"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

le mariage, un engagement préhistorique !

On a tendance à croire que nos ancêtres préhistoriques, dans leur primitivité, s’accouplaient selon leurs seuls besoins physiologiques. Or, si l’on accorde foi aux recherches de Jean Auel, le mariage existait bel et bien. Elle raconte, notamment, sa vision de la cérémonie telle qu’elle était pratiquée chez Néanderthal.

Il y est question de totems…

Lors du « baptême » de l’enfant Néanderthal, c’est à dire lors de son accueil officiel au sein du clan, le sorcier lui attribuait un totem. IL était de règle que le totem d’une fille soit généralement un totem doux ou faible. Jean Auel suggère l’hypothèse suivante : l’homme de Néanderthal n’établissait aucun lien entre rapport sexuel et fécondation. Un enfant naissait du seul combat invisible entre le totem d’un homme et celui d’une femme. L’enfant naissait lorsque le totem de l’homme en sortait vainqueur. Cette croyance permettait d’expliquer les règles des jeunes filles; en effet, le sang qu’elles perdaient étaient le signe de la défaite d’un totem mâle sur le leur. Lorsqu’un totem mâle parvenait à vaincre leur totem femelle, il n’y avait aucune perte de sang, et cela annonçait l’arrivée d’un enfant. Pour Néanderthal, tout cela était indépendant d’un quelconque rapport sexuel. D’ailleurs ils ne semblaient pas établir de liens biologiques de paternité et désignaient les « enfants de leur foyer » comme ceux « de leur compagne ». Par conséquent, dans le cadre d’un mariage, il était très important que le totem de l’épouse soit plus faible que celui du mari, afin de garantir la fécondité du couple. C’était donc à la fois les totems et les personnes qui étaient unies au cours du rituel. Les époux étaient agenouillés face à face, et le sorcier, ayant trempé son doigt dans une boue d’ocre, dessinait sur la poitrine de chacun des époux le symbole de son propre totem et celui de son futur mari ou de sa future femme. Le sorcier prenait alors bien garde que le symbole du totem mâle recouvre entièrement celui du totem femelle, afin de symboliser la supériorité de sa puissance et s’assurer les meilleurs auspices.

Le rituel scellait l’engagement matériel des deux époux, qui dès lors partageaient le même foyer et contribuaient l’un et l’autre à assurer le quotidien du couple, puis de la famille. Il scellait aussi de façon plus spirituelle l’union des deux totems, des deux âmes. Enfin, bien sûr, comme de nos jours, c’était un acte social. D’ailleurs, selon le roman de Auel, un clan était instable socialement tant que tous ses membres n’étaient pas mariés. Elle fait référence, d’une part à la chaleur et au réconfort de la vie de couple (des attentions partagées, etc.), mais aussi au fait qu’une femme non mariée était une femme qui ne pouvait prétendre à sa part du butin de la chasse. C’était donc une femme fragile au sein du clan, personne ne subvenant à ses besoins. Les veuves étaient remariées le plus rapidement possible.

J’ai le sentiment que de nos jours, la valeur sociale du mariage a pris le pas sur la valeur spirituelle et individuelle. Pourtant, des trois sens donnés au mariage, c’est celui qui me semble le plus inopportun.

Yatsé ? Qu’avez-vous prévu comme cérémonie ?

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51 Réponses

  1. Vincent

    On peut remonter même encore plus loin que la Préhistoire : dans le monde animal !
    (l’attachement durable s’observe en effet sur de nombreuses espèces)

    avril 28, 2008 à 14 h 29 min

  2. Amélie

    l’attachement « naturel », certes, mais le rituel symbolique, et l’engagement pris ?

    avril 28, 2008 à 14 h 37 min

  3. Amélie

    Ca serait quand-même intéressant d’avoir l’avis de quelqu’un « qui s’y colle » ! Le mieux, ce serait l’avis de quelqu’un qui ferait « la totale » :
    – la demande en mariage officielle avec larmes de l’aimée (si possible) et souffle coupé.
    – les fiançailles
    – le mariage proprement dit.
    Je pensais pouvoir faire une étude de cas sur une copine qui devait se marier en avril… mais finalement, non.

    avril 28, 2008 à 14 h 41 min

  4. Vincent

    Le rituel symbolique — pour moi — n’est qu’un prolongement de l’attachement naturel, mais ce n’est peut-être pas le sujet.

