"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Le feu

le-feu

«Les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable. Fous de souffrance et de fatigue, tout leur semblait vain devant la calamité suprême : le Feu était mort. Ils l’élevaient dans trois cages, depuis l’origine de la horde ; quatre femmes et deux guerriers le nourrissaient nuit et jour.

Dans les temps les plus noirs, il recevait la substance qui le fait vivre ; à l’abri de la pluie, des tempêtes, de l’inondation, il avait franchi les fleuves et les marécages, sans cesser de bleuir au matin et de s’ensanglanter le soir. Sa face puissante éloignait le lion noir et le lion jaune, l’ours des cavernes et l’ours gris, le mammouth, le tigre et le léopard ; ses dents rouges protégeaient l’homme contre le vaste monde. Toute joie habitait près de lui. Il tirait des viandes une odeur savoureuse, durcissait la pointe des épieux, faisait éclater la pierre dure ; les membres lui soutiraient une douceur pleine de force ; il rassurait la horde dans les forêts tremblantes, sur la savane interminable, au fond des cavernes. C’était le Père, le Gardien, le Sauveur, plus farouche cependant, plus terrible que les mammouths, lorsqu’il fuyait de la cage et dévorait les arbres.
Il était mort !»

J.-H. Rosny ainé

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39 Réponses

  1. sobelo

    Le feu…
    Alors, le feu….
    Progrès et régression…
    Moyen de destruction et facteur de développement…
    C’est finalement peut-être ça le paradoxe humain. Ce qui me permet d’avance peut aussi être employé pour me détruire.
    Tiens…
    Ca me fait penser à la psycho…

    février 14, 2008 à 9 h 49 min

  2. sobelo

    « Maman, est-ce qu’un jour tu pourras nous emmener quelque part pour qu’on marche les pîeds nus dans la boue? »
    Noé, 4 ans, ce matin au cours de son habillage…

    février 14, 2008 à 9 h 51 min

  3. Vincent

    Ton texte, Alain, il est extrait de La Guerre du feu, c’est bien ça ?

    février 14, 2008 à 10 h 04 min

  4. Ourko

    …et la photo, elle est récente, c’est bien ça aussi ?
    (Je crois qu’à l’époque, ils ne coupaient pas tant de buches que ça et surtout ils ne les rangeaient pas de cette façon un peu maniaque : avec rien qui dépasse !)
    😉

    février 14, 2008 à 10 h 07 min

  5. alain

    oui c’est la première page de la guerre du feu

    février 14, 2008 à 10 h 09 min

  6. barbarella

    alors, là, Ourko, je ne sais pas d’où tu tiens ça. Moi j’ai vu des spécialistes en primitivité « construire » un feu, et c’était nettement mieux rangé que ça !

    février 14, 2008 à 12 h 46 min

  7. Ourko

    Je parle des rondins qui sont derrière (sur la droite de la photo).

    Sinon, pour ce qui est du foyer proprement dit, je suis d’accord : il devait même carrément y avoir tout un rituel bien précis.

    février 14, 2008 à 13 h 00 min

  8. Vincent

    Savez-vous, en passant, que les hommes préhistorique n’ont jamais allumé de feu avec deux silex, comme on vous l’a sûrement « mal » appris à l’école ?

    (Je prévois de faire à l’occaz’ un article sur le sujet pour développer)

    février 14, 2008 à 13 h 02 min

  9. amélie

    Je rebondis sur Sobelo :
    C’est vrai : le feu qui m’anime est aussi celui qui me dévore. Celui qui me fait accomplir des prouesses, qui me propulse en avant, ou même en l’air. C’est celui aussi qui se nourrit de ce que j’ai de meilleur, et dont les flammes trop vivaces peuvent m’asphyxier. En cage, contraint, il refroidit et meurt. Et moi aussi. Libéré, encouragé, il m’assassine…mais peut-être pas tout de suite ?
    Peut-on encore se penser primitif quand on a maîtrisé le feu en soi ?

    février 14, 2008 à 13 h 10 min

  10. Barbarella

    Challenge :
    va-t-on, dans les commentaires à cet article, réussir à faire l’impasse sur Bachelard ?? hmm ??? hmmm ???

