"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Nous ne sommes pas ce que vous croyez !

Nos informateurs nous ont signalé une malveillante rumeur qui circule sur la toile depuis la résurgence de notre Parti Préhistorique (« P.P. » ou « Pépé » pour les intimes). Il aurait, selon elle, quelques accointances secrètes – et transatlantiques – avec le Parti Néorhino canadien.

Nous tenons à nous inscrire fermement en faux contre de telles allégations infondées.Certes, nous avons bien quelques affinités avec certaines mesures préconisées dans leur plateforme politique (valoriser l’analphabétisme, abolir l’environnement que l’on ne parvient pas à garder propre, stopper le pompage du pétrole afin de permettre à la Terre de conserver assez de carburant pour continuer de tourner sur son axe, éliminer la faim et l’obésité dans le monde en donnant les gros à manger aux pauvres, inverser progressivement le sens de circulation routier, sur cinq ans, en commençant par les poids lourds, etc.) mais nous ne revendiquerons cependant jamais, à leur manière, la suppression des hivers rigoureux, la réduction de la vitesse de la lumière, le remplacement de l’eau des fontaines par du jus de fruit, l’enveloppement expérimental de l’Alberta dans du plastique, l’indication précise des limites côtières maritimes à la peinture ou l’enfouissement des montagnes Rocheuses. Et surtout – oui, surtout ! – ce qui marque une différence radicale : notre parti pris ne sera jamais, comme eux, de ne respecter aucune promesse (attitude trop « moderne » pour nous). En revanche, nous nous engageons ici solennellement, en cas d’accès inopiné à un quelconque poste à responsabilité, à nous contraindre à accompagner toute mesure prise de la mesure strictement opposée et de faire ensuite entièrement confiance aux forces naturelles de sélection sur le long terme.

Ceci dit, notre programme détaillé est encore à construire. Si vous avez des idées à nous suggérer, d’ailleurs, n’hésitez pas à poster un commentaire.

Nawa !

Publicités

73 Réponses

  1. Vincent

    Refuser que le plus court chemin entre deux points soient l’ennuyeuse ligne droite, mais plutôt le chemin où l’on s’amuse le plus.

    février 24, 2008 à 9 h 57 min

  2. Ourko

    …à condition que les deux points soient alignés, bien sûr ! 😉

    février 24, 2008 à 9 h 58 min

  3. Vincent

    Pour toute feuille de papier consommée, planter soi-même un arbre… et pour tout animal mangé, en ensemencer – également soi-même – un autre.

    février 24, 2008 à 10 h 00 min

  4. Vincent

    Valoriser, certes, l’analphabétisme, mais développer en contrepartie l’enseignement de la danse, de la musique et de toute forme de langage gestuel.

    février 24, 2008 à 10 h 02 min

  5. Vincent

    Alterner de temps en temps l’Est et l’Ouest (ou le sens de rotation de la Terre), pour que ce ne soit pas toujours du côté de l’Occident que le soleil se couche.

    février 24, 2008 à 10 h 06 min

  6. Jean Baudrillard

    Ne pas donner raison à ceux qui l’ont déjà.

    *

    D’un point de vue esthétique, je proposerais qu’on enterre les éoliennes comme les lignes à haute tension.

    *

    Retrouver du secret, du silence, de la distance…
    Retrouver du conflit, de l’interdit, du spectacle et de la violence…
    Retrouver la joie du spectateur à part entière.

    *

    Ne jamais faire aujourd’hui ce que vous pourriez ne faire que demain. Puisque ce que vous ne pourriez faire que demain, vous ne pouvez pas le faire aujourd’hui. Ne jamais faire dans cette vie ce que vous pourriez faire dans une autre. Songez à tout ce qui a perdu de son charme parce que vous l’aviez fait dans une vie antérieure.

    *

    Une proposition de loi : tous les spéculateurs dont les malversations dépasseront le gain d’un travailleur moyen durant toute sa vie de travail sera condamné à la peine capitale.

    *

    Porter la théorie à son état de grâce où, sans être une imposture (dans le rapport à la vérité), elle peut passer pour un stratagème (dans son rapport au monde).

    *

    etc…

    (Cool Memories IV et V, Galilée, 2000 et 2005)

    février 24, 2008 à 10 h 36 min

  7. Vincent

    Arrêter de se battre pour des causes, mais préférer le faire… pour des effets !

