"Aux explorateurs de l’inconnu qui aiment apprendre en faisant un pas en arrière sur le chemin des ancêtres." Pascale Arguedas

Petite histoire du Parti Préhistorique

Les résultats de la datation au carbone 14 sont tombés.

Il semblerait que la première apparition du Parti Préhistorique (que nous appellerons plus commodément « P. P. »… ou « Pépé ») ait eu lieu en juin 1945 et soit l’œuvre de trois potaches : Emile Miramont (« Corne de Roc »), André Larue (« Plésiosure indécis ») et… Georges Brassens (« Œil de mammouth »), alors âgé de 24 ans. Les trois amis avaient la conviction que « le seul retour à la vie primitive doit pouvoir empêcher le monde de tomber dans la décadence ».

brassens-grrr.bmp

Très vite, ils furent rejoints par quatre autres personnes et créèrent un journal, Le Cri des gueux. Le Président du P.P., Emile Miramont, fut chargé de rédiger pour le premier numéro un manifeste qui prônait la « révolution primitiviste » en affirmant que la pire calamité de l’histoire de l’humanité avait été la découverte du feu, qui, en passant par la poudre à canon, allait conduire à la bombe atomique. Il n’y eut cependant pas de second numéro. Brassens acheta cette année-là – grâce à l’inépuisable générosité de Jeanne – une guitare et une méthode chez un bouquiniste des quais de la Seine, et l’on n’entendit plus parler du Parti.
La résurgence a eu lieu le 20 décembre 2007 au cours d’une longue discussion sur le blogadupdup : « Sinon (tant qu’on y est), réveiller le Parti Préhistorique (initié dans sa jeunesse par Brassens et ses potes), ça intéresse quelqu’un ? ». L’objectif, formulé ensuite, est alors, dans un premier temps, de « critiquer la modernité non pas en rajoutant une couche de « vertu rationnelle et progressiste » supplémentaire, mais au contraire en grattant la fine couche de « vernis des Lumières » pour raviver notre fond archaïque (établi sur des millions d’années d’évolution). Valoriser donc en vrac (la liste serait à définir de façon plus précise et réfléchie) : le langage poétique, la pensée symbolique, le polythéisme, un rapport plus brut et direct à la terre et aux éléments, la pratique artistique (et magique ?), la réappropriation des gestes ancestraux (semer, pétrir, chasser, etc…), etc… ».
Le 8 février 2008, enfin, six personnes se sont réunies autour d’un repas préhistorique pour envisager la création commune de ce blog collectif permettant d’affiner le projet. Car le problème – ou l’intérêt – de ce Parti Préhistorique, c’est que personne ne sait encore bien ce qu’il prône ou recouvre. Pas de mot d’ordre, de dogme ou de « manifeste » (du moins pour l’instant, sait-on jamais). Que chacun vienne donc ici librement et participe aux éventuels débats avec sa singularité, ses idées, ses envies et son envie de les partager. On verra bien ce qui en découlera.
Une seule règle à respecter toutefois : autant que possible, garder le sourire (même en discutant « sérieusement ») !

Publicités

32 Réponses

  1. vincent

    Pour tout dire, la proposition de raviver le P.P. a fait suite au commentaire suivant d’Isidore :

    Appel du 19 décembre 2007

    A nous, modernes d’aujourd’hui (c’est un pléonasme bien entendu), de reconquérir nos facultés poétiques. C’est une question de survie du peuple que nous sommes encore. Les peuples qui perdent le pouvoir de penser et de s’exprimer par le langage de la poésie sont en danger de mort. Faisons appel à cette grande tradition qui hante encore notre mémoire mais surtout pratiquons et pratiquons encore en infirmes que nous sommes devenus, sans plus tenter de nous comparer à ces géants qui nous regardent du passé, sans plus nous complaire non plus dans la fascination morbide du spectacle de leur prestige, et agissons, petitement, humblement, pour que puisse renaître un jour de ses cendres, peut être, ce souffle qui fit alors leur grandeur. Ceci, pour honorer la mémoire de nos pères et ne pas sombrer entièrement dans l’indignité et l’opprobre dont aura à nous accabler probablement notre descendance.

    février 12, 2008 à 16 h 20 min

  2. amélie

    ouvrir les yeux sur la poésie, partout, et retrouver les rituels et la magie, surtout.

