"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Et si hier se conjuguait avec demain ?

Si je vous dis caracoureur, ca vous dit quelque chose ?

Caracoureur


Nos amis du futuroscope ont eu l’idée déjantée de réaliser une expo sur les animaux de dans 200 millions d’années !

Voici l’évolution de la tortue :

tortue

un monstre de carapace pesant une quarantaine d’élephants …

Je n’ai pas vu l’expo, qui se déroule au futuroscope de Paris mais il semble que les créateurs se soient basés sur plusieurs paramètres : changements climatiques, tectonique, évolution, créativité … 🙂

Autre source (pour voir plus des argentides ou un suceur-sauteur) : le figaro

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58 Réponses

  1. Vincent

    Quel dommage que la bande-annonce et la mise en scène de l’expo, semble-t-il aussi, aient pris le parti – à mon sens ridicule – de mimer Jurassik Park, car sinon le projet ne me semble pas du tout « déjanté », bien au contraire. (Pour tout dire, je le trouve carrément « rossetien »).

    Sinon, quid de l’être humain ?
    J’imagine que les concepteurs de l’expo n’ont pas osé répondre à cette question « casse-gueule » : A quoi ressemblerons-nous dans 200 millions d’années ? On peut aussi penser que l’absence d’humains est en soi une réponse : sans doute aurons-nous cédé la place (plus ou moins contre notre gré) et disparu.

    Et si on essayait – entre nous – de jouer à tenter d’y répondre tout de même à cette question. Quelle tendance, aujourd’hui anomalique (ou encore invisible), pourrait donc être sélectionnée, valorisée, développée et nous faire « évoluer » (sans connotation progressiste évidemment) ?

    Vous y croyez, vous, par exemple, au petit bonhomme à grosse tête, maigrichon et blanc-bec (genre Roswell), qui a été souvent le parti des auteurs de science-fiction ? Moi, je vous avoue, pas trop. Mais bon, je ne me suis pas plus penché que ça sur la question, non plus…

    avril 10, 2008 à 8 h 10 min

  2. Ourko

    C’est un détail certes dans ton commentaire, Vincent, ou du moins une simple parenthèse, mais y a-t-il des choses que tu ne trouves pas « Rossetiennes » ? Honnêtement ?

    avril 10, 2008 à 8 h 13 min

  3. On sera bleu comme des schtroumpfs !

    avril 10, 2008 à 8 h 19 min

  4. Vincent

    Pourquoi bleu ?

    avril 10, 2008 à 8 h 27 min

  5. Ourko

    On sera « schtroumpfés » comme des bleus, oui, plutôt !!!

    avril 10, 2008 à 8 h 28 min

  6. Amélie

    tu peux dire ce qu’il y a de rossettien pour ceux qui suivent pas ???

    avril 10, 2008 à 8 h 41 min

  7. Barbarella

    tektonik c’est avec des « k », yatsé…

    avril 10, 2008 à 8 h 42 min

  8. Vincent

    Je préfèrerais, pour ma part, plutôt vert que bleu, si c’est la conséquence de la réalisation de ce qui est peut-être le seul espoir de survie (à long terme) de notre espèce : la greffe (OGM) de chlorophylle dans nos cellules.

    Du coup, déjà, plus de famine… mais surtout, plus besoin de tuer d’autres êtres vivants pour se perpétuer (donc d’agressivité et d’agitation). Enfin la sagesse orientale, placide et pacifique, à la portée de tous : se nourrir en plaçant juste les pieds dans l’eau et la peau au soleil, et tout bonnement paresser, contempler, végéter.

    avril 10, 2008 à 11 h 52 min

  9. Vincent

    Quand j’aborde le sujet (de la photosynthèse) chaque année avec mes élèves, je le présente toujours ainsi :