    février 14, 2008 à 13 h 15 min

  11. Barbarella

    En fait la datation de la photo se fait plus facilement à partir de l’élément ballon bleu que des rondins de bois. En effet, dès qu’il y a eu silex, y a eu hache, non ? Donc, possibilité de rondins de bois. En revanche, des ballons de foot « bleus », ça, c’est facile du 2006-7, voire 8… avant cette période, ils étaient noir et blanc. Après l’effet Zizou, le Noir et Blanc est devenu politiquement incorrect, et on est passés aux ballons bleus. (référence très explicite aux « Bleus »)

    février 14, 2008 à 13 h 25 min

  12. Vincent

    A la hache, on ne peut pas faire de rondins « propres » comme ça, il faut au moins attendre l’invention de la scie.

    février 14, 2008 à 13 h 32 min

  13. Ourko

    Tiens, justement, l’invention de la scie, c’est avant ou après le ballon de foot ?

    février 14, 2008 à 13 h 33 min

  14. Vincent

    D’après mes archives, le foot est très ancien (avant la scie c’est certain) :

    février 14, 2008 à 13 h 43 min

  15. Vincent

    Pour revenir sur le texte proposé par Alain :

    Plus que pour ses « vertus » plus ou moins directes et objectives (cuisson, éclairage, chauffage, éloignement des prédateurs, durcissement des points de flèches, etc…) j’ai tendance à penser que les premiers humains ont plutôt été fascinés pas la simple « magie » du feu.

    Y a-t-il, en effet, quelque chose de plus « étange » sur Terre que cette chose qui n’en est pas une, qui semble vivante (voire « plus que vivante »), qui est pourtant impalpable (ni solide, ni liquide, ni gazeuse), qui est surtout plus forte que nous et surtout qui ressemble tellement à ce bienfaisant Soleil (et qui semble vouloir d’ailleurs toujours y « remonter ») ?

    février 14, 2008 à 14 h 31 min

  16. Vincent

    Que l’homme moderne soit « terre à terre » (soucieux avant tout de son confort) est une chose. Mais de là à croire que forcément nos aïeux l’étaient tout autant !

    Je n’ai évidemment pas de preuve de ce que j’avance, mais j’ai l’intime conviction qu’ils se sont approchés du feu comme on s’approche d’un Dieu… et que ses vertus (culinaires, caloriques, etc.) n’ont été que des « effets secondaires bénéfiques » perçus bien après.

    J’en mettrais même ma main au f…

    février 14, 2008 à 14 h 38 min

  17. je me demande s’ils sont pas passés par la phase terreur avant la phase fascination, non ?

    La seule idée que j’ai sur la découverte de cet élément (la croyance commune…) proviendrait de l’orage et des éclairs, ce qui me parait plus effrayant qu’impressionnant…

    février 15, 2008 à 9 h 06 min

  18. Vincent

    Je ne sais évidemment pas plus que toi Yatsé, et doute qu’on sache avec certitude un jour. (C’est un vrai mystère, cette découverte du feu.)

    J’ai cependant – a priori – bien du mal à croire cette histoire de feu découvert grâce aux orages. Vous en voyez beaucoup, vous, des arbres qui brûlent après un orage ?

    Je ne suis pas sûr non plus que nos ancêtres étaient – comme on se complait à le croire – effrayés de tout. La fable du « singe nu » (pauvre hère, abandonné dans une nature hostile mais qui s’en sort par la seule force de sa soit-disant intelligence) ne me convainct guère. Cela me semble en effet une simple transposition naïve de l’idéologie moderne du « self made man ».

    Jusqu’à preuve du contraire l’humain est davantage arrogant, agressif, intrépide, orgueilleux qu’intelligent. Pourquoi ne serait-il pas ainsi depuis les origines ?

    février 15, 2008 à 10 h 13 min

  19. Amélie

    OUh laaaaa ! La « Nature » d’un côté, la « nature humaine », de l’autre, les débats que vous lancez sont ambitieux ! ESt-ce que la nature humaine est quelque chose d’universel ? Je crois que Yatsé, avec la connaissance qu’il a des peuples nomades notamment, peut apporter un début de réponse.

    février 15, 2008 à 10 h 23 min

  20. Alain

    Pour se faire une idée, Otzi est le meilleur exemple qui nous soit parvenu… congelé !

    http://www.hominides.com/html/ancetres/otzi2.htm

    février 15, 2008 à 10 h 33 min

  21. Vincent

    Je suggère qu’on en fasse un autre article – à part – d’Otzi (parce que si on met tout dans le même, on ne va plus s’en sortir ! Déjà que le feu, en soi, en mériterait bien dix).