    février 12, 2008 à 20 h 53 min

  3. sobelo

    Curieuse idée que de penser que le langage de la poésie et la pensée symbolique relèveraient de la préhistoire…
    1/a-t-on accès à la créativité alors q l’énergie est tournée vers la survie de l’espèce ou en ts cas de sa propre existence?
    2/n’est-ce pas un peu naïf de penser qu »‘avant » l’Homme était meilleur/plus adapté/plus poétique qu’aujourd’hui?
    Il me semble qu’à travers toutes les époques, l’homme a saisi un baton aussi bien pour créer qqchose de fabuleux que pour frapper son voisin.
    La recherche du meilleur de nous dans l’ici et maintenant, ça plait. Mais la référence aux temps anciens me rend plus dubitative…

    février 13, 2008 à 8 h 46 min

  4. amélie

    En fait, je crois que la référence à des temps anciens est en quelques sortes une image aussi; le voyage qu’on représente sur l’échelle de l’humanité est en fait celui qu’on souhaite faire en nous. Il ne s’agit pas tant de préhistoire que de primitivité. Et l’étude de la préhistoire est un moyen d’aborder le primitif de la nature humaine. Pour ma part, je me rends bien compte, qu’une fois débarrassée des scories de la civilisation, je respire mieux. Mais ce sont des moments rares, même si je les ai déjà expérimentés plusieurs fois dans ma vie. Il a une époque où je dormais souvent dehors, peu importait où, dans la campagne, sous les étoiles, la pluie, parfois, sur des plages, dans des champs… c’était toujours merveilleux de simplicité, et ça m’apaisait. Ca, je cherche à le retrouver, quitte à devoir le recréer (ce qui peut paraître artificiel). Une autre chose : un séjour de 15 jours en Russie, au bord du cercle polaire arctique, à l’époque des nuits blanches. Je vais avoir des propos affreusement snobs, peut-être, mais me rendre compte pendant 15 jours et 15 nuits, de ce que signifiait vraiment le fait d’avoir pour but, chaque jour, de trouver de quoi se nourrir m’a profondément marquée et m’a remis les idées en place. Alors, quand Isidore, beaucoup d’années plus tard, a lancé son appel, et que Vincent a surenchéri avec la recréation du parti préhistorique, j’ai forcément adhéré tout entière. Bien sûr, ce n’est que le début d’une réponse et j’attends que tu rebondisses, Sobelo !!!

    février 13, 2008 à 10 h 45 min

  5. Vincent

    En esquisse de réponse aux deux points de sobelo :

    1) Je ne suis pas du tout spécialiste du sujet (un des objets de ce blog est justement d’approfondir ce genre de question), mais ne suis pas certain du tout que les hommes préhistoriques avaient toute leur énergie axée sur la seule survie. N’y a-t-il pas là une fable moderne visant avant tout à conforter le mythe du « bienheureux progrès » ?

    2) Il ne s’agit pas, je crois (du moins pour moi) de dire que « c’était mieux avant » (sinon, on n’utiliserait pas l’outil informatique pour l’exprimer), mais simplement de pointer que l’hyperrationalité moderne a occulté certaines capacités humaines qui non seulement avaient « fait leurs preuves » (ne serait-ce qu’en permettant à l’espèce de perdurer)mais en plus agissent encore, de façon plus ou moins sourde ou refoulée. Il s’agit juste de se les réapproprier.

    Est-ce pour toi plus acceptable ainsi ?

    février 13, 2008 à 11 h 40 min

  6. Vincent

    Sinon, pour affiner la « Petite Histoire du PP » : en recherchant sur le net s’il était à tout hasard possible de trouver le manifeste écrit dans « Le Cri des Gueux » par Emile Miramont, j’ai découvert l’existence d’un mouvement (au drapeau noir et vert) appelé « anarcho-primitivisme » qui a semble-t-il poursuivi, à sa façon (plutôt radicale) le projet du PP. A première vue, il ont oublié de « garder le sourire » (je crois que faut vraiment en faire notre règle de base).