    « Nous les humains, on est très fiers de nos fusées, de nos ordinateurs et de toutes nos inventions sophistiquées, mais le moindre brin d’herbe est capable de faire une sorte de « tour de magie » qu’aucun de nos plus grands savants n’est capable de faire (là je sors mon matériel) : prendre de l’eau minérale, de l’air (je remplis un verre à moitié), de la lumière (je le place vers la fenêtre) et faire apparaître… devinez quoi… (après avoir recensé leurs hypothèses, je me retourne et change discrètement de verre)… DU SUCRE ! C’est là le plus grand miracle de la planète, sans lequel aucun être vivant ne pourrait vivre sur la planète qui ne serait alors qu’un simple caillou comme la Lune, un « tour de magie » qui a lieu tous les jours sous nos yeux sans que nous sachions toujours l’apprécier… patati patata

    avril 10, 2008 à 12 h 05 min

  10. Ourko

    Et t’es payé pour ça ? Avec nos impôts ???
    Rhalala !

    avril 10, 2008 à 12 h 06 min

  11. Barbarella

    mdrrrr
    et bien sûr, ils n’y voient goutte !?

    avril 10, 2008 à 12 h 23 min

  12. Amélie

    C’était quoi le titre de Houellebecq, déjà Vincent ? « La possibilité d’une île », c’est ça ?
    Tu voudrais nous faire croire que supprimer l’agressivité, la sexualité, la gourmandise etc, est un idéal ? Crois-tu que la contemplation soit aussi appréciable sortie du contexte humain que nous connaissons ?
    Enfin, crois-tu que ce soit une piste envisageable, quand elle dépend essentiellement de l’eau et que cette dernière se fait rare ?

    avril 10, 2008 à 12 h 26 min

  13. Vincent

    Sinon, en deux mots, pour répondre à Amélie, l’allusion à l’oeuvre (à mon sens magistrale) de Clément Rosset tient aux références suivantes qui me sont tout de suite venues en tête :

    – Dans Le réel et son double(Gallimard, 1976), je crois, ou Le réel, traité de l’idiotie (Minuit, 1977) — il faudrait vérifier — Rosset pointe la nécessité d’un « biais » ou d’un « double » (l’art ?) pour pouvoir appréhender le Réel.
    C’est, en l’occurrence, en inventant un « autre monde » étrange (avec des escargots sauteurs, des oiseaux à quatre ailes, etc.) qu’on peut permettre d’appréhender vraiment la singularité du nôtre (qui n’est finalement pas moins étrange avec ses escargots rampants et ses oiseaux à deux ailes).

    – Dans Le réel, l’imaginaire et l’illusoire (Minuit, 2006) il développe une idée esquissée dans Le réel et son double (cité plus haut) et qui a, en son temps, surpris voire agacé certains psychologues ou psychanalystes qui la tenaient pour insoutenable et paradoxale, à savoir que l’imaginaire n’est pas – comme l’illusion – le contraire du Réel, mais au contraire un de ses modes d’appréhension.
    C’est en référence à cela que l’exposition (ou du moins, ne la connaissant pas, son concept) ne me semble pas du tout « délirante » car elle paraît au contraire viser à dégager, pousser et révéler les Lois « réelles » qui régissent l’évolution des vivants et de leurs conditions de vie.

    (C’est assez « éclairant » comme ça, Amélie ?)

    avril 10, 2008 à 12 h 35 min

  14. Amélie

    Comment je nous imagine physiquement…
    Bon déjà on va devoir s’adapter à un manque d’eau. Ca veut dire qu’on va avoir la peau sèche, l’agressivité accrue, des muscles épileptiques… tout ça va bien sûr être aggravé par le temps qu’on passe les uns et les autres devant nos écrans, la raréfaction des espaces verts et donc de leurs habitants, la disparition du chant des oiseaux, qui, quand il cessera, transformera l’air que nous respirons en une silence assourdissant…
    La consommation de fruits et légumes deviendra un luxe… à terme, celle de protéines animales aussi…
    Je pense donc qu’on s’oriente vers deux types de physiologies :
    * soit on tendra à faire des réserves d’eau et de graisses (la fameuse cellulite des femmes qui consiste en fait en réserves en cas de pénurie). D’autant que l’activité physique va en se réduisant…
    * soit (et je pense que ce sera la majorité des cas), on sera excessivement maigres, secs et tendus, agressifs…
    Du coup, les celluliteuses deviendront en quelques sortes les élues, les sages ! celles qui parviendront à rester calmes et humaines tandis que les autres, de plus en plus soumis à leurs souffrances et à leur agressivité se tranformeront peu à peu en barbares sanguinaires, mettant le monde à feu et à sang. Capables de survivre plus longtemps que les autres grâce à leurs réserves, on en fera des mythes d’éternité.Elles seront adorées, enviées, vénérées ! séhéhéhéhé (y a un p’tit goût de revanche, là…)

