"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Les Enfants de la Terre – tome 1

couv-enfants-de-la-terre.jpgAlya, jeune « homo sapiens » de 5 ans, perd ses parents et tout son clan à la suite d’un tremblement de terre. Elle erre seule plusieurs jours et est recueillie, presque morte, par un clan de Néanderthal. Ses différences, et surtout son apparente supériorité rendent son intégration difficile. Elle partage le foyer de sa mère adoptive, guérisseuse de renom, issue d’une grande lignée de guérisseuses, et de son frère, le plus puissant des sorciers, l’effrayant, le défiguré Mog-ur.

Plusieurs choses la différencient des autres membres du clan : elle est beaucoup plus grande qu’eux (et laide 🙂 ), est affublée d’une absurde protubérance sous la bouche (le menton), a des yeux bleus qui coulent sans qu’on comprenne pourquoi, émet une quantité de sons incroyables, et – sacrilège – rit !

En outre, à mesure qu’elle grandit et affine son apprentissage du monde, s’affirme entre Néanderthal et Sapiens une différence qui prend des allures fatales au fil de l’histoire : alors que Néanderthal se contente de « réactiver » une mémoire archaïque de plusieurs siècles pour accéder à une sorte de base de données (ce qui explique l’absence de lobes frontaux et la proéminence de l’arrière du crâne), Sapiens fait montre d’une esprit d’analyse et de déduction stupéfiant. Néanderthal, tourné vers le passé, en bout de course, et voué à l’extinction. Sapiens, créatif, expérimental, représente l’avenir de l’espèce humaine. Pour autant, Néanderthal n’est pas présenté dans ce roman comme un être attardé. La puissance de ses rites magiques, la capacité de son esprit à traverser les âges pour s’unir à celui de ses ancêtres, est non seulement très convaincante mais aussi très séduisante. Il y a une sorte de sagesse chez Néanderthal, une humilité dans la façon dont il se fond dans la terre et ses éléments qui m’a laissée admirative et rend Sapiens un peu présomptueux pour le coup.

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25 Réponses

  1. Vincent

    On a d’abord cru qu’il fallait « remonter » avant la Modernité issue des Lumières (et devenir Moyenâgeux à l’instar de Brassens), puis Kenneth White (en commentaire de l’article sur Artaud) nous a fait voir qu’il fallait sans doute remonter avant la Grèce… alors qu’il faudrait peut-être finalement aller encore plus loin : avant Sapiens !!!!

    mars 9, 2008 à 22 h 45 min

  2. Jean Baudrillard

    Il y a trente mille ans vivait une « autre espèce humaine » – Neandertal. Prodigieux.

    Si cela est vrai, c’est symboliquement plus important que le fait que l’homme descende du singe. L’ombre de cette espèce humaine disparue pèse sur toute notre anthropologie, puisque tout notre concept d’évolution privilégie l’universalité exclusive d’une seule humanité, la nôtre, celle qui a survécu. Et si elle n’avait pas été la seule ? Alors c’est la fin de notre privilège. S’il nous a fallu éliminer ce jumeau, ce double préhistorique pour assurer notre hégémonie, s’il a fallu que s’efface cette autre espèce, alors les règles du jeu de l’humain ne sont plus les mêmes.

    D’où vient d’ailleurs cette rage d’universalité, cette rage d’élimination de toute aute race ? (Il y a forte à parier que si quelque autre race émergeait de l’espace, notre premier objectif serait de la réduire ou de la détruire.) Pourquoi faut-il, dans les formes jumelles, qu’il y en ait toujours une qui meure ? Pourquoi faut-il partout anéantir la dualité pour ériger le monopole d’une espèce, d’une race, d’un sujet ?

    Ceci dit, il n’est pas sûr que nous l’ayons véritablement emporté. Et si nous portions ce double en nous comme un jumeau mort ? Et peut-être bien d’autres, dans une sorte d’inconscient, tenace héritier de tous les meurtres antérieurs ? Ayant réalisé l’unité de l’espèce, pour la grande gloire de l’Homo sapiens, ne sommes-nous pas en train de nous dédoubler pour le pire – dans cette géméllité artificielle du clone, où l’espèce, reniant définitivement son origine, se prolonge comme spectre dans une répétition à l’infini ? Sur l’écran de notre conscience et de notre inconscient flotte l’ombre de ce crime originel, dont nous ne retrouverons sans doute jamais la trace. »

    (Cool Memories V, Galilée, 2005)

    mars 9, 2008 à 23 h 33 min

  3. Vincent

    Bon… ça reste bien neutre comme présentation. La question qu’on se pose, barbarella, c’est : est-e que tu nous le conseilles ou, si tu préfères, est-ce qu’il t’a plu ?