    (Allez, j’me tais un peu et attends maintenant vos propositions)

    février 24, 2008 à 10 h 37 min

  8. Vincent

    Encore un truc, tout de même :
    Quelle mascotte pourrions-nous choisir ? (sachant que le Rhinocéros laineux est déjà pris par le Parti Rhino)
    Lucy, Toumaï, Auroreen ? Otzy ? Oncle Vania ? La part obscure et sauvage en nous ? L’Autre ? (Tiens, je pencherais bien pour cette dernière proposition : l’Autre, de façon complètement indistincte et générale)

    février 24, 2008 à 11 h 11 min

  9. Ourko

    – Accorder le droit de vote au faux-bourdon et à l’huître perlière.

    – Sur le principe (à l’efficacité avérée) de la jachère et de l’assolement triennal, obliger chacun à changer chaque année d’activité et à prendre tous les trois ans une véritable année sabbatique.

    – Autoriser le clonage humain et le retour de l’esclavage entre l’original et ses « copies » (ce qui n’est qu’une extériorisation de ce que chacun fait déjà secrètement en lui).

    – etc…

    février 24, 2008 à 11 h 39 min

  10. Vincent

    Ne plus prendre nos désirs pour la réalité, mais la réalité dans le filet (le plus ferme et serré) de nos désirs.

    février 24, 2008 à 11 h 45 min

  11. Amélie

    le droit d’agir sans y penser

    février 24, 2008 à 21 h 24 min

  12. Amélie

    Le droit d’être aimé(e) exactement pour ce qu’on est

    février 24, 2008 à 21 h 25 min

  13. Amélie

    Le droit de réserver son avis

    février 24, 2008 à 21 h 27 min

  14. Amélie

    Le droit de sourire aux gens qu’on croise dans la rue

    février 24, 2008 à 21 h 28 min

  15. Amélie

    Le droit de chanter en marchant dans la rue (et même d’esquisser quelques pas de danse)

    février 24, 2008 à 21 h 29 min

  16. note du législateur

    Les articles 14 et 15 font déjà jurisprudence dans le quartier Battant, à Besançon, en Franche-Comté, poche de résistance préhistorique des plus authentiques.

    février 24, 2008 à 21 h 30 min

  17. Amélie

    le droit d’être « politiquement incorrect » et de l’assumer.

    février 24, 2008 à 21 h 32 min

  18. Amélie

    le droit de se contredire, si on est sincère.

    février 24, 2008 à 21 h 32 min

  19. Amélie

    Le mensonge, la duplicité et les faux-semblants devraient être proscrits et sanctionnés d’une peine d’exil symbolique. Seule la vérité est primitive. Vérité des gestes, des actes, des paroles et des pensées.

    février 24, 2008 à 21 h 35 min

  20. Amélie

    Le droit pour tout animal de refuser de se faire en…- pardon – ensemencer par un animal (fusse-t-il humain) qu’il n’ a pas choisi.

    février 24, 2008 à 21 h 37 min

  21. Amélie

    Le droit à chacun d’incarner sa propre trinité

    février 24, 2008 à 21 h 41 min

  22. Amélie

    Contre un monde de la mesure, du lisse et du bienpensant, le droit à l’intensité, à la folie, jusqu’à l’extrême.

    février 24, 2008 à 21 h 42 min

  23. Amélie

    A tous les exilés politiques, les désabusés, les frustrés, accordons sans quotas la nationalité préhistorique.

    février 24, 2008 à 21 h 43 min

  24. Amélie

    Un impératif : courir tout nus dans la forêt les soirs de pleine lune.(quelle que soit la température)

    février 24, 2008 à 21 h 48 min

  25. Amélie

    Le droit de pleurer (les garçons aussi)

    février 24, 2008 à 22 h 01 min

  26. Amélie

    Le droit de plonger dans une fosse sceptique quiconque aura fini le dernier rouleau de papier toilette et se sera bien gardé de
    1/ le remplacer
    2/ en avertir le responsable des achats

    février 24, 2008 à 22 h 02 min

  27. Amélie

    Utiliser des éléments naturels pour créer un nouveau langage. Pas besoin de l’enseigner ou de l’apprendre, une écoute sans obstacle permet de l’appréhender d’une façon immédiate et totale : petits cailloux arrangés en monticules, cercles, lignes etc, brindilles, feuilles d’arbres, mousse…la rencontre avec ces éléments, à un endroit et à un moment donné, est en elle-même un message à recevoir.

