins immédiats ». Laureano en déduit que les premiers jardins ont été créés par des chasseurs-cueilleurs « pour des raisons rituelles, magiques ou simplement ludiques et esthétiques mais pas nécessairement dans un but économique et productif ». En somme, ils servaient davantage à l’enchantement qu’à la production, sauf à la production de narcotiques, d’épices, d’hallucinogènes et de médecines. (…) »

    (Jardins, Réflexions sur la condition humaine, Le pommier, 2007)

    mai 14, 2008 à 10 h 49 min

  6. Vincent

    Sans pouvoir — évidemment — le prouver, il y a fort à parier qu’avec cette capacité unique à « brûler » (et non « piquer » comme les plantes à épines visibles), les Orties avaient pour nos ancêtres forcément un statut de « plante magique », non ?

    mai 14, 2008 à 10 h 53 min

  7. Vincent

    Aïe !
    De fortes pluies sont prévues, semble-t-il, demain : prévoyez donc un parapluie ou des vêtements étanches !
    Des animateurs de la Petite Ecole dans la Forêt seront cependant là : le pow wow pourra donc vraisemblablement se replier carrément dans les Grandes Baraques !
    Pas très « préhisto », mais bon… !

    mai 14, 2008 à 23 h 25 min

  8. Merci Vincent pour cette super soirée !

    mai 16, 2008 à 22 h 48 min

  9. Vincent

    Je prépare le compte-rendu et espère pouvoir le mettre en ligne ce week-end.

    mai 16, 2008 à 23 h 34 min

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