    Que représente ton illustration, au fait, barbarella ? Elle est bien jolie, en tout cas.

    avril 28, 2008 à 18 h 44 min

  5. Vincent

    Le mariage ne serait-il pas surtout préhisto quand il se vit comme un « pacte » et très moderne quand il se définit en tant que « contrat » ?

    avril 28, 2008 à 18 h 48 min

  6. Amélie

    Je ne sais pas. L’idée de contrat me répugne un peu… masi effectivement dans ce que j’ai pu lire de rituels primitifs, il est toujours question de pacte, au moins d’une façon implicite.

    avril 28, 2008 à 19 h 14 min

  7. Barbarella

    Non, l’attachement n’est pas hors sujet puisqu’il est liminaire.
    Tout ce que je sais de cette gravure, c’est qu’elle représente une cérémonie de mariage. Mais il n’y avait aucune autre indication. J’aime bien l’arche qui semble abriter l’union des mariés. Elle est faite de plusieurs lignes, comme si la solidité du mariage reposait sur une multitude de petites choses : les infimes du quotidien. Et puis ils se marient au milieu des animaux et des plantes (en tous cas, c’est ce que je crois percevoir); et j’aime bien l’idée d’un mariage célébré au milieu de la nature.

    avril 28, 2008 à 20 h 53 min

  8. Je suis ta femme, Amélie, j’ai tout fait dans les règles de l’art :-).

    avril 29, 2008 à 9 h 44 min

  9. Amélie

    Vraiment ??!! On t’a demandée en mariage, tu t’es fiancée, et ensuite tu as dit « oui » ???!!!!
    ça t’embêterait de nous raconter ce que ça représente pour toi ? La décision, la cérémonie en elle-même, l’attachement (puisque Vincent en parle), etc.

    avril 29, 2008 à 9 h 50 min

  10. Amélie

    Et à ton avis, quels sont vos totems, à ton mari et à toi ?? 🙂

    avril 29, 2008 à 9 h 52 min

  11. Amélie

    Ce que je trouve intéressant, c’est de comprendre les motivations qui ont poussé les hommes du paléolithique (jusqu’à nous, d’ailleurs) à ritualiser une union. POurquoi ont-ils ressenti le besoin de donner une dimension, spirituelle, mystique ou religieuse à un attachement qui était peut-être à la base naturel ?

    avril 29, 2008 à 10 h 35 min

  12. Vincent

    A première analyse, je vois pour ma part deux motivations possibles (sur deux plans différents) :

    1) L’intérêt du clan, tout d’abord (comme tu l’exposes dans ton article), qui, en instituant ces rituels, s’assure l’ordre et la stabilité auquel il aspire (quitte à ce que ce soit au détriment de la liberté des individus)

    2)Le besoin individuel de « rituel » pour marquer symboliquement les moments importants (singulier) d’une vie : une façon d’en « rajouter » pour les vivre pleinement et de s’assurer qu’on n’est pas en train de rêver.

    avril 29, 2008 à 11 h 56 min

  13. Vincent

    Pour revenir sur la différence entre « contrat » et « pacte », j’ai le souvenir très précis du premier mariage auquel j’ai assisté et qui m’a d’une certaine façon horrifié : l’idée un peu « magique » que je m’en faisait tombait de haut en entendant le discours du Maire qui en faisait un « contrat légal » soumettant ouvertement l’intimité conjugale au regard du groupe et imposant des droits et devoirs bien prosaïques.

    Quant à l’Eglise (du moins la catholique), sa dimension « spirituelle » m’a ensuite paru bien creuse et la symbolique du mariage qu’elle déploie bien… fatiguée.

    Je m’étonne depuis de ne pas rencontrer plus de mariés qui soient tentés d’inventer leur propre rituel symbolique.