    avril 10, 2008 à 12 h 52 min

  15. Amélie

    Oui oui, limpide; et moi je me souviens: c’est dans Le réel et son double… (l’avantage de la mémoire sur le criterium…) 😉
    Mais dans ce cas, n’importe quelle forme de projection du monde serait rossettienne…
    que dit Rosset de l’art en général ?

    avril 10, 2008 à 13 h 07 min

  16. Ourko

    Oui, ça m’intéresse aussi ce que dit Rosset (et/ou n’importe qui d’autre) de l’art car j’ai personnellement souvent du mal à savoir si c’est justement de l’art… ou du cochon !

    avril 10, 2008 à 14 h 31 min

  17. Vincent

    Hé ho ! D’accord, j’ai un peu de temps (j’suis en vacances), faut que j’assume les perches que je tends, et je peux trouver un intérêt à saisir l’occasion pour affiner ma connaissance de la philosophie de Rosset, mais là vous ne trouvez pas qu’on risque de s’éloigner un peu trop du sujet initial ?

    Ca ne vous suffit vraiment pas l’idée (rossetienne, il me semble) que l’art est ce « biais » qui — en nous en décalant — nous permet de mieux sentir, voir, appréhender le Monde (ou le Réel) ?

    avril 10, 2008 à 14 h 42 min

  18. Barbarella

    Ah ben alors là… Vincent qui ne veut plus développer un sujet… dans quel monde vit-on ?! A mon avis, cette tiédeur cache des infidélités sur un autre blog…

    avril 10, 2008 à 14 h 45 min

  19. Vincent

    Pourquoi parles-tu de « manque d’eau », Amélie ?
    Tu as vu tout ce qu’il y a sur la planète ? Tu penses qu’elle va disparaître ? Se transformer en autre chose ?

    avril 10, 2008 à 14 h 45 min

  20. Amélie

    Ben, avec le réchauffement climatique, elle va bien finir par bouillir et s’évaporer, non ?

    avril 10, 2008 à 14 h 48 min

  21. Amélie

    … sans compter toute l’eau utilisée pour les « survivant » pour délayer leur régilait !…

    avril 10, 2008 à 14 h 52 min

  22. Vincent

    …et faire de gros nuages qui, soit masqueront le soleil et refroidiront donc pour le coup l’atmosphère, soit pourront de toutes façons être captés dans de gros filets (on a le temps — 200 millions d’années — pour les tisser).
    Je ne peux évidemment rien assurer, mais j’n’y crois pas trop, moi, à cette hypothétique pénurie d’eau.

    avril 10, 2008 à 15 h 00 min

  23. barbarella

    Oui, oui ! j’ai entendu dire qu’avec une boite de régilait, beaucoup d’eau et un hamburger, on pouvait tenir 3 semaines… pas mal, non ? Kestenpenses, Yannick ?

    avril 10, 2008 à 15 h 00 min

  24. Amélie

    En plus, si on tisse des filets atrappe-nuages, ils pourraient servir du même coup à retenir et renvoyer les comètes d’extinction d’espèces…
    En revanche, pour la prévisible extinction du soleil, j’ai pas d’idées… mais y a sans doute moyen d’utiliser les mêmes filets pour envoyer dessus des étincelles ! Avec un gros coup de vent, ça pourrait le rallumer, non ?

    avril 10, 2008 à 15 h 03 min

  25. Ourko

    Oui, je sais, je l’ai déjà utilisée en commentaire d’un autre article, mais bon… il y a aussi cette possibilité d’évolution là :

    Le problème, c’est que ça nous indique bien où on en est aujourd’hui, mais pas où on sera dans 200 millions d’années.