    février 13, 2008 à 12 h 16 min

  7. Vincent

    …Sans oublier, bien sûr, le « Grand ancêtre », Oncle Vania, qui – sous la plume de Roy Lewis (qui, lui, n’a pas oublié de sourire) dans « Pourquoi j’ai mangé mon père » – criait déjà « Back to the trees ! » en plein pléistocène.
    (Mais on aura sûrement l’ocasion de reparler de ce bouquin désopilant un de ces quatre)

    février 13, 2008 à 12 h 21 min

  8. sobelo

    Ma référence perso en ce qui concerne le rapport équilibré nature / humain et richesse de la culture serait plus les amérindiens que « cro-mignion… »
    Pour l’orientation des préhistos vers la survie plus que la poésie, je ne sais pas… je réagis ac mon cerveau d’humain du second millénaire. Ils avaient, de sûr, un plus par rapport à nous: accepter les choses comme elles viennent et ne pas tenter de tout maitriser.
    Ce qui est certain, c’est que la surabondance de biens dans nos sociétés dites « développées » n’a pas contribué au sentiment de bonheur, bien au contraire.
    Difficile paradoxe de vouloir se détacher des biens matériels tout en y étant devenue dépendante (je parle pr moi.)
    PS : en ce qui concerne le dessin animé de yatsé, mon ordi néenderthalien n’y a nons eulement pas accès, ms en plus, refuse d’y laisser une remarque.
    PPS : que les instits et autres pros de la com me pardonnent les fautesd’orthographe bien modernes.

    février 13, 2008 à 15 h 18 min

  9. amélie

    Je crois qu’on est d’accord sur les amérindiens, et que préhistoire ne veut pas tant dire « cro-magon », que « avec un rapport plus direct aux éléments, une certaine pureté ». Justement, creusons ! Il doit exister des rapports entre les amerindiens et « nos » hommes préhistoriques. Sorciers, croyances, rapport au feu, conception des outils de chasse etc… tu as des infos là-dessus ?

    février 13, 2008 à 15 h 45 min

  10. Vincent

    Cro-Magnon, déjà, c’est Homo Sapiens (si je ne me trompe pas), bref c’est déjà nous.

    Les Amérindiens, ensuite, n’ayant pas d’écriture, font pleinement partie de la Préhistoire (tout comme les Celtes d’ailleurs). En plus, ils sont pour la plupart nomades : ils n’ont donc pas fait la « révolution néolithique ».

    Pas tant de différences que ça, donc, finalement. Au moins a priori (on confirmera quand on sera devenus des « spacialistes »).

    D’accord avec Amélie : la Préhistoire, c’est pas tant une date (plus ou moins reculée dans le temps) qu’un certain rapport au monde.

    février 13, 2008 à 19 h 39 min

  11. Vincent

    Sinon, pour les traces du PP dans l’oeuvre de Georges Brassens :

    En 1966, dans son 9e album, on trouvait la chanson « le Moyenâgeux » dans laquelle il s’excusait d’être né « avec cinq siècles de retard ».

    On les entend comme on veut, ces excuses.

    Et si c’était aux anciens membres du PP qu’il les présentait, pour qu’ils lui pardonnent de ne plus parvenir – sur le chemin de Rahan – à aller au-delà de Villon ?

    (P’tit joueur !!!)

    février 13, 2008 à 19 h 49 min

  12. sobelo

    Ca y est j’ai capté…
    Vous entendez « préhistorique » là où j’entend « peuplades primitives », ce qui me convient nettement mieux.
    La préhistoire renvoit pour moi au docufiction « l’évolution de l’espèce » où, malgré la fascination que j’ai pr néenderthal et cro-magon, le retour aux sources me parait un peu trop lointain…
    Vincent, il me semble que ns somme des homo sapiens sapiens non?
    Mains voilà, j’

    février 14, 2008 à 8 h 09 min

  13. sobelo

    Ca y est j’ai capté…
    Vous entendez « préhistorique » là où j’entend « peuplades primitives », ce qui me convient nettement mieux.
    La préhistoire renvoit pour moi au docufiction « l’évolution de l’espèce » où, malgré la fascination que j’ai pr néenderthal et cro-magon, le retour aux sources me parait un peu trop lointain…
    Vincent, il me semble que ns somme des homo sapiens sapiens non?
    Les amérindiens, en peuplade primitive, m’attirent fortement depuis tjs.
    Vais essayer de fre qqc recherches là dessus, car ne soyons pas trop aveuglés… certaines tribus étaient des véritables sanguinaires…
    J’attend le moment où il y aura un post sur le mythe du bon sauvage de Rousseau, auquel je n’adhère pas…
    de belles discussions en perspectives?