    Tu t’en occupes, Alain ?

    février 15, 2008 à 11 h 06 min

  22. Alain Gras

    « (…) La dualité du feu est d’une qualité différente de celle des autres phénomènes de ce bas monde. Force tellurique autant que solaire, son image ne peut être saisie qu’en relation avec les autres éléments. Le feu est insaisissable, physiquement et même symboliquement. Si les autres éléments peuvent faire le mal, ce n’est qu’exceptionnellement, lorsque la terre s’appauvrit, que l’eau nous inonde, que l’air devient vent et tempête. Le feu éclaire, cuit, adoucit le froid, mais on ne peut le toucher. Lorsqu’on veut le garder en réserve, il s’échappe en faisant rayonner sa puissance autour de lui. Son origine est encore plus mystérieuse qu’il n’y paraît, mais son lien avec la technique a toujours été perçu : tous les grands récits fondateurs du monde nous disent qu’il ne faut pas libérer l’appétit de puissance d’une techno-logique du feu. Car dans l’arrière-plan de cette lumière venue du ciel se profile la fin terrestre dans les flammes du brasier destructeur. Les dieux antiques avaient établi un pacte avec les humains, et nous avaient pourtant prévenus que rompre avec ce pacte, c’était allumer l’incendie. (…) »

    (Le choix du feu, Aux origines de la crise climatique, Fayard, 2007)

    février 15, 2008 à 11 h 15 min

  23. Vincent

    L’extrait de La guerre du feu que tu cites, Alain, pointe deux choses qui me semblent importantes :

    1) Il y aurait eu une période pendant laquelle l’humain aurait utilisé le feu, sans savoir pour autant l’allumer (d’où la crainte de son extinction et tout l’argument du bouquin). Ça interpelle, n’est-ce pas ? D’où venait-il alors ? Que sait-on exactement – scientifiquement parlant – sur la question ? (je crois savoir que les dernières thèses repoussent la date du premier feu humain entretenu à – 750 000 ans au Moyen-Orient, alors que, jusqu’à récemment, les estimations variaient autour de – 450 000 ans, mais pas grand chose de plus…).

    2) Le feu a sans doute été assimilé à un animal – un peu différent des autres, certes mais bel et bien vivant – avec une « face » et des « dents rouges », qui peut (doit ?) être mis « en cage », qui peut mourir, se reproduire même, qu’il faut nourrir, etc…

    février 15, 2008 à 11 h 28 min

  24. Sigmund Freud

    « Chez les primitifs, le feu apparaissait nécessairement comme quelque chose d’analogue à la passion amoureuse – nous dirions : comme symbole de la libido. La chaleur qui irradie du feu provoque la même sensation que celle qui accompagne l’état d’excitation sexuelle, et la flamme évoque dans sa forme et ses mouvements le phallus en activité. »

    (Sur la prise de possession du feu, http://www.megapsy.com/textes/freud/bibiol100.htm.)

    février 15, 2008 à 13 h 04 min

  25. Vincent

    Mouais…

    février 15, 2008 à 13 h 04 min

  26. Vincent

    Le texte complet de Freud (dont la « bonne » adresse est avec des majuscules : http://megapsy.com/Textes/Freud/biblio100.htm) commence par l’étrange hypothèse que « la condition préalable pour maîtriser le feu a été la renonciation au plaisir, de tonalité homosexuelle, de l’éteindre avec un jet d’urine. »