    février 25, 2008 à 12 h 22 min

  28. Vincent

    Réhabiliter la coutume du totem (chacun s’affiliant profondément avec un être vivant d’un autre règne)

    février 25, 2008 à 12 h 30 min

  29. Barbarella

    un autre genre, ça peut être considéré comme un autre règne ?
    Parce que moi, le seul être vivant avec lequel je me sente intimement lié, n’est ni animal, ni végétal… !

    février 25, 2008 à 12 h 33 min

  30. Vincent

    Une autre différence majeure avec le Parti Rhino, comme vous pouvez le constater : nos revendications ne se présentent nullement en « plateforme politique », mais en une sorte de « terrain vague, accidenté, en friche et partant de façon un peu bordélique tous azimuths » (et on y tient beaucoup !).

    février 25, 2008 à 12 h 37 min

  31. Barbarella

    savoir manger – proprement – avec les doigts. Ca doit faire partie des enseignements aux enfants de la tribu.

    février 25, 2008 à 13 h 47 min

  32. Barbarella

    Je propose de supprimer les caisses des supermarchés alimentaires. C’est nous qu’on cueille sur les rayons, c’est nous qu’on mange! et on va pas payer pour ça quand-même !

    février 26, 2008 à 12 h 44 min

  33. eheh, l’autre pour mascotte … tu la représenterai comment ?

    février 27, 2008 à 12 h 49 min

  34. le droit aux chaussettes qui trainent ?

    février 27, 2008 à 12 h 52 min

  35. le droit de demander à n’importe quelle fille de danser avec !

    février 27, 2008 à 12 h 54 min

  36. Vincent

    Le droit de ne pas trop se fier aux mots, surtout quand ils s’expriment en termes de « droit », mais de ne pas s’empêcher pour autant de les employer.

    février 27, 2008 à 14 h 36 min

  37. le droit dans la drate, donc …

    février 27, 2008 à 19 h 52 min

  38. Vincent

    Abolir le principe absurde du copyright (voir justification succincte dans le commentaire 17 de Le secret de Petit-Louis)

    février 28, 2008 à 12 h 35 min

  39. Ourko

    Et que penses-tu d’étendre l’abolition à toute « propriété privée » ?

    février 28, 2008 à 12 h 36 min

  40. Vincent

    Arf… c’est plus compliqué, notamment du fait que la notion de « territoire » n’est pas une invention humaine. C’est un phénomène biologique (assez bien analysé en terme d’agressivité par l’éthologie, d’ailleurs).

    En revanche, je revendiquerais volontiers l’idée (proudhonienne, je crois) que « la propriété doit se limiter à l’usage ».

    Dit en termes métaphoriquement « préhistoriques » : pas plus d’outils que ta main ne peut tenir, pas plus d’abri-sous-roche que tu ne peux habiter toi-même, pas plus de terrain que ta vessie ne permet d’entourer d’urine, pas plus de feu que tu ne peux entretenir, etc…

    février 28, 2008 à 12 h 44 min

  41. barbarella

    Je crois qu’il y a aussi  » pas plus de femmes que tu ne peux en combler » (repris par le Coran, d’après ce qu’on m’en a dit), mais là, ça alimente le sanglant combat que mène parfois l’homme trop orgueilleux avec une réalité qu’il refuse d’admettre ! 😉 (eh ! oui, une seule femme, fut-elle préhistorique, c’est déjà très très difficile à combler !)

    février 28, 2008 à 14 h 09 min

  42. Amélie

    Pas plus d’enfants que tu ne peux en nourrir.

    février 28, 2008 à 14 h 10 min

  43. Amélie

    Pas plus de fruits que tu n’en peux porter

    février 28, 2008 à 14 h 11 min

  44. Amélie

    En pensant aux fruits, j’ébauchais succinctement dans ma tête l’hypothèse selon laquelle, le corps était peut-être l’unité de mesure à laquelle on devrait se fier : pas plus de nourriture qu’on n’en peut porter, pas plus de seins que d’enfants à allaiter (me suis fait la réflexion en allaitant mes jumeaux : qu’est-ce que j’aurais fait avec des triplés ?!!), ne pas aller plus loin que nos jambes ne peuvent nous porter, ne pas manger plus qu’il n’est confortable pour notre estomac… quoi d’autre ?