    Je ne sais pas si ce serait alors « préhistorique », mais ce serait à coup sûr « postmoderne » !
    😉

    avril 29, 2008 à 12 h 09 min

  14. Amélie

    Héhé ! moi je l’avais déjà inventé, mon rituel idéal, mais avec le PP, bien des éléments que j’envisageais d’intégrer ont été touchés…

    avril 29, 2008 à 12 h 36 min

  15. Amélie

    Une chose qui m’a toujours horrifiée, dans les cérémonies traditionnelles, c’est « la jarretière », avec cet objet de femme qui relève sa robe de plus en plus haut à mesure qu’on lui jette de l’argent, sous le regard approbateur du mari. Ca me dégoûte. Au lieu de cet arbre massif et bienveillant qui protège son épouse de son ombre et de son feuillage, le mari devient un vulgaire maquereau avide… bref. Toujours détesté la jarretière. Et puis hier, en parcourant des articles sur le sujet, j’ai lu que la jarretière était une coutume du paléolithique. Aucun élément pour consolider ce qui était avancé. Rien ailleurs… je suis perplexe…

    avril 29, 2008 à 12 h 51 min

  16. Vincent

    « Jetter de l’argent », un coutume paléo ???
    Il sort d’où ton article ?

    avril 29, 2008 à 13 h 19 min

  17. Vincent

    Sinon, il ressemblait à quoi ton rituel idéal ?

    avril 29, 2008 à 13 h 20 min

  18. Pas de demande en mariage mais on s’est fiancé :
    1. pour officialiser une union qui ne plaisait pas à mes parents, donc pour les emmerder
    2. on a fait une bonne bouffe – familles réunies pour la première fois, cadeau de fiançailles et tout le tralala – car mes parents étaient à cheval sur les principes et nous avons sauté sur notre cacasson pour en dénoncer la bêtise, mais ils n’ont rien vu. Belle journée 🙂
    Ensuite mariage, mais nous avons mis huit ans à nous décider et quand on étairnt prêts on l’a financé avec nos seuls deniers ce qui n’a pas plu, évidemment. mais nous, nous étions heureux car comme nous payions, n’ont été invité que ceux que nous aimions.

    avril 29, 2008 à 13 h 31 min

  19. Amélie

    En fait, Pascale, vus vous êtes mariés pour imposer votre choix à tes parents ? Où ça ? A l’église, à la mairie, autre part ?

    avril 29, 2008 à 13 h 42 min

  20. Alors Vincent, je rejoins tout à fait les motivations que tu as énoncé :

    – L’intérêt du clan, mais non comme le besoin d’une stabilité mais plutôt comme le besoin de reconnaissance de notre union par les proches (amis et famille) et par la société (mairie!).
    En gros, NOUS sommes tellement content d’être NOUS que NOUS voulons le partager avec VOUS !

    – Le besoin individuel de rituel, c’est clair, ça permet de marquer d’une croix blanche l’événement, et de proposer justement un événement familial. Perso, notre famille n’est pas très « famille », on n’a peu de liens, on ne se voit jamais (sauf avec mon frère et mes parents) on a peu de souvenirs à partager… alors un mariage plutôt qu’un enterrement, c’est quand même plus festif 🙂

    avril 29, 2008 à 13 h 43 min

  21. Amélie

    tiré du site pas terrible : le-mariage.com
    La Jarretière :
    La jarretière, symbole de pouvoirs chamanistiques, pourrait remonter à l’époque paléolithique. Dans certaines peintures rupestres, on voit des danseuses qui portent des jarretières. Pour certains, il pourrait même y avoir une relation entre la jarretière de la mariée, des fées renfermant des pouvoirs magiques, et l’Ordre de la Jarretière :
    Si dans la préhistoire, elle fut un symbole de pouvoirs magiques, la jarretière dénota aussi un rang social élevé dans l’ancien culte des sorcières, puis les mythes l’ont transformée en amulette magique, dans toutes les légendes et les contes de fées où elle apparaît.

    avril 29, 2008 à 13 h 47 min

  22. Amélie

    Quant à mon rituel à moi :
    Il avait forcément lieu dans une forêt dense. Pour le reste, il était pur, joyeux, et profond. Ca devait être un jaillissement intime, et pas l’application d’une tradition. Rien à la mairie, parce que j’en ai rien à faire de ce que pense l’état civil de mon état d’amour; quant à l’église, j’avoue que l’édifice m’inspire incroyablement, masi pas le rite !