    Après avoir interprété sous cet angle le mythe de Prométhée, il se termine par : « Le membre de l’homme a deux fonctions, dont la réunion, pour plus d’un, fait scandale. Il sert à l’évacuation de l’urine et il accomplit l’acte sexuel qui apaise l’ardent désir de la libido génitale. (…) Quand le membre sexuel est dans cet état d’excitation qui a amené la comparaison avec l’oiseau, et pendant que sont éprouvées ces sensations qui rappellent la chaleur du feu, il est impossible d’uriner; et inversement, quand le membre sert à évacuer l’eau du corps, toutes ses relations avec la fonction génitale semblent éteintes. L’opposition des deux fonctions pourrait nous permettre de dire que l’homme éteint son propre feu avec sa propre eau. Et l’homme des origines, contraint à comprendre le monde extérieur à l’aide de ses propres sensations corporelles et des relations corporelles, n’avait pas été sans apercevoir et sans utiliser les analogies que lui indiquait le comportement du feu. »

    A méditer, tout de même. C’est pas si délirant que ça en donne l’impression au premier abord. Vous ne trouvez pas ?

    février 15, 2008 à 13 h 27 min

  27. Amélie

    attend…. faut déjà que je maitrise l’agacement toujours provoqué par la lecture de Freud….

    février 15, 2008 à 13 h 41 min

  28. sobelo

    Pitié, pitié pas Freud…

    février 15, 2008 à 14 h 27 min

  29. Vincent

    Bon ben… on va être obligés de passer par Bachelard, alors !
    (et on ne tiendra pas le « challenge » lancé par Barbarella.)

    Le seul problème pour moi est que je ne sais plus où j’ai fourré ma Psychanalyse du feu.

    février 15, 2008 à 14 h 45 min

  30. Vincent

    Le feu n’est-il pas la seule chose ici-bas qui n’ait pas d’ombre ?

    février 15, 2008 à 15 h 40 min

  31. Amélie

    tu te trompes : j’ai déjà contemplé l’ombre du feu.

    février 15, 2008 à 16 h 35 min

  32. Frédéric Fougea

    « La chose est arrivée par hasard. Un matin où l’on était partis à la chasse. Le Borgne était parti devant. Le borgne est un fouineur. Toujours prêt à mettre son nez là où il ne devrait pas. C’est d’ailleurs ce qui lui a coûté son oeil. On ne sait pas quelle mouche l’a piqué. Il a voulu s’approcher de cet animal [le feu, sur un arbre foudroyé]. Tout le monde sait quu’il ne faut pas, mais comme c’était un petit, il a quand même voulu voir de plus près s’il pouvait le tuer. Quand le clan est arrivé, on s’est dit qu’il avait perdu la tête. De mémoire d’homme, cet animal n’avait causé que des ravages. Il était dangereux et insaisissable. Ce qui est arrivé ensuite est à n’y rien comprendre. Après qu’il l’ait blessé [à coup de lance en bois], l’animal l’a suivi ou plutôt une partie plus petite de l’animal [une flamme au bout de la lance]. On a bien voulu le prévenir mais il ne l’a pas vu tout de suite. Et puis il l’a tué [en frappant sa lance contre le sol], facilement. Trop facilement. Il y avait là un mystère. Sans prévenir, le Sage est allé voir le gros animal qui, lui, n’était pas mort. Ca nous a étonné car le Sage est d’habitude très prudent. Il a été le premier à comprendre. L’animal n’était pas si dangereux. On pouvait le garder au bout d’une lance mais si on l’approchait de trop près, il piquait. Il y avait aussi une odeur qui restait sur la main quand on le touchait. « Prrrrr », c’est le premier nom qu’on lui a donné. On avait vaincu notre peur et il dansait devant nous.
    On ne se doutait alors pas de toutes les conséquences de cette découverte. De tout ce qu’on allait pouvoir faire avec du feu. Très vite on a compris que le feu mangeait tout ce qu’on lui donnait. Et que plus on le nourrissait, plus il grandissait. Quand on soufflait dessus ou que le vent le touchait, il se mettait en colère. Mais on n’avait plus peur.
    C’est bien plus tard, par hasard, qu’on a découvert la cuisson. On lui a donné une bête à manger et l’odeur qui s’est répandue nous a plu. Ca a été difficile de lui reprendre un morceau mais pour tous ce fut une énorme récompense. Après on a continué à lui donner des animaux pour le goût et aussi pour le ventre, la viande cuite faisait moins mal quand elle passait dans le ventre. (…) »