    février 28, 2008 à 14 h 16 min

  45. Amélie

    Vincent, est-ce que tu ne fais pas l’amalgame entre « propriété » et « territoire » ?

    février 28, 2008 à 17 h 25 min

  46. Ourko

    Ne pas voir plus loin que son nez,
    Ne pas péter plus haut que son cul,

    😉

    février 28, 2008 à 17 h 41 min

  47. Vincent

    Si, sans doute, Amélie.
    En tout cas, je n’ai pas plus réfléchi que ça à la différence. Comment la formulerais-tu, stp ?

    février 28, 2008 à 17 h 46 min

  48. Amélie

    Je n’y ai pas plus réfléchi que ça non plus (vu al journée que je viens de me faire !), masi il me semble que l’homme est inclus dans un territoire quel qu’il soit (pas strictement géographique), alors que la propriété est plus un objet dans le sens d’une projection…
    ouh la je sens que c’est confus… mais j’y tiens, à cette nuance. Tu vois ce que je veux dire ?

    février 28, 2008 à 17 h 49 min

  49. et puis la propriété, qu’il y a-t-il de mal avec ce concept là ? comment fait-on sans ?

    février 29, 2008 à 17 h 33 min

  50. amélie

    ah là, yatsé, c’est pas moi qui vais te répondre : chusi pas particulièrement contre la propriété….

    mars 1, 2008 à 18 h 38 min

  51. Vincent

    Le brevetage des idées (ou carrément du vivant) ne vous choque pas ?

    mars 1, 2008 à 20 h 18 min

  52. amélie

    certains exemples de propriété sont gênants. POur autant, ça ne veut pas dire que la notion de propriété dans son ensemble doive l’être.

    mars 1, 2008 à 21 h 13 min

  53. Vincent

    Assimilée au territoire (comme j’ai tendance à le faire), la propriété ne peut évidemment pas plus être supprimée que l’agressivité qui en est la source.
    A propos, dans son dernier ouvrage (Le mal propre, Le pommier, 2008), Michel Serres émet l’hypothèse que l’humain pollue peut-être son environnement – comme tout mammifère dépose des substances nauséabondes sur son territoire – avant tout pour se l’approprier. Intéressant, non ?

    mars 1, 2008 à 22 h 35 min

  54. le brevetage ne me choque pas non, parce que c’est sur ce concept que se base toute la compétitivité de nos companies industrielles.

    Un brevet protège une inovation laquelle est source de potentiels développements, puis de productions, d’emplois…

    mars 2, 2008 à 9 h 19 min

  55. Vincent

    Il protège « qui » de « quoi » exactement, Yatsé, le brevet ?
    (T’es sûr que c’n’est pas les privilèges des plus riches sur les plus pauvres, en fin de compte ?)

    mars 4, 2008 à 16 h 46 min

  56. tu entends qu’un pauvre ne peut pas se payer un brevet ?

    Alors juste un contre exemple : Michelin…
    Cocoricooo !! Michelin est une société française au chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros, voila pour la richesse … Hors Michelin a une stratégie différente des entreprises classiques, puisqu’elle brevete très peu voire pas du tout pour préserver son avance technologique.
    Car il faut savoir que la mise en place d’un brevet expose irrémédiablement son auteur et sa découverte au monde entier.

    Il existe d’ailleurs d’autres stratégies comme le font très bien les japonais, qui est de noyer une innovation sous un flot de brevet pour ne pas que le concurrent puisse discerner le vraie du faux.. vessie, lanterne on ne s’y retrouve pas.

    Là où tu vois la délimitation d’un périmètre provoquant des classes de riches et de pauvres, j’y vois plutôt un système régulé avec contraintes et permettant certains effets comme le développement.. D’ailleurs comme tout système, rien n’est figé et il est contournable, adaptable, merci la nature humaine 🙂

    mars 4, 2008 à 23 h 48 min

  57. Vincent

    Disons peut-être que :

    – sur un plan purement économique (là où l’efficacité avant tout domine), c’est sûr que le système des brevets est quelque part légitime.