    avril 10, 2008 à 15 h 06 min

  26. Barbarella

    En tous cas, l’informaticien sur ton image, il faut qu’il se méfie parce que j’ai comme l’impression que celui qui est derrière a l’intention de lui faire une grosse piqure….

    avril 10, 2008 à 15 h 08 min

  27. Vincent

    Pour l’extinction (lente) du Soleil, prévue dans environ 5 milliards d’années, il y a déjà des solutions envisagées.
    Je me souviens, par exemple, que dans les années 80, Hubert Reeves en recensait déjà trois : rejoindre les satellites de Jupiter, déplacer la Terre et prolonger artificiellement la vie du Soleil (en le touillant à l’aide de missiles nucléaires).
    Vous voulez plus de détails ?

    avril 10, 2008 à 15 h 13 min

  28. Barbarella

    Oui, le touillage c’est à mourir de rire !!!
    et puis on sait bien qu’on ne peux pas y aller sur les satellites de jupiter !
    Moi je pense plutôt que d’ici là, on aura inventé une sorte de coque qui fera le tour de la terre, avec des lampes solaires partout dessus… et donc, beaucoup de centrales nucléaires pour alimenter tout ça sur terre !

    avril 10, 2008 à 15 h 22 min

  29. 120

    Ecrit par : Hubert Reeves

    « (…) Il m’arrive de me faire du souci pour nos arrière-arrière… petits-enfants qui vivront cette période critique de la mort du Soleil. Doivent-ils inexorablement périr ?

    Je vois pour eux trois solutions possibles. D’abord, une migration vers des planètes plus éloignées du Soleil. Deux satellites de Jupiter, Ganymède et Callisto, possèdent d’importantes réserves d’eau. Réchauffés par les rayons de l’immense Soleil rouge, ils pourraient, moyennant certains aménagements, devenir habitables. Aujourd’hui, on sait déjà déposer des hommes sur la Lune et construire des habitacles sous-marins. Cette solution n’a rien d’utopique et pourrait être réalisable dans un futur pas trop éloigné. L’ennui, c’est qu’elles risque d’être réservée à quelques privilégiés. Et qui les choisira ?

    La seconde solution consiste à déplacer la terre entière pour la maintenir à une saine distance de notre Soleil menaçant. Pour cela, il faudrait arrimer au sol des batteries de fusées convenablement orientées, comme pour un satellite artificiel. Pour obtenir l’énergie requise, on devra d’abord avoir mis au point la fusion contrôlée de l’hydrogène. J’ai calculé qu’en brûlant envidon dix pour cent de l’eau océanique, on pourrait déplacer l’orbite de la Terre au-delà de celle de Saturne. L’ennui, c’est que le niveau de l’océan descendra d’environ deux cents mètres. Mais, après tout, il faut ce qu’il faut !… Ces deux solutions (migrations des populations et changement de l’orbite terrestre) ont en commun un point faible. C’est d’être de courte durée. Elles ne seront valables que pendant la phase géante rouge du Soleil (cent millions d’années environ). Quand il deviendra nébuleuse planétaire, puis naine blanche, tout sera remis en question.

    Heureusement, il existe une troisième solution, beaucoup plus difficile, mais aussi beaucoup plus durable. C’est la réanimation du Soleil — au sens où on réanime les coeurs défaillants. Le Soleil, rappelons-le, obtient son énergie en brûlant de l’hydrogène en hélium. Les réactions nucléaires responsables de cette fusion ont lieu là où la température est élevée, c’est-à-dire au centre du Soleil. Aujourd’hui, environ cinquante pour cent de l’hydrogène central est déjà transformé en hélium. Dans cinq milliards d’années, il n’y aura plus d’hydrogène dans cette région chaude. C’est alors que le Soleil, privé de carburant, s’engagera dans les phases ultimes de son existence. Pourtant, il restera encore de vastes quantités d’hydrogène non consumé entre ce noyau chaud et la surface solaire. il y a, en ce sens, un vice de fonctionnement dans la machinerie. Il faudrait une « pompe » pour faire circuler le carburant et l’amener au brasier central tout en évacuant les produits de fusion. On pourrait ainsi prolonger la vie du Soleil de dix à cent milliards d’années.