    mars 10, 2008 à 18 h 25 min

  4. Vincent

    Je n’ai pas (encore ?) lu ces fameux Enfants de la Terre qui semblent fasciner tous ses lecteurs (en connaissez-vous qui n’ont pas accroché ?)
    Moi, j’avoue être un peu effrayé par les 5 (ou 6) tomes.
    J’imagine pourtant que s’y joue en grande partie ce qu’on vise avec le P.P. : un véritable « dépaysement » (sortir du pays, c’est bien, de l’Occident, c’est encore mieux, mais sortir d’Homo sapiens, c’est peut-être encore plus fort), une rencontre avec l’Autre, Néandertal (« si loin, si proche » de nous)… et la surprise de découvrir qu’il est, en fait, comme le dit Baudrillard, peut-être enfoui en nous.
    C’est bien ça (ou quelque chose du genre) Barbarella ?

    mars 11, 2008 à 22 h 17 min

  5. J’ai lu ce livre à une période difficile de ma vie. Trois semaines d’affilée dans une chambre stérile, dans un milieu complètement artificiel, j’avais besoin de quelque chose qui me relie à la terre. La musique d’Atahualpa Yupanqui qui a chanté la terre toute sa vie m’a beaucoup aidé à surmonter cette épreuve. Mais ce livre aussi. J’ai dévoré les premiers tomes dans ces circonstances.
    Je conseille à tous ceux qui ont envie de lire « les enfants de la terre » de faire quelques pauses. Les deux premiers tomes sont, à mon avis, extraordinaires. Les autres aussi probablement mais je pense qu’on les apprécierait mieux si on ne lisait pas toute la série d’une traite. Une ou deux pauses s’imposent.Plusieurs amis partagent aussi cet avis.

    mars 12, 2008 à 19 h 04 min

  6. Vincent

    Salut à toi, Bernard, ô Grand Sachem… Ça te gêne si j’invite les lecteurs de ce blog à aller jeter un oeil sur le tien (http://leblogadupdup.org) qui est tout de même à l’origine de la résurgence du PP ?

    Sinon, pour info à tous, je viens d’acquérir le premier des cinq tomes de Sous le vent du monde de Pierre Pelot (en collaboration avec Yves Coppens) qui se présente également comme une « saga préhistorique » (En revanche, je ne sais pas quand je trouverai le temps de m’y plonger). Quelqu’un connaît-il ?

    Ça serait bien de comparer les deux séries, non ?

    mars 12, 2008 à 21 h 44 min

  7. oui, évidemment, Vincent, tu peux …

    ça m’intéresserait beaucoup de savoir si Barbarella a aimé ce premier tome.

    Une petite précision : lorsque Jean Auel a écrit ce premier tome, elle avait émis l’hypothèse que l’homme de Néandertahl et l’homme de Cromagnon avaient cohabité à la même époque. Cela avait été décrié et semblait une hérésie. Maintenant, on sait que les deux espèces ont bien cohabité. Par contre, toute hybridation était impossible entre les deux, vu qu’il s’agissait d’espèces différentes. L’existence de Durc dans le roman, fruit de l’accouplement entre neanderthal et cromagnon est donc une pure fiction.

    mars 13, 2008 à 11 h 43 min

  8. Vincent

    Cela soulève pour moi trois séries de questions (dont une au moins est facile à répondre pour ceux qui ont le bouquin) :

    1) Quand a été écrit le premier tome ? L’auteur(e) (est-ce bien une femme ?) a-t-elle écrit autre chose avant, ou depuis ? Dans quel genre ?

    2) Comment a-t-elle pu bien avoir cette idée saugrenue de faire cohabiter Sapiens et Neandertal, si ce n’était pas encore acquis à l’époque ? Simple intuition ? L’explique-t-elle quelque part ?

    3) Commet peut-on affirmer qu’ils ne pouvaient s’hybrider ? On a retrouvé de l’ADN ? On a utilsé d’autres critères ? Lesquels ? (Et si, là encore, Jean Auel avait raison avant l’heure ?)

    mars 13, 2008 à 12 h 02 min

  9. Je n’ai pas de réponse précise, si ce n’est que l’auteur est effectivement une femme.
    Il me semble que Jean Auel s’appuyait déjà sur des recherches scientifiques qui n’ont été validées par la communauté scientifique que par la suite. Mais je ne sais plus où j’ai lu ça.

    mars 13, 2008 à 13 h 00 min

  10. Vincent

    Deux-trois infos de plus sur cette page :
    http://www.linternaute.com/sortir/auteurs/auel.shtml

    mars 13, 2008 à 16 h 27 min

  11. Ourko

    Moi j’suis sûr que y’a moins de différence entre un Néandertalien et un Sapiens qu’entre un Sapiens mâle et un Sapiens femelle, et ça n’empêche pas ces deux-là de se reproduire… Alors pourquoi pas d’hybridation possible entre les deux premiers ?