    avril 29, 2008 à 13 h 51 min

  23. Amélie

    Je crois que mon rituel à moi, ce serait un tête à tête perdu dans une immensité. En fait, mon rituel à moi, ce serait prolonger un sentiment océanique à deux. Je n’imagine pas quelque chose d’aussi intime se dérouler devant un public, aussi proche soit-il. Mais rien n’empêcherait bien sûr de festoyer avec les proches, APRES.

    avril 29, 2008 à 13 h 59 min

  24. Bon, pour la jarretière, j’espérais bien en voir une à mon mariage, mais ca n’a pas l’air de faire l’unanimité …

    Amélie, tu as l’air très contre, et si c’est le marié qui la porte ?

    Je vois l’aspect drôle de la tradition, je ne vois pas du tout par contre l’aspect dégradant …

    avril 29, 2008 à 14 h 00 min

  25. Où est l’engagement de ton union, Amélie ?

    avril 29, 2008 à 14 h 04 min

  26. Amélie

    Peut-être parce que t’es pas une fille. Et là je viens d’effacer 25 lignes d’exemples quotidiens de la façon dont on est plus souvent perçues comme un objet sexuel pratique et soulageant que comme un individu à proprement parler.

    avril 29, 2008 à 14 h 06 min

  27. Amélie

    Oui c’est vrai, l’engagement… je ne sais pas. Chez moi il est spontané. je n’ai pas besoin qu’on me le demande pour être engagée. Mais bien sûr ça n’empêche pas de le formaliser. Mais s’engager à quoi au juste ? On ne peut pas s’engager à aimer toujours. Au mieux, on SAIT qu’on aimera toujours, mais le promettre ?…
    D’ailleurs se marie-t-on parce qu’on s’aime ? 🙂

    avril 29, 2008 à 14 h 09 min

  28. Pierre

    Bon, c’est bien pour faire plaisir à Coolun que je réponds ici. Alors, déjà, les « recherches » de Jean Auel, je veux bien, mais ce qui est décrit dans l’article n’est jamais qu’un résumé d’une partie d’un ROMAN de la sus nommée, saga s’intitulant « les enfants de la terre » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Auel ici par exemple pour un résumé, et je les ai lu si jamais vous en doutiez). Donc, tous ces rituels néolithiques (on se situe au croisement de Neanderthal et de Homo Sapiens) ne sont que pure FICTION. Ceci etant dit, penchons nous sur le reste du sujet. Avant ça, si on parle de mariage préhistorique, évoquons le sujet de la sexualité préhistorique, histoire de joindre l’utile a l’agreable : http://www.arterupestre-c.com/1000.htm
    Quelques propositions sont un brin foireuses, mais certains bas reliefs sont pour le moins équivoques. On a d’ailleurs retrouvé des cylindres polis de longueur double pour l’usage des femmes lorsque toute l’engence mâle partait à la chasse, après tout il fallait bien se distraire.

    Maintenant que les esprits sont suffisamment réveillés par ces douces évocations, parlons du mariage « de nos jours ». Fiancé (dans les règles du lard, demande en mariage, puis demande au Pater pour faire plaisir à ma douce qui est assez « old school » de ce côté là), avec fiançailles en présence des deux familles, puis fiançailles traditionnelles asiatiques, et mariage pour fevrier prochain. Le mariage aura deux cérémonies : une civile (c’est effectivement extremement pénible et antiromantique au possible) et une « religieuse » bouddhiste, là encore pour satisfaire aux exigences familiales de ma douce.

    Maintenant que le décor est planté, mon point de vue :
    – si vous voulez du mariage « contrat », je vous recommande le Pacs, c’est fait pour ça. Il ne s’agit pas d’un engagement « pour la vie », mais juste d’un papier qu’on signe et qui spécifie qu’on va tout mettre en commun le temps où on sera ensemble, au moins c’est clair dès le début, c’est uniquement légal, et c’est bien comme ça.