    A cet effet, il faudrait « touiller » périodiquement la matière solaire comme, pour le sucrer, on touille son café le matin. Ou encore comme on ramène le bois d’un feu de camp des bords au centre ardent. Et pour cela, il suffirait de créer un point chaud quelque part ente le centre et la surface, un peu à l’extérieur de la zone de fusion. Je vois deux possibilités. D’abord, y faire éclater une super-bombe H. Avec les bombes d’aujourd’hui, on arriverait déjà à créer des températures bien supérieures à celles du coeur solaire. La difficulté, c’est de faire parvenir a bombe à l’endroit voulu avant qu’elle ne se vaporise. ici, je suis à court d’idées. Mais, après tout, nous avons encore le temps d’y réfléchir. Il ne me paraît pas exclu qu’on puisse un jour résoudre ce problème. Deuxième possibilité : diriger vers la surface solaire un puissant jet de lumière laser, extrêmement concentré. Là encore, nous rencontrons la même difficulté : comment arriver à ce que l’énergie ne se dissipe pas trop tôt.

    Ici une aide inattendue pourrait venir de « la guerre des étoiles »… De l’avis des physiciens consultés, ce projet de parapluie nucléaire de l’administration Reagan est parfaitement irréaliste. Mais cela n’empêche pas les travaux d’aller bon train. En particulier, on travaille à la mise au point de lasers à rayons X, extrêmement pénétrants. Peut-être, dans un avenir lointain, serviront-ils à percer les couches supérieures du Soleil… »

    (Patience dans l’azur, L’évolution cosmique, Seuil, 1988)

    avril 10, 2008 à 15 h 53 min

  30. 120

    Ecrit par : Hubert Reeves (suite)

    « (…) Il existe dans le ciel un certain nombre d’étoiles qui semblent avoir poursuivi la fusion de leur hydrogène bien au-delà de ce qu’on pourrait normalement attendre. On est encore à la recherche d’une explication « naturelle » de ce phénomène. Et s’il s’agissait précisément d’une intervention volontaire des populations planétaires qui nourrissent ces étoiles ? Paniqués par l’approche de l’issue fatale, ces lointains collègues auraient trouvé le moyen de touiller leur astre et d’en prolonger l’existence. On objectera que ce étoiles, nommées « traînardes bleues » (blue stragglers), durent peu et émettent beaucoup de rayons UV. En conséquence, il est peu vraisemblable qu’elles hébergent de la vie humaine. Mais, après tout, on sait si peu de chose sur le développement de la vie…

    L’image d’un Soleil défaillant proccupait déja les Aztèques. En vue de le réanimer, des sacrifices humains lui étaient périodiquement offerts, des jeunes gens dans la force de l’âge qu’on égorgeait au sommet des pyramides. Et si on lui offrait plutôt les dizaines de milliers de bombes atomiques que les grandes puissances stockent aujourd’hui dans leurs arsenaux… »

    (opus cité)

    avril 10, 2008 à 16 h 03 min

  31. Ourko

    Ouiiiiii, un Grand Sacrifice (du moins symbolique). Ca c’est « préhisto », nom de d’là !

    avril 10, 2008 à 16 h 05 min

  32. Ourko

    Un texte, en tout cas, à faire lire à tous les « anti-nucléaires » radicaux… histoire qu’ils aient bien en tête toutes les dimensions de l’enjeu : assumeront-ils, au nom de leur principe de précaution, la suppression de 95 milliards d’années de vie supplémentaire du Soleil (donc de la possibilité de la même durée de poursuite de l’histoire de la vie sur Terre) ?

    avril 10, 2008 à 16 h 09 min

  33. Vincent

    Isidore, t’es là ?
    Y’a Ourko qui te cherche, je crois.

    avril 10, 2008 à 16 h 12 min

  34. Amélie

    Tiens, c’est drôle ! : j’ai pensé la même chose !!!!
    pas mal quand-même toutes ses idées à ce bonhomme ! Mais tu disais que ça datait des années 80 ?