    mars 13, 2008 à 16 h 34 min

  12. Vincent

    A l’article Neandertal de Wikipedia, on trouve les informations suivantes, répondant en partie à ma 3e question… et ne réfutant pas l’hypothèse de relations homosexuelles entre Sapiens et Neandertal qui semble tant plaire à Ourko ;-):

    (…) Dans les années 1960, tous les Hominidés à l’exception des Australopithèques ont été regroupés dans le genre Homo. Les Néandertaliens ont alors été considérés comme une sous-espèce d’Homo sapiens. Cette hypothèse était alors soutenue par de nombreux spécialistes, comme le généticien Theodosius Dobzhansky ou le biologiste Ernst Mayr qui déclarait que « jamais plus d’une seule espèce d’homme n’a existé au même moment ». Aujourd’hui, l’idée d’espèces distinctes est à nouveau proposée, notamment grâce aux apports de la génétique.

    En effet, les multiples études paléoanthropologiques effectuées sur les ossements ne permettent pas de se prononcer clairement sur la classification de l’homme de Néandertal. De récentes analyses comparées d’ADN mitochondrial extrait d’ossements de Néandertaliens, d’Homo sapiens anciens et de formes supposées intermédiaires indiqueraient un cheminement séparé des lignées humaine et néandertalienne pendant 500 000 ans ; il s’agirait donc bien de deux espèces différentes. L’ancêtre commun de l’Homme de Néandertal et d’Homo sapiens serait donc probablement un Homo erectus qui vivait 500 000 ans plus tôt.

    La question n’est pas résolue, la difficulté étant de concilier deux notions d’espèce (biologique et paléontologique) dont l’unicité est contestée. La possibilité pour ces deux représentants du genre Homo d’avoir une descendance féconde serait une preuve irréfutable, mais là encore les indices sont contradictoires. Aucun élément n’a permis d’établir la possibilité de croisements, même partiels, entre les Néandertaliens et les ancêtres de l’homme moderne qui lui étaient contemporains. Les analyses d’ADN des hommes de Néandertal découverts autrefois et récemment laissent penser que Néandertaliens et sapiens modernes n’ont échangé aucun de leurs gènes lors de leur coexistence (autour de 30 000 ans avant notre ère). Il s’agit pour l’instant de résultats partiels, portant sur les gènes qui ont pu être comparés, à savoir 370 paires de base sur 600 ; jusqu’à ce que l’étude soit complète, un échange de gènes ne peut être complètement exclu. »

    mars 13, 2008 à 16 h 44 min

  13. Vincent

    (suite)

    (…) Un squelette d’enfant trouvé en contexte Gravettien à Lagar Velho dans la vallée de Lapedo, au centre du Portugal, porterait des caractéristiques des deux espèces. Cet enfant d’environ quatre ans a été inhumé dans une sépulture intentionnelle, il y a 25 000 ans. Il n’est donc postérieur que de quelques milliers d’années aux derniers restes clairement attribuables aux Néandertaliens, datant d’environ 30 000 ans avant notre ère. Cependant, le caractère hybride de cet enfant est très discuté et difficile à établir : les caractères dérivés des deux taxons sont moins marqués chez les individus juvéniles que chez les adultes et la variabilité individuelle des enfants de l’époque est absolument inconnue.

    Enfin, l’analyse publiée en 2006 d’une séquence d’ADN mitochondrial de la racine d’une molaire d’un enfant néandertalien datant de – 100 000 ans, mise au jour dans la grotte de Scladina à Sclayn (Belgique), vient à l’appui de la thèse faisant de Néandertal une espèce différente d’Homo sapiens. La séquence d’ADN mt de cette dent présente une grande distance par rapport aux autres séquences connues de Néandertaliens, ce qui montre la grande diversité génétique de l’espèce à l’époque. Cette diversité semble s’être fortement réduite ensuite comme le montrent les analyses faites sur les séquences connues entre – 29 000 et – 42 000 ans, au moment ou Néandertal cohabite avec l’Homo sapiens. Cette tendance vient à l’appui de la thèse du déclin démographique de Néandertal sur cette longue période conduisant, par un phénomène de goulet d’étranglement de la population, à la disparition progressive de certains génotypes, et donc à l’appauvrissement génétique de l’espèce puis à sa disparition. Reste à savoir ce qui a pu causer cette évolution.