    – Du coup, grâce à cette belle invention qu’est ce pacte, le mariage a un regain d’intérêt sur le plan symbolique. Le symbole, c’est que l’on va au dela du simple contrat, on réalise une projection, un pari, sur l’avenir. On prétend au reste du monde, aux amis et aux cons, que l’on prend un engagement jusqu’à ce que mort s’en suive, devant eux, que nous ferons tout notre possible pour faire notre entourage commun un havre de paix et une zone de refuge, pour nous et notre future progéniture, et éventuellement un peu pour ceux qui sont gentils, mais faudra pas trop pousser. Tout le decorum religieux, étant athés tous deux, forcément c’est limité. Il y a effectivement une cérémonie bouddhiste, c’est le poids des traditions, nous nous y plions pour que l’arriere grand mere puisse penser que même s’ils ont fuit leurs pays, ils ont réussi à en transmettre des morceaux, mais objectivement, c’est plus un poids qu’autre chose. Après, il ne s’agit pas d’honorer un dieu, mais des ancêtres décédés, donc c’est beaucoup moins pénible que d’en référer à un dieu incompétent et atteint par Alzheimer.

    Voila voila, je suis pas sûr d’avoir répondu à toutes les questions, mais vous saurez surement me reprendre sur les trucs faux et les oublis, donc je suppose à bientôt…

    avril 29, 2008 à 14 h 30 min

  29. Barbarella

    Hou laaaa !…
    j’ai cru reconnaître un chien…
    Ils me paraissent quand-même étrangement modernes, ces dessins, non ?

    avril 29, 2008 à 14 h 41 min

  30. Barbarella

    Vincent parle d’attachement, Pascale, de réaction à ses parents, et Pierre, de pari…
    BEUT WHERE IS ZE LOVE ?????!!!

    avril 29, 2008 à 15 h 32 min

  31. pas de notre faute si la façon dont est posée la question implique de l’introspection et non de la spontanéité …
    alors ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii j’aime ma Yatsette !!!!!!

    avril 29, 2008 à 15 h 34 min

  32. Barbarella

    C’est juste que je trouvais que dans l’ensemble, ça manquait cruellement de magie…

    avril 29, 2008 à 15 h 38 min

  33. Pierre

    Ah mais attention, c’est pas parce que j’ai métaphoré comme un ouf guedin (on a le droit d’être préhistorique ET jeune) qu’il n’est pas question d’amour. Bien sûr que c’est la base, si tant est qu’on puisse mettre une définition claire sur ce sentiment, histoire d’être surs de parler de la même chose. Mais bon, soyons honnêtes 30 secondes, c’est pas parce « qu’on s’aime » qu’on va être prêt pour autant à passer 60 ou 80 (super, vive les progres de la medecine) ans avec quelqu’un. Faut de l’abnégation aussi. Et des objectifs communs. Et plein d’autres trucs, qui font que l’amour seul ne suffit pas. Le mariage, finalement, c’est jamais que la formalisation de tout le reste, parce que la condition initiale est implicite.

    Bordel, après une tirade comme ça, vous reprendrez bien un peu de sexualité préhistorique ?

    http://www.hominides.com/html/references/sexe-prehistoire-paleolithique-art.html

    avril 29, 2008 à 15 h 43 min

  34. « En fait, Pascale, vus vous êtes mariés pour imposer votre choix à tes parents ? Où ça ? A l’église, à la mairie, autre part ? »

    Non, pas du tout Amélie. On s’est marié parce qu’on le désirait, on s’aimait, on voulait des enfants qui ne portent qu’un seul nom, celui de notre union. Les modalités sont accessoires dans l’histoire mais c’est l’objet du message au départ. Sinon, église, mairie et grande fiesta. Et on s’aime toujours, ça fait 28 ans.

    avril 29, 2008 à 16 h 27 min

  35. Amélie

    wow…
    ça laisse rêveur !
    Moi j’ai vécu maritalement deux fois, eu des enfants, et jamais épousé personne ! Mais j’y pensais en allant aux toilettes, là tout de suite, et je me demande si au final, il ne me manquait pas l’admiration et la reconnaissance de quelque chose d’unique.