    avril 10, 2008 à 16 h 14 min

  35. Vincent

    Oui, le livre date de 81 (augmenté en 88). A une époque, je lisais tout ce qu’il écrivait mais ai un peu relâché l’attention… Donc, je ne sais pas s’il est revenu sur le sujet (notamment pour l’actualiser).

    avril 10, 2008 à 16 h 25 min

  36. Vincent

    Sinon, pour revenir au sujet (ou du moins à l’évolution de l’espèce humaine), il me semble que deux modifications objectives peuvent être relevées :
    l’augmentation de la taille (du moins dans nos contrées riches, vous avez remarqué, la plupart des enfants sont plus grands que leurs parents)
    la réduction de la mâchoire (les dents dites « de sagesse » ont de plus en plus de mal à trouver leur place)

    avril 10, 2008 à 17 h 00 min

  37. Ourko

    Et la connerie, on a une idée « objective » de son évolution ?

    avril 10, 2008 à 17 h 01 min

  38. Vincent

    En tout cas, avec toi, on a le « mètre-étalon » : on sait en effet que tu ne bougeras pas (vu que t’es déjà « au taquet »)

    avril 10, 2008 à 17 h 04 min

  39. Ourko

    (Oulaaaah ! Faut qu’il fasse gaffe le garçon, j’ai de plus en plus envie d’un Grand Sacrifice, moâ !)

    avril 10, 2008 à 17 h 06 min

  40. ebé, on voit que certains sont en vacances …

    avril 10, 2008 à 17 h 28 min

  41. Vincent

    T’appelles ça des « vacances » ?
    Vivement la reprise, que je me repose !!! 😉

    avril 10, 2008 à 17 h 44 min

  42. Vincent

    Sinon, j’ai oublié une troisième « tendance lourde », il me semble :
    le métissage

    avril 10, 2008 à 17 h 45 min

  43. Vincent

    Et pour enfoncer le clou, je relance sur le sujet de départ par cette idée :

    Dans 200 millions d’années, le PP aura fait du chemin et relancé la pratique du « totémisme ». Chaque être humain se liera intimement à une espèce animale, mais — les OGM ayant (non sans mal) progressé — chacun créera artistiquement la sienne : on dessinera sur une sorte de logiciel un papillon avec tel ou tel dessin sur les ailes, un oiseau avec telle ou telle couleur, une gazelle avec telle ou telle forme de cornes, etc… et le bidouillage génétique se fera automatiquement et nous fournira l’embryon qu’il nous restera à élever.

    Les espèces « naturelles » actuelles auront sans doute disparu… mais il y en aura au moins autant dans celles qui seront « artificiellement » créées qui seront viables à long terme.

    avril 10, 2008 à 17 h 55 min

  44. Vincent

    Des « lois » universelles ne pourront cependant pas être transgressées : par exemple on ne pourra pas « à la fois » développer des cornes (ou des bois) et des canines.

    (On pourrait s’amuser à tenter de recenser ces « incontournables »)

    avril 10, 2008 à 17 h 59 min

  45. Contrexemple : mon voisin a de belles canines mais, si j’en juge par le penchant de sa femme, il a aussi de très belles cornes … !

    avril 10, 2008 à 20 h 49 min

  46. 😀

    avril 10, 2008 à 21 h 41 min

  47. et 😯 je suis impressionné par ton idée d’évolution, Vincent !
    A nous les chimères !
    avec des vrais tamagoshis 🙂

    avril 10, 2008 à 21 h 47 min

  48. tiens justement quelque chose m’a pertubé dans l’idée qu’ils se font de l’évolution des grands planeurs bleu :

    Rassurez-moi, c’est pas possible physiologiquement parlant ?

    avril 10, 2008 à 21 h 49 min

  49. Vincent

    A ce que je crois avoir saisi de l’évolution, Yatsé, disons que l’apparition d’une nouvelle paire d’ailes est hautement improbable, alors que la métamorphose des pattes arrières est, elle, potentiellement envisageable. C’est cette deuxième option qui semble d’ailleurs envisagée là, semble-t-il, condamnant cet oiseau à ne pouvoir jamais se poser.