    – sur un plan moral, ça me semble cependant plus délicat (toute « invention » devrait être immédiatement mise dans le domaine public)

    Ce serait alors juste (encore une fois) une histoire de confusion des ordres.

    mars 6, 2008 à 17 h 08 min

  58. Amelie

    heu… pour l’histoire de la confusion des ordres, faut peut-être faire un lien vers le blogadupdup, non ?

    mars 6, 2008 à 17 h 11 min

  59. fini les tours de magiciens si toute invention doit tomber dans le domaine public ?

    mars 6, 2008 à 18 h 57 min

  60. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?
    (Je déterre le sujet…)

    mars 10, 2008 à 18 h 33 min

  61. Vincent

    Tu veux qu’on poursuive le débat sur le copyright plus loin, Yatsé ? Dans quelle direction précisément ?

    Si je n’ai pas, de mon côté, davantage développé c’était (je crois) :
    1) parce qu’il s’agissait selon moi avant tout, en commentaire de cet article, de lister tous azimuts des mesures que pourrait défendre le PP.
    2) parce qu’en mélangeant les ordres (en l’occurrence le moral et l’économique), on risquait de ne pas parvenir à s’entendre
    3) parce qu’il me manque des éléments pour assurer ma réflexion (notamment les grandes lignes de l’histoire de la propriété)

    Mais pourquoi pas, après tout… (d’autant plus que l’article est désormais « passé derrière »)

    Trois choses, donc, pour tenter de relancer le débat (que tu viens de déterrer) :
    – Si je considère que l’idée du copyright est « économiquement efficace » mais « moralement inacceptable » c’est qu’en accordant à l’individu la propriété sur une invention, on occulte toute la part d’héritage collectif de l’espèce acquis préalablement (et gratuitement) sans laquelle rien ne pourrait jamais être inventé.
    – En même temps, j’admets volontiers que 50 ans avant que ça tombe dans le domaine public, si cela compte à l’échelle individuelle (notamment de l’inventeur), au niveau de l’espèce, c’est carrément négligeable.
    – Tout le mouvement des logiciels libres, des samples, des réseaux de partage, du piratage, la résistance aux tentatives de brevetage du vivant, etc… mettent suffisamment à mal la notion, pour qu’il ne soit pas besoin d’en rajouter une couche.

    mars 11, 2008 à 1 h 25 min

  62. Vincent

    Sans doute est-ce parce que j’habite Battant (le quartier de naissance de Proudhon), mais je trouve beaucoup plus « juste » que la propriété soit celle de l’usage (les choses devraient appartenir tout bêtement… à ceux qui les utilisent).

    mars 11, 2008 à 1 h 28 min

  63. Vincent

    Sinon, promis, j’essaye un jour de trouver le temps – et le bon bouquin (si quelqu’un peut me conseiller, d’ailleurs !) – pour potasser l’histoire de la propriété. C’est je suis sûr forcément intéressant.

    mars 11, 2008 à 1 h 31 min

  64. alain

    Histoire politique du barbelé
    Olivier Razac
    Éditeur : La fabrique
    En un peu plus d’un siècle, le barbelé est devenu un symbole universel d’oppression, de tyrannie et de violence. Surgi en Amérique du Nord comme un dispositif destiné à contenir les troupeaux et éloigner les Indiens, il a trouvé son emploi massif dans la guerre de tranchées entre 1914 et 1918, puis à nouveau dans les archipels concentrationnaires du monde entier tout au long du XXe siècle. D’une efficacité maximale pour un prix minimal, le barbelé figure – pour le pire – parmi les inventions qui jalonnent l’histoire du siècle. Ses emplois trahissent, bien longtemps avant la maladie de la vache folle, l’un des secrets les mieux gardés de l’économie biopolitique moderne : ce qui s’applique aux troupeaux s’applique à l’homme aussi.« Nous périrons tous en cœur avec plaisir en somme, dans un monde que nous aurons mis cinquante siècles à barbeler de contraintes et d’angoisse. »(Céline, discours à Zola)

    mars 11, 2008 à 16 h 02 min

  65. Vincent

    Merci, Alain…
    (ça me dit quelque chose cette « histoire du barbelé », je me demande si je ne l’ai pas déjà lue. C’est pas une petite édition à petit prix du genre des Mille-et-une-nuit ?)

    mars 11, 2008 à 16 h 40 min

  66. alain

    non mais cela y ressemble…
    un petit livre broché

    mars 11, 2008 à 16 h 49 min

  67. wow !! je suis bluffé !
    Je serais interessé pour lire aussi ce livre.