    avril 29, 2008 à 16 h 34 min

  36. Amélie

    Pascale, tenez encore deux ans comme ça et le PP vous offre un banquet préhisto des 30 ans ! (c’est un engagement 🙂 )

    avril 29, 2008 à 16 h 35 min

  37. Amélie

    Et alors le fondement du mariage préhisto ? Amour, attachement, ou simple désir ?

    avril 29, 2008 à 16 h 38 min

  38. Amélie

    Faut peut-être préciser que cet article est né spontanément hier de l’annonce des fiançailles de yatsé, hein… et que le mariage, s’il est toujours affublé d’une connotation petit bourgeois, me paraît avant tout très préhistorique parce que symbolique, magique, et rituel.
    (enfin, tant qu’on oublie la jarretière…)

    avril 29, 2008 à 16 h 44 min

  39. Barbarella

    Et le discours du maire…

    avril 29, 2008 à 16 h 45 min

  40. Barbarella

    Et le contrat de séparation de biens…

    avril 29, 2008 à 16 h 46 min

  41. Barbarella

    Et « La danse des canards »…

    avril 29, 2008 à 16 h 46 min

  42. SILEX

    et le pot de chambre, ma chère, et le pot de chambre…

    avril 29, 2008 à 17 h 08 min

  43. Barbarella

    Et le plan de table !!!!! (très important ça, le plan de table, élaboré sur les conseil et la surveillance de belle-maman)

    avril 29, 2008 à 17 h 21 min

  44. Amélie

    Désolée pour les non-bisontins, mais en ce qui concerne les mariages du quartier battant, je propose qu’ils aient tous lieu dans l’église de la Madeleine, avec un pas-curé pour officier, puis que la foule émue se déverse place JOuffroy où les attendrait un immense banquet géant offert A TOUS (amis, famille, passants, touristes, zônards) sans distinction, et qu’un petit orchestre joyeux fasse danser ce petit monde jusqu’au bout de la nuit dans la rue !
    Pascale, le quartier Battant te plairait, c’est sûr !

    avril 29, 2008 à 17 h 24 min

  45. Amélie

    D’ailleurs c’est ce que j’avais suggéré avec insistance à mon amie qui devait se marier ce mois-ci, mais ça ne la branchait pas du tout comme idée ! 🙂

    avril 29, 2008 à 17 h 26 min

  46. Eh oh, mollo la bobo ! 🙂
    Chacun sa façon d’idéaliser le jour J …
    J’adore la danse des canards, je suis fan de la jarretière, j’assume donc mon statut de beauf petit bourgeois, car je sais qu’il va rendre heureux le plus grand nombre des gens qui y seront…
    tu oublies un peu vite que c’est aussi l’occasion d’accueillir amis et famille, et de se donner un peu de mal pour faire plaisir !
    désolé encore une fois d’être conditionné par mon éducation, mais s’il faut en passer par le petit bonhomme en moussaaaaa, alors je le ferai avec grand plaisir !!!!!! yeah !

    avril 29, 2008 à 17 h 41 min

  47. Amélie

    haha !
    ben quoi ? moi aussi j’accueille le plus grand nombre ! regarde : j’invite tous les passants ! 🙂

    avril 29, 2008 à 17 h 44 min

  48. Vincent

    Super intéressants tes liens, Pierre (et bienvenue, par la même occasion).

    La sexualité préhistorique, faudra bien en causer aussi un de ces quatre. Tu m’as l’air spécialiste du sujet, tu pourras à l’occasion nous rédiger un petit article (ne serait-ce qu’en résumant ce qu’on trouve dans ces liens) pour lancer la discussion ?

    avril 30, 2008 à 11 h 51 min

  49. 120

    Ecrit par Pascal Quignard (en réponse au commentaire 29 de Barbarella)

    Une gravure du Messak montre un homme sur le dos, les bras levés, un chien placé entre ses jambes prenant son sexe dans sa gueule.
    Le préhistorien Yves Gauthier évoque une tribu actuelle qui continue d’élever des chiens à des fins de fellation rituelle.
    Cet étrange rocher du wâdi Imrâwen fait penser au dernier bûcher humain qui eut lieu en France, place de Grève, sous l’Ancien Régime, 295 ans après la sorcière Jeanne d’Arc brûlant dans Rouen.
    C’est le 25 mai 1726.
    Le marquis du Préau, dit Deschauffours, vêtu d’un habit brun, sans qu’il daigne dire un mot, fut étranglé puis brûlé au motif de trafic canin à fin de sodomie. L’accusation portait que le sieur Deschauffours, prétendument marquis, s’approvisionnait rue Mouffetard dans la boutique de Jean d’Orgueil qui vendait des chiens qu’il formait aux plaisirs.