    février 14, 2008 à 8 h 13 min

  14. sobelo

    oups désolée…
    mon cerveau primitif n’a pas encore intégré ttes les fonctions des touches du clavier, et j’ai envoyé le commentaire 12 un peu trop tôt…

    février 14, 2008 à 9 h 21 min

  15. Vincent

    Homo sapiens demens, plutôt !

    février 14, 2008 à 9 h 47 min

  16. Michel Maffesoli

    (…) Il se trouve, pour le meilleur ou pour le pire, que cet esprit animal revient sur le devant de la scène sociale. Non pas ainsi que je m’en suis déjà expliqué, en une simple régression, mais selon une attitude de « regrédience », celle de l’implication intégrant l’archaïque, le primitif, l’animal dans l’humain, et ne « dépassant » pas tout cela. « Régrés », « ingrés », peu importe le terme que l’on pourrait employer, il suffit d’insister sur le fait qu’il soit possible de pénétrer, d’entrer (ingresso) dans l’entièreté de l’humaine nature sans en rejeter telle ou telle partie. C’est cela « l’esprit des bêtes » que l’on retrouve dans la pensée fouriériste, c’est aussi l’ultima ratio des sens, du sensible ne projetant pas dans d’hypothétiques lendemains leur complète réalisation. (…)

    (La part du Diable, précis de subversion postmoderne, Flammarion, 2002)

    février 14, 2008 à 9 h 55 min

  17. sobelo

    homo sapiens-pas-tjs-comme-il-faut.

    février 14, 2008 à 9 h 55 min

  18. sobelo

    « Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l’étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour!
    Chaque graine s’éveille et de même chaque animal prend vie. C’est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre exisence ; c’est pouruoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu’à nous d’habiter cette terre.
    Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous aons maintenant affaire à une autre race_petite faible quand nos pères l’on rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l’idée de cultiver le sol et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se baricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
    Nous ne pouvons vivre côte à côte. »
    (Discours prononcé en 1875 par Sitting Bull, chef Sioux)

    février 14, 2008 à 10 h 01 min

  19. Michel Maffesoli

    (…) Le retour de l’archaïque, dans le sens de ce qui est primordial, fondamental, natif, s’exprime, bien sûr, en priorité, et en majeur, dans la création théâtrale, musicale ou, encore, dans la mode, mais il y a de la contamination dans l’air, et nombreux sont les indices montrant que c’est l’ensemble de la vie quotidienne qui va être, bientôt, concernée par ce processus. (…)

    (La part du Diable, Précis de subversion postmoderne, Flammarion, 2002)

    février 14, 2008 à 10 h 37 min

  20. sobelo

    Je n’arrive pas à comprendre pourquoi et en quoi ce qui est archaïque au sens de M. Maffesoli s’exprimerait de façon premier et majeur par la création artistique.
    C’est comme si ceux qui n’ont pas de dons artistiques ou peu d’intérêts pr ceux-ci n’auraient pas accès à l’essence humaine.

    février 14, 2008 à 10 h 55 min

  21. amélie

    « Création artistique », au sens moderne, véhicule les notions très culpabilisantes de don, de talent, de droit à créer, de légitimité…
    Moi j’entends création artistique comme le simple fait de transformer en une action, une pensée, ou même un objet, la perception sensible qu’on a du monde. On ressent et on transforme. Et j’ai l’intuition que « l’état primitif » fait ressentir le monde avec plus de force.

    février 14, 2008 à 11 h 06 min

  22. Vincent

    Je crois que ça veut juste dire que c’est dans l’art qu’on voit plus facilement apparaître un mouvement de fond qui touche l’ensemble de la société. N’est-ce pas d’ailleurs un peu la fonction des artistes de mettre les choses ainsi à jour, d’exprimer ce qui nous hante sourdement, voire (pour le coup) de défouler ce qu’on a longuement refoulé ?