    Bon il faut que je mette à plat mes reflexions, je sens que mes bases partent en vrille là ! 🙂

    Pour prolonger ton idée, Vincent, ca marche pour des petits objets, mais à l’échelle d’une multinationale, tu fais comment ?

    Pour moi, nos grandes entreprises sont un peu l’image de nos intelligences collectives. Pour l’instant, elles se sont baties entre autres choses sur le principe de la propriété.

    Quel autre modèle vois-tu pour ériger de nouvelles intelligences collectives.
    J’ai bien une petite idée en tête, mais je n’en suis pas convaincu…

    mars 14, 2008 à 19 h 03 min

  68. Vincent

    Au niveau des multinationales, Yatsé, je ne suis pas certain qu’il y ait de solutions vu qu’il me semble que le capitalisme sans ses fondements (donc forcément ses plus beaux fleurons) est justement lié à la propriété privée.

    C’est d’ailleurs pour cela que la meilleure façon de lutter contre lui (ou du moins ses excès, sa logique de « marchandisation »), c’est – à mon sens, en pour faire court – de développer des zones de partage et de gratuité.

    mars 14, 2008 à 19 h 32 min

  69. Vincent

    CONSIDERER L’ACTUALITE (notamment politique et médiatique) POUR CE QU’ELLE EST : UNE « PECADILLE » AU REGARD DE LA LONGUE HISTOIRE DE L’HUMANITE (et ne pas lui accorder plus d’attention qu’elle ne le mérite)

    mars 17, 2008 à 12 h 19 min

  70. pas d’accord pour que tu fermes le débat comme ca… ni trop pour l’utilisation abusive de la majuscule 🙂

    Voici un lien d’un blog d’un mec dont je partage énormément les idées :
    http://jdch.blogspot.com/2006/10/aidons-le-capitalisme-il-en-besoin.html

    J’essaie de rester cohérent avec mon idée première que le capitalisme est un système. avec ses règles, ses contraintes, ses défauts … un système construit par l’homme donc pouvant biensur évoluer.

    Le libre (que je connais un peu en informatique) que tu as évoqué est une alternative intéressante comme zone de partage de la connaissance pas incompatible avec le capitalisme. Tu parles d’ailleurs de gratuité, n’est-ce pas une notion capitalistique en elle-même ?

    mars 19, 2008 à 13 h 08 min

  71. Vincent

    Il me semble qu’on peut trouver autant de vertus que de défauts au système capitaliste, et continuer de se battre pour savoir lequel des deux camps a raison… Cela ne l’empêchera pas, pendant ce temps-là, de continuer de délirer avant de mourir sous son propre poids.
    Tu ne crois pas ?

    mars 21, 2008 à 12 h 30 min

  72. 120

    Ecrit par Jean-Luc Coudray :

    La loi demande un port d’arme pour la possession d’une arme dangereuse ou une autorisation spéciale pour posséder un chien méchant. Par contre, nulle autorisation n’est requise pour détenir une importante somme d’argent.

    Le droit à la propriété sans limites, c’est le droit au pouvoir illimité sans passer par les règles de la démocratie. N’importe quel irresponsable peut emmagasiner des sommes d’argent considérables avec les conséquences que cela implique. Mieux : ce pouvoir est proposé au loto national, distribuant au premier imbécile favorisé par le hasard une influence exorbitante.

    Au-delà d’un certain seuil, toute acquisition financière devrait être soumise à l’acceptation d’un dossier présentant un projet d’utilité publique.

    Nous nous apercevrions alors que beaucoup renonceraient à la responsabilité de l’enrichissement.

    (L’Avenir est notre poubelle, L’alternative de la décroissance, Sulliver, 2010)

    avril 21, 2010 à 9 h 06 min

  73. En relisant les commentaires de cet ancien article, je retrouve plein de bonnes idées qui n’ont pas encore trouvé le temps d’être davantage creusées.

    Je retiens entre autres l’idée de « nationalité préhistorique » (com 23), bien plus pertinente — et profonde — que celle de « citoyen du monde », non ?

    avril 21, 2010 à 9 h 52 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s