    (Sur le jadis, Dernier royaume II, Grasset, 2002)

    mai 4, 2008 à 22 h 13 min

  50. alors, désolé Amélie, mais nos fiançailles étaient géniales!
    Pendant 4 jours, j’ai beaucoup vécu et très peu pensé 🙂
    J’ai (et je ne pense pas être le seul) avoir recouvré un manque, celui du plaisir partagé d’avoir une famille et un cercle d’amis proches !
    Il y avait une ambiance naturelle de fête, comme si tout le monde voulait contribuer à l’allégresse ambiante…
    C’était vraiment génial !

    mai 6, 2008 à 20 h 02 min

  51. Le monde d’aujourd’hui:

    « Scandaleuse », « atterrante », « une régression »… Les mots n’ont pas manqué pour dénoncer la décision du tribunal de grande instance de Lille, qui a annulé un mariage parce que l’épouse, contrairement à ce qu’elle avait prétendu, n’était pas vierge. Du côté des juristes, le ton est pourtant plus mesuré.

    « Quasiment tombée en désuétude depuis la libéralisation du divorce en 1975, la nullité du mariage n’est plus enseignée à la faculté que comme une curiosité « , explique Me Eolas, avocat. Selon le juge Jean-Pierre Rosenczveig, « la question posée aux juges lillois n’était pas celle de la virginité au mariage ou celle de la chasteté avant la mariage, mais celle de savoir, pour annuler un mariage, si la mariée avait trompé son époux sur un élément essentiel ».

    Et selon Me Eolas, comme « l’épouse dit acquiescer à la demande d’annulation de son mari, (…) elle avoue devant le juge qu’elle savait que son hymen importait à son époux et qu’elle savait qu’elle ne l’avait plus ». « Ce jugement ne dit absolument pas que le mariage d’une femme non vierge est nul, ni que la virginité est une qualité essentielle de la femme. Il dit ceci et rien d’autre : Madame Y. a menti à Monsieur X. sur un point qu’elle savait très important pour lui. Elle savait que si Monsieur X. avait su la vérité, il ne l’aurait probablement pas épousée », explique encore le blogueur.

    UN TROP GRAND LIBÉRALISME ?

    Mais pour Jules, le problème n’est pas aussi simple. « Le droit ne dit pas quelles sont les qualités que doit réunir une personne pour faire un(e) bon(ne) époux(-se). Il se contente d’apprécier, concrètement, quelles qualités ont déterminé le choix concret d’une personne. (…) L’appréciation des ‘qualités essentielles’, donc, est subjective », explique-t-il.

    En ce sens, la position du TGI de Lille « témoigne d’un grand libéralisme », du point de vue de Jules. « Un tel libéralisme est-il supportable ? s’interroge-t-il. Car laisser l’individu maître de ses critères maritaux peut conduire à tenir compte d’éléments de la personne que le droit sanctionne par ailleurs. Ainsi, pour aller au plus brutal, de l’appartenance vraie ou supposée à une race, une ethnie ou une religion. »

    Sur ce point-là, la jurisprudence semble encore être flottante. Une décision du TGI du Mans, citée par Jules, avait ainsi établi une liste de qualités qui ne devaient pas apparaître comme essentielles, comme la race et… la virginité. « On voit bien là que le droit hésite entre une conception classique du mariage soumis aux impératifs de la société et la tendance (post-) moderne, qui est de le livrer à l’empire des aspirations individuelles », analyse le blogueur.
    Constance Baudry

    juin 2, 2008 à 23 h 54 min

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