    avril 11, 2008 à 8 h 23 min

  50. Vincent

    (Il faudra vraiment qu’un de ces jours, tu nous dises comment on peut mettre une photo — ou une vidéo — en commentaire)

    avril 11, 2008 à 8 h 24 min

  51. Amélie

    … faut lui demander sur msn, Vincent…

    avril 11, 2008 à 8 h 31 min

  52. Yannick

    Suite du commentaire 23 :
    Je vois que les nouvelles vont vite et je tiens à rétablir la vérité ! (non mais ! !).
    La référence au Régilait (pour ceux qui suivent) n’était que le prix, mais je ne crois pas nous l’ayions acheté compte tenu de son prix prohibitif en Suède. Concernant le hamburger, je nie personnellement un quelque conque lien avec cette nourriture.
    Mais pour en revenir au Régilait, nous avions trouvé un digne ersatz dont je vais vous livrer la recette.
    – Il faut être à une période où les champignons, comme les bolets, sont bien développées et arrivés à maturité
    – Les mettre dans l’eau et faire simplement chauffer
    – Attendre un peu et vous verrez effectivement apparaître des granules blancs à la surface de l’eau. Mais différemment du Régilait, cela a du mal à se dissoudre dans l’eau, mais l’apport protéique est beaucoup plus élevé.
    – Dégustez ! Pour une première fois, le faire avec les yeux fermés car les granules blancs qui gigotent et se tortillent dans tous les sens … cela demande un peu d’habitude.

    Comme quoi on peut faire des tisanes qu’avec autre chose que des pousses de sapin et que cette mixture était déjà connue par les hommes préhistoriques !

    avril 12, 2008 à 1 h 19 min

  53. Revenons à l’image du grand planeur bleu. Dans la nature, un tel animal n’est pas viable et serait éliminé tout de suite. Il est d’abord impossible à un oiseau de manoeuvrer avec de telles ailes et d’échapper à un prédateur. Par ailleurs,à supposer que les ailes puissent être synchrones, elles seraient beaucoup moins efficaces, à surface totale égale, qu’une seule paire d’ailes. Car l’air passe entre les ailes et cela se traduit par une nette diminution de la surface portante. Non, je ne vois pas l’intérêt d’un tel animal qui, de toute façon, je le rappelle, n’a aucune chance de survie dans la nature…

    avril 12, 2008 à 6 h 56 min

  54. Vincent

    La « preuve » de ce qu’avance Bernard : Dans l’histoire de l’aviation humaine, il y a aussi eu la tentation — au départ — de multiplier les ailes (biplans, triplans, etc…) en supposant que ça améliorerait les rendements, mais cela n’a finalement pas été retenu par la sélection « artificielle ».

    avril 12, 2008 à 9 h 22 min

  55. Vincent

    Tu veux dire, Yannick, que les asticots dans les bolets sont comestibles ?
    Faut alors vite en parler dans l’article sur « manger préhisto ». C’est, en tout cas (du moins il paraît), une des pistes souvent envisagées pour nourrir dans l’avenir une population mondiale en explosion démographique : développer l’apport protéinique des larves d’insectes (qu’exploitait judicieusement nos ancêtres « préhisto » soit dit en passant).
    Tu viendras te joindre à nous pour nous montrer — et faire tester — lors de notre prochaine sortie ?

    avril 12, 2008 à 9 h 59 min

  56. Vincent

    L’expression « sélection artificielle » du commentaire 54 est en fait impropre. J’aurais dû écrire : « sélection naturelle des objets artificiels »

    avril 12, 2008 à 11 h 55 min

  57. Amélie

    Et si les bolets protéinés s’avèrent trop pauvrement nutritifs, on pourra toujours plonger un Yannick dans l’eau bouillante, et voir ce qui remonte à la surface !…

    avril 12, 2008 à 13 h 10 min

  58. 120

    Ecrit par : René Char

    « (…) Ne pas donner à l’oiseau plus d’ailes qu’il n’en peut. Pour son malheur il nous égalerait. (…) »

    (Le Nu perdu, Gallimard, 1978)

    avril 14, 2008 à 22 h 04 min

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