    (extrait du film L’odyssée de l’espèce de Jacques Malaterre)

    février 19, 2008 à 10 h 09 min

  33. Vincent

    Je ne sais pas ce que vous pensez du texte ci-dessus (Frédéric Fougea, cautionné par Yves Coppens, est l’auteur de la narration du film de Malaterre).
    Pour ma part, je trouve l’exercice de style assez réussi (la métaphore animale notamment me semble bien vue), mais je ne parviens cependant pas une seconde à « croire » que cela se soit passé comme ça. Et vous ?

    février 19, 2008 à 10 h 14 min

  34. Vincent

    Ce passage du film se conclut ainsi :
    « Cette histoire s’est produite partout où il y avait des hommes, pas toujours de la même manière mais étrangement au même moment sur toute la planète, il y a 500 000 ans. »
    Je ne suis pas certain que cela se soit effectivement passé « partout au même moment sur toute la planète » (où alors faudrait voir ce qu’on entend par « moment » en préhistoire), mais si c’est le cas, c’est vrai que c’est alors extrêmement « étrange ». Comment l’expliquer ?

    février 19, 2008 à 10 h 19 min

  35. amelie

    Eh bien c’est là qu’intervient la magie peut-être Vincent. Pourquoi vouloir tout rationnaliser ? Moi c’est je crois une des phrases qui m’ont le plus plu dans ce commentaire du film (faudra me dire comment j’accorde « plu ») : que la découverte du feu soit arrivée par hasard au même « moment » à l’échelle préhistorique, sur la planète. Du mystère ! de la magie ! Un sens caché !…

    février 19, 2008 à 10 h 29 min

  36. amelie

    On peut aussi penser que le feu était présent depuis bien longtemps,mais que l’évolution de l’espèce ne l’y avait pas encore suffisamment sensibilisée. « L’espèce » humaine ayant peu ou prou évolué au même rythme partout sur la planète, il est envisageable qu’elle ait appréhendé la présence du feu simultanément, à différents endroits de la planète.

    février 19, 2008 à 10 h 32 min

  37. amelie

    On peut aussi s’interroger sur la composition de l’atmosphère terrestre. La composition de l’air jusqu’à cette époque ne favorisait peut-être pas la combustion ? Un changement subtile dans la composition de notre atmosphère a pu faire apparaître des flammes, ce qui expliquerait le côté « simultané » de l’apparition du feu partout sur la planète.

    février 19, 2008 à 10 h 36 min

  38. Vincent

    Dans La Guerre du feu (du moins le film de Jean-Jacques Annaud, je n’ai pas encore lu le livre), les tribus qui ont domestiqué le feu sont présentées comme forcément plus « évoluées » (rafinées, subtiles, intelligentes, etc…) que celles qui ne le maîtrisent pas (frustres, agressives, canibales…).

    C’est là encore, je crois, un travers de l’idéologie « moderne progressiste ».

    Pourquoi, en effet, ne pas imaginer qu’aient pu exister des tribus « évoluées » qui ont choisi de ne pas s’attacher (s’aliéner) à lui ?
    Le choix de la nouveauté technique (contre la tradition ancestrale) est-il – encore une fois – forcément le seul gage de sagesse et d’intelligence ?

    février 19, 2008 à 13 h 49 min

  39. Roy Lewis

     » – Yah ! rugit oncle Vania. Ça m’a mordu ! Ouillouille ! Toi, Edouard, imbécile, ne t’avais-je pas dit ? Vous y passerez tous, elle vous mangera tous, ta stupide trouvaille ! Ah ! vous voulez danser sur un volcan vivant ! Edouard, j’en ai fini avec toi ! Ta saloperie de feu va vous éteindre tous, toi et ton espèce, et en un rien de temps, crois-moi ! Yah ! Je remonte sur mon arbre, cette fois tu as passé les bornes Edouard, et rappelle-toi, le brontosaure aussi avait passé les bornes, où est-il à présent ? Adieu. Back to the trees ! clama-t-il en cri de ralliement. Retour aux arbres ! »

    (Pourquoi j’ai mangé mon père, Actes Sud, 1990)

    février 23, 2008 à 12 h 34 min

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