    février 14, 2008 à 11 h 12 min

  23. amélie

    c’est ce qu’on est portés à croire, sauf que va trouver plus égocentré qu’un « artiste »…

    février 14, 2008 à 11 h 15 min

  24. sobelo

    Amélie ; je suis ok avec toi. D’ailleurs ça me donne envie de créer mm si je me sens limité dans les moyens que j’ai.
    Vincent : je ne sais pas. Il me vient en tête des noms d’artistes talentueux tout en étant inaptes à vivre en société.
    Mais ça rejoint la question de la fonction des psychotiques dans les groupes humains. Genre ils seraient symptômes des dysfonctionnements de l’inconscient collectif ou qqc de ce genre…
    mais je m’égare…

    février 14, 2008 à 11 h 21 min

  25. Michel Maffesoli

    (…) La transgression de nos jours consiste à être attentif au retour du primitif que l’on peut comprendre comme le souci du primordial. L’on commence, en effet, à prendre conscience, en notre Occident extrême, que les choses ne sont pas intangibles, et surtout qu’elles ne se déclinent pas selon un linéarisme assuré. Le corps social est un métabolisme vivant. Et comme tel, il a des variations, des rythmes spécifiques, des accentuations multiples. Le rappel de l’enracinement, le régrès vers l’origine est, certainement, du nombre. (…)

    (Le rythme de la vie, Variations sur les sensibilités postmodernes, La Table ronde, 2004)

    février 14, 2008 à 19 h 19 min

  26. Joseph Delteil

    « Toujours pensé que chaque génération devrait s’ensevelir tout entière sous les sables, avec ses ouvrages, sa philosophie, et même ses marottes… Ainsi au moins, les jeunes recommenceraient-ils vraiment à zéro. »

    février 14, 2008 à 19 h 23 min

  27. Isidore

    Et bien bonjour! Ca fait plaisir de vous retrouver ici, déjà en pleine conversation… Et pas des moindre!
    A quoi me font penser vos propos? Peut-être deux choses me viennent à l’esprit:
    – Antonin Artaud et son retour à la « primitivité théâtrale » (lire: « Le théâtre et son double », et « Comment en finir avec le jugement de Dieu », texte extraordinaire qui rejoint d’une manière très moderne justement, vos propos)
    – Je pense aussi que lorsqu’on parle d’hommes préhistoriques on désigne avant tout une (ou des) civilisation(s) que ceux qu’on appelle « peuples premiers » incarnent parfaitement aujourd’hui. Il s’agit plus d’une forme de rapport au monde que de tout autre chose en deçà d’un quelconque progrès dont nous serions les fiers représentants… Mais j’ai besoin de réfléchir un tantinet à la question car elle pose avant tout le problème fort confus de la « Nature »

    février 14, 2008 à 20 h 46 min

  28. Vincent

    Au-delà de la thématique générale (relativement ouverte), ce blog est aussi une expérimentation formelle puisqu’il est collectif : nous sommes techniquement six a pouvoir y poster des articles mais on peut toujours envisager d’étendre ce « noyau dur » ou, plus simplement, publier des articles écrits par d’autres. Il suffit de le envoyer par mail à l’un de nous.

    Sebelo, on compte sur toi, donc, pour alimenter la réflexion sur les Peaux-Rouges, Isidore, sur Artaud, la « Nature » ou tout autre piste que tu nous dénicheras. N’hésitez pas !

    février 15, 2008 à 8 h 24 min

  29. Vincent

    …La « Nature », qui n’existait pas aux temps préhistoriques, puisque c’est un concept typiquement « moderne ».
    (Peut-être est-ce de ça que tu souhaites débattre, Isidore ?)

    février 15, 2008 à 9 h 10 min

  30. Amélie

    Ouiiiiiiiiiiiii ! Isidore est là ! Isidore nous a rejoints !!! Youpiiiiii ! Quelle belle tribu on va faire !

    février 15, 2008 à 10 h 01 min

  31. Amélie

    Je crois que le sujet « Nature » mériterait un article en soi. Qu’il y a énormément d’écueils qui vont se présenter quand on l’abordera, mais que c’est passionnant…

    février 15, 2008 à 10 h 12 min

  32. Ourko

    Tant que ce sont des écueils, ça ira.
    Mais si ce sont des écureuils, ils vont nous briser les noix !
    😉

    février 15, 2008 à 10 h 50 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s