    En 2006, un programme de séquençage de l’ADN de l’homme de Néandertal a été lancé par le Max Planck Institut en collaboration avec la société 454 Life Sciences fabriquant des séquenceurs de gènes à haut débit. Ceci permettra de connaître l’étendue du lien de parenté avec l’homme moderne et d’évaluer l’interfécondité de l’homme de Néandertal et l’homme moderne. Un million de paires de bases d’ADN nucléaire ont déjà été analysées.

    mars 13, 2008 à 16 h 48 min

  14. Il étaient très très forts tous ces hommes préhistoriques. Soit ! Mais j’ai quand même du mal à croire que l’Homo Erectus bandait en permanence !!!

    mars 14, 2008 à 8 h 00 min

  15. Ourko

    C’est pas lui qui a inventé l’arc ? (justement pour « compenser »)

    mars 14, 2008 à 11 h 59 min

  16. Barbarella

    Coucou Bernard !
    Désolée de n’avoir pas répondu plus tôt : j’ai passé la semaine a lutter contre une fatigue tenace héritée de la grippe (oui, deux fois le même hiver, je suis d’accord, c’est trop !).
    Oui j’ai aimé les deux premiers tomes, mais un peu à la façon d’une midinette. je les ai presque lus d’une traite, et entre chaque plage de lecture, je respirais l’air de la grotte ! Ce qui m’a plu, c’est toutes ces découvertes que j’ai faites et que j’ai pu m’approprier plus facilement du fait qu’il s’agisse d’un roman, écrit dans une écriture très simple de surcroît.
    En fait je n’avais pas parlé de Durc, comme de plusieurs autres choses parce qu’il s’agit là d’un élément très controversé, d’une « énormité » de l’histoire, et que je préférais laisser la surprise au lecteur. Au-delà de la possibilité de la naissance d’un enfant mixte, ce qui m’a le plus surprise et séduite, c’est le non rapport justement que les gens de la tribu voient entre l’accouplement et la fécondation. Un enfant ne naît dans le corps d’une femme que parce que l’esprit de son totem a été vaincu par l’esprit d’un totem plus fort. Aucun lien avec l’accouplement !

    mars 14, 2008 à 18 h 16 min

  17. Barbarella

    D’où l’importance d’attribuer un totem plutôt faible à une femme si elle veut connaître un jour la joie d’être mère…

    mars 14, 2008 à 18 h 18 min

  18. Ourko

    Aaaaaah, c’est pour ça ?

    mars 14, 2008 à 18 h 28 min

  19. Vincent

    Le non rapport entre l’acouplement et la fécondadion : je me trompe, les filles, où il y en a encore aujourd’hui qui ne font pas forcément le lien ?

    mars 17, 2008 à 16 h 45 min

  20. Barbarella

    Et les hommes, Vincent, il me semble qu’il y en a beaucoup qui ne font pas le lien, aujourd’hui encore… qu’est-ce que tu en penses ?

    mars 17, 2008 à 16 h 53 min

  21. Amélie

    Moi, ma triste théorie, c’est qu’hommes et femmes se rencontrent rarement au moment de l’accouplement. Question de dimension.

    mars 17, 2008 à 16 h 56 min

  22. 120

    Ecrit par : Pascal Quignard sur le lien entre l’étreinte et l’enfantement
    http://www.mondesfrancophones.com/espaces/Frances/articles/photos/2007-10-15.8245656164

    « Aux yeux des premiers humains qui lurent sur les visages la ressemblance, le plus grand mystère qui les saisit concerna la ressemblance entre le père et le fils (ayant transité par l’autre sexe, le sexe autre, le monde ombreux, la grotte de la mère) à supposer qu’ils ne fissent pas de lien entre l’étreinte et l’enfantement.

    Comment le sceau peut-il frapper la femme au point que sorte d’elle l’image vivante de l’homme qu’elle aime avec – au bout de son ventre – le pinceau qu’elle n’a pas ?

    Or, la première réponse recensée par les anciens contes ne mentionne jamais une éventuelle inhérence entre la saillie et l’accouchement. La première réponse fut : Parce que la mère aime l’apparence de l’homme qu’elle désire au point de la rêver (au point que les apparences de l’homme la visitent en l’absence de l’homme).

    C’est une des plus anciennes définitions de l’amour : un désir qui désire si fort qu’il rêve en son absence un visage. L’attirance est telle qu’elle produit en son absence une épiphanie. L’étreinte ventrale appesantie, entre le père et la mère, crée le fantôme du fils. (…) »

    (Les Paradisiaques, Dernier Roaume IV, Grasset, 2005)

    mars 18, 2008 à 12 h 48 min

  23. Amélie

    Hommes, ne savez-vous pas que notre utérus est une chambre noire ?

    mars 18, 2008 à 13 h 20 min

  24. Amelie

    Autrefois, homme et femme n’était qu’une seule et même, complète personne. Ont-ils été séparés pour leur permettre de se reproduire ? La fusion empêchait peut-être les échanges, les erreurs et les mélanges ?

    mars 19, 2008 à 9 h 49 min

  25. Dis Barbarella, tu ne nous as pas dit finalement si tu avais aimé ce premier tome des Enfants de la terre … !

    avril 9, 2008 à 18 h 06 min

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